Publié le 12 août 2026, mis à jour le 16 septembre 2026

Analyse · TDAH · Psychopharmacologie

Traitement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent : qui arrête, et quand ?

★ Premium BMJ Mental Health · 2026 ; 29(1) : e302649 · Garcia-Argibay et al. DOI 10.1136/bmjment-2026-302649 PMID 42331561 Scientifique 78 Éditorial 88

L’essentiel

Une cohorte nationale norvégienne de 8961 enfants et adolescents de 5 à 17 ans, chez qui un TDAH a été diagnostiqué en services spécialisés entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012, a été suivie sur les registres de délivrances pharmaceutiques jusqu’au 31 décembre 2021, soit au moins neuf ans par personne. 74,3 % des jeunes concernés, soit 6661, reçoivent au moins une délivrance, avec un délai médian de 106 jours (intervalle interquartile de 17 à 231 jours), et 12 % attendent plus d’un an. La discontinuation survient plus tôt quand le traitement débute à l’adolescence : la différence de temps de survie moyen restreint à un an est de 31,9 jours de moins chez les 15 à 17 ans comparés aux 5 à 11 ans (IC 95 % de 23,1 à 40,8 jours de moins ; p<0,001). Les filles initient plus souvent le traitement que les garçons dans chaque tranche d’âge, l’écart étant le plus marqué entre 15 et 17 ans (72,8 % contre 54,2 %) ; toutes tranches d’âge confondues, elles restent traitées 13,2 jours de moins sur la première année (IC 95 % de 6,5 à 19,8 jours de moins ; p<0,001). La limite majeure est de nature : il s’agit d’une association observée sur des délivrances en pharmacie, non d’une observance mesurée, et le registre ne dit rien des motifs d’arrêt.

Le contexte

La question ne se pose pas au moment de la prescription, elle se pose trois mois plus tard. Un enfant ou un adolescent chez qui un TDAH est diagnostiqué et pour qui un traitement médicamenteux est retenu ne suivra pas nécessairement ce traitement longtemps, et le clinicien constate souvent l’arrêt après coup, lors d’une consultation de renouvellement qui n’a pas eu lieu.

Les données de suivi prolongé sont rares dans ce champ : les essais contrôlés durent quelques semaines à quelques mois, alors que la décision thérapeutique engage des années. Les registres nationaux de santé offrent une réponse partielle, en observant ce qui se passe hors protocole, à l’échelle d’un pays entier. Ils répondent à une question descriptive, celle du calendrier réel des délivrances, et non à une question d’efficacité.

L’étude en un coup d’œil

ÉlémentContenu
PopulationEnfants et adolescents de 5 à 17 ans, Norvège, diagnostic incident de TDAH (CIM-10 F90) posé en services spécialisés de pédopsychiatrie entre 2010 et 2012. N=8961, dont 6661 traités.
PrécisionPopulation identifiée à partir du registre national des patients et du registre national des délivrances pharmaceutiques, couverture nationale et non échantillon. Le caractère incident repose sur l’absence de diagnostic spécialisé F90 et l’absence de délivrance de médicament du TDAH pendant l’année précédant l’inclusion.
InterventionMédicaments du TDAH : psychostimulants (méthylphénidate, amphétamine, dexamfétamine, lisdexamfétamine) et non-stimulants (atomoxétine, guanfacine).
PrécisionL’exposition est définie par la délivrance en pharmacie. Ni la prