Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande, et ce que les analyses répondent
Deux parties. D’abord dix questions sur la revue, sa méthode et ses limites. Ensuite les questions cliniques posées à la fin de chaque analyse, avec le début de la réponse et le lien vers l’argumentation complète.
La revue
Qu’est-ce que Psychiatry Evidence Base ?
Une revue scientifique numérique, francophone et indépendante, consacrée à la psychiatrie fondée sur les preuves. Elle lit la littérature, la critique, et range ce qui en sort dans une bibliothèque qui doit durer. L’objectif n’est pas de produire davantage de contenu, mais davantage de connaissance utile quand il faut décider.
À qui s’adresse la revue ?
Aux professionnels de santé d’abord : psychiatres, médecins, internes, psychologues, étudiants avancés. Les textes sont pédagogiques, ils ne sont pas simplifiés. Un lecteur averti hors du soin y trouvera son compte, à condition d’accepter les intervalles de confiance.
Comment une étude est-elle choisie ?
Jamais parce qu’elle est récente. Une étude entre parce qu’elle peut changer quelque chose à la pratique. La veille remonte les publications de la semaine, le comité de lecture les critique, la rédaction en chef tranche. Beaucoup sont écartées, et c’est le but.
Qu’est-ce que le PEB Score ?
Une note double, scientifique et éditoriale, croisée dans une matrice. La partie scientifique porte un plancher non compensable : une étude méthodologiquement faible ne peut pas être rattrapée par son intérêt éditorial. C’est la règle qui empêche de publier une étude séduisante mais fragile.
Qu’appelez-vous la double lecture ?
Avant publication, l’article est relu une seconde fois contre la source, sans regarder la première lecture. Chaque chiffre est cherché dans la publication d’origine, chaque référence est vérifiée, chaque identifiant est contrôlé. Les écarts sont relevés un par un, puis corrigés.
Pourquoi noter les recommandations au lieu de les résumer ?
Parce qu’un résumé fait croire qu’une recommandation vaut ce qu’elle affirme. Les référentiels sont donc passés au crible d’AGREE II, item par item sur le texte intégral, ce qui donne un score par domaine. On voit alors ce qui est solide, et sur quoi le référentiel s’avance sans preuve.
La revue remplace-t-elle les recommandations officielles ?
Non, et ce n’est pas son rôle. Une analyse critique éclaire une décision, elle ne la prend pas. Elle ne remplace ni l’examen clinique, ni les recommandations en vigueur, ni le jugement du médecin qui signe l’ordonnance. Les conditions d’usage sont détaillées sur la page Disclaimer.
Une analyse publiée est-elle définitive ?
Non. La science bouge, et une analyse juste en 2026 peut être dépassée deux ans plus tard. Chaque page porte sa date. Quand une correction est faite, elle est faite sur la page et datée, pas glissée sous le tapis.
Qui finance la revue ?
Personne d’autre que son auteur. Aucune publicité, aucun placement de produit, aucun financement de l’industrie pharmaceutique ni des fabricants de dispositifs médicaux. Aucun contenu n’est commandé ni relu par un tiers avant publication. Les liens d’intérêts des auteurs des études analysées sont, eux, systématiquement examinés.
J’ai trouvé une erreur, que faire ?
Écrivez à contact@psychiatryevidencebase.com. Une erreur de chiffre, une référence mal attribuée, une citation qui ne dit pas ce que la source dit : ce sont les fautes les plus graves qu’une revue de ce type puisse commettre. La correction est faite et datée sur la page concernée.
Les questions des analyses
587 questions, et ce que la preuve permet d'en dire
Chaque analyse se termine par les questions qu'elle soulève. Elles sont rassemblées ici, avec le début de la réponse. Le lien mène à l'analyse qui l'argumente, chiffres et limites compris.
Par pathologie
Par thème
Aucune question ne correspond. Essayez un autre mot, ou retirez un filtre.
Addictions 69
La TCC est-elle efficace dans les troubles liés à l'usage de stimulants ?
Elle pourrait augmenter l'abstinence à court terme, selon les auteurs : rapport de cotes de 2,88 (IC à 95 % de 1,08 à 7,70), avec une hétérogénéité substantielle et une certitude faible.
Thérapie cognitivo-comportementale seule dans les troubles liés aux stimulants : lire un odds ratio de 2,88 avec sa certitudeQue veut dire un I² de 75,62 % ?
Qu'une grande part de la variabilité entre les résultats des essais ne s'explique pas par le hasard.
Thérapie cognitivo-comportementale seule dans les troubles liés aux stimulants : lire un odds ratio de 2,88 avec sa certitudeExiste-t-il un médicament pour ces troubles ?
Selon les auteurs, il n'existe pas de pharmacothérapie approuvée. La gestion des contingences est l'approche psychosociale la mieux étayée, mais elle est difficile à mettre en œuvre dans beaucoup de contextes.
Thérapie cognitivo-comportementale seule dans les troubles liés aux stimulants : lire un odds ratio de 2,88 avec sa certitudeLa TCC seule vaut-elle mieux qu'une autre psychothérapie ?
La revue ne permet pas de le dire : le comparateur est un traitement minimal, et les essais comparant la TCC à d'autres psychothérapies ont été exclus.
Thérapie cognitivo-comportementale seule dans les troubles liés aux stimulants : lire un odds ratio de 2,88 avec sa certitudeCes résultats valent-ils pour tous les stimulants ?
Pas de façon démontrée. L'effet est significatif pour la méthamphétamine ou l'amphétamine (OR 9,14 ; 1,69 à 49,35) mais pas pour la cocaïne (OR 1,26 ; 0,42 à 3,72) ; la différence est à la limite de la significativité…
Thérapie cognitivo-comportementale seule dans les troubles liés aux stimulants : lire un odds ratio de 2,88 avec sa certitudeLes agonistes du GLP-1 augmentent-ils le risque suicidaire ?
Cette revue ne permet pas de répondre. Elle n'a pas analysé ce risque dans les études incluses.
Agonistes du GLP-1 et symptômes psychiatriques : ce que la revue systématique permet de dire, et ce qu’elle ne permet pasPeut-on les utiliser dans l'alcoolodépendance ?
Pas en l'état. Le seul essai randomisé mené dans le trouble de l'usage de l'alcool, sous exénatide, ne montre pas de différence avec le placebo sur les jours de forte consommation.
Agonistes du GLP-1 et symptômes psychiatriques : ce que la revue systématique permet de dire, et ce qu’elle ne permet pasPourquoi l'humeur s'améliorerait-elle sous traitement ?
Deux explications coexistent. L'une est indirecte : la perte de poids et l'équilibre glycémique pourraient améliorer l'humeur, ce que les auteurs avancent eux-mêmes.
Agonistes du GLP-1 et symptômes psychiatriques : ce que la revue systématique permet de dire, et ce qu’elle ne permet pasPourquoi ne pas avoir fait de méta-analyse ?
Parce que les études diffèrent par leurs designs, de l'essai randomisé au rapport de cas, par leurs populations et par ce qu'elles mesurent. Regrouper ces résultats aurait produit un chiffre précis et trompeur.
Agonistes du GLP-1 et symptômes psychiatriques : ce que la revue systématique permet de dire, et ce qu’elle ne permet pasQu'est-ce qu'une surface sous la courbe de rang cumulé ?
C'est une statistique qui résume, pour chaque nœud d'un réseau, la probabilité qu'il occupe les meilleurs rangs.
Exercice physique et troubles de l’usage de substances : quand le classement dit une chose et les comparaisons directes une autreFaut-il conseiller le yoga plutôt que la course pour le sommeil ?
Pas sur la base de cet article. Les deux modalités y sont analysées dans deux réseaux séparés, sans aucune comparaison entre elles, et aucune évaluation de la certitude ne vient éclairer les classements présentés.
Exercice physique et troubles de l’usage de substances : quand le classement dit une chose et les comparaisons directes une autreL'exercice sert-il à quelque chose dans les addictions ?
Cette publication ne permet pas de répondre : elle ne rapporte aucune estimation de l'effet de l'exercice comparé aux soins habituels ou à la liste d'attente, et aucune donnée de tolérance.
Exercice physique et troubles de l’usage de substances : quand le classement dit une chose et les comparaisons directes une autrePourquoi le niveau de preuve annoncé est-il élevé alors que la conclusion est prudente ?
Parce que le niveau Oxford qualifie le type d'étude, ici une méta-analyse d'essais randomisés, et non la solidité de ses résultats.
Exercice physique et troubles de l’usage de substances : quand le classement dit une chose et les comparaisons directes une autreUn rapport de risque de 0,59, ça veut dire que le dispositif sauve des vies ?
Cela veut dire que le groupe exposé est mort moins souvent. Passer de là à un effet du dispositif demande d'exclure que les deux groupes différaient déjà, ce que cette étude ne peut pas faire.
Gestion des contingences et mortalité : ce qu’une cohorte de vétérans peut et ne peut pas établirPourquoi plus d'hospitalisations psychiatriques dans le groupe exposé ?
L'explication la plus simple, et c'est celle qu'avancent les auteurs, est qu'un patient vu souvent en ambulatoire est un patient dont on repère les décompensations.
Gestion des contingences et mortalité : ce qu’une cohorte de vétérans peut et ne peut pas établirEst-ce transposable en France ?
Le dispositif, non. L'argument d'accès à une intervention recommandée ailleurs et absente ici, oui. Quant au contact rapproché, il reste une hypothèse à tester, pas un résultat de cette étude.
Gestion des contingences et mortalité : ce qu’une cohorte de vétérans peut et ne peut pas établirQue manque-t-il pour trancher ?
Un essai randomisé avec un suivi assez long et un effectif assez grand pour observer des décès. Compte tenu du nombre d'événements nécessaires, ce n'est pas une étude facile à monter.
Gestion des contingences et mortalité : ce qu’une cohorte de vétérans peut et ne peut pas établirCes résultats s'appliquent-ils à la France ?
Non, pas directement. Le cannabis récréatif n'y est pas légalisé, le marché, l'offre et les politiques de prévention diffèrent.
Légalisation du cannabis au Canada : l’usage a-t-il davantage augmenté chez les personnes ayant un trouble mental ?La légalisation est-elle donc sans danger pour les personnes vulnérables ?
Cette étude ne permet pas de le dire. Elle observe que la fréquence d'usage déclarée a moins augmenté chez elles que dans le reste de la population.
Légalisation du cannabis au Canada : l’usage a-t-il davantage augmenté chez les personnes ayant un trouble mental ?L'usage a-t-il augmenté chez les personnes anxieuses ou déprimées ?
Oui, et c'est un point souvent perdu dans la synthèse. L'usage au cours des douze derniers mois augmente dès la première année suivant la légalisation, rapport de cotes ajusté 1,33, intervalle de confiance à 95 % 1,15 à…
Légalisation du cannabis au Canada : l’usage a-t-il davantage augmenté chez les personnes ayant un trouble mental ?Et pour le trouble bipolaire, l'état de stress post-traumatique et la schizophrénie ?
Aucune variation significative par rapport à 2018 n'est retrouvée, sur aucune des deux mesures d'usage.
Légalisation du cannabis au Canada : l’usage a-t-il davantage augmenté chez les personnes ayant un trouble mental ?Pourquoi l'écart de un à deux existe-t-il ?
L'étude le constate, elle ne l'explique pas. Plusieurs hypothèses coexistent dans la littérature, de l'automédication des symptômes à des facteurs de risque communs.
Légalisation du cannabis au Canada : l’usage a-t-il davantage augmenté chez les personnes ayant un trouble mental ?Le lien d'intérêts déclaré remet-il en cause les résultats ?
Il ne les invalide pas. Il est déclaré, le financement est public, et le lien concerne une activité d'expertise face aux industries du tabac, du vapotage et du cannabis, et non pour elles.
Légalisation du cannabis au Canada : l’usage a-t-il davantage augmenté chez les personnes ayant un trouble mental ?Pourquoi ne pas additionner les essais et les cohortes pour gagner en puissance ?
Parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. Les essais estiment une différence moyenne standardisée sur une consommation, les cohortes un rapport de risque instantané sur des événements enregistrés.
Agonistes du récepteur GLP-1 et alcool : que reste-t-il quand on refuse de tout mélanger ?Les essais négatifs prouvent-ils que ces molécules ne marchent pas sur l'alcool ?
Non. Trois essais courts totalisant 430 patients n'ont pas la puissance nécessaire pour exclure un effet modéré.
Agonistes du récepteur GLP-1 et alcool : que reste-t-il quand on refuse de tout mélanger ?Le rapport de risque de 0,64 est très précis, pourquoi ne pas s'y fier ?
Parce que la précision d'une estimation et sa validité sont deux choses distinctes. Un intervalle de confiance étroit dit que l'association est mesurée avec exactitude.
Agonistes du récepteur GLP-1 et alcool : que reste-t-il quand on refuse de tout mélanger ?Le sémaglutide serait-il plus efficace que les autres ?
Rien ne permet de l'affirmer à partir de cet article. Le signal évoqué provient d'analyses en sous-groupes où chaque molécule est représentée par une seule étude dans le volet randomisé, et par une seule étude pour…
Agonistes du récepteur GLP-1 et alcool : que reste-t-il quand on refuse de tout mélanger ?Que faudrait-il pour trancher ?
Des essais randomisés de taille suffisante, avec un critère de consommation validé, une durée dépassant quelques mois, et une population comportant réellement des patients ayant un trouble de l'usage d'alcool.
Agonistes du récepteur GLP-1 et alcool : que reste-t-il quand on refuse de tout mélanger ?La varénicline devient-elle un traitement du trouble de l'usage d'alcool ?
Non. Il s'agit d'un essai de phase 2, conduit dans un seul pays, sur treize semaines, dans une population sélectionnée.
Varénicline et bupropion dans le trouble de l’usage d’alcool : l’essai annonce une combinaison, il démontre une monothérapieL'association varénicline et bupropion n'a donc aucun intérêt ?
La formulation exacte est plus prudente. L'essai n'a pas mis en évidence de supériorité de la combinaison sur la varénicline seule pour réduire la consommation, avec des valeurs de p de 0,97 et 0,76.
Varénicline et bupropion dans le trouble de l’usage d’alcool : l’essai annonce une combinaison, il démontre une monothérapieLe bupropion est-il inefficace dans le trouble de l'usage d'alcool ?
Ce n'est pas ce que l'essai montre, et la même prudence s'applique qu'à la question précédente.
Varénicline et bupropion dans le trouble de l’usage d’alcool : l’essai annonce une combinaison, il démontre une monothérapieQue vaut le phosphatidyléthanol sanguin comme critère de jugement ?
Il apporte quelque chose de réel : une mesure objective de l'exposition à l'alcool sur les semaines précédentes, qui ne dépend pas de ce que le patient déclare, ce qui est un progrès notable dans un champ où les…
Varénicline et bupropion dans le trouble de l’usage d’alcool : l’essai annonce une combinaison, il démontre une monothérapieLes liens d'intérêts des auteurs invalident-ils l'essai ?
Non, et il faut rester factuel. Cinq auteurs sur onze sont copropriétaires de la société Sobrera Pharma AB, dont le premier auteur et la dernière autrice, qui en sont les fondateurs. Ces liens sont déclarés.
Varénicline et bupropion dans le trouble de l’usage d’alcool : l’essai annonce une combinaison, il démontre une monothérapieCette méta-analyse valide-t-elle l’EMDR comme traitement des addictions ?
Non. Elle documente un effet sur le craving et sur les dimensions émotionnelles, et une absence de différence démontrée sur la sévérité du trouble addictif.
EMDR et troubles de l’usage de substances : que vaut le signal sur le craving ?Un g de 0,55, cela représente quoi pour un patient ?
C’est conventionnellement un effet modéré. Mais la traduction clinique d’une taille d’effet dépend de l’échelle utilisée et de la situation de comparaison, et ici les comparateurs vont de l’absence de traitement à une…
EMDR et troubles de l’usage de substances : que vaut le signal sur le craving ?Pourquoi le craving diminue-t-il alors que la sévérité de l’addiction ne bouge pas ?
Deux explications restent ouvertes. Soit l’action porte réellement sur la charge émotionnelle et sur l’envie sans modifier, à ce terme, le comportement de consommation.
EMDR et troubles de l’usage de substances : que vaut le signal sur le craving ?L’effet est-il vraiment meilleur dans l’alcool que dans le tabac ?
Une méta-régression rapporte une différence en faveur de l’alcool, et l’analyse en sous-groupes va dans le même sens, g = 0,75 [0,50 ; 1,00] contre g = 0,38 [0,24 ; 0,53].
EMDR et troubles de l’usage de substances : que vaut le signal sur le craving ?Combien de séances faut-il prévoir ?
Les protocoles inclus vont de une à douze séances, de 50 à 90 minutes, à raison d’une à deux séances par semaine.
EMDR et troubles de l’usage de substances : que vaut le signal sur le craving ?Faut-il stabiliser la consommation avant d’engager un travail sur le trauma ?
Ce travail n’apporte pas de réponse solide à cette question, qui demanderait une comparaison directe de séquences de soin.
EMDR et troubles de l’usage de substances : que vaut le signal sur le craving ?Un rapport de prévalence de 1,34 entre frères et sœurs, est-ce beaucoup ?
À l'échelle d'un individu, c'est modeste, et cela ne permet aucune prédiction pour un patient donné.
Patrimoine des parents et troubles mentaux du jeune : que reste-t-il de l’association entre frères et sœurs ?La comparaison entre frères et sœurs prouve-t-elle une causalité ?
Non. Elle retire ce que la fratrie partage, c'est-à-dire une part du fonds génétique et l'environnement familial commun, ce qui est déjà beaucoup. Elle ne dit rien de ce qui distingue deux enfants d'une même famille.
Patrimoine des parents et troubles mentaux du jeune : que reste-t-il de l’association entre frères et sœurs ?Pourquoi les troubles alimentaires vont-ils dans l'autre sens ?
L'étude le constate, elle ne l'explique pas. Deux hypothèses restent également ouvertes : une fréquence réellement plus élevée dans les milieux aisés, ou un repérage plus rapide là où l'on consulte plus tôt et plus…
Patrimoine des parents et troubles mentaux du jeune : que reste-t-il de l’association entre frères et sœurs ?Ces chiffres valent-ils pour la France ?
Le sens du gradient, vraisemblablement. Son ampleur, non. La Norvège a un accès aux soins peu dépendant des moyens du foyer et de faibles inégalités de revenu, mais ses inégalités de patrimoine comptent parmi les plus…
Patrimoine des parents et troubles mentaux du jeune : que reste-t-il de l’association entre frères et sœurs ?Faut-il vraiment interroger le patrimoine d'une famille en consultation ?
Pas sous forme d'inventaire, et jamais comme un contrôle. La question utile est fonctionnelle : le foyer peut-il absorber une dépense imprévue, une dette pèse-t-elle sur le quotidien, le logement est-il assuré.
Patrimoine des parents et troubles mentaux du jeune : que reste-t-il de l’association entre frères et sœurs ?Cette stimulation traite-t-elle le trouble de l'usage d'opioïdes ?
Non, et l'essai n'a pas été conçu pour répondre à cette question. Il mesure une réponse cérébrale immédiate après une séance unique.
Stimulation transcrânienne dans le trouble de l’usage d’opioïdes : atteindre une cible cérébrale, est-ce soigner ?Le critère principal était-il négatif ?
Non, et c'est la principale erreur de lecture à éviter. Le critère principal préspécifié au registre était un critère d'imagerie, la variation du signal BOLD pendant une tâche d'exposition à des indices liés à la…
Stimulation transcrânienne dans le trouble de l’usage d’opioïdes : atteindre une cible cérébrale, est-ce soigner ?L'aveugle a-t-il tenu ?
Les auteurs l'ont testé, et l'ont testé statistiquement, ce qui est à porter à leur crédit.
Stimulation transcrânienne dans le trouble de l’usage d’opioïdes : atteindre une cible cérébrale, est-ce soigner ?Pourquoi le craving baisse-t-il aussi dans le groupe simulé ?
Plusieurs mécanismes se cumulent : attente d'un effet, régression vers la moyenne après une mesure initiale élevée, habituation à la tâche d'exposition répétée, et contexte de soin résidentiel.
Stimulation transcrânienne dans le trouble de l’usage d’opioïdes : atteindre une cible cérébrale, est-ce soigner ?Ce dispositif est-il disponible ou remboursé en France ?
La recherche effectuée le 11 août 2026 sur le site de la Haute Autorité de santé n'a retrouvé ni avis, ni évaluation, ni inscription à un acte remboursé concernant la stimulation transcrânienne par courant alternatif…
Stimulation transcrânienne dans le trouble de l’usage d’opioïdes : atteindre une cible cérébrale, est-ce soigner ?Que faudrait-il pour que cela change la pratique ?
Un essai à séances multiples, avec un critère de jugement principal clinique et non d'imagerie, un bras simulé crédible, un suivi de plusieurs mois, une population incluant des femmes et des patients ambulatoires, et…
Stimulation transcrânienne dans le trouble de l’usage d’opioïdes : atteindre une cible cérébrale, est-ce soigner ?Le cannabidiol soulage-t-il l’anxiété ?
Sur les six essais agrégés dans cette revue, aucun effet significatif n’est retrouvé sur les critères associés à l’anxiété.
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Et pour la dépression ?
Il n’y a aucun essai randomisé à analyser, sur une recherche couvrant janvier 1980 à mai 2025, le critère d’inclusion étant un cannabinoïde administré comme traitement principal du trouble.
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Les résultats favorables portent-ils sur le cannabidiol seul ?
Aucun, mais la réponse se nuance selon l’indication. Sur le sevrage du cannabis et sur la sévérité des tics, le texte intégral montre que seul le sous-groupe de l’association du cannabidiol et du…
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Un produit vendu en boutique équivaut-il à ce qui a été testé ?
Rien ne permet de l’affirmer. Les essais utilisent des produits dont la composition est contrôlée et la dose définie.
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Le cannabis médical est-il autorisé en France pour une indication psychiatrique ?
Non, d’après les sources officielles consultées le 10 août 2026. Les cinq situations cliniques du dispositif français sont les douleurs neuropathiques réfractaires, certaines épilepsies pharmacorésistantes, certains…
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Comment interpréter le chiffre de 7 ?
Il s’agit du nombre de personnes qu’il faut traiter pour observer un événement indésirable supplémentaire par rapport au comparateur, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 5,4 à 10,8.
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Cette revue règle-t-elle la question du lien entre cannabis et psychose ?
Non, ce n’est pas son objet. Elle évalue les cannabinoïdes comme traitement. La question du cannabis comme facteur de risque relève d’une autre littérature, et une publication de la même revue en 2026 retient une preuve…
Cannabidiol, THC, association des deux : que démontrent réellement les 54 essais randomisés disponibles ?Est-ce le premier traitement médicamenteux efficace du trouble de l’usage de méthamphétamine ?
Non. C’est le premier essai de phase 3 de la mirtazapine dans cette indication, et son critère principal est positif. Ce n’est ni le premier essai positif, ni le premier essai de phase 3 conduit dans ce trouble.
Mirtazapine et méthamphétamine : que vaut le premier essai de phase 3 de cette molécule ?Peut-on prescrire de la mirtazapine à un patient consommateur de méthamphétamine en France ?
Pas dans cette indication au titre de l’autorisation de mise sur le marché. Le résumé des caractéristiques du produit consulté le 10 août 2026 limite l’indication au traitement des épisodes dépressifs majeurs chez…
Mirtazapine et méthamphétamine : que vaut le premier essai de phase 3 de cette molécule ?Pourquoi insister sur le caractère déclaratif du critère principal ?
Parce que la mirtazapine produit des effets indésirables reconnaissables, somnolence chez 47 % des patients contre 33 % sous placebo, prise de poids chez 10 % contre 3 %. Un patient peut donc deviner son groupe.
Mirtazapine et méthamphétamine : que vaut le premier essai de phase 3 de cette molécule ?Deux jours de consommation en moins par mois, est-ce cliniquement important ?
Personne ne peut y répondre avec des données. Il n’existe pas de seuil validé de pertinence clinique pour ce critère. On peut seulement observer deux choses.
Mirtazapine et méthamphétamine : que vaut le premier essai de phase 3 de cette molécule ?La méthamphétamine est-elle un problème en France ?
La source nationale consultée ne permet pas de le chiffrer. La synthèse des connaissances de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives consultée le 10 août 2026 n’isole pas la méthamphétamine des…
Mirtazapine et méthamphétamine : que vaut le premier essai de phase 3 de cette molécule ?Un traitement plus long, ou une dose plus élevée, ferait-il mieux ?
C’est une hypothèse, pas un résultat. L’essai a testé 30 mg par jour pendant douze semaines, et rien dans ces données ne renseigne sur une autre posologie ou une autre durée.
Mirtazapine et méthamphétamine : que vaut le premier essai de phase 3 de cette molécule ?Faut-il arrêter de proposer une psychothérapie dans le trouble de l'usage de stimulants ?
Non, et la revue ne le suggère à aucun moment. Elle établit avec une certitude élevée que ces interventions réduisent les abandons, réduisent la fréquence de consommation et allongent la plus longue période…
Trouble de l’usage de stimulants : les psychothérapies gardent-elles le patient en soin sans le rendre abstinent ?Comment peut-on juger qu'un effet important est peu vraisemblable ?
En disposant d'un corpus suffisant et d'un intervalle de confiance compatible au plus avec un effet modeste.
Trouble de l’usage de stimulants : les psychothérapies gardent-elles le patient en soin sans le rendre abstinent ?Pourquoi l'abstinence continue augmente-t-elle alors que l'abstinence ponctuelle ne suit pas ?
Les deux critères ne mesurent pas la même chose. L'abstinence ponctuelle est un état constaté à une date donnée.
Trouble de l’usage de stimulants : les psychothérapies gardent-elles le patient en soin sans le rendre abstinent ?La gestion des contingences est-elle disponible en France ?
Nous n'avons pas trouvé d'inventaire national permettant de répondre par une donnée.
Trouble de l’usage de stimulants : les psychothérapies gardent-elles le patient en soin sans le rendre abstinent ?Ces résultats valent-ils pour la méthamphétamine ?
Avec prudence. Les essais portant sur un trouble de l'usage de méthamphétamine représentent 10,9 % du corpus, contre 73 % pour la cocaïne et le crack.
Trouble de l’usage de stimulants : les psychothérapies gardent-elles le patient en soin sans le rendre abstinent ?Que sait-on des effets indésirables de ces interventions ?
Presque rien. Cinq essais sur 64 rapportent des effets liés à l'intervention psychosociale, et quatre d'entre eux déclarent qu'aucun événement indésirable n'est survenu.
Trouble de l’usage de stimulants : les psychothérapies gardent-elles le patient en soin sans le rendre abstinent ?Autisme (TSA) 5
Quel antipsychotique choisir pour l'irritabilité de l'enfant autiste ?
La revue ne conclut pas en faveur d'une molécule. La rispéridone et l'aripiprazole pourraient réduire l'irritabilité de 6 à 8 points sur 45 environ, avec une certitude faible ; l'écart entre elles est de 1,63 point (IC…
Antipsychotiques atypiques dans l’autisme de l’enfant : lire un classement en réseau face au seuil cliniqueQue veut dire un SUCRA de 99,6 % ?
C'est la probabilité relative d'être le meilleur traitement du réseau, pas la mesure d'un avantage. Il faut le lire avec la différence de score, ici 1,63 point sur une échelle de 45.
Antipsychotiques atypiques dans l’autisme de l’enfant : lire un classement en réseau face au seuil cliniqueLa lurasidone est-elle efficace dans l'irritabilité de l'autisme ?
Dans cette revue, elle entraîne probablement peu ou pas de différence par rapport au placebo (-1,30 ; IC à 95 % de -5,46 à 2,86), avec une certitude modérée.
Antipsychotiques atypiques dans l’autisme de l’enfant : lire un classement en réseau face au seuil cliniqueCes molécules sont-elles sûres ?
Les données ne permettent pas de conclure à l'innocuité. La prise de poids (123 contre 51 pour 1 000) et les effets extrapyramidaux (121 contre 51 pour 1 000) sont plus fréquents que sous placebo dans les essais, mais…
Antipsychotiques atypiques dans l’autisme de l’enfant : lire un classement en réseau face au seuil cliniqueCes résultats valent-ils pour l'adulte autiste ?
La revue ne permet pas de conclure pour l'adulte : un seul essai, 31 participants, suivi à moyen terme, et aucune analyse en réseau possible.
Antipsychotiques atypiques dans l’autisme de l’enfant : lire un classement en réseau face au seuil cliniqueAutres 26
L'essai montre-t-il que l'intelligence artificielle dégrade les soins ?
Non, et il ne montre pas non plus qu'elle les améliore sur ce critère. Le rapport de cotes ajusté pour l'échec thérapeutique à 14 jours est de 0,77, avec un intervalle de confiance de 0,55 à 1,08 et un p à 0,13.
Un modèle génératif intégré au dossier médical réduit-il les échecs thérapeutiques ? Un essai randomisé en grappes au Kenya ne trouve pas de différenceEst-ce le premier essai du genre ?
La publication ne le revendique pas, et cette analyse ne le revendique pas non plus.
Un modèle génératif intégré au dossier médical réduit-il les échecs thérapeutiques ? Un essai randomisé en grappes au Kenya ne trouve pas de différencePourquoi analyser une étude de soins primaires kényans dans une revue de psychiatrie ?
Pour la méthode, pas pour la clinique. C'est un des rares essais randomisés qui évalue une aide à la décision fondée sur un modèle génératif dans le flux réel du soin, avec un critère de jugement centré sur le patient…
Un modèle génératif intégré au dossier médical réduit-il les échecs thérapeutiques ? Un essai randomisé en grappes au Kenya ne trouve pas de différenceUn composite d'échec thérapeutique, est-ce un bon critère ?
Il a l'avantage de capter plusieurs façons dont une consultation peut échouer et l'inconvénient d'agréger des événements de gravité très inégale, d'une nouvelle consultation pour symptômes persistants jusqu'au décès.
Un modèle génératif intégré au dossier médical réduit-il les échecs thérapeutiques ? Un essai randomisé en grappes au Kenya ne trouve pas de différenceQue faudrait-il pour trancher en psychiatrie ?
Un essai randomisé conduit dans des consultations psychiatriques réelles, avec des critères choisis à l'avance et pertinents pour le patient, une mesure de l'usage effectif de l'outil et un suivi plus long que quatorze…
Un modèle génératif intégré au dossier médical réduit-il les échecs thérapeutiques ? Un essai randomisé en grappes au Kenya ne trouve pas de différenceUne héritabilité de 11,5 % pour la tentative de suicide, qu'est-ce que cela veut dire ?
Que 11,5 % de la variabilité du phénotype, dans cet échantillon et avec cette définition, s'explique par les variants génétiques communs mesurés.
Comportements suicidaires : que tient une analyse génomique multivariée sur plus de 1,7 million de personnes ?Faut-il prescrire une des molécules citées à un patient à risque suicidaire ?
Non. Aucune n'a été évaluée sur un critère suicidaire dans ce travail : elles ressortent d'une analyse de repositionnement fondée sur des correspondances entre gènes signalés et cibles pharmacologiques.
Comportements suicidaires : que tient une analyse génomique multivariée sur plus de 1,7 million de personnes ?La solitude cause-t-elle donc le suicide ?
L'analyse la désigne comme facteur de risque causal putatif pour l'idéation suicidaire, par convergence de trois méthodes. Deux réserves comptent.
Comportements suicidaires : que tient une analyse génomique multivariée sur plus de 1,7 million de personnes ?Ces résultats valent-ils pour tous les patients ?
Pas également. Les auteurs incluent des participants d'ascendance européenne, africaine, américaine admixte, est-asiatique, centre et sud-asiatique et moyen-orientale, et rapportent des variants significatifs dans…
Comportements suicidaires : que tient une analyse génomique multivariée sur plus de 1,7 million de personnes ?Quelle est la différence avec une analyse pangénomique classique ?
Une analyse classique traite un phénotype à la fois. L'approche multivariée les analyse conjointement et gagne en puissance quand ils sont corrélés.
Comportements suicidaires : que tient une analyse génomique multivariée sur plus de 1,7 million de personnes ?Cela veut-il dire que le suicide est génétique ?
Non. L'étude mesure la part de variabilité d'un phénotype, dans une population, attribuable à des variants génétiques fréquents.
Idées suicidaires et passage à l’acte ont-ils la même génétique ?Existe-t-il un test utilisable en consultation ?
Non. Un score qui explique 1,16 % de la variance, avec une aire sous la courbe de 0,57, ne discrimine pas deux patients.
Idées suicidaires et passage à l’acte ont-ils la même génétique ?Faut-il changer quelque chose à la prescription ?
Non. Les molécules citées le sont parce qu'un gène signalé par l'analyse figure dans une base de cibles pharmacologiques. C'est une piste de recherche, sans donnée d'efficacité clinique sur un critère suicidaire.
Idées suicidaires et passage à l’acte ont-ils la même génétique ?Que change concrètement la corrélation de 0,88 ?
Elle appuie une pratique d'entretien plutôt qu'une décision thérapeutique. Si idéation et comportement partageaient exactement les mêmes déterminants, explorer l'un renseignerait sur l'autre.
Idées suicidaires et passage à l’acte ont-ils la même génétique ?Une préimpression, est-ce fiable ?
Une préimpression est un travail rendu public avant relecture par les pairs. Les résultats peuvent être révisés, et parfois les chiffres bougent.
Idées suicidaires et passage à l’acte ont-ils la même génétique ?Un niveau de preuve GRADE faible signifie-t-il que la recommandation est mauvaise ?
Non, et c'est la confusion principale à éviter. GRADE qualifie la certitude de l'estimation d'effet, pas la justesse de la conduite recommandée.
Recommandations psychiatriques : 11,6 % de niveau de preuve élevé, faut-il pour autant s’en défier ?Qui a attribué les niveaux de preuve analysés dans ce travail ?
Les rédacteurs des recommandations eux mêmes. C'est un point souvent mal compris. Le fait qu'un document gradue explicitement chacune de ses recommandations était une condition pour entrer dans le corpus.
Recommandations psychiatriques : 11,6 % de niveau de preuve élevé, faut-il pour autant s’en défier ?Une preuve de classe A équivaut-elle à un niveau de preuve GRADE élevé ?
Non, et c'est précisément le résultat de l'étude. Dans la nomenclature employée ici, empruntée aux sociétés américaines de cardiologie, la classe A désigne un niveau de preuve, celui d'au moins deux essais randomisés ou…
Recommandations psychiatriques : 11,6 % de niveau de preuve élevé, faut-il pour autant s’en défier ?Ce résultat s'applique-t-il aux recommandations françaises ?
Le corpus analysé se limite à quatre organismes, l'American Psychiatric Association, l'European Psychiatric Association, la World Federation of Societies for Biological Psychiatry et l'Organisation mondiale de la santé.
Recommandations psychiatriques : 11,6 % de niveau de preuve élevé, faut-il pour autant s’en défier ?Faut-il en conclure qu'il ne faut plus suivre les recommandations ?
Non, et les auteurs eux mêmes ne le concluent pas. Une recommandation reste, pour le clinicien isolé, la meilleure synthèse disponible d'une littérature qu'il ne peut pas lire en entier.
Recommandations psychiatriques : 11,6 % de niveau de preuve élevé, faut-il pour autant s’en défier ?Quelle est la limite principale de ce travail ?
Elle tient à l'harmonisation des échelles. Les quatre organismes n'emploient pas la même grille de notation, et les auteurs ont dû les ramener à un vocabulaire commun pour pouvoir les comparer.
Recommandations psychiatriques : 11,6 % de niveau de preuve élevé, faut-il pour autant s’en défier ?L'activité physique peut-elle remplacer un traitement médicamenteux dans le TDAH ?
Cette étude ne le teste pas et ne permet pas de l'affirmer. Les essais combinant activité physique et traitement médicamenteux ou psychologique ont d'ailleurs été exclus.
Troubles du neurodéveloppement : le type d’activité physique compte-t-il plus que la quantité ?Pourquoi l'exercice aérobie seul ne ressort-il pas ?
Aucune différence significative n'est détectée contre les soins habituels sur l'attention, la mémoire ou les fonctions exécutives.
Troubles du neurodéveloppement : le type d’activité physique compte-t-il plus que la quantité ?Les jeux vidéo actifs sont-ils vraiment utiles ?
Le signal existe sur l'attention, la mémoire et les fonctions exécutives quand tous les troubles sont réunis, avec un niveau de confiance très faible à faible.
Troubles du neurodéveloppement : le type d’activité physique compte-t-il plus que la quantité ?Une différence standardisée de 1,91, est-ce beaucoup ?
Ce serait considérable, une valeur de 0,8 étant déjà qualifiée de grande dans la convention utilisée par les auteurs.
Troubles du neurodéveloppement : le type d’activité physique compte-t-il plus que la quantité ?Ces résultats sont-ils applicables en France ?
Avec réserve. Cinq essais ont été conduits en Europe, en Suisse, en Italie et aux Pays-Bas, mais aucun en France, et la majorité des essais viennent d'Asie et du Moyen-Orient.
Troubles du neurodéveloppement : le type d’activité physique compte-t-il plus que la quantité ?Démences & cognition 62
Les oméga-3 protègent-ils de la maladie d'Alzheimer ?
Cette étude ne permet pas de le dire. Elle relève que 20 des 57 espèces lipidiques associées à des biomarqueurs moins sévères au départ contiennent du DHA, mais il s'agit d'associations transversales, pas d'un essai de…
Lipides circulants et biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : que montre la cohorte ADNI ?Peut-on doser ces lipides en pratique ?
L'étude n'évalue pas cet usage. Le dosage de 749 espèces par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse n'est pas disponible en routine.
Lipides circulants et biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : que montre la cohorte ADNI ?Que signifie le sigle ATN ?
Il regroupe trois familles de biomarqueurs : amyloïde (A), tau (T) et neurodégénérescence (N).
Lipides circulants et biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : que montre la cohorte ADNI ?Ces résultats ont-ils été confirmés dans une autre cohorte ?
Non. Les auteurs signalent l'absence de données indépendantes de grande taille pour la réplication et appellent à la reproduire dans d'autres cohortes disposant de lipidomique et de biomarqueurs longitudinaux.
Lipides circulants et biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer : que montre la cohorte ADNI ?La rivastigmine est-elle plus efficace que le donépézil ?
Ce travail ne permet pas de le dire. Les deux chiffres viennent d'analyses séparées, l'intervalle de confiance de la rivastigmine est large, et son estimation dépend fortement d'un petit essai aux données atypiques.
Donépézil, galantamine, rivastigmine : que peut-on tirer d’une comparaison des tailles d’effet ?Faut-il privilégier le donépézil, comme le proposent les auteurs ?
Pas sur la base de cette revue. Le donépézil est la seule molécule dont l'effet sur le fonctionnement est significatif et dont l'excès d'événements indésirables ne l'est pas, mais ces résultats viennent d'analyses…
Donépézil, galantamine, rivastigmine : que peut-on tirer d’une comparaison des tailles d’effet ?Un effet de −0,33 est-il cliniquement utile ?
C'est un effet faible en unités d'écart-type. Sa traduction en bénéfice perceptible pour le patient n'est pas rapportée dans cette revue.
Donépézil, galantamine, rivastigmine : que peut-on tirer d’une comparaison des tailles d’effet ?Pourquoi l'absence de GRADE compte-t-elle ?
Parce qu'une estimation peut être précise et reposer sur des essais de qualité faible. Sans évaluation de la certitude, on ne sait pas quel crédit accorder à chaque chiffre.
Donépézil, galantamine, rivastigmine : que peut-on tirer d’une comparaison des tailles d’effet ?Que dit cette revue de la tolérance ?
Elle rapporte un excès significatif d'événements indésirables avec la galantamine (rapport de cotes 2,34, IC 95 % 1,35 à 4,08) et un excès non significatif avec le donépézil (1,22, IC 95 % 0,98 à 1,52), sans préciser…
Donépézil, galantamine, rivastigmine : que peut-on tirer d’une comparaison des tailles d’effet ?Faut-il proposer un antiviral à un patient inquiet pour sa mémoire ?
Non. Aucune donnée d'essai randomisé ne soutient cette pratique, et les auteurs de cette étude écrivent eux-mêmes qu'un essai contrôlé reste nécessaire pour apporter une preuve définitive.
Onze fois moins de traitements antidémentiels sous antiviral : que faire d’un résultat trop beau ?L'hypothèse herpétique de la maladie d'Alzheimer est-elle réfutée par cette lecture critique ?
Non, et ce serait une erreur symétrique. Une étude qui n'établit rien ne réfute rien non plus. L'hypothèse reste ouverte, elle demande simplement un autre type de preuve.
Onze fois moins de traitements antidémentiels sous antiviral : que faire d’un résultat trop beau ?Pourquoi un très grand effectif ne suffit-il pas ?
Parce que la taille corrige le hasard, pas le biais. Un facteur de confusion non mesuré agit de la même manière sur trois cents personnes et sur trois cent mille, il est simplement estimé avec plus de précision.
Onze fois moins de traitements antidémentiels sous antiviral : que faire d’un résultat trop beau ?Le résultat est-il cohérent avec les travaux étrangers ?
Les deux travaux antérieurs sur exposition antivirale identifiables dans la bibliographie de cette publication vont d'un rapport de risque de 0,09 à Taïwan à 0,89 en Suède.
Onze fois moins de traitements antidémentiels sous antiviral : que faire d’un résultat trop beau ?Ce dosage est-il disponible pour mes patients ?
Les mesures sont réalisées sur des plateformes de recherche, SomaScan et Olink, dans le cadre de cohortes constituées. La source ne décrit aucun test destiné à la pratique courante et ne revendique aucun usage clinique.
Peut-on lire dans le plasma l’âge de chaque type de cellule, et en déduire un risque de maladie d’Alzheimer ?Un rapport de risque de 12,59 signifie-t-il que le risque est multiplié par douze pour mon patient ?
Non. Il s'agit d'une comparaison entre les deux extrêmes de la distribution du marqueur dans une cohorte, un écart d'âge cellulaire supérieur à deux écarts types d'un côté, inférieur à moins deux de l'autre.
Peut-on lire dans le plasma l’âge de chaque type de cellule, et en déduire un risque de maladie d’Alzheimer ?Cela veut-il dire que les astrocytes causent la maladie d'Alzheimer ?
Le design ne permet pas de l'affirmer. Le modèle sélectionne des protéines associées à l'âge, puis constate leur valeur prédictive.
Peut-on lire dans le plasma l’âge de chaque type de cellule, et en déduire un risque de maladie d’Alzheimer ?Le travail dit-il quelque chose sur la prévention ?
Aucune analyse d'intervention ne figure dans ce document. Le silence de la source sur ce point n'autorise à conclure ni à l'efficacité ni à l'inefficacité d'une quelconque mesure préventive.
Peut-on lire dans le plasma l’âge de chaque type de cellule, et en déduire un risque de maladie d’Alzheimer ?Faut-il cesser de doser la p-tau217 ?
Non. Elle reste très performante pour ce pour quoi elle est utilisée, la détection de la pathologie amyloïde.
Biomarqueurs et trouble cognitif leger : le diagnostic amyloide predit-il le delai de conversion ?Ces dosages sont-ils accessibles en France ?
La plateforme multiplexée utilisée ici est un outil de recherche, et la publication ne rapporte pas d’usage en routine de la signature identifiée.
Biomarqueurs et trouble cognitif leger : le diagnostic amyloide predit-il le delai de conversion ?Le rapport de risque de 39,8 signifie-t-il un risque quarante fois plus élevé ?
Il ne doit pas se lire ainsi. Il compare les patients du troisième tertile du score à ceux du premier, en laissant de côté le tertile intermédiaire et sans seuil défini, et son intervalle de confiance s’étend de 9,6 à…
Biomarqueurs et trouble cognitif leger : le diagnostic amyloide predit-il le delai de conversion ?Cette étude s’applique-t-elle aux patients français ?
La cohorte est française et multicentrique, ce qui est rare et renforce la transposition. La population est âgée, âge moyen 77,8 ans, ce qui correspond bien aux consultations mémoire.
Biomarqueurs et trouble cognitif leger : le diagnostic amyloide predit-il le delai de conversion ?Puis-je annoncer à un patient que l'exercice réduit son risque de démence de 39 pour cent ?
Non, et à trois titres. Le chiffre de 39 pour cent n'est pas publié : il se calcule à partir du rapport de risque de 0,61.
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéLe résultat sur la démence est-il plus solide que celui sur la dépression ?
Oui, et les auteurs le disent explicitement. La gradation GRADE place la démence toutes causes en certitude modérée pour la comparaison entre condition élevée et condition faible, et la dépression en certitude très…
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéL'analyse a-t-elle écarté les cas survenus dans les premières années de suivi ?
Non, du moins pas dans ce que rapporte le texte principal. Les trois analyses de sensibilité publiées retirent chaque étude une à une, séparent les rapports de risque des rapports de cotes, et appliquent une correction…
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéQue valent les résultats sur les troubles anxieux ?
L'estimation groupée est de 0,90 avec un intervalle de confiance à 95 pour cent allant de 0,75 à 1,09, sur deux études, 36 687 participants et 1 009 cas incidents, avec une hétérogénéité de 56,9 pour cent et une…
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéLe résultat tient-il chez les femmes et selon l'âge ?
Pour la dépression, oui, dans la mesure où les analyses par sous-groupes le permettent : 0,51 (IC 95 % de 0,39 à 0,66) chez les femmes et 0,55 (IC 95 % de 0,51 à 0,60) chez les hommes.
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéFaut-il mesurer la condition cardio-respiratoire de ses patients ?
Ce n'est ni réaliste ni utile en psychiatrie de ville, et l'étude ne le propose pas. La mesure objective est ici un outil de recherche, choisi pour la validité de l'exposition.
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéQui a financé ce travail ?
Des organismes publics uniquement, selon la déclaration imprimée : l'agence nationale de recherche et d'innovation d'Uruguay, l'université de Castilla-La Mancha avec cofinancement du Fonds social européen, l'agence…
Condition cardio-respiratoire et risque ultérieur de troubles mentaux : une association constante, un sens indéterminéLa galantamine est-elle supérieure au donépézil ?
Ces données ne permettent pas de l’affirmer. La revue ne compare la galantamine qu’au placebo, et ses auteurs précisent que la comparaison directe avec les autres molécules sortait de son champ.
Galantamine : un bénéfice cognitif de certitude élevée dans la maladie d’Alzheimer, aucun gain cognitif dans le trouble cognitif légerFaut-il proposer un anticholinestérasique devant une plainte mnésique ou un trouble cognitif léger ?
Non. C’est la conclusion la plus directement utilisable de cette revue : pas de gain cognitif ni fonctionnel démontré à deux ans, et beaucoup plus d’effets indésirables digestifs et d’arrêts de traitement.
Galantamine : un bénéfice cognitif de certitude élevée dans la maladie d’Alzheimer, aucun gain cognitif dans le trouble cognitif légerPourquoi ce médicament n’est-il plus remboursé en France si l’effet est démontré ?
Parce que les deux jugements ne portent pas sur la même question. La revue établit qu’un effet existe et qu’il franchit la borne basse d’un seuil de pertinence à six mois.
Galantamine : un bénéfice cognitif de certitude élevée dans la maladie d’Alzheimer, aucun gain cognitif dans le trouble cognitif légerLe résultat sur la mortalité change-t-il la balance bénéfice sur risque ?
Il l’allège, il ne la renverse pas. Une mortalité de 1,3 % contre 2,3 % à six mois, avec un intervalle de confiance dont la borne supérieure atteint 0,96, doit être lue comme une absence de signal de surmortalité plutôt…
Galantamine : un bénéfice cognitif de certitude élevée dans la maladie d’Alzheimer, aucun gain cognitif dans le trouble cognitif légerCombien de temps faut-il poursuivre le traitement ?
Cette revue ne répond pas directement. Ses tableaux de synthèse s’arrêtent à six mois dans la maladie d’Alzheimer, un seul essai va jusqu’à deux ans, et les auteurs signalent explicitement l’absence de données au-delà.
Galantamine : un bénéfice cognitif de certitude élevée dans la maladie d’Alzheimer, aucun gain cognitif dans le trouble cognitif légerDeux points de MMSE, est-ce que cela se voit vraiment ?
Pas nécessairement chez un patient donné. Il s’agit d’une différence moyenne entre deux groupes sur une échelle en 30 points, dont l’intervalle de confiance va d’environ 0,75 à 3,43 points.
Arrêter les anticholinestérasiques dans la maladie d’Alzheimer : que montrent les essais d’interruption ?Puisque le médicament n’est plus remboursé en France, cela ne signifie-t-il pas qu’il ne marche pas ?
Non, et la confusion est fréquente. La radiation prononcée par l’arrêté du 29 mai 2018 repose sur un service médical rendu jugé insuffisant par la Haute Autorité de santé en octobre 2016, c’est à dire sur l’ampleur et…
Arrêter les anticholinestérasiques dans la maladie d’Alzheimer : que montrent les essais d’interruption ?Mon patient est à un stade très sévère, faut-il continuer indéfiniment ?
La revue inclut des patients de sévérité légère à très sévère, mais la comparaison entre stades, prévue au protocole, n’a pas pu être conduite : les essais étaient trop peu nombreux, et les auteurs écrivent…
Arrêter les anticholinestérasiques dans la maladie d’Alzheimer : que montrent les essais d’interruption ?Et si l’on arrête progressivement, la perte est-elle moindre ?
C’est plausible mais non démontré. Deux essais sur sept seulement ont pratiqué un arrêt progressif, ce qui ne permet aucune comparaison fiable entre les deux modalités.
Arrêter les anticholinestérasiques dans la maladie d’Alzheimer : que montrent les essais d’interruption ?L’arrêt expose-t-il à des effets indésirables ou à une surmortalité ?
Les analyses ont bien été faites et ne montrent aucune différence, que ce soit sur les effets indésirables, les effets indésirables graves ou la mortalité.
Arrêter les anticholinestérasiques dans la maladie d’Alzheimer : que montrent les essais d’interruption ?Cette méta-analyse montre-t-elle que quétiapine et halopéridol se valent ?
Non. Elle montre qu'aucune différence n'a été détectée sur 215 patients répartis en trois essais. C'est une information différente.
Quétiapine ou halopéridol dans le syndrome confusionnel : 215 patients suffisent-ils à choisir ?Ces résultats s'appliquent-ils à ma patiente de 88 ans en gériatrie aiguë, ou à un patient en soins palliatifs ?
Rien ne permet de l'affirmer. L'âge moyen des participants est de 57,25 ans et le milieu de soins n'est pas caractérisé dans le résumé.
Quétiapine ou halopéridol dans le syndrome confusionnel : 215 patients suffisent-ils à choisir ?A-t-on le droit de prescrire l'un ou l'autre en France dans cette indication ?
L'halopéridol dispose d'une indication qui couvre le traitement aigu du syndrome confusionnel après échec des traitements non pharmacologiques, dans sa forme orale comme injectable.
Quétiapine ou halopéridol dans le syndrome confusionnel : 215 patients suffisent-ils à choisir ?Faut-il prescrire un antipsychotique dans un syndrome confusionnel ?
Pas en première intention. Les recommandations convergent sur l'étiologie et les mesures environnementales.
Quétiapine ou halopéridol dans le syndrome confusionnel : 215 patients suffisent-ils à choisir ?Le résultat sur la mortalité, un rapport de risque de 0,60, est-il rassurant pour la quétiapine ?
Non, et il ne faut pas le lire ainsi. L'intervalle de confiance va de 0,29 à 1,27, c'est-à-dire d'une réduction de 71 % à une augmentation de 27 %. Sur 215 patients, le nombre de décès est nécessairement faible.
Quétiapine ou halopéridol dans le syndrome confusionnel : 215 patients suffisent-ils à choisir ?Que retenir de l'hétérogénéité rapportée ?
Elle est faible sur le critère principal, 10 %, ce qui rend l'estimation de la sévérité relativement cohérente entre les essais. Elle est majeure sur le sommeil, 77 %, et sur le taux de réponse, 85 %.
Quétiapine ou halopéridol dans le syndrome confusionnel : 215 patients suffisent-ils à choisir ?Le donépézil est-il encore autorisé en France ?
Oui. L’autorisation de mise sur le marché est en vigueur et le médicament est commercialisé, dans le traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer dans ses formes légères à modérément sévères.
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?Une revue de 2018 est-elle encore utilisable ?
Elle reste la synthèse de référence sur cette molécule, mais son corpus est arrêté au 20 mai 2017 et elle n’a pas été mise à jour. Sa méthode et ses calculs ne sont pas périmés, son champ documentaire l’est.
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?Un résultat statistiquement significatif signifie-t-il un bénéfice perceptible ?
Non. La significativité indique que l’écart observé est peu compatible avec le hasard, elle ne dit rien de sa taille. Avec plus de mille participants, un écart faible devient détectable.
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?Que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus pris en charge ?
Que la Haute Autorité de santé a conclu en 2016 que le service médical rendu était insuffisant pour justifier une prise en charge par la solidarité nationale, et que le gouvernement en a tiré les conséquences par deux…
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?La revue Cochrane valide-t-elle le déremboursement français ?
Non, et le dire serait une faute de lecture. La revue mesure des effets, elle ne se prononce pas sur une politique de remboursement.
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?Faut-il arrêter le traitement chez un patient qui le prend depuis des années ?
La revue ne répond pas à cette question. Elle porte sur des essais d’au moins douze semaines comparant le donépézil au placebo ou à une autre dose, pour la plupart sur six mois ou moins ; l’interruption d’un traitement…
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?Quelle dose retenir si le traitement est maintenu ?
La réponse est moins tranchée qu’on ne le dit. Sur trois études à 26 semaines, le 5 mg/j faisait légèrement moins bien que le 10 mg/j sur l’ADAS-Cog, mais pas sur le MMSE ni sur la SIB, et il faisait légèrement mieux…
Donépézil : que répondre à une famille qui demande pourquoi le traitement n’est plus remboursé ?Ces traitements sont-ils accessibles en France ?
Ils disposent d'une autorisation de mise sur le marché européenne, mais la HAS a rendu un avis défavorable au remboursement pour les deux, avec un service médical rendu jugé insuffisant.
Anticorps anti-amyloïde : retirer les plaques change-t-il quelque chose pour le patient ?Comment un résultat peut-il être significatif et sans intérêt clinique ?
La significativité statistique dit que l'écart observé est peu compatible avec le hasard. Elle ne dit rien de sa taille. Avec près de 10 000 participants, un écart minuscule devient détectable.
Anticorps anti-amyloïde : retirer les plaques change-t-il quelque chose pour le patient ?Cette revue enterre-t-elle l'hypothèse amyloïde ?
Non, et l'affirmer irait au-delà des données. Elle montre que ces anticorps, à ce stade de la maladie et sur cet horizon, ne produisent pas de bénéfice cliniquement perceptible, malgré la réduction de charge amyloïde…
Anticorps anti-amyloïde : retirer les plaques change-t-il quelque chose pour le patient ?Les anomalies d'imagerie liées à l'amyloïde sont-elles graves ?
Elles vont de l'anomalie asymptomatique découverte sur une IRM de surveillance à l'œdème symptomatique et à l'hémorragie cérébrale. La revue documente une augmentation nette des œdèmes, dont une part symptomatique.
Anticorps anti-amyloïde : retirer les plaques change-t-il quelque chose pour le patient ?Peut-on conclure que ces molécules sont sûres, puisque la mortalité n'augmente pas ?
Non. La certitude est élevée et c'est rassurant sur les événements les plus lourds, mais un intervalle de confiance compatible avec 26 événements graves de plus pour 1 000 n'exclut pas un surrisque modeste, et l'œdème…
Anticorps anti-amyloïde : retirer les plaques change-t-il quelque chose pour le patient ?Un bénéfice pourrait-il apparaître plus tard, ou plus tôt dans la maladie ?
C'est l'argument principal opposé à cette revue, et il n'est pas déraisonnable. Il reste une hypothèse : onze des dix-sept essais s'arrêtent à 18 mois, et aucun n'apporte de données sur une intervention en phase…
Anticorps anti-amyloïde : retirer les plaques change-t-il quelque chose pour le patient ?La mémantine peut-elle encore être prescrite en France ?
Oui. L’autorisation de mise sur le marché est maintenue, seule la prise en charge par l’assurance maladie a cessé au 1er août 2018.
Mémantine : pourquoi le Cochrane et la France ne disent pas la même choseUn gain de trois points sur une échelle de cent est-il cliniquement utile ?
C’est la question que la revue ne tranche pas, et sur laquelle les autorités françaises ont répondu par la négative, en s’appuyant aussi sur l’absence d’effet démontré sur des critères qui comptent pour les familles…
Mémantine : pourquoi le Cochrane et la France ne disent pas la même choseFaut-il associer mémantine et inhibiteur de la cholinestérase ?
Le bénéfice de la mémantine est retrouvé que le patient reçoive ou non un inhibiteur de la cholinestérase.
Mémantine : pourquoi le Cochrane et la France ne disent pas la même choseQue dire de la démence frontotemporale ?
Deux essais et 133 participants, avec une certitude faible à très faible. Il n’y a pas de démonstration d’efficacité, et la revue ne rapporte pas de données de tolérance propres à cette étiologie.
Mémantine : pourquoi le Cochrane et la France ne disent pas la même choseEt dans la démence vasculaire ?
Un petit bénéfice cognitif est probable, environ 2 points d’ADAS-Cog, sans effet démontré sur l’autonomie ni sur l’évaluation globale. C’est peu, sur deux essais seulement.
Mémantine : pourquoi le Cochrane et la France ne disent pas la même choseDépression 196
La kétamine et l’eskétamine améliorent-elles la qualité de vie dans la dépression ?
Cette revue ne mesure pas la qualité de vie : elle porte sur le handicap fonctionnel et la productivité au travail.
Eskétamine dans la dépression résistante : que sait-on de ses effets sur le travail et la vie sociale, au-delà des symptômes ?Pourquoi les auteurs n’ont-ils pas fait de méta-analyse ?
Ils invoquent le petit nombre d’études éligibles et leur hétérogénéité de design et de présentation des résultats. Ils relèvent aussi que les instruments de mesure du fonctionnement ne sont pas standardisés.
Eskétamine dans la dépression résistante : que sait-on de ses effets sur le travail et la vie sociale, au-delà des symptômes ?Peut-on prescrire l’eskétamine en cabinet de ville ?
Pas en France. L’eskétamine intranasale, autorisée au niveau européen le 18 décembre 2019, est réservée à l’usage hospitalier, classée comme stupéfiant, et sa prescription est réservée aux spécialistes et services de…
Eskétamine dans la dépression résistante : que sait-on de ses effets sur le travail et la vie sociale, au-delà des symptômes ?Les liens d’intérêts d’un auteur invalident-ils la revue ?
Non, mais ils comptent dans la lecture. Ici, l’absence de méta-analyse laisse une part d’interprétation dans la synthèse, et c’est précisément là qu’un lien d’intérêts peut peser.
Eskétamine dans la dépression résistante : que sait-on de ses effets sur le travail et la vie sociale, au-delà des symptômes ?La perospirone est-elle disponible en France ?
Non. Aucune spécialité à base de perospirone ne figure dans la base de données publique des médicaments, consultée le 2 octobre 2026. Cet essai ne peut donc pas modifier directement une prescription en France.
Ajouter un antipsychotique à l’antidépresseur après quatre semaines de réponse insuffisante : ce que montre l’essai sur la perospironeL’essai montre-t-il que la perospirone est efficace en renfort ?
Pas de façon confirmatoire. La rémission à huit semaines est plus fréquente au seuil nominal, sans le rester dans les analyses de sensibilité ; la différence de réponse n’est pas significative, et aucune correction n’a…
Ajouter un antipsychotique à l’antidépresseur après quatre semaines de réponse insuffisante : ce que montre l’essai sur la perospironeFaut-il renforcer un antidépresseur dès quatre semaines ?
L’essai suggère un bénéfice plus rapide quand on renforce à ce stade, sur des critères secondaires. Il ne compare pas un renforcement précoce à un renforcement tardif, ce qui serait la vraie question.
Ajouter un antipsychotique à l’antidépresseur après quatre semaines de réponse insuffisante : ce que montre l’essai sur la perospironePourquoi une réponse de 60 % sous placebo pose-t-elle problème ?
Parce qu’il reste peu de marge pour montrer un écart. Une réponse placebo élevée réduit la puissance de l’essai et rend un résultat négatif difficile à interpréter.
Ajouter un antipsychotique à l’antidépresseur après quatre semaines de réponse insuffisante : ce que montre l’essai sur la perospironeLe pramipexole est-il coût-efficace dans la dépression résistante ?
Dans le système de santé britannique, oui dans l'analyse principale : 5 069 £ par QALY à 12 semaines et 9 007 £ à 48 semaines, sous les seuils habituels.
Pramipexole en augmentation dans la dépression résistante : ce que montre l’évaluation économique de l’essai PAX-DQu'est-ce qu'un QALY ?
C'est une année de vie ajustée sur la qualité : une année en pleine santé compte pour 1, une année avec un état de santé altéré compte pour moins. Le coût par QALY sert à comparer des traitements très différents.
Pramipexole en augmentation dans la dépression résistante : ce que montre l’évaluation économique de l’essai PAX-DCe résultat peut-il s'appliquer en France ?
Pas directement. Les tarifs et les seuils sont britanniques, et le pramipexole n'a pas d'autorisation dans la dépression en France.
Pramipexole en augmentation dans la dépression résistante : ce que montre l’évaluation économique de l’essai PAX-DPourquoi le résultat à 48 semaines est-il jugé fragile ?
Parce que 22 % des données sont manquantes (dont une part liée au suivi plus court des participants recrutés après septembre 2023), que l'arrêt du traitement diffère entre les bras (20 % contre 5 %) et que l'analyse…
Pramipexole en augmentation dans la dépression résistante : ce que montre l’évaluation économique de l’essai PAX-DL'absence de remboursement signifie-t-elle que le traitement est inefficace ?
Non. Autorisation, commercialisation et remboursement répondent à des questions différentes, et une décision de prise en charge ne dit pas qu'un traitement est inefficace.
Pramipexole en augmentation dans la dépression résistante : ce que montre l’évaluation économique de l’essai PAX-DLa mismatch negativity est-elle anormale dans la dépression ?
Dans cette étude, aucune différence significative n'a été détectée avec les témoins sains (d = 0,11), et l'amplitude n'était pas corrélée à l'intensité des symptômes initiaux.
La mismatch negativity peut-elle prédire qui répondra à l’iTBS dans la dépression ?Pourquoi la corrélation dans le bras actif ne suffit-elle pas ?
Parce qu'une prédiction propre au traitement suppose que le lien soit plus fort sous stimulation active que sous stimulation simulée.
La mismatch negativity peut-elle prédire qui répondra à l’iTBS dans la dépression ?Que retenir des résultats négatifs ?
Le premier, la comparaison avec les témoins, est le plus informatif, sans exclure une petite différence.
La mismatch negativity peut-elle prédire qui répondra à l’iTBS dans la dépression ?Faut-il préférer le qigong au yoga ou au tai chi ?
Pas sur la base de cette étude. L'avantage du qigong dans la dépression vient d'une comparaison entre sous-groupes d'essais différents, pas d'essais qui opposent les pratiques entre elles.
Qigong, tai chi, yoga : que valent les exercices corps-esprit contre l’anxiété et la dépression ?Que veut dire « certitude élevée » pour l'anxiété ?
Que les auteurs jugent très peu probable que de nouveaux essais contre des contrôles passifs changent beaucoup le résultat. Cela ne dit rien de la comparaison avec une autre activité de groupe.
Qigong, tai chi, yoga : que valent les exercices corps-esprit contre l’anxiété et la dépression ?Ces résultats valent-ils pour des patients français ?
Avec prudence. Douze essais sur quinze ont été conduits en Chine, dont deux à Hong Kong, dans des contextes où ces pratiques sont culturellement plus familières.
Qigong, tai chi, yoga : que valent les exercices corps-esprit contre l’anxiété et la dépression ?L'effet dure-t-il après l'arrêt ?
On ne sait pas. Selon les auteurs, la plupart des essais inclus n'avaient pas de suivi après la fin des programmes, et la méta-analyse n'analyse pas le maintien de l'effet.
Qigong, tai chi, yoga : que valent les exercices corps-esprit contre l’anxiété et la dépression ?Peut-on dire que la kétamine garde son effet antisuicidaire chez les patients très résistants ?
Non, pas sur la base de ce travail. Le test destiné à détecter une différence n'a pas atteint la significativité, mais l'estimation ponctuelle, 0,72, va dans le même sens que les interactions significatives et son…
L’effet de la kétamine sur l’idéation suicidaire dépend-il du degré de résistance au traitement ?Pourquoi le mélange des comparateurs pose-t-il problème ?
Parce que la grandeur mesurée est une différence entre la kétamine et sa référence.
L’effet de la kétamine sur l’idéation suicidaire dépend-il du degré de résistance au traitement ?Qu'est-ce qui change si l'on corrige pour les tests multiples ?
Le seuil retenu pour chaque comparaison devient plus exigeant. Sur les sept termes d'interaction, une correction de Bonferroni abaisserait le seuil à 0,0071 : la tristesse apparente, à p = 0,002, resterait significative…
L’effet de la kétamine sur l’idéation suicidaire dépend-il du degré de résistance au traitement ?Une analyse post hoc a-t-elle une valeur ?
Oui, celle de produire des hypothèses. Elle perd la protection que le préenregistrement donne contre le choix des analyses après coup.
L’effet de la kétamine sur l’idéation suicidaire dépend-il du degré de résistance au traitement ?Ces résultats sont-ils transposables à l'eskétamine intranasale ?
Rien dans cette étude ne permet de l'affirmer. Molécule, voie d'administration, schéma de traitement et population diffèrent. La question mérite d'être posée séparément.
L’effet de la kétamine sur l’idéation suicidaire dépend-il du degré de résistance au traitement ?Peut-on conclure que l’eskétamine est supérieure à la kétamine racémique ?
Non. L’étude est observationnelle, l’attribution du produit n’est pas aléatoire, l’évaluation est ouverte et la puissance sur les critères secondaires est insuffisante.
Kétamine racémique ou eskétamine par voie nasale : même baisse des scores, pas la même rémissionLa non-infériorité sur la baisse du MADRS est-elle acquise pour autant ?
Elle est atteinte selon le critère que les auteurs avaient fixé : moins de trois points d’écart entre les groupes, avec une puissance d’au moins 0,97 pour détecter un effet faible.
Kétamine racémique ou eskétamine par voie nasale : même baisse des scores, pas la même rémissionQue signifie exactement le cadre de l’essai cible émulé ?
C’est une méthode qui consiste à définir d’abord l’essai randomisé qu’on aurait voulu conduire, puis à reconstruire cette structure à partir de données observationnelles, en vérifiant explicitement quatre hypothèses…
Kétamine racémique ou eskétamine par voie nasale : même baisse des scores, pas la même rémissionLes écarts de coût sont-ils transposables en France ?
Les montants cités dans la publication proviennent d’une source américaine de 2019 et non de données suisses ou françaises.
Kétamine racémique ou eskétamine par voie nasale : même baisse des scores, pas la même rémissionPourquoi la tolérance tensionnelle diffère-t-elle entre les deux produits ?
L’étude rapporte une élévation systolique et diastolique moyenne plus marquée sous kétamine racémique, sans en établir le mécanisme.
Kétamine racémique ou eskétamine par voie nasale : même baisse des scores, pas la même rémissionL'essai est-il positif ou négatif ?
Négatif sur son critère principal, et ses auteurs l'écrivent. Les résultats secondaires sont faibles et exploratoires pour une partie d'entre eux.
Écriture guidée avant un examen : un critère principal négatif, un titre qui parle d’autre chosePourquoi les tailles d'effet du résumé diffèrent-elles de celles du texte ?
Parce qu'elles mesurent deux choses distinctes. Une taille d'effet d'interaction mesure une différence de trajectoire entre les deux bras. Une différence entre groupes à un temps donné mesure l'écart à cet instant.
Écriture guidée avant un examen : un critère principal négatif, un titre qui parle d’autre choseLe comparateur actif était-il un bon choix ?
Sur le plan méthodologique, oui : il contrôle l'attention, le temps et le support.
Écriture guidée avant un examen : un critère principal négatif, un titre qui parle d’autre chosePeut-on transposer à un lycéen français ?
Le protocole, oui, il ne suppose rien de particulier. Le contexte, non : internat obligatoire, examen unique, culture scolaire différente.
Écriture guidée avant un examen : un critère principal négatif, un titre qui parle d’autre choseFaut-il préférer la quétiapine au lithium après cet essai ?
Non, pas sur cette seule base. Un des deux critères principaux est atteint, l’autre non.
Lithium ou quétiapine en augmentation : le premier tête à tête sur douze moisPourquoi ne pas avoir fait un essai en aveugle ?
Parce que l’essai est pragmatique : les auteurs ont choisi un plan ouvert pour refléter la pratique réelle autant que possible.
Lithium ou quétiapine en augmentation : le premier tête à tête sur douze moisQue retenir du taux d’arrêt ?
Qu’il est élevé dans les deux bras et qu’il constitue peut-être le résultat le plus directement utilisable de l’essai. Les effets indésirables et la réponse clinique insuffisante en sont les deux motifs principaux.
Lithium ou quétiapine en augmentation : le premier tête à tête sur douze moisLe résultat économique est-il transposable en France ?
Pas directement. Les prix, les modalités de suivi, les coûts d’hospitalisation et le seuil de disposition à payer diffèrent. La méthode est instructive, le chiffre ne l’est pas.
Lithium ou quétiapine en augmentation : le premier tête à tête sur douze moisPeut-on proposer de l’eskétamine à un patient souffrant d’un TOC résistant ?
Pas sur la base de ce travail. Une série de huit cas sans groupe témoin ne crée pas d’indication, elle justifie au mieux un essai contrôlé.
Dans un TOC résistant avec dépression associée, l’eskétamine intranasale agit-elle plus lentement sur les obsessions que sur l’humeur ?Une taille d’effet de 1,51 n’est-elle pas considérable ?
Le chiffre est élevé, mais il est calculé sur huit patients sélectionnés pour leurs scores extrêmes, sans comparateur.
Dans un TOC résistant avec dépression associée, l’eskétamine intranasale agit-elle plus lentement sur les obsessions que sur l’humeur ?Le décalage entre réponse dépressive et réponse obsessionnelle est-il établi ?
Non. Il est décrit sur des courbes moyennes de huit patients, sans test statistique de différence de cinétique rapporté. C’est une hypothèse intéressante, pas un résultat.
Dans un TOC résistant avec dépression associée, l’eskétamine intranasale agit-elle plus lentement sur les obsessions que sur l’humeur ?L’absence d’arrêt de traitement signifie-t-elle que le produit est bien toléré à long terme ?
Non. Sur huit patients suivis douze semaines, seuls les effets fréquents et précoces peuvent apparaître. Rien ne peut être dit ici des effets rares ni de la tolérance au delà de trois mois.
Dans un TOC résistant avec dépression associée, l’eskétamine intranasale agit-elle plus lentement sur les obsessions que sur l’humeur ?Que retenir si l’on ne travaille pas en centre spécialisé ?
Essentiellement la caractérisation de cette population, sévère sur les deux dimensions, et l’idée qu’un délai d’évaluation plus long peut être nécessaire sur la dimension obsessionnelle.
Dans un TOC résistant avec dépression associée, l’eskétamine intranasale agit-elle plus lentement sur les obsessions que sur l’humeur ?Ce test est-il utilisable en consultation ?
Non. Il s’agit d’une tâche de recherche, d’une durée d’environ trente minutes, non validée comme outil clinique et dont la valeur prédictive individuelle n’a pas été établie.
Peut-on prédire, avant la première séance, qui verra son anhédonie reculer sous rTMS ?Une corrélation de -0,58 est-elle forte ?
Elle est considérée comme modérée à forte en valeur absolue, mais elle repose ici sur vingt-trois sujets et aucun intervalle de confiance n’est rapporté.
Peut-on prédire, avant la première séance, qui verra son anhédonie reculer sous rTMS ?Cela signifie-t-il que la stimulation agit sur les circuits de la récompense ?
C’est l’hypothèse des auteurs, et elle est cohérente avec le résultat. Le travail ne comporte aucune mesure cérébrale permettant de l’établir directement.
Peut-on prédire, avant la première séance, qui verra son anhédonie reculer sous rTMS ?Les patients non répondeurs ont-ils une poursuite de récompense effondrée ?
La source ne le montre pas. Elle rapporte que les gains en récompenses préférées augmentent au fil des semaines chez les 18 patients dont l’anhédonie s’améliore, et n’évoluent pas chez les 7 patients sans amélioration.
Peut-on prédire, avant la première séance, qui verra son anhédonie reculer sous rTMS ?Le résultat tient-il si l’on demande simplement aux patients ce qu’ils préfèrent ?
Non. Lorsque le classement des catégories est établi à partir des notes que les patients attribuent aux vidéos plutôt qu’à partir de leurs choix, l’association avec la baisse d’anhédonie n’est plus retrouvée.
Peut-on prédire, avant la première séance, qui verra son anhédonie reculer sous rTMS ?La pleine conscience est-elle meilleure que la thérapie cognitive et comportementale ?
Sur l'anxiété, elle est mieux classée. Un meilleur rang signifie une probabilité plus élevée d'être parmi les modalités les plus efficaces, ce qui n'est pas la même chose qu'une supériorité démontrée entre deux…
Dans l’autisme, chaque symptôme appelle-t-il une intervention non médicamenteuse différente ?Ces résultats valent-ils pour les enfants ?
Les auteurs ont mené des analyses par âge, préspécifiées, sur les trois critères. Sur l'anxiété, l'effet est plus marqué chez l'adulte que chez l'enfant et l'adolescent, mais il reste significatif chez ces derniers.
Dans l’autisme, chaque symptôme appelle-t-il une intervention non médicamenteuse différente ?Et pour les personnes autistes avec un besoin de soutien important ?
Elles sont très peu représentées, et les auteurs le posent eux-mêmes comme la première limite du travail. Rien dans ces données ne permet de dire que ces interventions y sont efficaces, ni qu'elles ne le sont pas.
Dans l’autisme, chaque symptôme appelle-t-il une intervention non médicamenteuse différente ?La démarche GRADE a-t-elle été appliquée, et que dit-elle ?
Oui, comparaison par comparaison. Sur trente-deux comparaisons notées, aucune n'atteint le niveau élevé : huit sont modérées, vingt et une faibles et trois très faibles.
Dans l’autisme, chaque symptôme appelle-t-il une intervention non médicamenteuse différente ?Peut-on remplacer un traitement médicamenteux par ces interventions ?
Le réseau ne comporte aucun bras médicamenteux, les protocoles associant un médicament ou une technique de neuromodulation ayant été exclus d'emblée.
Dans l’autisme, chaque symptôme appelle-t-il une intervention non médicamenteuse différente ?Cet essai justifie-t-il d'associer d'emblée un azapirone à un antidépresseur chez le sujet âgé déprimé ?
Non. Le bénéfice sur l'humeur et sur l'anxiété ne dure pas au delà des premières semaines, l'essai est monocentrique, de faible effectif, et la molécule testée n'est pas disponible en France.
Ajouter un azapirone à un ISRS dans la dépression vasculaire du sujet âgé : que gagne-t-on à douze semaines ?Peut-on remplacer la tandospirone par la buspirone en France ?
C'est une hypothèse fondée sur l'appartenance à la même classe pharmacologique, pas une conclusion de l'étude.
Ajouter un azapirone à un ISRS dans la dépression vasculaire du sujet âgé : que gagne-t-on à douze semaines ?Que signifie un bénéfice sur la somatisation ?
Il s'agit d'une variation sur des échelles de plaintes somatiques, le PHQ-15 et la version chinoise de la Somatic Symptom Scale.
Ajouter un azapirone à un ISRS dans la dépression vasculaire du sujet âgé : que gagne-t-on à douze semaines ?La tolérance a-t-elle été mesurée ?
Oui. Les effets indésirables ont été recueillis en continu sur une fiche remise à chaque patient, avec échelle TESS de sévérité, et complétés par des examens biologiques, un électrocardiogramme et un…
Ajouter un azapirone à un ISRS dans la dépression vasculaire du sujet âgé : que gagne-t-on à douze semaines ?Le dosage des récepteurs plaquettaires a-t-il un intérêt en pratique ?
Aucun aujourd'hui. Il s'agit d'un marqueur périphérique exploratoire, dont le lien avec la neurotransmission centrale relève de l'hypothèse. Il n'a été validé ni comme aide à la décision, ni comme critère de suivi.
Ajouter un azapirone à un ISRS dans la dépression vasculaire du sujet âgé : que gagne-t-on à douze semaines ?L'absence de différence à douze semaines signifie-t-elle que l'association n'apporte rien sur l'humeur ?
Non, et c'est une distinction qui compte dans les deux sens. Cet essai n'a pas mis en évidence de différence sur l'humeur à douze semaines, ce qui n'équivaut pas à démontrer qu'il n'y en a aucune : avec 134 patients…
Ajouter un azapirone à un ISRS dans la dépression vasculaire du sujet âgé : que gagne-t-on à douze semaines ?Pourquoi comparer à du midazolam plutôt qu’à un placebo ?
Parce qu’un soluté inerte ne reproduit rien de l’expérience subjective de la kétamine, ce qui fragilise l’aveugle et laisse entière la possibilité que l’effet observé soit un effet non spécifique de sédation.
Kétamine contre midazolam dans la suicidalité aiguë : que reste-t-il quand le comparateur est actif ?Pourquoi parler de 84 patients quand la revue en annonce 649 ?
Parce que 649 est l’effectif du corpus, pas celui des analyses. Le tableau GRADE de la publication indique, pour chaque critère, le nombre de participants et d’essais effectivement agrégés : 84 patients et trois essais…
Kétamine contre midazolam dans la suicidalité aiguë : que reste-t-il quand le comparateur est actif ?Le résultat sur l’échelle de Beck est-il un résultat négatif ?
Non. La différence initiale de 4,30 points était significative au seuil conventionnel, et elle cesse de l’être quand on retire un essai sur les trois que compte l’analyse.
Kétamine contre midazolam dans la suicidalité aiguë : que reste-t-il quand le comparateur est actif ?Comment un résultat significatif peut-il n’avoir qu’une certitude modérée ?
Ce sont deux questions différentes. La valeur de p et l’intervalle de confiance décrivent la précision de l’estimation dans les données disponibles ; la certitude GRADE décrit la confiance qu’on peut accorder à cette…
Kétamine contre midazolam dans la suicidalité aiguë : que reste-t-il quand le comparateur est actif ?La déréalisation doit-elle faire renoncer au traitement ?
Ce n’est pas ce que dit la revue, qui rapporte une fréquence et non une gravité ni une durée.
Kétamine contre midazolam dans la suicidalité aiguë : que reste-t-il quand le comparateur est actif ?Cela vaut-il pour l’eskétamine intranasale ?
Rien dans ce corpus ne le permet. Les dix essais portent sur la kétamine administrée presque exclusivement par voie intraveineuse, et sous sa forme racémique dans les essais qui précisent la forme.
Kétamine contre midazolam dans la suicidalité aiguë : que reste-t-il quand le comparateur est actif ?Un parent me demande si ça marche. Que répondre ?
Que les études disponibles sont trop peu nombreuses, trop petites et trop différentes entre elles pour conclure, et que cela vaut aussi bien pour la forme quotidienne que pour la forme accélérée.
iTBS chez l’adolescent déprimé : que dit réellement la preuve disponible ?Le fait que tous les essais viennent du même pays est-il un problème ?
C’est une limite de transposition, pas un jugement sur leur qualité. Les pratiques de soin associées, les traitements concomitants et les modalités de recrutement diffèrent, ce qui rend l’extrapolation à un adolescent…
iTBS chez l’adolescent déprimé : que dit réellement la preuve disponible ?La technique est-elle dangereuse chez l’adolescent ?
Aucun événement grave n’est rapporté dans ce qui a été publié, mais un seul essai sur cinq organise le recueil des événements indésirables, ce qui interdit toute conclusion rassurante.
iTBS chez l’adolescent déprimé : que dit réellement la preuve disponible ?Et le résultat sur les idées suicidaires ?
Il vient d’un seul essai, en protocole quotidien et en simple insu, et n’a pas été répliqué.
iTBS chez l’adolescent déprimé : que dit réellement la preuve disponible ?Pourquoi les auteurs n’ont-ils pas fait de méta-analyse ?
Les auteurs écrivent que la méta-analyse n’était pas réalisable faute de données suffisantes.
iTBS chez l’adolescent déprimé : que dit réellement la preuve disponible ?Peut-on prescrire l’eskétamine seule en France ?
Les conditions d’autorisation européennes prévoient une administration en association à un antidépresseur oral.
Eskétamine sans antidépresseur oral : que montre le premier essai contrôlé contre placebo en monothérapie ?Cet essai signifie-t-il que l’antidépresseur oral ne sert à rien ?
Non. L’essai compare l’eskétamine seule à un placebo, jamais l’eskétamine seule à l’eskétamine associée.
Eskétamine sans antidépresseur oral : que montre le premier essai contrôlé contre placebo en monothérapie ?La différence de 6,8 points sur la MADRS est-elle cliniquement importante ?
Elle correspond à une taille d’effet modérée, un d de Cohen de 0,63, et elle dépasse le seuil de deux points que les auteurs retiennent comme cliniquement significatif en s’appuyant sur la littérature réglementaire.
Eskétamine sans antidépresseur oral : que montre le premier essai contrôlé contre placebo en monothérapie ?Faut-il préférer 84 mg à 56 mg ?
L’essai n’était pas construit pour comparer les deux doses entre elles, et aucun test ne les oppose.
Eskétamine sans antidépresseur oral : que montre le premier essai contrôlé contre placebo en monothérapie ?L’aveugle a-t-il tenu ?
Imparfaitement, et l’essai a eu l’honnêteté de le mesurer. Interrogés au jour 28, 71,1 % des patients sous 56 mg et 78,3 % des patients sous 84 mg étaient fermement convaincus d’avoir reçu de l’eskétamine, contre 46,9 %…
Eskétamine sans antidépresseur oral : que montre le premier essai contrôlé contre placebo en monothérapie ?Que faut-il attendre avant que cela change la pratique ?
Une réplication par une équipe sans lien financier avec le fabricant, et une durée de suivi contrôlée dépassant nettement quatre semaines. Les deux conditions sont indépendantes et toutes deux nécessaires.
Eskétamine sans antidépresseur oral : que montre le premier essai contrôlé contre placebo en monothérapie ?Combien de temps faut-il poursuivre les séances, et à quel rythme ?
Cette synthèse ne répond pas à la question. Son critère principal est fixé à six mois et elle ne compare pas différentes durées ni différents rythmes entre eux.
Après une électroconvulsivothérapie réussie, faut-il poursuivre les séances en plus du traitement ?Le bénéfice est-il le même chez les patients bipolaires ?
Cette synthèse ne permet pas de le dire. Trois des quatre essais n'ont inclus que des formes unipolaires, et aucune analyse par polarité n'a été conduite, le nombre d'essais étant trop faible pour autoriser des…
Après une électroconvulsivothérapie réussie, faut-il poursuivre les séances en plus du traitement ?Faut-il maintenir le traitement médicamenteux en parallèle ?
Oui, c'est la condition même de l'inclusion. L'entretien a été évalué en association, jamais seul, et les deux bras recevaient une pharmacothérapie de continuation active.
Après une électroconvulsivothérapie réussie, faut-il poursuivre les séances en plus du traitement ?Pourquoi les recommandations existantes sont-elles plus réservées ?
Parce qu'elles s'appuient sur un ensemble d'essais retenu selon d'autres critères.
Après une électroconvulsivothérapie réussie, faut-il poursuivre les séances en plus du traitement ?Que retenir de l'intervalle de prédiction ?
Qu'il faut se garder d'annoncer un chiffre au patient. L'intervalle de prédiction estime ce que donnerait un prochain essai, et il inclut la possibilité qu'aucun bénéfice significatif n'y soit retrouvé.
Après une électroconvulsivothérapie réussie, faut-il poursuivre les séances en plus du traitement ?Pourquoi les auteurs n'ont-ils pas fait de méta-analyse ?
Ils donnent deux raisons. La première, énoncée dans la méthode, est qu'aucune donnée randomisée nouvelle n'a été identifiée depuis la revue systématique de Youssef et McCall.
Après une électroconvulsivothérapie efficace, quelles stratégies tiennent réellement contre la rechute ?Le lithium est-il la meilleure option ?
C'est celle qui dispose des données les plus consistantes, ce qui n'est pas la même chose.
Après une électroconvulsivothérapie efficace, quelles stratégies tiennent réellement contre la rechute ?Que faire chez un patient bipolaire ?
Cette revue les exclut, au motif que l'évolution, la physiopathologie et les recommandations de prévention diffèrent de la dépression unipolaire.
Après une électroconvulsivothérapie efficace, quelles stratégies tiennent réellement contre la rechute ?Peut-on proposer une psychothérapie en relais ?
Les auteurs la classent comme piste émergente, sur la base d'un seul essai randomisé de 60 répondeurs et d'une cohorte prospective de 8 patients. C'est peu.
Après une électroconvulsivothérapie efficace, quelles stratégies tiennent réellement contre la rechute ?Que signifie l'absence d'étude sur la kétamine ici ?
Uniquement qu'aucune étude répondant aux critères d'inclusion n'a été trouvée sur cette indication précise. Des essais sont enregistrés et non encore publiés, ce que les auteurs signalent.
Après une électroconvulsivothérapie efficace, quelles stratégies tiennent réellement contre la rechute ?L’essai prouve-t-il que la psilocybine ne marche pas ?
Non. Il ne parvient pas à démontrer qu’elle marche, ce qui est différent. L’intervalle de confiance du critère principal reste compatible avec un effet réel, et les auteurs qualifient eux-mêmes leur essai d’inconclusif…
Psilocybine dans la depression resistante : l’essai EPIsoDE n’atteint pas son critere principalPourquoi ne pas retenir le résultat secondaire, qui est significatif ?
Parce qu’il n’était pas le critère de décision de l’essai. La procédure de test préspécifiée s’arrête dès que le critère principal échoue : les valeurs de p secondaires sont rapportées comme nominales et non corrigées…
Psilocybine dans la depression resistante : l’essai EPIsoDE n’atteint pas son critere principalPourquoi deux comparateurs différents ?
Parce qu’ils ne servent pas à la même chose. Le nicotinamide, choisi parce que la niacine n’est pas autorisée dans l’Union européenne, fonctionne selon les auteurs largement comme un placebo inerte.
Psilocybine dans la depression resistante : l’essai EPIsoDE n’atteint pas son critere principalQue retenir de la baisse observée à douze semaines ?
Rien sur l’efficacité comparative. À ce stade, tous les participants avaient reçu au moins une dose de 25 mg, il n’existe plus de groupe de référence.
Psilocybine dans la depression resistante : l’essai EPIsoDE n’atteint pas son critere principalCe démasquage invalide-t-il tout le résultat ?
Il le fragilise sans l’annuler. L’analyse descriptive des auteurs suggère même que le démasquage de la première dose a peu pesé sur les résultats de la sixième semaine, mais elle repose sur des sous-groupes très petits…
Psilocybine dans la depression resistante : l’essai EPIsoDE n’atteint pas son critere principalLa stimulation magnétique est-elle plus sûre que l'eskétamine ?
Ce travail ne permet pas de le dire. L'écart observé sur les événements somatiques est confondu avec un écart d'intensité de surveillance, réserve inscrite par les auteurs dans leurs limites, et il s'atténue avec le…
Stimulation magnetique ou esketamine dans la depression resistante : pourquoi cette comparaison ne tranche pasQue vaut une émulation d'essai cible ?
C'est un cadre rigoureux, qui impose d'écrire le protocole avant d'analyser, de fixer le temps zéro et de synchroniser éligibilité, attribution et début de suivi, ce qui supprime plusieurs erreurs classiques de…
Stimulation magnetique ou esketamine dans la depression resistante : pourquoi cette comparaison ne tranche pasFaut-il retenir le signal suicidaire entre 30 et 90 jours ?
Avec prudence, c'est aussi la position des auteurs. Il s'agit de la seule fenêtre significative sur ce critère, dans un ensemble de comparaisons multiples non corrigées, avec une borne inférieure d'intervalle à 1,031.
Stimulation magnetique ou esketamine dans la depression resistante : pourquoi cette comparaison ne tranche pasPeut-on en tirer une préférence de première intention ?
Non. La question reste ouverte, et la rareté des comparaisons directes entre ces deux traitements est le vrai constat de cette publication.
Stimulation magnetique ou esketamine dans la depression resistante : pourquoi cette comparaison ne tranche pasFaut-il changer l’ordre des traitements en dépression résistante ?
Le travail suggère de ne pas repousser la neuromodulation et la kétamine en dernier recours. Il ne fournit pas d’algorithme, et il ne compare pas les stratégies séquentielles entre elles.
Dépression résistante : que vaut le classement des traitements produit par une méta-analyse en réseau ?Pourquoi le lithium n’apparaît-il pas efficace ?
Son estimation dans ce réseau ne se distingue pas du comparateur (OR 0,71, IC 95 % 0,28 à 1,83). Cela ne démontre pas son inefficacité.
Dépression résistante : que vaut le classement des traitements produit par une méta-analyse en réseau ?Ce classement s’applique-t-il au trouble bipolaire ?
Non. Les patients bipolaires étaient explicitement exclus, de même que les dépressions psychotiques.
Dépression résistante : que vaut le classement des traitements produit par une méta-analyse en réseau ?Que penser de la place de la psilocybine ?
Elle n’atteint pas la significativité dans ce réseau (OR 1,8, IC 95 % 0,62 à 5,25), pas plus que l’ayahuasca (OR 3,94, IC 95 % 0,73 à 21,20).
Dépression résistante : que vaut le classement des traitements produit par une méta-analyse en réseau ?Un odds ratio de 12,86 est-il crédible ?
Il correspond à ce que rapportent les auteurs, mais il est très imprécis et il ne résiste pas aux analyses de sensibilité.
Dépression résistante : que vaut le classement des traitements produit par une méta-analyse en réseau ?Ce travail infirme-t-il le signal européen de juillet 2023 ?
Il apporte un argument rassurant dans une population précise et sur un critère précis, la dépression incidente. Il ne porte pas sur les idées suicidaires, qui étaient l'objet du signal.
Les agonistes du GLP-1 modifient-ils le risque de dépression chez le sujet âgé diabétique ?Pourquoi le résultat change-t-il selon le comparateur ?
Parce qu'un rapport de risque est toujours relatif à quelque chose. Une association favorable face aux inhibiteurs de la DPP-4 et nulle face aux inhibiteurs du SGLT2 peut traduire un bénéfice modeste des agonistes du…
Les agonistes du GLP-1 modifient-ils le risque de dépression chez le sujet âgé diabétique ?Peut-on prescrire cette classe pour l'humeur ?
Non. Aucune indication psychiatrique n'est autorisée. Les indications autorisées relèvent du diabète de type 2 et, pour certaines molécules, de la prise en charge du surpoids et de l'obésité.
Les agonistes du GLP-1 modifient-ils le risque de dépression chez le sujet âgé diabétique ?L'association plus marquée avec la durée de traitement est-elle crédible ?
Elle est possible, mais les patients encore traités au bout d'un an sont ceux qui tolèrent le traitement et vont mieux.
Les agonistes du GLP-1 modifient-ils le risque de dépression chez le sujet âgé diabétique ?Que retenir pour la coordination avec le diabétologue ?
Qu'aucun élément de ce travail ne justifie de demander l'arrêt d'un agoniste du GLP-1 pour un motif psychiatrique, ni d'en demander l'instauration pour un motif thymique.
Les agonistes du GLP-1 modifient-ils le risque de dépression chez le sujet âgé diabétique ?L'outil est-il en cause, ou son usage ?
L'essai teste un outil dans un mode d'emploi précis. L'évaluation qualitative identifie plusieurs freins convergents : charge de travail, difficulté à retrouver le rapport dans le dossier électronique, délai entre la…
Un outil diagnostique standardisé fait-il poser davantage de diagnostics en pédopsychiatrie ?Ce résultat vaut-il pour la France ?
L'essai a été conduit dans huit établissements du service public anglais, dont l'organisation diffère de celle des centres médico-psychologiques infanto-juvéniles.
Un outil diagnostique standardisé fait-il poser davantage de diagnostics en pédopsychiatrie ?L'essai avait-il la puissance nécessaire ?
Il a dépassé sa cible d'inclusion, 1 225 randomisés pour 1 210 prévus, avec une puissance calculée à 90 % pour une différence absolue de dix points.
Un outil diagnostique standardisé fait-il poser davantage de diagnostics en pédopsychiatrie ?Le résultat varie-t-il selon l'âge ou le sexe ?
Le document consulté ne rapporte aucune analyse en sous-groupes. C'est une absence d'analyse dans cette source, et non une absence de différence : rien ne peut en être conclu dans un sens ou dans l'autre.
Un outil diagnostique standardisé fait-il poser davantage de diagnostics en pédopsychiatrie ?Pourquoi un essai négatif de cette taille est-il peu relayé ?
Parce qu'il ne propose rien de nouveau à faire. C'est précisément la raison pour laquelle il mérite d'être lu : il évite de déployer un dispositif dont le bénéfice a été recherché et n'a pas été trouvé.
Un outil diagnostique standardisé fait-il poser davantage de diagnostics en pédopsychiatrie ?Puis-je conclure que l’ajout de brexpiprazole aide les patients qui ne répondent presque pas ?
Non, pas à partir de ce travail. Il montre qu’un écart existe dans un jeu de données regroupées, d’environ deux points et demi de MADRS pour une échelle qui va jusqu’à 60, avec une taille d’effet de 0,41.
Augmentation par brexpiprazole chez les répondeurs minimaux ou partiels à un antidépresseur : un écart significatif, d’amplitude modestePourquoi l’effet semble-t-il plus grand chez ceux qui vont le moins bien au départ ?
L’analyse ne permet pas de le dire. Les auteurs avancent le score initial plus élevé dans ce sous-groupe, qui laisse mécaniquement plus de marge d’amélioration.
Augmentation par brexpiprazole chez les répondeurs minimaux ou partiels à un antidépresseur : un écart significatif, d’amplitude modesteLe résultat plus faible chez les répondeurs partiels signifie-t-il que la stratégie ne marche pas chez eux ?
Non, et il n’est d’ailleurs pas négatif : la différence y atteint le seuil conventionnel, sur le MADRS comme sur la CGI-S, mais de justesse et sans correction pour comparaisons multiples.
Augmentation par brexpiprazole chez les répondeurs minimaux ou partiels à un antidépresseur : un écart significatif, d’amplitude modesteLe financement industriel suffit-il à disqualifier ces résultats ?
Non, et le dire serait aussi paresseux que de l’ignorer. Les données proviennent d’essais randomisés en double aveugle, et l’origine du financement ne rend pas un chiffre faux.
Augmentation par brexpiprazole chez les répondeurs minimaux ou partiels à un antidépresseur : un écart significatif, d’amplitude modesteQue sait-on de la tolérance dans cette analyse ?
Elle est rapportée, et elle mérite d’être lue avant l’efficacité. Au moins un effet indésirable chez 59,8 % des patients sous brexpiprazole contre 47,8 % sous placebo chez les répondeurs minimaux, 54,8 % contre 40,8 %…
Augmentation par brexpiprazole chez les répondeurs minimaux ou partiels à un antidépresseur : un écart significatif, d’amplitude modestePeut-on utiliser la lamotrigine pour traiter un épisode dépressif bipolaire en cours ?
Un effet existe, il est faible (SMD 0,155, borne inférieure à 0,005). Il ne place pas la molécule au rang des options d'action rapide, et la titration lente qu'impose sa sécurité d'emploi la rend peu adaptée à une…
Lamotrigine : un effet en maintenance bipolaire, marginal en phase aiguë, non démontré en unipolaireCette méta-analyse démontre-t-elle que la lamotrigine est inefficace en dépression unipolaire ?
Non, et la nuance compte. Elle montre qu'après intégration de trois essais non publiés, aucune efficacité n'est mise en évidence, ni seule (SMD 0,10, IC 95 % −0,20 à 0,41) ni en adjonction (RR 0,95, IC 95 % 0,73 à…
Lamotrigine : un effet en maintenance bipolaire, marginal en phase aiguë, non démontré en unipolaireLa lamotrigine fait-elle mieux que le lithium ?
Aucune supériorité n'est démontrée : en maintenance, RR 0,82 (IC 95 % 0,63 à 1,06) sur l'émergence de symptômes dépressifs et RR 0,90 (IC 95 % 0,68 à 1,18) sur la durée sans symptômes, sur 350 patients contre 242.
Lamotrigine : un effet en maintenance bipolaire, marginal en phase aiguë, non démontré en unipolairePourquoi les essais non publiés changent-ils quelque chose ?
Parce que les essais négatifs sont publiés moins souvent et plus tard que les essais positifs. Ici, trois essais non publiés en dépression unipolaire pèsent sur le résultat.
Lamotrigine : un effet en maintenance bipolaire, marginal en phase aiguë, non démontré en unipolaireFaut-il tenir compte de la revue dans laquelle ce travail paraît ?
Il faut le savoir, sans en faire un procès. La publication a lieu dans une revue en libre accès à frais de publication.
Lamotrigine : un effet en maintenance bipolaire, marginal en phase aiguë, non démontré en unipolaireLa thérapie par crise magnétique est-elle disponible en France ?
Nous n'avons trouvé aucune source établissant une autorisation, une commercialisation ou une prise en charge de cette technique en France à la date du 13 août 2026.
Crise magnétique contre ECT ultrabrève : une non-infériorité au bord de sa marge« Non-inférieur », cela veut-il dire aussi efficace ?
Non. Cela veut dire que l'essai a pu exclure une perte d'efficacité supérieure à un seuil décidé à l'avance, ici quinze points de rémission.
Crise magnétique contre ECT ultrabrève : une non-infériorité au bord de sa margeL'avantage cognitif est-il démontré ?
Sur la mémoire autobiographique, oui, au sens où il s'agit d'un critère principal préspécifié, testé après la non-infériorité selon une procédure qui contrôle le risque d'erreur statistique, mesuré par des évaluateurs…
Crise magnétique contre ECT ultrabrève : une non-infériorité au bord de sa margeLa crise magnétique est-elle plus sûre sur le plan général ?
Pas uniformément. Le profil est globalement plus favorable, avec moins de plaintes mnésiques, moins de confusion, moins de céphalées et un réveil plus rapide.
Crise magnétique contre ECT ultrabrève : une non-infériorité au bord de sa margePourquoi les taux de rémission sont-ils si bas dans les deux bras ?
22,5 % et 27,8 % sont inférieurs aux 50 % sur lesquels le calcul d'effectif avait été construit.
Crise magnétique contre ECT ultrabrève : une non-infériorité au bord de sa margeLe lithium réduit-il le risque de suicide, oui ou non ?
Les essais randomisés réunis ici ne permettent pas de le démontrer, faute d'un nombre suffisant d'événements.
Lithium et suicidalité : que peut démontrer une méta-analyse de quinze essais quand les événements sont trop rares ?Pourquoi ne pas simplement faire un essai plus grand ?
Il faudrait des effectifs considérables et un suivi prolongé pour observer assez d'événements. Les auteurs recommandent d'ailleurs des essais plus longs, dotés d'outils standardisés d'évaluation du risque suicidaire.
Lithium et suicidalité : que peut démontrer une méta-analyse de quinze essais quand les événements sont trop rares ?Que signifie un rapport de cotes de 0,61 non significatif ?
Que l'estimation ponctuelle correspond à une réduction de risque, mais que les données restent compatibles avec un éventail de valeurs allant d'une forte réduction à une augmentation modérée.
Lithium et suicidalité : que peut démontrer une méta-analyse de quinze essais quand les événements sont trop rares ?Pourquoi les idéations suicidaires n'ont-elles pas été analysées ?
Parce que les méthodes et les instruments de mesure diffèrent trop d'un essai à l'autre pour être agrégés. Aucune conclusion, dans un sens ou dans l'autre, ne peut être tirée sur ce critère.
Lithium et suicidalité : que peut démontrer une méta-analyse de quinze essais quand les événements sont trop rares ?Faut-il préférer un autre stabilisateur ?
Cette étude ne fournit aucun élément de comparaison entre molécules sur ce critère. La question se traite avec les recommandations en vigueur et le profil du patient.
Lithium et suicidalité : que peut démontrer une méta-analyse de quinze essais quand les événements sont trop rares ?Peut-on dire que les deux traitements sont équivalents ?
Non. L’étude ne détecte pas de différence cliniquement pertinente, ce qui n’est pas une démonstration d’équivalence.
Eskétamine intranasale ou stimulation magnétique répétée : une comparaison reconstruite par appariement de deux essaisLa rTMS ressort-elle gagnante sur tous les critères ?
Non. Elle ressort en tête sur le critère principal ajusté et sur le rapport de cotes ajusté de réponse. Sur les taux bruts, elle est le bras le moins performant des trois, pour la réponse comme pour la rémission.
Eskétamine intranasale ou stimulation magnétique répétée : une comparaison reconstruite par appariement de deux essaisCe résultat vaut-il pour tous les patients résistants ?
Il vaut pour des patients ayant échoué à une à trois lignes de traitement, tels que recrutés dans les deux essais d’origine.
Eskétamine intranasale ou stimulation magnétique répétée : une comparaison reconstruite par appariement de deux essaisQue dit l’étude sur la tolérance ?
Rien. Aucun critère de tolérance n’a été analysé. Ce n’est pas une absence de signal, c’est une absence d’analyse.
Eskétamine intranasale ou stimulation magnétique répétée : une comparaison reconstruite par appariement de deux essaisFaut-il attendre un essai randomisé direct ?
Il serait décisif, et les auteurs le réclament explicitement. En son absence, ce travail est le meilleur élément disponible, à condition de le lire comme une comparaison observationnelle et exploratoire, et non comme un…
Eskétamine intranasale ou stimulation magnétique répétée : une comparaison reconstruite par appariement de deux essaisCette étude montre-t-elle que la psilocybine est inefficace ?
Non. Elle montre que l’écart entre bras actif et bras contrôle est plus grand dans les essais de psilocybine, et que cet écart tient au comportement du bras contrôle plutôt qu’à celui du bras actif, l’amélioration sous…
Dans les essais de psilocybine, les patients du groupe contrôle vont moins bien. Que faut-il en conclure ?De combien l’effet serait-il surestimé ?
Le travail ne permet pas de le chiffrer. Il établit un écart entre les résultats sous comparateur, pas un facteur de correction applicable aux tailles d’effet publiées.
Dans les essais de psilocybine, les patients du groupe contrôle vont moins bien. Que faut-il en conclure ?Les différences entre classes ont-elles été testées deux à deux ?
Non. Les auteurs rapportent un test global de modération par la classe d’essai, significatif pour les bras contrôle et pour les écarts entre bras, non significatif pour les bras actifs.
Dans les essais de psilocybine, les patients du groupe contrôle vont moins bien. Que faut-il en conclure ?Pourquoi les bras contrôle des essais d’eskétamine s’améliorent-ils autant, alors que les patients sont résistants ?
C’est une observation que l’étude rapporte sans la trancher. Les auteurs évoquent le fait que l’eskétamine, comme la psilocybine, est administrée sur site et en présence de professionnels, et qu’elle produit des effets…
Dans les essais de psilocybine, les patients du groupe contrôle vont moins bien. Que faut-il en conclure ?Peut-on proposer de la psilocybine à un patient en France ?
En dehors d’un protocole de recherche, non. Le statut réglementaire est à vérifier à la date de la consultation.
Dans les essais de psilocybine, les patients du groupe contrôle vont moins bien. Que faut-il en conclure ?Le problème est-il propre aux psychédéliques ?
Rien dans ce travail ne permet de l’affirmer, puisque seules trois classes ont été comparées.
Dans les essais de psilocybine, les patients du groupe contrôle vont moins bien. Que faut-il en conclure ?Faut-il en conclure qu'il faut initier à la dose la plus basse ?
Pas à partir de ce travail. Les auteurs recommandent bien de privilégier 56 mg avant d'escalader à 84 mg, mais leur analyse ne fonde pas cette recommandation : elle compare deux classes de dose sur le plan de la…
Eskétamine dans la dépression résistante : les effets indésirables dépendent-ils de la dose ?La nausée est-elle absente à faible dose ?
Non. Le résultat rapporté à faible dose est non significatif, avec un point estimé qui va dans le sens d'une augmentation, risque relatif 1,69, intervalle de 0,81 à 3,55.
Eskétamine dans la dépression résistante : les effets indésirables dépendent-ils de la dose ?La voie intraveineuse est-elle mieux ou moins bien tolérée que la voie nasale ?
Ce travail ne permet pas de répondre. La publication est elle-même discordante sur le nombre d'essais concernés : son tableau des caractéristiques en recense trois par voie intraveineuse, sa section des limites n'en…
Eskétamine dans la dépression résistante : les effets indésirables dépendent-ils de la dose ?Que retenir de la différence entre essais internationaux et essais chinois ?
Que les différences vont dans les deux sens. La nausée, la somnolence et la céphalée sont rapportées plus fréquemment dans les essais internationaux ; l'élévation de la pression artérielle l'est davantage dans les…
Eskétamine dans la dépression résistante : les effets indésirables dépendent-ils de la dose ?Ces résultats disent-ils quelque chose de la tolérance au long cours ?
Non. Les durées de suivi vont de 4 heures à 24 semaines et la plupart des essais portent sur la phase aiguë ; les données au long cours ne sont pas rapportées dans ce travail.
Eskétamine dans la dépression résistante : les effets indésirables dépendent-ils de la dose ?Cette étude montre-t-elle que les antidépresseurs sont sûrs dans la dépression bipolaire ?
Non. Elle montre que les essais randomisés disponibles ne permettent pas de mettre en évidence une différence de risque de virage entre les antidépresseurs et le placebo, sur une exposition de quelques semaines.
Virage maniaque sous antidépresseur dans la dépression bipolaire : ce qu’une méta-analyse en réseau peut, et ne peut pas, départagerFaut-il préférer la molécule qui arrive première du classement ?
Non, pour deux raisons. La première est méthodologique : un rang de P-score ne mesure pas la sécurité, il ordonne des estimations dont les intervalles se recouvrent, et les deux premiers rangs proviennent ici chacun…
Virage maniaque sous antidépresseur dans la dépression bipolaire : ce qu’une méta-analyse en réseau peut, et ne peut pas, départagerLe risque relatif de 4,53 pour la venlafaxine justifie-t-il de l’écarter ?
Ce chiffre ne suffit pas à lui seul, son intervalle allant de 0,47 à 43,25. Il conforte en revanche un faisceau : la venlafaxine est le seul composé du réseau pour lequel les essais individuels donnent des signaux…
Virage maniaque sous antidépresseur dans la dépression bipolaire : ce qu’une méta-analyse en réseau peut, et ne peut pas, départagerPourquoi la durée des essais pose-t-elle un problème particulier ici ?
Parce que la fenêtre d’observation, de 1,7 à 10 semaines selon les essais, ne couvre que la phase aiguë.
Virage maniaque sous antidépresseur dans la dépression bipolaire : ce qu’une méta-analyse en réseau peut, et ne peut pas, départagerQue change l’hétérogénéité des définitions du virage ?
Elle agit dans le sens de l’absence de différence. Selon les essais, le virage est défini par un seuil à l’échelle de Young, variable de plus de 10 à 16 ou plus, par des critères catégoriels du DSM, par une échelle…
Virage maniaque sous antidépresseur dans la dépression bipolaire : ce qu’une méta-analyse en réseau peut, et ne peut pas, départagerCette étude dit-elle quelque chose sur la monothérapie antidépressive ?
Peu de chose, et les auteurs le disent. Deux tiers des patients recevaient l’antidépresseur en association à un thymorégulateur, et le sous-groupe en monothérapie repose sur moins d’essais, donc sur une base de preuve…
Virage maniaque sous antidépresseur dans la dépression bipolaire : ce qu’une méta-analyse en réseau peut, et ne peut pas, départagerFaut-il arrêter de prescrire la rTMS basse fréquence sur le préfrontal gauche ?
Ce travail ne permet pas de le dire. Il rapporte, sur quatre essais et par comparaison indirecte, un rapport de cotes de 0,35 avec un intervalle de confiance allant de 0,04 à 3,46 et un p à 0,356.
Quatorze techniques de neuromodulation dans un même réseau : ce qu’un classement autorise à direPourquoi ne pas orienter les patients vers la technique classée première ?
Parce que ce rang repose sur deux essais et 42 patients au total, avec un intervalle allant de 1,35 à 38,47.
Quatorze techniques de neuromodulation dans un même réseau : ce qu’un classement autorise à direCe classement s’applique-t-il aux dépressions bipolaires ?
Les épisodes dépressifs inclus relèvent du trouble dépressif caractérisé comme du trouble bipolaire, regroupés sous le terme d’épisode dépressif, et la publication ne fournit pas de hiérarchie séparée par diagnostic.
Quatorze techniques de neuromodulation dans un même réseau : ce qu’un classement autorise à direUne méta-analyse en réseau vaut-elle un essai comparatif direct ?
Non. Elle produit des comparaisons que personne n’a réalisées, sous une hypothèse de similarité entre essais. C’est un instrument précieux pour hiérarchiser des hypothèses.
Quatorze techniques de neuromodulation dans un même réseau : ce qu’un classement autorise à direQue dit ce travail de la tolérance et des effets indésirables ?
La tolérance est l’un des deux critères principaux, mesurée par le taux d’arrêt toutes causes sur les 272 bras du réseau, et aucune stratégie active ne s’écarte de la stimulation simulée.
Quatorze techniques de neuromodulation dans un même réseau : ce qu’un classement autorise à direCe travail dit-il quelque chose de la cognition ?
Peu de chose, et les auteurs le présentent comme une observation exploratoire. Cinq essais seulement du réseau ont évalué des domaines cognitifs, principalement les fonctions exécutives et la mémoire de travail, avec…
Quatorze techniques de neuromodulation dans un même réseau : ce qu’un classement autorise à direUn patient me demande si une seule séance peut suffire pour un an. Que répondre ?
Que c’est précisément la question à laquelle cet essai a tenté de répondre, avec le premier suivi comparatif maintenu douze mois, et que la réponse obtenue sur la mesure de référence est négative.
Psilocybine et dépression caractérisée : que reste-t-il à douze mois quand l’insu est rompu ?Si tout le monde devine son allocation, l’essai a-t-il encore une valeur ?
Oui, mais pas celle qu’on lui prête. Il perd sa capacité à quantifier un effet sur des critères subjectifs.
Psilocybine et dépression caractérisée : que reste-t-il à douze mois quand l’insu est rompu ?La rémission chez un patient sur deux à six semaines n’est-elle pas un résultat majeur ?
C’est un résultat spectaculaire et fragile. Il porte sur 17 patients par bras, son intervalle de confiance couvre presque deux ordres de grandeur, il n’est pas ajusté sur la valeur de base alors que le bras psilocybine…
Psilocybine et dépression caractérisée : que reste-t-il à douze mois quand l’insu est rompu ?Le bras placebo a très peu répondu. Cela ne renforce-t-il pas l’effet du produit ?
C’est l’interprétation proposée par les auteurs, et elle n’est pas la seule possible.
Psilocybine et dépression caractérisée : que reste-t-il à douze mois quand l’insu est rompu ?Peut-on adresser un patient à un protocole à l’étranger ?
La question dépasse la lecture de cet essai et relève du cadre réglementaire et déontologique, pas des données.
Psilocybine et dépression caractérisée : que reste-t-il à douze mois quand l’insu est rompu ?Est-ce que ce sont les patients qui ne viennent pas aux rendez-vous ?
C'est une des explications possibles, et ces données ne permettent ni de la confirmer ni de l'exclure.
Diabète et troubles mentaux : qui surveille, qui traite, et qui est oublié ?Les patients psychiatriques sont-ils moins traités pour leur diabète ?
Pas selon cette étude. Sur le critère composite de traitement, aucun écart n'apparaît, 22 études, rapport de cotes de 1,02, p égal 0,87. Ils reçoivent même plus souvent de l'insuline, 1,52.
Diabète et troubles mentaux : qui surveille, qui traite, et qui est oublié ?Le psychiatre doit-il prescrire les traitements du diabète ?
Non. L'étude ne porte pas sur la répartition des rôles et ne recommande rien à ce sujet.
Diabète et troubles mentaux : qui surveille, qui traite, et qui est oublié ?Ces chiffres s'appliquent-ils à la France ?
Ils ne peuvent pas être transposés tels quels. Le corpus est international, à dominante américaine, et l'hétérogénéité entre systèmes de santé est extrême.
Diabète et troubles mentaux : qui surveille, qui traite, et qui est oublié ?Le désavantage est-il plus marqué dans la schizophrénie ?
Non, et c'est un des résultats les plus inattendus. La schizophrénie n'est significativement associée à aucun indicateur de surveillance, pas plus que le trouble bipolaire.
Diabète et troubles mentaux : qui surveille, qui traite, et qui est oublié ?Peut-on dire que le régime cétogène marche dans la dépression résistante ?
Non, et les auteurs ne le disent pas. Leur formulation est qu’un bénéfice antidépresseur est observé à six semaines mais que « la pertinence clinique est incertaine », l’effet moyen étant modeste et absent des analyses…
Régime cétogène et dépression résistante : un effet à la limite du significatif, en dessous du seuil que l’essai s’était fixéPourquoi accorder tant d’importance à l’absence d’aveugle sur une question diététique ?
Parce que le critère principal est une échelle que le patient remplit lui-même. Quand la personne qui note son humeur sait qu’elle appartient au groupe expérimental d’un essai sur un régime dont elle a entendu parler…
Régime cétogène et dépression résistante : un effet à la limite du significatif, en dessous du seuil que l’essai s’était fixéLe résultat sur les formes sévères justifie-t-il de cibler ces patients ?
Pas encore. L’analyse en sous-groupe est annoncée comme préspécifiée et la sévérité faisait partie des facteurs de minimisation, ce qui la rend plus crédible qu’une analyse improvisée.
Régime cétogène et dépression résistante : un effet à la limite du significatif, en dessous du seuil que l’essai s’était fixéQue signifie l’absence de lien entre les cétones et l’amélioration ?
La cétose est censée être le mécanisme d’action. Les analyses post hoc ne retrouvent aucune association significative entre concentration de cétones et évolution du PHQ-9, et les participants les moins en cétose sont…
Régime cétogène et dépression résistante : un effet à la limite du significatif, en dessous du seuil que l’essai s’était fixéLe régime cétogène est-il dangereux chez un patient déprimé ?
Cet essai ne rapporte aucun événement indésirable grave lié aux procédures de recherche sur six semaines, avec un objectif explicite de stabilité pondérale et un encadrement diététique hebdomadaire.
Régime cétogène et dépression résistante : un effet à la limite du significatif, en dessous du seuil que l’essai s’était fixéQue répondre à un patient qui a lu qu’un régime cétogène réduit la dépression de 70 % ?
Que ce chiffre existe bien, qu’il provient d’une étude à un seul bras portant sur 16 participants analysés, sans groupe de comparaison, et que la question qu’elle pose n’est pas celle qu’elle semble résoudre.
Régime cétogène et dépression résistante : un effet à la limite du significatif, en dessous du seuil que l’essai s’était fixéPeut-on prescrire du pramipexole dans une dépression en France ?
Le résumé des caractéristiques du produit consulté sur la base de données publique des médicaments de l’ANSM le 10 août 2026 ne mentionne que deux indications : la maladie de Parkinson idiopathique chez l’adulte et le…
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?Cet essai était-il en crossover ?
Non. Groupes parallèles, allocation 1:1, neuf semaines, sans permutation des séquences, dans l’article comme dans le protocole publié en 2023.
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?L’IRM fonctionnelle prouve-t-elle le mécanisme ?
Non, même si le résultat est chiffré. L’imagerie, réalisée à 7 teslas chez 48 participants, montre une différence significative entre groupes (p = 0,030 ; g de Hedges 0,64), avec une activation striatale ventrale liée à…
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?Quatre points de SHAPS, est-ce beaucoup ?
C’est environ 10 % du score de départ. La SHAPS compte 14 items cotés de 1 à 4, soit une plage de 14 à 56, et les patients entraient avec des scores moyens de 41,5 et 39,5.
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?Les troubles du contrôle des impulsions ont-ils été observés dans cet essai ?
Oui, et ils ont été mesurés par un instrument dédié, pas seulement recueillis spontanément.
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?Des virages de l’humeur sont-ils survenus ?
Oui. Deux patients du groupe pramipexole ont développé des symptômes maniaques légers : diminution du besoin de sommeil, énergie augmentée, fuite des idées.
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?L’essai a-t-il été financé par un laboratoire, et les auteurs ont-ils des liens d’intérêts ?
Le financement provient du Conseil suédois de la recherche, de financements hospitalo-universitaires ALF, de la Région Skåne et de plusieurs fondations suédoises, et l’article précise que les financeurs n’ont eu aucun…
Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?Faut-il arrêter de prescrire l’eskétamine ?
Non, et l’article ne le propose pas. L’effet est réel, orienté dans le bon sens, et la molécule garde sa place chez des patients pour lesquels les options se comptent sur les doigts d’une main.
Eskétamine dans la dépression résistante : que dit la réanalyse des données individuelles des essais d’enregistrement ?Un résultat significatif mais sous le seuil, qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?
Que la différence entre eskétamine et placebo n’est probablement pas due au hasard, et qu’elle reste petite. La significativité statistique répond à la question de l’existence, pas à celle de la taille.
Eskétamine dans la dépression résistante : que dit la réanalyse des données individuelles des essais d’enregistrement ?D’où vient le seuil de 6,5 points ?
Des protocoles des trois premiers essais pivots, où il servait au calcul du nombre de sujets nécessaires, sur la base des résultats de phase 2 et d’un jugement clinique, tel que le décrivent les auteurs.
Eskétamine dans la dépression résistante : que dit la réanalyse des données individuelles des essais d’enregistrement ?Les patients les plus résistants en tirent-ils davantage ?
Rien ne le montre. Cinq modérateurs ont été testés, niveau de résistance, âge, sévérité initiale, sexe et classe d’antidépresseur associé, et aucun n’est significatif.
Eskétamine dans la dépression résistante : que dit la réanalyse des données individuelles des essais d’enregistrement ?Une équipe qui critique l’eskétamine depuis des années est-elle crédible pour la réévaluer ?
La question est légitime et la réponse tient au format. Un rapport enregistré fixe le plan d’analyse avant que les résultats soient connus et le fait valider par la revue à ce stade.
Eskétamine dans la dépression résistante : que dit la réanalyse des données individuelles des essais d’enregistrement ?Les troubles mentaux augmentent-ils vraiment, ou les diagnostique-t-on mieux ?
Les deux hypothèses restent compatibles avec ces données. La hausse du taux standardisé est réelle en tant que mesure, mais sa cause n'est pas établie.
Troubles mentaux : 1,17 milliard de cas, première cause mondiale d’incapacitéPourquoi première en incapacité et seulement cinquième en charge globale ?
Parce que la charge globale additionne les années perdues par décès prématuré et les années vécues avec incapacité.
Troubles mentaux : 1,17 milliard de cas, première cause mondiale d’incapacité1,17 milliard de cas, cela fait-il 1,17 milliard de personnes ?
Non. Le GBD dénombre des cas prévalents, trouble par trouble. Une même personne présentant deux troubles compte deux fois. Le nombre de personnes concernées est nécessairement inférieur.
Troubles mentaux : 1,17 milliard de cas, première cause mondiale d’incapacitéPeut-on utiliser ces données pour la France ?
Avec prudence. La France fait partie des 204 pays modélisés, mais une estimation issue d'un modèle mondial ne remplace pas les enquêtes nationales dédiées. Pour un argumentaire local, croiser les deux.
Troubles mentaux : 1,17 milliard de cas, première cause mondiale d’incapacitéComment expliquer l'écart entre le Viet Nam et les Pays-Bas ?
L'étude ne l'explique pas. Reconnaissance diagnostique, exposition aux facteurs de risque et qualité des données sources jouent probablement tous les trois, dans des proportions que ce design ne permet pas d'estimer.
Troubles mentaux : 1,17 milliard de cas, première cause mondiale d’incapacitéPeut-on prescrire la buprénorphine pour une idéation suicidaire aujourd'hui ?
Non. L'usage est hors autorisation de mise sur le marché dans cette indication et repose sur un unique essai de petite taille. Ce n'est pas une recommandation de pratique.
Buprénorphine après kétamine : peut-on prolonger l’effet antisuicidaire ?Cette stratégie est-elle applicable en cabinet libéral ?
Pas en l'état, puisque le protocole commence par une perfusion de kétamine, indisponible hors structure spécialisée. Le raisonnement, lui, s'applique partout.
Buprénorphine après kétamine : peut-on prolonger l’effet antisuicidaire ?Pourquoi l'idéation s'améliore-t-elle sans que la dépression change ?
C'est la question que l'étude soulève sans la résoudre. Suicidalité et humeur reposent peut-être sur des circuits partiellement distincts, mais ce résultat porte sur un critère secondaire, dans un effectif de 45…
Buprénorphine après kétamine : peut-on prolonger l’effet antisuicidaire ?Les patients étaient-ils résistants au traitement ?
Non. Les critères d'inclusion publiés sont un épisode dépressif caractérisé et un score d'au moins 6 à la Scale for Suicide Ideation.
Buprénorphine après kétamine : peut-on prolonger l’effet antisuicidaire ?Faut-il parler d'une révolution ?
Non, et le dire ainsi desservirait le sujet. C'est une preuve de concept élégante, sur une question où l'on manque cruellement d'outils.
Buprénorphine après kétamine : peut-on prolonger l’effet antisuicidaire ?Schizophrénie et troubles psychotiques 85
Ce modèle peut-il servir en France ?
Pas en l’état. Il a été construit et testé dans un seul service du NHS, avec son codage et son organisation des soins. Il faudrait le valider sur des données françaises avant tout usage.
Prédire ensemble le risque de psychose et de trouble bipolaire à partir du dossier de soins : que vaut le modèle du sud de Londres ?Que signifie un indice de concordance de 0,80 ?
Si l’on prend au hasard un patient qui recevra le diagnostic et un patient qui ne le recevra pas, le modèle attribue un risque plus élevé au premier dans environ 80 % des cas.
Prédire ensemble le risque de psychose et de trouble bipolaire à partir du dossier de soins : que vaut le modèle du sud de Londres ?Pourquoi prédire psychose et trouble bipolaire ensemble ?
Parce que les deux troubles partagent une partie de leurs signes de début et de leurs caractéristiques cliniques.
Prédire ensemble le risque de psychose et de trouble bipolaire à partir du dossier de soins : que vaut le modèle du sud de Londres ?Le modèle utilise-t-il des examens biologiques ou d’imagerie ?
Non. Il repose uniquement sur des informations déjà présentes dans le dossier de soins. C’est son intérêt pratique, et c’est aussi ce qui le rend dépendant de la qualité de ce dossier.
Prédire ensemble le risque de psychose et de trouble bipolaire à partir du dossier de soins : que vaut le modèle du sud de Londres ?Un patient classé à haut risque développera-t-il forcément un trouble ?
Non. L’incidence cumulée à six ans de l’un ou l’autre trouble est de 8,27 % dans cette cohorte.
Prédire ensemble le risque de psychose et de trouble bipolaire à partir du dossier de soins : que vaut le modèle du sud de Londres ?Les antihypertenseurs améliorent-ils les symptômes négatifs de la schizophrénie ?
Pas de façon démontrée. La méta-analyse retrouve une amélioration moyenne modeste de la PANSS négative, mais elle repose sur des molécules très différentes, avec un effet plus marqué pour une perfusion intraveineuse de…
Antihypertenseurs détournés et symptômes négatifs de la schizophrénie : que dit la méta-analyse ?Pourquoi l'intervalle de prédiction change-t-il la lecture ?
L'intervalle de confiance situe l'effet moyen des études incluses. L'intervalle de prédiction dit dans quelle plage se situerait l'effet d'une nouvelle étude.
Antihypertenseurs détournés et symptômes négatifs de la schizophrénie : que dit la méta-analyse ?Le nitroprussiate de sodium peut-il servir en pratique ?
Aucune place établie. Dans les essais, il est administré à 0,5 µg/kg/min pendant 4 heures par voie intraveineuse, en perfusion unique ou répétée, chez des patients hospitalisés ou ambulatoires ; cette modalité n'a pas…
Antihypertenseurs détournés et symptômes négatifs de la schizophrénie : que dit la méta-analyse ?Spironolactone, telmisartan et clonidine ont-ils une place ?
Aucune place établie. Le telmisartan et la clonidine ne sont représentés que par un essai chacun, et les diurétiques ont un effet non significatif sur la PANSS négative dans la revue ; leur signal sur la PANSS totale ne…
Antihypertenseurs détournés et symptômes négatifs de la schizophrénie : que dit la méta-analyse ?Faut-il parler d'un effet de classe ?
Non. Les molécules réunies ont des mécanismes distincts, l'hypothèse d'un mécanisme commun (perfusion cérébrale) reste spéculative selon les auteurs, et la revue n'autorise pas à parler d'effet de classe.
Antihypertenseurs détournés et symptômes négatifs de la schizophrénie : que dit la méta-analyse ?La remédiation en réalité virtuelle est-elle disponible en France ?
Pas en pratique courante. Elle relève aujourd'hui de structures spécialisées et de protocoles de recherche.
Remédiation cognitive en réalité virtuelle : un effet large sur la cognition, et sur la vie quotidienne ?Pourquoi se méfier d'un effet aussi large ?
Parce que les petits essais produisent souvent des effets surestimés, et que le critère principal est mesuré dans la même modalité virtuelle que la tâche entraînée.
Remédiation cognitive en réalité virtuelle : un effet large sur la cognition, et sur la vie quotidienne ?Le bras contrôle faisait-il vraiment quelque chose de comparable ?
En partie. Même casque et mêmes scénarios, mais privés des stratégies, du retour et de la difficulté adaptative, et complétés par des jeux gratuits.
Remédiation cognitive en réalité virtuelle : un effet large sur la cognition, et sur la vie quotidienne ?Les résultats valent-ils pour tous les diagnostics inclus ?
L'essai a inclus ensemble des troubles bipolaires (28 patients), unipolaires (10) et du spectre psychotique (24), sur la base du déficit cognitif.
Remédiation cognitive en réalité virtuelle : un effet large sur la cognition, et sur la vie quotidienne ?Une DMS de -0,31, ça représente quoi pour un patient ?
Environ 1,9 point de sous-score négatif de la PANSS, calculé avec l’écart type intra de 6,0 points observé dans ces essais.
rTMS à haute fréquence et symptômes négatifs : un effet petit, et deux jeux de chiffresPourquoi refuser le chiffre de la SANS alors qu’il est bien plus favorable ?
Précisément parce qu’il est plus favorable. Un résultat avec 91 % d’hétérogénéité peut prendre à peu près n’importe quelle valeur selon les essais retenus. Le citer, même avec une réserve, revient à le faire circuler.
rTMS à haute fréquence et symptômes négatifs : un effet petit, et deux jeux de chiffresLe sous-groupe à 20 Hz suffit-il à fixer un protocole ?
Non. Il suffit à orienter un choix quand le protocole n’est pas déjà fixé, et encore, avec la réserve qu’aucun protocole préalable ne permet de dire que ce sous-groupe a été prévu avant l’analyse.
rTMS à haute fréquence et symptômes négatifs : un effet petit, et deux jeux de chiffresFaut-il proposer la rTMS en première intention sur les symptômes négatifs ?
Rien dans ce travail ne le suggère. Il s’agit d’un traitement administré en complément chez des patients recevant déjà un antipsychotique, et c’est dans ce cadre que l’effet a été mesuré.
rTMS à haute fréquence et symptômes négatifs : un effet petit, et deux jeux de chiffresCette imagerie est-elle disponible en France ?
Non, pas en pratique clinique. Elle relève de la recherche et de quelques centres équipés, et elle n’a aucune indication diagnostique reconnue. Aucun patient ne doit se la voir proposer en dehors d’un protocole.
Schizophrénie : la perte synaptique est-elle indépendante de l’atrophie visible en IRM ?La schizophrénie est-elle donc une maladie de la synapse et non de la dopamine ?
L’étude n’oppose pas ces deux niveaux. Elle mesure une densité synaptique et constate que, dans l’hémisphère gauche, sa distribution spatiale ressemble davantage à celle de certains systèmes de neurotransmission qu’à…
Schizophrénie : la perte synaptique est-elle indépendante de l’atrophie visible en IRM ?Les antipsychotiques abîment-ils les synapses ?
Cette étude ne permet pas de trancher. L’échantillon est chronique et exposé au long cours, donc l’effet du traitement et celui de la maladie ne sont pas séparables.
Schizophrénie : la perte synaptique est-elle indépendante de l’atrophie visible en IRM ?Pourquoi la corrélation avec l’IRM est-elle si importante ?
Parce qu’elle remet en question un raccourci fréquent, celui qui fait de la perte de volume l’image de la perte neuronale ou synaptique.
Schizophrénie : la perte synaptique est-elle indépendante de l’atrophie visible en IRM ?Vingt-neuf patients, est-ce suffisant ?
Pour un effet de groupe important mesuré avec une technique précise, oui, à condition de s’en tenir là.
Schizophrénie : la perte synaptique est-elle indépendante de l’atrophie visible en IRM ?Ce travail prouve-t-il que l'observance réduit la mortalité ?
Non. Il montre une association forte et graduée. Le devis observationnel ne permet pas d'exclure que la faible couverture soit surtout le marqueur d'une situation clinique et sociale plus dégradée, ni qu'elle soit…
Observance des antipsychotiques et mortalite dans la schizophrenie : une association nette, une extrapolation fragileLe nombre de sujets à traiter est-il utilisable en consultation ?
Avec beaucoup de prudence. Il est dérivé de différences de survie estimées à cinq et huit ans, alors que le suivi médian est de 17,3 mois, et sous une hypothèse de causalité que l'étude n'établit pas.
Observance des antipsychotiques et mortalite dans la schizophrenie : une association nette, une extrapolation fragileÀ quels patients ces chiffres s'appliquent-ils ?
À des adultes couverts par une assurance commerciale ou par Medicare Advantage aux États-Unis, d'âge moyen 55,3 ans avec un écart type de 20,5 ans, qui débutent ou reprennent un antipsychotique après douze mois sans…
Observance des antipsychotiques et mortalite dans la schizophrenie : une association nette, une extrapolation fragileLes résultats tiennent-ils si l'on change les hypothèses ?
Oui dans leur sens. Cinq analyses de sensibilité, exclusion de la période pandémique, calcul alternatif de la couverture, trois découpages différents des catégories, ajustement sur le type d'antipsychotique initial et…
Observance des antipsychotiques et mortalite dans la schizophrenie : une association nette, une extrapolation fragileQui a financé cette étude ?
Johnson & Johnson Innovative Medicine. Cinq des six auteurs sont salariés de ce groupe et actionnaires de Johnson and Johnson, et ils ont participé au design, à l'analyse, à l'interprétation, à la rédaction et à la…
Observance des antipsychotiques et mortalite dans la schizophrenie : une association nette, une extrapolation fragileLe chiffre de 60,1 % de mauvais pronostic vaut-il pour un adolescent vu aujourd'hui ?
Non, pas directement. Il provient d'une seule méta-analyse de cohortes suivies en moyenne 14,4 ans, dans des conditions de soins antérieures, et la définition du mauvais pronostic ne figure pas dans la version…
Psychose à début précoce : ce que trente méta-analyses disent du pronostic et du choix de l’antipsychotiqueFaut-il proposer la clozapine plus tôt qu'en pratique adulte ?
Les auteurs recommandent de l'envisager après résistance à deux antipsychotiques non clozapine, sans se prononcer sur un calendrier propre à l'adolescent.
Psychose à début précoce : ce que trente méta-analyses disent du pronostic et du choix de l’antipsychotiquePeut-on se fier au classement de tolérance entre molécules ?
Avec réserve. Le travail ne recalcule aucun effet, les rangs proviennent de méta-analyses de qualité inégale, allant de 4 à 16 sur 16, et cinq des quatorze auteurs déclarent des liens avec des fabricants.
Psychose à début précoce : ce que trente méta-analyses disent du pronostic et du choix de l’antipsychotiqueLes déficits cognitifs plus marqués signifient-ils que la psychose précoce abîme davantage le cerveau ?
Ce n'est pas démontrable ici. Un début précoce est associé à des formes plus sévères, et l'association observée ne permet pas de séparer les deux.
Psychose à début précoce : ce que trente méta-analyses disent du pronostic et du choix de l’antipsychotiqueQue faire des molécules citées mais non disponibles en France ?
Vérifier leur statut avant toute reprise. La molindone n'est plus produite, l'asénapine n'a pas d'autorisation européenne dans la schizophrénie ni chez l'adolescent, et la disponibilité de la lurasidone en France est à…
Psychose à début précoce : ce que trente méta-analyses disent du pronostic et du choix de l’antipsychotiqueL'absence de résultat sur l'inflammation signifie-t-elle qu'il n'y a rien à chercher de ce côté ?
Non. Le résultat négatif repose sur 4 études et 261 sujets, avec une hétérogénéité élevée et des analyses complémentaires prévues puis abandonnées faute de données. C'est une puissance insuffisante, pas une réfutation.
Psychose à début précoce : ce que trente méta-analyses disent du pronostic et du choix de l’antipsychotiqueFaut il ajouter de la duloxétine aux patients sous clozapine insuffisamment améliorés ?
Non, pas sur la base de ce travail. L’estimation, SMD -1,53 avec un intervalle de confiance de -2,44 à -0,63, provient d’un unique essai de 40 patients randomisés sur 16 semaines.
Schizophrénie non répondeuse : que vaut une taille d’effet de moins 1,53 pour la duloxétine associée à la clozapine ?Pourquoi se méfier d’un résultat aussi favorable ?
Parce que l’amplitude est très supérieure à ce que l’on observe habituellement en psychopharmacologie de la schizophrénie, et qu’elle apparaît dans une population où les effets attendus sont les plus faibles.
Schizophrénie non répondeuse : que vaut une taille d’effet de moins 1,53 pour la duloxétine associée à la clozapine ?Une comparaison indirecte vaut elle une comparaison directe ?
Elle a moins de force. Une comparaison indirecte relie deux traitements jamais opposés dans un même essai en passant par un comparateur commun.
Schizophrénie non répondeuse : que vaut une taille d’effet de moins 1,53 pour la duloxétine associée à la clozapine ?La tolérance des associations est elle rassurante ?
Non. Les critères de tolérance ont été analysés et ne sont pas neutres : la clozapine entraîne plus de sédation et plus de prise de poids que plusieurs comparateurs, et les arrêts pour effet indésirable sont plus…
Schizophrénie non répondeuse : que vaut une taille d’effet de moins 1,53 pour la duloxétine associée à la clozapine ?Que retenir si une autre synthèse conclut à l’inverse ?
Que la question reste ouverte. Ce travail ne clôt pas le débat sur les stratégies à adopter dans la schizophrénie résistante ; il confirme la place de la clozapine et ajoute des estimations d’association dont la…
Schizophrénie non répondeuse : que vaut une taille d’effet de moins 1,53 pour la duloxétine associée à la clozapine ?Cet essai est il positif ou négatif ?
Positif sur son critère principal, avec un intervalle de confiance qui exclut l’absence d’effet.
Brexpiprazole dans la schizophrénie de l’adolescent : que vaut un résultat statistiquement positif sur la PANSS ?Le brexpiprazole donne il moins d’akathisie que l’aripiprazole ?
Cet essai ne permet pas de l’affirmer. Le bras aripiprazole est une référence active destinée à vérifier que le dispositif détecte bien un effet, pas un comparateur formellement testé.
Brexpiprazole dans la schizophrénie de l’adolescent : que vaut un résultat statistiquement positif sur la PANSS ?Faut il conclure que la molécule est inefficace sur les symptômes négatifs ?
Non. L’essai n’a pas démontré d’effet sur cette dimension, ce qui n’équivaut pas à démontrer qu’il n’y en a pas.
Brexpiprazole dans la schizophrénie de l’adolescent : que vaut un résultat statistiquement positif sur la PANSS ?La réponse placebo élevée disqualifie t elle l’essai ?
Non, elle en réduit la marge de démonstration. Une amélioration de 17,4 points sous placebo se situe, selon les auteurs, au haut de la fourchette attendue au regard des essais antérieurs chez l’adolescent, et rappelle…
Brexpiprazole dans la schizophrénie de l’adolescent : que vaut un résultat statistiquement positif sur la PANSS ?Les liens d’intérêts remettent ils en cause les résultats ?
Sept des neuf auteurs sont ou étaient employés d’Otsuka ou de H Lundbeck, les deux financeurs, qui ont participé à la conception, au recueil des données, à l’analyse, à l’interprétation et à la rédaction.
Brexpiprazole dans la schizophrénie de l’adolescent : que vaut un résultat statistiquement positif sur la PANSS ?Peut on le prescrire chez un adolescent en France ?
La réponse dépend du statut réglementaire, qui est à vérifier auprès des sources officielles et ne peut pas être déduit de cet essai.
Brexpiprazole dans la schizophrénie de l’adolescent : que vaut un résultat statistiquement positif sur la PANSS ?Cette étude dit-elle qu’aucune alternative ne marche ?
Non. Elle dit qu’aucune n’atteint le seuil de preuve permettant de la recommander en routine comme alternative à la clozapine, ce qui est différent.
Schizophrénie résistante : quand la clozapine est impossible, que reste-t-il vraiment ?Pourquoi l’effet des agonistes du site glycine se fragilise-t-il ?
Parce que la base est très étroite, 9 essais et 187 patients, que tous sauf deux proviennent d’un même groupe de recherche, et que l’un des auteurs de sept de ces essais a acquis en 2000 les droits de propriété…
Schizophrénie résistante : quand la clozapine est impossible, que reste-t-il vraiment ?La stimulation magnétique transcrânienne est-elle inutile dans la schizophrénie ?
Ces données ne permettent pas de le dire. Elles montrent que la littérature disponible sur les symptômes positifs présente une asymétrie de publication significative et que l’effet moyen corrigé n’est plus significatif.
Schizophrénie résistante : quand la clozapine est impossible, que reste-t-il vraiment ?Que faire concrètement quand la clozapine est refusée par le patient ?
Cette question dépasse le champ de la méta-analyse, qui n’évalue pas les stratégies de reprise de décision.
Schizophrénie résistante : quand la clozapine est impossible, que reste-t-il vraiment ?Une étude d'observation peut-elle répondre à cette question ?
Les auteurs expliquent qu'un essai randomisé serait à la fois contraire à l'éthique, puisqu'il faudrait priver un bras d'un traitement efficace, et impraticable, puisqu'il devrait durer plus d'une décennie pour évaluer…
Le méthylphénidate augmente-t-il le risque de trouble psychotique ?Le méthylphénidate peut-il quand même déclencher des symptômes psychotiques ?
Des symptômes psychotiques transitoires sous psychostimulant sont décrits, notamment lors d'un surdosage ou d'un mésusage. Ils constituent un motif d'arrêt et de réévaluation.
Le méthylphénidate augmente-t-il le risque de trouble psychotique ?Faut-il traiter plus tôt et plus longtemps pour protéger ?
Non, pas sur la base de ces données. Le signal concerne une analyse secondaire dans une strate dont l'effectif n'est pas chiffré dans l'article, sans correction pour comparaisons multiples et sans réplication.
Le méthylphénidate augmente-t-il le risque de trouble psychotique ?Ce résultat vaut-il pour la lisdexamfétamine et les autres stimulants ?
Non. L'exposition étudiée est le méthylphénidate, qui représente plus de 90 % des remboursements de stimulants dans cet échantillon.
Le méthylphénidate augmente-t-il le risque de trouble psychotique ?Pourquoi les différences de risque semblent-elles si grandes ?
Parce qu'elles ne s'interprètent pas comme un écart entre deux groupes. Le coefficient correspond au changement de probabilité associé à une unité d'exposition, définie comme 30 mg de méthylphénidate par jour pendant…
Le méthylphénidate augmente-t-il le risque de trouble psychotique ?Deux tiers des patients schizophrènes ont-ils une sarcopénie ?
Dans cet échantillon turc de 198 patients, 66,6 % remplissent les critères EWGSOP2, la plupart au stade probable, qui repose sur la seule force de préhension.
Sarcopénie et schizophrénie : deux patients sur trois dans un échantillon turcLes antipsychotiques sont-ils en cause ?
L’étude ne répond pas à cette question. La classe d’antipsychotique, le recours à une forme injectable à action prolongée et l’observance ne différaient pas entre patients sarcopéniques et non sarcopéniques, et la durée…
Sarcopénie et schizophrénie : deux patients sur trois dans un échantillon turcExiste-t-il un dépistage à mettre en place ?
Les auteurs recommandent un dépistage systématique en psychiatrie et proposent la mesure de la force de préhension comme outil simple.
Sarcopénie et schizophrénie : deux patients sur trois dans un échantillon turcLe stress oxydatif explique-t-il la perte musculaire ?
Les données montrent des corrélations positives entre capacité antioxydante sérique et paramètres musculaires, de l’ordre de r = 0,21 à 0,29.
Sarcopénie et schizophrénie : deux patients sur trois dans un échantillon turcCette étude montre-t-elle que les antibiotiques sont plus efficaces que les antipsychotiques sur les symptômes négatifs ?
Non, et cette lecture est méthodologiquement impossible. Il s’agit d’une méta-analyse par paires : chaque intervention est comparée à un comparateur non actif, jamais à une autre intervention.
Symptômes négatifs de la schizophrénie : 451 essais mesurent-ils le bon symptôme ?Existe-t-il un médicament autorisé en France dans les symptômes négatifs ?
Le résumé des caractéristiques du produit de l’amisulpride, dans sa version mise à jour le 7 janvier 2026, indique une indication dans les troubles schizophréniques aigus et chroniques avec symptômes positifs et ou…
Symptômes négatifs de la schizophrénie : 451 essais mesurent-ils le bon symptôme ?Pourquoi la distinction entre symptômes négatifs primaires et secondaires change-t-elle tout ?
Parce qu’elle détermine le traitement. Un retrait social secondaire à un délire persécutoire, à une akinésie sous antipsychotique ou à une dépression relève de l’optimisation du traitement en cours, pas d’une molécule…
Symptômes négatifs de la schizophrénie : 451 essais mesurent-ils le bon symptôme ?Que vaut le seuil de 0,457 ?
C’est l’apport le plus solide du travail, à condition de ne pas lui attribuer une nouveauté qu’il n’a pas : la méthode vient de la méta-analyse de 2015 de la même équipe, elle est ici réappliquée à un corpus trois fois…
Symptômes négatifs de la schizophrénie : 451 essais mesurent-ils le bon symptôme ?Pourquoi les immunomodulateurs obtiennent-ils une confiance élevée alors que l’activité physique obtient une confiance très basse ?
La gradation GRADE dépend du risque de biais, de la cohérence entre études, de la précision et du caractère direct de la preuve.
Symptômes négatifs de la schizophrénie : 451 essais mesurent-ils le bon symptôme ?Que faire de l’absence de la clozapine et de l’électroconvulsivothérapie ?
Elles n’ont pas pu être analysées faute d’essais en nombre suffisant contre comparateur non actif, ces traitements étant habituellement comparés à un traitement actif.
Symptômes négatifs de la schizophrénie : 451 essais mesurent-ils le bon symptôme ?Faut il proposer une psychothérapie ciblée à un patient qui entend encore des voix sous antipsychotique ?
Ces données soutiennent la proposition, sans la rendre obligatoire. Le bénéfice moyen est de faible amplitude et la certitude des preuves est jugée faible par les auteurs, mais il se maintient au suivi et…
Hallucinations auditives : que change vraiment une psychothérapie ciblée ?La thérapie par avatar est elle supérieure à la thérapie cognitivo-comportementale ?
Ce travail ne le démontre pas. Il montre que le sous-groupe des six essais d'avatar est le seul à atteindre la signification contre ses propres contrôles, tandis que le sous-groupe des trois essais de thérapie…
Hallucinations auditives : que change vraiment une psychothérapie ciblée ?Pourquoi la revue Cochrane de 2020 était elle négative sur l'avatar ?
Elle disposait de trois études et 195 participants, toutes à risque de biais élevé sur au moins un domaine, avec des niveaux de certitude majoritairement très faibles à faibles et des données de court terme uniquement.
Hallucinations auditives : que change vraiment une psychothérapie ciblée ?Une différence moyenne standardisée de −0,18, cela représente quoi pour un patient ?
Pas de traduction directe possible. Cet indice rapporte un écart de moyennes à la dispersion des mesures, ce qui permet d'agréger des échelles différentes mais interdit de le convertir en points d'échelle ou en heures…
Hallucinations auditives : que change vraiment une psychothérapie ciblée ?Le fait que le patient sache ce qu'il reçoit invalide t il l'étude ?
Non, et l'article apporte de quoi le vérifier. Dans une psychothérapie, l'aveugle du participant est impossible ; ce qui reste possible, et devient décisif, c'est le masque de l'évaluateur.
Hallucinations auditives : que change vraiment une psychothérapie ciblée ?Ces interventions sont elles accessibles en France ?
Les sources consultées ne permettent pas de décrire l'offre française, et aucun des vingt-trois essais inclus n'a été conduit en France.
Hallucinations auditives : que change vraiment une psychothérapie ciblée ?Cette étude autorise-t-elle à associer deux antipsychotiques ?
Non. Elle décrit une association statistique entre certaines périodes de polythérapie et un risque de réhospitalisation plus bas chez les mêmes patients.
Associer deux antipsychotiques réduit-il vraiment les réhospitalisations ?Le dispositif intra-individuel supprime-t-il le biais d'indication ?
Il n'en supprime pas la partie qui compte. Tout ce qui est stable chez une personne disparaît par construction, y compris des facteurs que personne n'a mesurés.
Associer deux antipsychotiques réduit-il vraiment les réhospitalisations ?Pourquoi PEB ne publie-t-elle aucun rapport de risque pour ces associations ?
Parce que le résumé publié n'en contient aucun. Des valeurs précises circulent sans source identifiable, elles ne figurent pas dans la publication. Un chiffre qu'on ne peut pas montrer ne se cite pas.
Associer deux antipsychotiques réduit-il vraiment les réhospitalisations ?La réhospitalisation est-elle un bon critère de jugement ?
C'est le meilleur disponible dans une base de remboursement, et il a une vraie valeur clinique : un patient qui ne retourne pas à l'hôpital vit mieux. Mais il mesure autant l'organisation des soins que la maladie.
Associer deux antipsychotiques réduit-il vraiment les réhospitalisations ?Le financement industriel invalide-t-il ce travail ?
Non, et le raccourci serait paresseux. Les données proviennent du SNDS, le devis est pertinent, le résultat va dans le sens de la littérature antérieure.
Associer deux antipsychotiques réduit-il vraiment les réhospitalisations ?Que disent exactement les recommandations ?
Le NICE, dans son guide CG178 publié en février 2014, actualisé en mars 2014 et toujours en vigueur, déconseille d'instaurer une association régulière d'antipsychotiques, hors périodes courtes comme un relais.
Associer deux antipsychotiques réduit-il vraiment les réhospitalisations ?Cette étude signifie-t-elle que la clozapine n’est pas supérieure aux autres antipsychotiques ?
Non. Elle montre qu’on ne dispose pas de preuve de supériorité sur un critère symptomatique à court terme, avec une confiance jugée très faible.
Clozapine dans la schizophrénie résistante : pas de preuve de supériorité sur les symptômes à six à huit semainesFaut-il attendre moins longtemps, ou plus longtemps, avant de proposer la clozapine ?
Rien ici ne justifie de retarder une initiation. Le message opérationnel porte sur la rigueur de l’étape précédente : deux traitements documentés, à dose efficace, assez longtemps, avec observance vérifiée.
Clozapine dans la schizophrénie résistante : pas de preuve de supériorité sur les symptômes à six à huit semainesComment concilier ce résultat avec les cohortes qui rapportent une mortalité plus basse sous clozapine ?
En posant les deux, sans les fusionner. La cohorte finlandaise FIN20, qui suit 62 250 patients pendant vingt ans, associe la clozapine aux meilleurs résultats de mortalité de toutes les molécules étudiées, avec un…
Clozapine dans la schizophrénie résistante : pas de preuve de supériorité sur les symptômes à six à huit semainesUne différence de 0,64 point sur la PANSS, cela représente quoi ?
Rien de perceptible. L’échelle va de 30 à 210 points. Même en se plaçant à la borne la plus défavorable à la clozapine, autour de quatre points, on reste très en deçà de ce qui se voit en consultation.
Clozapine dans la schizophrénie résistante : pas de preuve de supériorité sur les symptômes à six à huit semainesFaut-il en parler au patient déjà stabilisé sous clozapine ?
Pas spontanément, et surtout pas comme une remise en cause. Chez un patient stabilisé, la question de l’efficacité comparative en début de traitement n’a plus d’objet.
Clozapine dans la schizophrénie résistante : pas de preuve de supériorité sur les symptômes à six à huit semainesCette étude remet-elle en cause la place de la clozapine dans la schizophrénie résistante ?
Non. Elle constate qu'aucune preuve concluante n'existe pour le passage à la clozapine après une seule non-réponse de quatre semaines.
Schizophrénie non répondeuse : que faire après le premier antipsychotique ?Faut-il associer deux antipsychotiques ?
L'association montre un effet statistiquement significatif mais modeste, avec une certitude très faible, et un rapport de cotes de 1,93 pour les effets indésirables.
Schizophrénie non répondeuse : que faire après le premier antipsychotique ?Pourquoi l'électroconvulsivothérapie affiche-t-elle le plus grand effet sans être recommandée ici ?
Parce que cet effet repose sur cinq essais et 97 patients, avec une certitude très faible. Un effet apparent large sur un effectif mince ne vaut pas preuve.
Schizophrénie non répondeuse : que faire après le premier antipsychotique ?Que signifie une certitude très faible ?
Que l'effet réel peut être substantiellement différent de l'effet estimé. Ce jugement ne porte pas sur la qualité de la méta-analyse : il agrège le risque de biais des essais, l'imprécision des estimations…
Schizophrénie non répondeuse : que faire après le premier antipsychotique ?TDAH 30
Cela change-t-il quelque chose à ma pratique ?
Non. Le travail ne porte sur aucun critère clinique, n'utilise aucune donnée individuelle et ne propose aucun marqueur. Il appartient à la recherche translationnelle.
Un même trouble dessine-t-il le même cortex à quinze ans et à quarante ans ?Le cerveau de l'adolescent est-il donc organisé autrement ?
C'est l'hypothèse que défendent les auteurs, et elle est plausible au vu de ce que l'on sait de la maturation corticale.
Un même trouble dessine-t-il le même cortex à quinze ans et à quarante ans ?Que signifie une corrélation de 0,65 entre deux cartes du cerveau ?
Que les régions où l'épaisseur diffère le plus entre patients et témoins tendent à être celles qui occupent une certaine position dans le réseau de connexions.
Un même trouble dessine-t-il le même cortex à quinze ans et à quarante ans ?Pourquoi la case du niveau de preuve est-elle vide ?
Parce que l'échelle de niveau de preuve d'Oxford est construite pour des questions de diagnostic, de pronostic ou de traitement. Elle ne s'applique pas à une analyse corrélative de statistiques agrégées.
Un même trouble dessine-t-il le même cortex à quinze ans et à quarante ans ?Peut-on en tirer une piste thérapeutique ?
Non. Les associations avec des cartes de neurotransmetteurs sont exploratoires et portent sur des données moyennes issues d'autres échantillons. Aucune n'a été testée, et aucune ne désigne une cible utilisable.
Un même trouble dessine-t-il le même cortex à quinze ans et à quarante ans ?Faut-il orienter un enfant impulsif vers le judo et un enfant qui oublie les consignes vers la corde à sauter ?
Ce serait aller au-delà de ce que le dispositif autorise. Les catégories d'activité ont chacune été comparées à leur propre condition témoin, dans des essais distincts, jamais l'une à l'autre chez les mêmes enfants, et…
Dans le TDAH de l’enfant, le type d’activité physique change-t-il le bénéfice cognitif ?Quelle durée et quelle intensité recommander concrètement ?
Les effets les plus nets s'observent au-delà de six semaines, avec au moins deux séances hebdomadaires, à une intensité modérée à vigoureuse.
Dans le TDAH de l’enfant, le type d’activité physique change-t-il le bénéfice cognitif ?Un enfant qui progresse aux tests ira-t-il mieux en classe ?
Non démontré ici, et la prudence s'impose. Les interventions d'entraînement cognitif dans le TDAH ont montré des gains sur les tâches entraînées sans amélioration correspondante des symptômes évalués en aveugle.
Dans le TDAH de l’enfant, le type d’activité physique change-t-il le bénéfice cognitif ?Ces effets sont-ils comparables à ceux d'un traitement du TDAH ?
La question n'est pas tranchée par ce travail, et les chiffres ne sont pas convertibles : les essais médicamenteux se jugent sur des échelles de symptômes, ceux-ci sur des tests cognitifs.
Dans le TDAH de l’enfant, le type d’activité physique change-t-il le bénéfice cognitif ?Y a-t-il des enfants chez qui il faut se retenir de conseiller le sport ?
Peu, et pour des raisons somatiques plutôt que psychiatriques : pathologie cardiaque ou respiratoire connue, contexte orthopédique, situation où l'échec répété dans une activité compétitive risque d'aggraver l'estime de…
Dans le TDAH de l’enfant, le type d’activité physique change-t-il le bénéfice cognitif ?Cette étude montre-t-elle que les adolescentes tolèrent moins bien les traitements du TDAH ?
Non. Elle montre que, dans cette cohorte, les filles de 15 à 17 ans commencent plus souvent un traitement que les garçons du même âge (72,8 % contre 54,2 %) et que, toutes tranches d'âge confondues, les filles restent…
Traitement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent : qui arrête, et quand ?Une discontinuation, est-ce la même chose qu'une mauvaise observance ?
Non, et la distinction est centrale ici. L'étude observe l'absence de délivrance en pharmacie pendant au moins 90 jours.
Traitement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent : qui arrête, et quand ?Le délai médian de 106 jours est-il un délai anormal ?
Ce délai décrit le temps écoulé entre le diagnostic et la première délivrance dans un système de soins donné, avec ses files d'attente et ses circuits d'initiation.
Traitement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent : qui arrête, et quand ?Ces chiffres sont-ils applicables à une patientèle française ?
Les proportions et les durées, non : l'accès aux soins, les modalités d'initiation et les règles de délivrance diffèrent.
Traitement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent : qui arrête, et quand ?Faut-il renforcer le suivi des filles en particulier ?
Cette étude ne teste aucune intervention, donc elle ne peut pas répondre. Elle indique où regarder.
Traitement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent : qui arrête, et quand ?Cette étude signifie-t-elle que la TCC ne sert à rien dans le TDAH de l'adulte ?
Non. Elle montre que le signal favorable observé en évaluation clinicienne à 12 semaines n'est pas retrouvé en auto-évaluation. Une absence de mise en évidence n'est pas une preuve d'absence d'effet.
TDAH de l’adulte : les traitements gardent-ils leur effet quand c’est le patient qui évalue ?Faut-il en conclure que les stimulants sont supérieurs à tout le reste ?
Ils sont la composante dont le bénéfice est le mieux étayé, ce qui n'est pas la même chose.
TDAH de l’adulte : les traitements gardent-ils leur effet quand c’est le patient qui évalue ?L'odds ratio d'arrêt de 1,43 doit-il faire renoncer à l'atomoxétine ?
Non, il doit faire préparer la prescription. Le bénéfice sur les symptômes est retrouvé selon les deux sources d'évaluation.
TDAH de l’adulte : les traitements gardent-ils leur effet quand c’est le patient qui évalue ?Un patient me demande la stimulation transcrânienne, que répondre ?
Qu'il existe un signal, et qu'il est fragile. La stimulation transcrânienne à courant continu fait mieux que le placebo sur les échelles cotées par le clinicien, sans que cela se retrouve dans ce que rapporte le…
TDAH de l’adulte : les traitements gardent-ils leur effet quand c’est le patient qui évalue ?Une méta-analyse en réseau vaut-elle un essai comparatif direct ?
Elle ne le remplace pas. Elle estime des comparaisons qui n'ont jamais été réalisées, à partir d'une hypothèse de similarité entre les populations des essais. Le modèle par composantes ajoute une hypothèse d'additivité.
TDAH de l’adulte : les traitements gardent-ils leur effet quand c’est le patient qui évalue ?Cette étude prouve-t-elle que les stimulants ne déclenchent pas de manie ?
Non. Elle montre qu'aucune augmentation n'est détectée sur les 939 sujets ayant été hospitalisés pour manie au cours du suivi.
Stimulants du TDAH dans le trouble bipolaire : la crainte du virage maniaque résiste-t-elle aux données suédoises ?Qu'est-ce que le biais du patient observant, concrètement ?
Les périodes pendant lesquelles un patient prend un traitement sont souvent celles où il consulte, où il va mieux et où il s'occupe de sa santé.
Stimulants du TDAH dans le trouble bipolaire : la crainte du virage maniaque résiste-t-elle aux données suédoises ?La lisdexamfétamine est-elle préférable ?
Le signal lui est plus favorable dans cette étude, avec 0,81 sur les hospitalisations psychiatriques contre 0,92 pour le méthylphénidate.
Stimulants du TDAH dans le trouble bipolaire : la crainte du virage maniaque résiste-t-elle aux données suédoises ?Et l'atomoxétine ?
Elle a été analysée séparément, chez 2 470 patients, et n'atteint le seuil de significativité ni sur les hospitalisations psychiatriques ni sur les hospitalisations liées aux substances.
Stimulants du TDAH dans le trouble bipolaire : la crainte du virage maniaque résiste-t-elle aux données suédoises ?Ces résultats sont-ils applicables en France ?
Les conditions de prescription des stimulants chez l'adulte diffèrent entre les deux pays, et le contexte français est plus restrictif.
Stimulants du TDAH dans le trouble bipolaire : la crainte du virage maniaque résiste-t-elle aux données suédoises ?Le plateau signifie-t-il qu'aucun patient ne bénéficie d'une dose plus élevée ?
Non. Il décrit l'effet médian d'un groupe. Certains patients peuvent répondre au dessus, mais des données agrégées ne permettent pas de les repérer.
TDAH : jusqu’où faut-il monter la dose ?Pourquoi le méthylphénidate n'a-t-il pas de plateau chez l'adulte ?
Les auteurs avancent une explication possible, la rareté des essais à dose élevée chez l'adulte, qui empêcherait la courbe de se stabiliser. Ils la présentent comme une hypothèse.
TDAH : jusqu’où faut-il monter la dose ?Ces courbes valent-elles pour le traitement au long cours ?
Elles décrivent ce qu'ont mesuré des essais randomisés en double aveugle, dont la durée est courte par nature. La relation dose-effet sur plusieurs années, avec croissance, tolérance et adaptation, n'est pas estimée ici.
TDAH : jusqu’où faut-il monter la dose ?Que faire de l'atomoxétine ?
Aucune relation dose-effet n'a pu être mise en évidence dans les essais à dose fixe. L'étude ne permet ni de recommander ni de décourager l'escalade dans son cas, et c'est une information à transmettre au patient.
TDAH : jusqu’où faut-il monter la dose ?Faut-il y voir un argument contre les traitements du TDAH ?
Non, et c'est plutôt l'inverse. Le travail décrit des courbes qui montent avant de s'aplatir, ce qui donne un repère chiffré pour ne pas s'arrêter trop bas.
TDAH : jusqu’où faut-il monter la dose ?TOC et troubles apparentés 10
Faut-il retenir que les obsessions sexuelles sont plus fréquentes en cas de trouble bipolaire associé ?
Non, pas en l'état. L'écart observé est modeste, il franchit de peu le seuil de signification, il s'efface au retrait de presque n'importe laquelle des études incluses, et il disparaît lorsque l'analyse ne retient que…
Le trouble bipolaire modifie-t-il le profil symptomatique du trouble obsessionnel compulsif ?Que signifie une hétérogénéité de 88,9 % à 93,7 % ?
Que la quasi-totalité de la variabilité observée entre les résultats des études tient à des différences réelles entre ces études et non au hasard de l'échantillonnage.
Le trouble bipolaire modifie-t-il le profil symptomatique du trouble obsessionnel compulsif ?Un test d'asymétrie significatif prouve-t-il un biais de publication ?
Il l'évoque fortement, sans le démontrer. Une asymétrie peut aussi refléter une hétérogénéité réelle ou des différences de qualité entre petites et grandes études.
Le trouble bipolaire modifie-t-il le profil symptomatique du trouble obsessionnel compulsif ?Pourquoi la sévérité globale ne diffère-t-elle pas ?
L'estimation groupée ne franchit pas le seuil de signification, ce qui suggère que la comorbidité modifierait la forme de la symptomatologie plutôt que son intensité.
Le trouble bipolaire modifie-t-il le profil symptomatique du trouble obsessionnel compulsif ?Ces données changent-elles la prise en charge ?
Non. Aucun élément ne porte sur le traitement, la réponse thérapeutique ou l'évolution. L'apport est descriptif et il oriente l'entretien, rien de plus.
Le trouble bipolaire modifie-t-il le profil symptomatique du trouble obsessionnel compulsif ?Cette méta-analyse démontre-t-elle que le TOC aggrave le trouble bipolaire ?
Non. Vingt-deux des vingt-six études sont transversales, ce qui signifie que la comorbidité et le pronostic sont mesurés au même moment. Le travail établit une association, il ne fixe pas de sens à la relation.
Trouble bipolaire avec trouble obsessionnel compulsif comorbide : un profil clinique plus sévère ?L’odds ratio de 1,85 sur les tentatives de suicide est-il utilisable en consultation ?
Il est utilisable comme signal de vigilance, pas comme calcul de risque individuel, et il est moins solide que sa présentation ne le laisse croire.
Trouble bipolaire avec trouble obsessionnel compulsif comorbide : un profil clinique plus sévère ?Pourquoi l’odds ratio de 9,42 sur les épisodes chroniques n’est-il pas mis en avant ?
Parce qu’il repose sur deux études, cinquante patients dans chaque groupe, et que son intervalle de confiance va de 2,23 à 39,89.
Trouble bipolaire avec trouble obsessionnel compulsif comorbide : un profil clinique plus sévère ?Que faut-il penser du recours déclaré à ChatGPT par les auteurs ?
Les auteurs indiquent y avoir eu recours pour améliorer la lisibilité et la langue du manuscrit, avoir ensuite relu et corrigé le contenu, et assumer l’entière responsabilité de la publication.
Trouble bipolaire avec trouble obsessionnel compulsif comorbide : un profil clinique plus sévère ?Faut-il traiter le TOC chez un patient bipolaire stabilisé ?
La question ne se règle pas par cette publication, qui n’a évalué aucun traitement et n’a même pas pu contrôler ses résultats sur les traitements reçus, faute de données.
Trouble bipolaire avec trouble obsessionnel compulsif comorbide : un profil clinique plus sévère ?Trouble bipolaire 28
Une différence standardisée de moins 0,63 est-elle importante ?
Prise isolément, elle correspondrait à un effet modéré. Mais l'intervalle de confiance va de moins 1,11 à moins 0,14, ce qui recouvre aussi bien un effet net qu'un effet marginal, et le niveau de confiance attribué à…
Exercice physique et trouble bipolaire : sur quels symptômes agit-il, et avec quel degré de certitude ?Que signifie une hétérogénéité de 85 % ?
Que la dispersion des résultats entre essais dépasse largement ce qu'expliquerait le hasard. Les interventions, les populations et les échelles diffèrent trop pour qu'une moyenne les représente fidèlement.
Exercice physique et trouble bipolaire : sur quels symptômes agit-il, et avec quel degré de certitude ?L'exercice peut-il déclencher un virage maniaque ?
La revue ne l'a pas testé. Elle rapporte qu'aucun événement indésirable n'a été signalé dans les sept essais, tous conduits avec des activités d'intensité faible à modérée, et sa discussion rappelle des observations…
Exercice physique et trouble bipolaire : sur quels symptômes agit-il, et avec quel degré de certitude ?Pourquoi la taille d'effet est-elle la plus forte sur l'anxiété ?
Parce que trois essais seulement l'ont mesurée. Les estimations issues de petits ensembles sont instables et surestiment volontiers l'effet. C'est le résultat le plus séduisant du travail et le moins solide.
Exercice physique et trouble bipolaire : sur quels symptômes agit-il, et avec quel degré de certitude ?Peut-on s'appuyer sur les modalités identifiées pour prescrire ?
Non. Ces modalités ressortent de comparaisons entre essais, pas d'une randomisation entre formats. Elles orientent la conception d'un futur essai, elles ne fixent pas une dose.
Exercice physique et trouble bipolaire : sur quels symptômes agit-il, et avec quel degré de certitude ?Un p à 0,087 avec une taille d’effet de 0,72, cela veut-il dire que le pramipexole marche presque ?
Cela veut dire que l’essai n’a pas eu les moyens de répondre. Avec trente-six patients analysés au lieu des 290 randomisés visés, l’intervalle de confiance est trop large pour exclure aussi bien l’absence d’effet qu’un…
Pramipexole dans la dépression bipolaire résistante : un essai fermé à treize pour cent de sa cible, et un signal sur les symptômes hypomaniaquesPourquoi ne pas retenir les 46 % de réponse à la sortie d’étude ?
Parce qu’ils portent sur vingt-neuf patients, avec une cellule à zéro, sans correction de multiplicité, sur un critère de sortie redéfini en cours d’essai avec des durées de suivi allant de seize à quarante-huit…
Pramipexole dans la dépression bipolaire résistante : un essai fermé à treize pour cent de sa cible, et un signal sur les symptômes hypomaniaquesLe chiffre de 44 % d’événements hypomaniaques ou maniaques est-il fiable ?
Il repose sur dix-huit patients exposés, ce qui rend l’estimation imprécise, et il s’agit d’événements indésirables déclarés, pas de virages maniaques confirmés par une évaluation standardisée.
Pramipexole dans la dépression bipolaire résistante : un essai fermé à treize pour cent de sa cible, et un signal sur les symptômes hypomaniaquesFaut-il refaire cet essai ?
Les auteurs publient un calcul de puissance révisé qui chiffre l’essai définitif à 34 patients par bras, soit 68 randomisés et 95 recrutés en amont, un ordre de grandeur bien plus atteignable que la cible initiale.
Pramipexole dans la dépression bipolaire résistante : un essai fermé à treize pour cent de sa cible, et un signal sur les symptômes hypomaniaquesS'agit-il d'une nouvelle méta-analyse en réseau ?
Non. Les auteurs revisitent une méta-analyse en réseau publiée en 2023 dans The Lancet Psychiatry, dont ils reprennent les 101 études quantitatives, et ils y ajoutent une revue systématique complémentaire couvrant avril…
Dépression bipolaire : sept molécules devant le placebo, une seule indiquée en FrancePeut-on classer les sept molécules entre elles ?
Pas à partir des résumés publiés. Aucune valeur chiffrée dans le résumé de 2026, les amplitudes figurant dans le résumé de la méta-analyse de 2023 : de 0,41 (IC 95 % 0,19 à 0,64) pour l'association olanzapine plus…
Dépression bipolaire : sept molécules devant le placebo, une seule indiquée en FranceLes antidépresseurs sont-ils validés dans la dépression bipolaire par ce travail ?
Ils ne figurent pas parmi les sept molécules citées avec une bonne confiance. Le résumé indique que d'autres traitements pourraient être efficaces avec une confiance très faible à faible, sans les nommer.
Dépression bipolaire : sept molécules devant le placebo, une seule indiquée en FranceQue puis-je prescrire dans cette indication en France ?
Seule la quétiapine porte une autorisation de mise sur le marché française dans l'épisode dépressif du trouble bipolaire, le libellé exact de sa rubrique 4.1 étant « traitement des épisodes dépressifs majeurs dans les…
Dépression bipolaire : sept molécules devant le placebo, une seule indiquée en FranceUn financement public suffit-il à écarter le doute sur l'indépendance ?
Non, ce sont deux questions différentes. Le financement est ici institutionnel et non industriel, ce qui est un point favorable.
Dépression bipolaire : sept molécules devant le placebo, une seule indiquée en FrancePeut-on prescrire l'eskétamine à un patient bipolaire en France ?
Pas dans le cadre de l'autorisation de mise sur le marché, qui vise l'épisode dépressif caractérisé résistant d'intensité modérée à sévère, en association à un ISRS ou à un IRSNa, et la réduction rapide des symptômes…
Eskétamine dans la dépression bipolaire : virage maniaque et risque suicidaire, que montre une cohorte de 2126 patients ?Cette étude prouve-t-elle que l'eskétamine protège du virage maniaque ?
Non. C'est une comparaison observationnelle, et un rapport de risque n'est pas un effet.
Eskétamine dans la dépression bipolaire : virage maniaque et risque suicidaire, que montre une cohorte de 2126 patients ?L'absence de différence significative à sept jours signifie-t-elle que le risque de virage à court terme est nul ?
Non. Une absence de différence significative n'est pas une preuve d'absence d'effet. Sur sept jours, les virages codés sont rares, et le nombre d'événements conditionne la capacité à détecter une différence.
Eskétamine dans la dépression bipolaire : virage maniaque et risque suicidaire, que montre une cohorte de 2126 patients ?Le rapport de risque de 0,44 justifie-t-il de proposer l'eskétamine en urgence suicidaire chez un bipolaire ?
Il ne suffit pas. Il s'agit d'un critère composite dont la composition n'est pas détaillée dans le résumé, qui parle seulement d'événements liés au suicide.
Eskétamine dans la dépression bipolaire : virage maniaque et risque suicidaire, que montre une cohorte de 2126 patients ?Faut-il conclure quelque chose du résultat observé chez les femmes ?
Non, pas à ce stade. Un contraste entre sous-groupes ne vaut que si l'interaction est testée et rapportée, ce qui n'apparaît pas dans le résumé.
Eskétamine dans la dépression bipolaire : virage maniaque et risque suicidaire, que montre une cohorte de 2126 patients ?Peut-on conclure que la prise unique vaut les deux prises ?
Non. L'étude ne met pas en évidence de différence à 12 heures, sur 41 patients pour lesquels le résumé ne rapporte aucune randomisation, sans marge d'équivalence publiée.
Lithium en une ou deux prises : que voit-on dans le cerveau à 12 heures ?Faut-il changer l'heure du prélèvement de lithiémie ?
Non. Le repère horaire dépend de la forme pharmaceutique : 12 heures après la prise pour la forme à libération immédiate, 24 heures pour la forme à libération prolongée, avec la même lithiémie efficace de 0,5 à 0,8…
Lithium en une ou deux prises : que voit-on dans le cerveau à 12 heures ?Cela s'applique-t-il à la forme à libération prolongée utilisée en France ?
Le résumé publié ne précise pas la forme galénique. Une libération prolongée aplatit par construction le profil sérique, ce qui déplace la question sans la supprimer.
Lithium en une ou deux prises : que voit-on dans le cerveau à 12 heures ?Le lithium plus concentré en substance blanche, est-ce inquiétant ?
Rien ne permet de le dire. Le résultat réplique des observations antérieures de la même équipe. Aucun lien avec l'efficacité, avec les effets indésirables ou avec un quelconque marqueur clinique n'a été testé ici.
Lithium en une ou deux prises : que voit-on dans le cerveau à 12 heures ?Cette IRM du lithium arrivera-t-elle en pratique courante ?
Pas à court terme. Elle exige un équipement et un développement méthodologique disponibles dans quelques centres de recherche.
Lithium en une ou deux prises : que voit-on dans le cerveau à 12 heures ?Faut-il conclure que l'association lithium et antipsychotique réduit de 85 % le risque suicidaire ?
Non. Ce chiffre provient d'une analyse observationnelle intra-individu, avec un intervalle de confiance allant de 0,055 à 0,428. Il indique une direction, pas une amplitude transposable à un patient donné.
Lithium, valproate, antipsychotiques : quel traitement s’accompagne d’un risque suicidaire plus bas ?Pourquoi les deux analyses donnent-elles des résultats opposés ?
Parce qu'elles ne répondent pas à la même question. La première compare des personnes différentes, la seconde compare des périodes chez une même personne.
Lithium, valproate, antipsychotiques : quel traitement s’accompagne d’un risque suicidaire plus bas ?Ces résultats s'appliquent-ils à la pratique française ?
Partiellement. Le raisonnement méthodologique est universel. Le classement des molécules, lui, provient d'une population coréenne, sans lamotrigine ni antidépresseurs dans le modèle, ce qui limite la transposition…
Lithium, valproate, antipsychotiques : quel traitement s’accompagne d’un risque suicidaire plus bas ?Un antipsychotique seul suffit-il ?
Le résumé publié ne rapporte pas de résultat pour les antipsychotiques atypiques seuls.
Lithium, valproate, antipsychotiques : quel traitement s’accompagne d’un risque suicidaire plus bas ?Troubles anxieux 25
L’essai est-il négatif ou positif ?
Négatif sur ce qu’il s’était engagé à mesurer, positif et significativement sur les dix critères secondaires.
Prévenir l’anxiété des jeunes enfants par une TCC parentale en ligne : que dit un essai mené dans 95 écoles anglaises ?Pourquoi ne pas retenir l’analyse significative ?
Parce qu’elle exclut les familles perdues de vue, un peu moins de trois sur dix.
Prévenir l’anxiété des jeunes enfants par une TCC parentale en ligne : que dit un essai mené dans 95 écoles anglaises ?Une taille d’effet de 0,15 à 0,47 est-elle cliniquement utile ?
Ces enfants ne sont pas tirés au hasard : ils ont tous au moins un facteur de risque repéré au dépistage.
Prévenir l’anxiété des jeunes enfants par une TCC parentale en ligne : que dit un essai mené dans 95 écoles anglaises ?Le fait que des auteurs aient conçu le programme change-t-il quelque chose ?
Cela ne disqualifie rien, et les liens sont déclarés avec précision, y compris les redevances futures possibles. Mais cela pèse surtout sur les critères que les parents remplissent eux-mêmes.
Prévenir l’anxiété des jeunes enfants par une TCC parentale en ligne : que dit un essai mené dans 95 écoles anglaises ?Peut-on transposer ce programme en France ?
Pas en l’état. Il repose sur une plateforme dédiée et sur un métier, le praticien du bien-être de l’enfant, qui n’a pas d’équivalent direct dans le système français.
Prévenir l’anxiété des jeunes enfants par une TCC parentale en ligne : que dit un essai mené dans 95 écoles anglaises ?Le dépistage à l'école ne risque-t-il pas de créer de l'anxiété là où il n'y en avait pas ?
C'est exactement la question que pose le signal observé sur la population totale.
Dépister l’anxiété à l’école primaire : les parents voient un bénéfice, les enfants n’en rapportent pasPourquoi les enfants ne rapportent-ils aucune amélioration ?
L'essai ne permet pas de trancher entre plusieurs explications : les échelles d'auto-évaluation à huit ans sont peu sensibles au changement et discriminent mal, ce que les auteurs avaient déjà constaté avant l'essai…
Dépister l’anxiété à l’école primaire : les parents voient un bénéfice, les enfants n’en rapportent pasCe modèle est-il transposable en France ?
Le concept l'est : un dépistage bref, un retour d'information, une thérapie parentale guidée à distance.
Dépister l’anxiété à l’école primaire : les parents voient un bénéfice, les enfants n’en rapportent pasUn rapport de cotes de 2,32, cela veut dire que l'intervention marche deux fois mieux ?
Non. Il s'agit d'un rapport de cotes, pas d'un rapport de risques, et il porte sur le passage à un statut binaire de dépistage.
Dépister l’anxiété à l’école primaire : les parents voient un bénéfice, les enfants n’en rapportent pas27 % de participation au dépistage, est-ce que cela invalide l'essai ?
Cela n'invalide pas le résultat obtenu chez les participants, qui restent randomisés par école.
Dépister l’anxiété à l’école primaire : les parents voient un bénéfice, les enfants n’en rapportent pasCet essai change-t-il quelque chose à la prise en charge du trouble anxieux généralisé ?
Non. L’essai est de phase 2b, étape de recherche de dose avant les essais pivots de phase 3, et aucun comparateur actif ne permet de le situer par rapport aux traitements disponibles.
Lysergide à dose unique dans le trouble anxieux généralisé : que vaut un signal quand l’aveugle ne tient pas ?Le problème d’aveuglement signifie-t-il que le résultat est faux ?
Non, et c’est une confusion à éviter. Il signifie que l’essai ne permet pas de distinguer la part de l’effet qui revient au composé de celle qui revient à l’attente du participant.
Lysergide à dose unique dans le trouble anxieux généralisé : que vaut un signal quand l’aveugle ne tient pas ?Pourquoi les doses de 25 et 50 µg ne fonctionnent-elles pas ?
Elles ne se séparent pas du placebo dans cet essai, avec -1,2 et -1,8 point à la semaine 4 et des intervalles qui traversent zéro, ce qui n’est pas la même chose que l’absence de tout effet : l’effectif a été calculé…
Lysergide à dose unique dans le trouble anxieux généralisé : que vaut un signal quand l’aveugle ne tient pas ?Un effet maintenu douze semaines après une prise unique est-il crédible ?
C’est le résultat le plus intéressant de l’essai et celui qui demande le plus de prudence.
Lysergide à dose unique dans le trouble anxieux généralisé : que vaut un signal quand l’aveugle ne tient pas ?Faut-il tenir compte des liens d’intérêts pour interpréter ces données ?
Oui, comme un élément de pondération et non comme un motif de disqualification. Neuf des douze auteurs nommés sont employés du promoteur, le statisticien en est consultant rémunéré et le promoteur déclare être intervenu…
Lysergide à dose unique dans le trouble anxieux généralisé : que vaut un signal quand l’aveugle ne tient pas ?Faut-il en conclure que troubles de la peur et anxiété généralisée sont le même trouble ?
Non, et les auteurs ne le disent pas. Le partage porte sur la part de risque expliquée par les variants communs, et il reste une spécificité partielle, visible dans les corrélations avec d'autres traits et dans la…
Troubles de la peur et anxiété généralisée : jusqu’où le fond génétique est-il commun ?Ce résultat vaut-il pour tous les patients ?
Les données proviennent exclusivement de participants d'ascendance génétique européenne, au Royaume-Uni et en Australie.
Troubles de la peur et anxiété généralisée : jusqu’où le fond génétique est-il commun ?Pourquoi l'héritabilité paraît-elle si faible ?
Parce qu'il s'agit de la part expliquée par les seuls variants fréquents étudiés, environ 12 % ici, et non de l'héritabilité totale.
Troubles de la peur et anxiété généralisée : jusqu’où le fond génétique est-il commun ?Un test génétique peut-il aider en pratique ?
Non. Ces résultats concernent des populations, pas des individus. Le seul locus associé aux troubles de la peur correspond à un rapport de cotes de 1,07, sans aucune valeur prédictive individuelle.
Troubles de la peur et anxiété généralisée : jusqu’où le fond génétique est-il commun ?Peut-on dire à un patient que son trouble anxieux réduit son espérance de vie ?
Non. Ces données ne l’établissent pas et le devis observationnel ne le permettrait pas davantage avec des chiffres plus solides.
Troubles anxieux, mortalité et suicide : que dit une synthèse de 165 études observationnelles ?Un I² de 99 % rend-il la méta-analyse inutilisable ?
Il ne l’annule pas, il change ce qu’on peut en tirer. La convergence de dizaines d’études vers un excès de mortalité par suicide reste un argument de direction, d’autant que l’intervalle de confiance est entièrement…
Troubles anxieux, mortalité et suicide : que dit une synthèse de 165 études observationnelles ?Si l’excès de mortalité disparaît après appariement sur les comorbidités, l’anxiété seule est-elle sans danger ?
Cette conclusion serait une erreur de lecture. Une différence non significative n’est pas une preuve d’absence de différence, et ces analyses appariées reposent sur peu d’études, avec des comorbidités très hétérogènes…
Troubles anxieux, mortalité et suicide : que dit une synthèse de 165 études observationnelles ?Faut-il en déduire une surveillance somatique particulière chez le patient anxieux ?
La synthèse rapporte bien un excès de mortalité de cause naturelle (RR 1,25) et de mortalité cardiovasculaire (RR 1,26), et les auteurs en tirent un appel explicite à ne pas négliger les soins somatiques généraux chez…
Troubles anxieux, mortalité et suicide : que dit une synthèse de 165 études observationnelles ?Le résultat vaut-il pour l’état de stress post-traumatique comme pour le trouble anxieux généralisé ?
La population inclut les troubles liés au stress, et ces deux catégories sont les seules à montrer un excès significatif de mortalité toutes causes face à la population générale.
Troubles anxieux, mortalité et suicide : que dit une synthèse de 165 études observationnelles ?Qu’est-ce que ce travail change à la prise en charge ?
Rien sur le plan thérapeutique : aucune intervention n’est évaluée, et rien ne permet d’affirmer qu’un traitement, quel qu’il soit, modifierait cette mortalité.
Troubles anxieux, mortalité et suicide : que dit une synthèse de 165 études observationnelles ?Troubles du comportement alimentaire 5
Ce dispositif pourrait-il devenir un outil de suivi ?
Rien ne l'exclut, mais il faudrait au minimum une réplication indépendante, une évaluation de la performance discriminante individuelle, une correction des comparaisons multiples et un montage utilisable hors…
Anorexie mentale : perception des signaux digestifs et rechute à six moisL'altération observée est-elle une cause ou une conséquence ?
L'étude ne permet pas de trancher. Dénutrition antérieure, gravité du trouble, traitements psychotropes présents chez 92 % des patientes et mécanisme causal restent également compatibles avec les données.
Anorexie mentale : perception des signaux digestifs et rechute à six moisLe résultat vaut-il pour les adolescentes ?
La population incluse va de 13 à 40 ans, avec un âge moyen de 18,9 ans, donc elle comporte des adolescentes.
Anorexie mentale : perception des signaux digestifs et rechute à six moisPourquoi le volet cérébral ne montre-t-il rien ?
Les amplitudes des potentiels évoqués gastriques ne diffèrent pas entre les groupes.
Anorexie mentale : perception des signaux digestifs et rechute à six moisCela justifie-t-il d'orienter vers des thérapies corporelles ?
Cela rend l'hypothèse plausible, cela ne la démontre pas. Aucune intervention n'a été testée dans ce travail, et l'efficacité d'une approche ne se déduit pas de l'existence d'un mécanisme.
Anorexie mentale : perception des signaux digestifs et rechute à six moisTroubles du sommeil 9
Quel sport conseiller à un patient qui dort mal ?
Selon cette méta-analyse en réseau, l’exercice combiné (par exemple aérobie et renforcement musculaire), la haute intensité, quatre séances par semaine, des séances de 30 minutes au plus et un programme de neuf à dix…
Quel exercice, à quelle dose, pour mieux dormir ? Ce que dit une méta-analyse en réseau de 58 essaisQue veut dire SUCRA ?
C’est un indice, exprimé en pourcentage, qui résume la position d’une option sur l’ensemble des rangs possibles dans le réseau d’essais : plus il est élevé, mieux l’option est classée.
Quel exercice, à quelle dose, pour mieux dormir ? Ce que dit une méta-analyse en réseau de 58 essaisCes résultats valent-ils pour les patients suivis en psychiatrie ?
Avec prudence. Les essais incluent des participants de 13 à 85 ans issus de populations très diverses, sans que les critères d’inclusion exigent un sommeil perturbé à l’entrée.
Quel exercice, à quelle dose, pour mieux dormir ? Ce que dit une méta-analyse en réseau de 58 essaisPourquoi l’absence de GRADE est-elle une limite ?
Parce que GRADE est l’outil qui dit à quel point on peut se fier à chaque estimation, en tenant compte des biais, de l’imprécision et de l’hétérogénéité. Sans lui, on ignore si la confiance est élevée ou très faible.
Quel exercice, à quelle dose, pour mieux dormir ? Ce que dit une méta-analyse en réseau de 58 essaisSi je traite l’insomnie de la mère, le sommeil de l’enfant va-t-il s’améliorer ?
Rien dans ce travail ne permet de l’affirmer. Une corrélation transversale ne dit pas ce qui se passe quand on intervient sur l’un des deux termes.
Le sommeil des parents et celui des enfants sont corrélés : que peut-on en déduire, et que ne peut-on pas en déduire ?Un coefficient de 0,48, est-ce beaucoup ?
C’est une association forte pour ce type de littérature, mais elle correspond à environ 23 % de variance partagée, et son intervalle de confiance va de 0,24 à 0,66.
Le sommeil des parents et celui des enfants sont corrélés : que peut-on en déduire, et que ne peut-on pas en déduire ?Pourquoi le lien est-il plus faible quand on utilise l’actigraphie ?
D’abord une précision : la baisse ne s’observe pas partout. Elle est nette sur la durée, l’efficacité et la continuité du sommeil, elle n’est pas significative sur l’heure du coucher ni sur l’heure du réveil, où le…
Le sommeil des parents et celui des enfants sont corrélés : que peut-on en déduire, et que ne peut-on pas en déduire ?Pourquoi le couplage est-il plus fort avec la mère qu’avec le père ?
Le résultat existe, mais il est plus étroit qu’il n’y paraît et son interprétation est ambiguë.
Le sommeil des parents et celui des enfants sont corrélés : que peut-on en déduire, et que ne peut-on pas en déduire ?Faut-il en conclure qu’il faut traiter la famille et non l’enfant ?
C’est une orientation conceptuelle plausible, pas une conclusion démontrée. Ce travail établit que les sommeils varient ensemble, il n’établit pas qu’agir sur l’un modifie l’autre, et il n’évalue aucun dispositif de…
Le sommeil des parents et celui des enfants sont corrélés : que peut-on en déduire, et que ne peut-on pas en déduire ?Troubles liés au trauma et au stress 32
Cette étude montre-t-elle que l’EMDR de groupe fonctionne chez les migrants forcés ?
Non. Elle montre qu’un programme d’EMDR de groupe a pu être conduit auprès de 71 personnes exilées avec un taux d’abandon faible.
EMDR de groupe chez les migrants forcés : que peut réellement démontrer une série pré-post sans contrôle ?La baisse du taux de trouble de stress post-traumatique complexe de 60,9 % à 15,2 % est pourtant impressionnante.
Son amplitude est réelle, son interprétation ne l’est pas, et sa lecture isolée est trompeuse. Ces pourcentages portent sur 46 patients, soit 28 puis 7 personnes.
EMDR de groupe chez les migrants forcés : que peut réellement démontrer une série pré-post sans contrôle ?Le format de groupe est-il vraiment moins dépendant de la langue ?
C’est l’hypothèse de travail des auteurs, fondée sur l’usage de supports écrits et de stimulations bilatérales que le patient s’administre lui-même.
EMDR de groupe chez les migrants forcés : que peut réellement démontrer une série pré-post sans contrôle ?Le format de groupe fait-il gagner du temps ?
Peu. Les auteurs ont fait le calcul : deux thérapeutes pour un groupe de 2 h 30 réunissant six participants en moyenne représentent un gain de 17 % par rapport à des séances individuelles d’une heure, et ce gain se…
EMDR de groupe chez les migrants forcés : que peut réellement démontrer une série pré-post sans contrôle ?Tous les critères annoncés sont-ils rapportés ?
Oui, les six critères principaux figurent dans le tableau de résultats avec leurs effectifs, leurs médianes, leurs moyennes, leurs intervalles de confiance, leurs valeurs de p et leurs tailles d’effet.
EMDR de groupe chez les migrants forcés : que peut réellement démontrer une série pré-post sans contrôle ?S’agit-il de la première étude française sur ce format ?
Ce n’est pas ce que les auteurs revendiquent. Ils présentent leur travail comme la première évaluation formelle de cette adaptation précise du protocole GTEP, ce qui est une revendication plus étroite et plus…
EMDR de groupe chez les migrants forcés : que peut réellement démontrer une série pré-post sans contrôle ?Cette étude remet-elle en cause le trouble de stress post-traumatique complexe ?
Non. Elle porte sur la structure factorielle de l'instrument qui sert à le mesurer.
Trouble de stress post-traumatique complexe : l’outil de reference mesure-t-il ce que la CIM-11 decrit ?Faut-il abandonner l'instrument ?
Rien dans cette analyse ne le suggère. Les auteurs le décrivent comme une mesure brève et solide au niveau des deux facteurs globaux. Ce qui est déconseillé, c'est l'usage isolé des sous-échelles, pas l'usage de l'outil.
Trouble de stress post-traumatique complexe : l’outil de reference mesure-t-il ce que la CIM-11 decrit ?Que signifie concrètement une fiabilité insuffisante ?
Que le score d'une sous-échelle varie trop, entre items censés mesurer la même chose, pour porter seul une décision clinique.
Trouble de stress post-traumatique complexe : l’outil de reference mesure-t-il ce que la CIM-11 decrit ?Le résultat vaut-il pour la version française ?
Une étude française figure parmi les 57 incluses, et le français fait partie des langues de traduction représentées.
Trouble de stress post-traumatique complexe : l’outil de reference mesure-t-il ce que la CIM-11 decrit ?Le modèle à sept facteurs va-t-il remplacer la CIM-11 ?
Ce n'est pas ce que dit l'étude. Les auteurs suggèrent que les futures révisions de la classification pourraient spécifier les deux dimensions d'hyperactivation et d'hypoactivation.
Trouble de stress post-traumatique complexe : l’outil de reference mesure-t-il ce que la CIM-11 decrit ?Le TSPT complexe demande-t-il un traitement différent du TSPT ?
D'après ce panorama, non, pas en première intention : les mêmes psychothérapies centrées sur le trauma agissent, y compris sur le concept de soi négatif et sur les relations interpersonnelles, avec des effets décrits…
TSPT et TSPT complexe : que disent 54 revues systématiques sur les traitements ?Faut-il stabiliser un patient avant d'aborder le trauma ?
La question reste ouverte, mais elle n'est pas vierge de données. Les recommandations internationales de 2012, issues d'un consensus où 84 % de 50 cliniciens experts soutenaient une approche en trois phases, ont été…
TSPT et TSPT complexe : que disent 54 revues systématiques sur les traitements ?Un patient me demande de la MDMA, de la kétamine ou du cannabis, que répondre ?
Que les données existent, qu'elles ont été prises au sérieux, et qu'elles ne suffisent pas.
TSPT et TSPT complexe : que disent 54 revues systématiques sur les traitements ?Pourquoi ce travail ne donne-t-il pas un classement des traitements ?
Parce qu'il n'agrège rien. C'est une synthèse narrative de 54 revues, sans mise en commun quantitative, sans évaluation formelle de la qualité des revues incluses et sans cotation de la confiance dans les preuves.
TSPT et TSPT complexe : que disent 54 revues systématiques sur les traitements ?Ces conclusions valent-elles pour un patient militaire ou réfugié ?
Pas directement : les revues centrées sur ces populations sont explicitement exclues du champ, au même titre que celles portant sur l'enfant, le sujet âgé ou des comorbidités importantes.
TSPT et TSPT complexe : que disent 54 revues systématiques sur les traitements ?Cet essai prouve-t-il que le brexpiprazole est inefficace dans l’état de stress post-traumatique ?
Non. Il établit que son association d’emblée, à doses fixes de 2 ou 3 mg par jour, à la sertraline 150 mg par jour n’apporte pas de bénéfice mesurable à dix semaines, dans une population dont l’analyse exclut les…
Brexpiprazole et sertraline dans l’état de stress post-traumatique : une phase 3 à doses fixes ne fait pas mieux que la sertraline seulePourquoi le comparateur n’est-il pas un placebo ?
Parce que la question posée est celle de l’association, pas celle de l’efficacité propre du brexpiprazole. Les trois bras reçoivent 150 mg de sertraline.
Brexpiprazole et sertraline dans l’état de stress post-traumatique : une phase 3 à doses fixes ne fait pas mieux que la sertraline seuleComment expliquer que deux essais antérieurs aient été positifs ?
Aucune explication n’est établie. Les auteurs déclarent avoir mené de multiples analyses post hoc, sur la méthodologie comme sur les caractéristiques des patients, sans trouver de cause claire.
Brexpiprazole et sertraline dans l’état de stress post-traumatique : une phase 3 à doses fixes ne fait pas mieux que la sertraline seuleLe résultat positif sur le fonctionnement psychosocial est-il exploitable ?
Pas comme argument de prescription. Il occupait le dernier échelon de la hiérarchie de test, laquelle s’est arrêtée dès le critère principal : sa valeur de p n’est donc plus protégée contre la multiplicité.
Brexpiprazole et sertraline dans l’état de stress post-traumatique : une phase 3 à doses fixes ne fait pas mieux que la sertraline seuleFaut-il arrêter le traitement chez un patient qui va bien sous cette association ?
Un essai de groupe ne dicte pas une conduite individuelle. La démarche raisonnable est de réévaluer avec le patient ce qui est attribuable au traitement, d’envisager une décroissance progressive si aucun bénéfice n’est…
Brexpiprazole et sertraline dans l’état de stress post-traumatique : une phase 3 à doses fixes ne fait pas mieux que la sertraline seulePrès d’un patient sur deux en population clinique : puis-je transposer ce chiffre à ma patientèle ?
Non. La proportion de 44,7 % agrège des échantillons cliniques dont la définition varie d’une étude à l’autre, et dont les prévalences individuelles, dans le tableau détaillé, s’échelonnent de 0 à 93 %.
Prévalence du trouble de stress post-traumatique complexe : que peut-on conclure de 167 études ?Le CPTSD figure-t-il dans le DSM-5-TR ?
Non. Le CPTSD est une entité de la CIM-11. Le DSM-5-TR ne le retient pas comme diagnostic distinct.
Prévalence du trouble de stress post-traumatique complexe : que peut-on conclure de 167 études ?Faut-il abandonner le PCL-5 au profit d’un instrument aligné sur la CIM-11 ?
L’étude ne compare pas ces deux stratégies de repérage et ne mesure pas leur effet sur la prise en charge.
Prévalence du trouble de stress post-traumatique complexe : que peut-on conclure de 167 études ?L’absence de différence entre les genres signifie-t-elle que le CPTSD touche autant les hommes que les femmes ?
Non. Aucune différence n’a été observée, ce qui n’est pas la même chose qu’une différence mesurée comme nulle.
Prévalence du trouble de stress post-traumatique complexe : que peut-on conclure de 167 études ?Des estimations aussi dispersées ne rendent-elles pas la méta-analyse inutile ?
Elles en changent l’usage. Une telle dispersion interdit de lire la prévalence poolée comme une estimation ponctuelle, mais elle n’annule pas l’information : le travail documente l’ampleur du corpus, la présence du…
Prévalence du trouble de stress post-traumatique complexe : que peut-on conclure de 167 études ?Cette étude montre-t-elle que la psilocybine traite l’état de stress post-traumatique ?
Non, et elle ne cherchait pas à le montrer. Son critère principal est la sécurité. Les baisses de score sur la CAPS-5 et la PCL-5 sont des critères secondaires observés dans un bras unique, sans placebo ni insu.
Psilocybine et état de stress post-traumatique : que prouve un essai ouvert de 22 patients, et que ne prouve-t-il pas ?Un d de Cohen de 2,13, ce n’est pas énorme ?
Numériquement si. Mais une taille d’effet calculée sur une variation avant après dans un groupe unique et une taille d’effet calculée entre deux bras randomisés ne mesurent pas la même chose et ne se comparent pas.
Psilocybine et état de stress post-traumatique : que prouve un essai ouvert de 22 patients, et que ne prouve-t-il pas ?La psilocybine est-elle légale en France ?
Non. Elle est classée comme stupéfiant, à l’annexe III de l’arrêté du 22 février 1990.
Psilocybine et état de stress post-traumatique : que prouve un essai ouvert de 22 patients, et que ne prouve-t-il pas ?Peut-on dire que c’est sans danger, puisqu’il n’y a eu aucun événement grave ?
Non. Vingt-deux personnes exposées, c’est trop peu pour repérer un événement rare, et zéro cas observé sur 22 reste compatible, par la règle de trois, avec une fréquence réelle allant jusqu’à environ 14 %.
Psilocybine et état de stress post-traumatique : que prouve un essai ouvert de 22 patients, et que ne prouve-t-il pas ?Y a-t-il un risque particulier lié au trauma ?
Oui, et il est propre à cette indication. L’expérience psychédélique peut ramener le matériel traumatique au premier plan, ce que documente l’étude qualitative menée sur la même cohorte.
Psilocybine et état de stress post-traumatique : que prouve un essai ouvert de 22 patients, et que ne prouve-t-il pas ?Que faudrait-il pour conclure quoi que ce soit sur l’efficacité ?
Un essai randomisé contre comparateur, avec des évaluateurs en insu, un effectif suffisant, un accompagnement psychologique identique dans les deux bras, et un suivi qui dépasse trois mois.
Psilocybine et état de stress post-traumatique : que prouve un essai ouvert de 22 patients, et que ne prouve-t-il pas ?Transversal, méthode et recherche 5
La chaleur augmente-t-elle le risque suicidaire ?
Cette étude ne permet pas de le dire au niveau individuel. Elle observe que les mois d'été plus chauds s'accompagnent de taux de suicide plus élevés dans les comtés américains, entre 1980 et 2004, chez les 15 à 24 ans.
Chaleur estivale et suicide des jeunes : que peut dire une étude écologique de comtés américains ?Pourquoi une étude publiée en 2026 s'arrête-t-elle en 2004 ?
Les auteurs l'expliquent par la disponibilité des données. En amont, 1980 est l'année où le nombre de stations météorologiques alimentant la base climatique utilisée a augmenté de moitié, ce qui a conduit la communauté…
Chaleur estivale et suicide des jeunes : que peut dire une étude écologique de comtés américains ?Combien de décès supplémentaires cela représente-t-il ?
Les auteurs proposent une projection, qu'il faut lire comme telle. En appliquant le taux de base estival des 15 à 24 ans, 0,955 pour 100 000, aux 43 millions d'Américains de cet âge, ils estiment qu'un degré Celsius de…
Chaleur estivale et suicide des jeunes : que peut dire une étude écologique de comtés américains ?Faut-il renforcer le dépistage du risque suicidaire pendant les canicules françaises ?
Cette étude ne fonde pas une telle recommandation. Elle porte sur un autre pays, une autre période et un autre niveau d'analyse.
Chaleur estivale et suicide des jeunes : que peut dire une étude écologique de comtés américains ?Le mécanisme est-il connu ?
Non, et l'étude n'en mesure aucun. Les pistes évoquées par les auteurs dans leur discussion, connectivité cérébrale, altération du sommeil, acclimatation thermique moindre chez les jeunes, modification des activités…
Chaleur estivale et suicide des jeunes : que peut dire une étude écologique de comtés américains ?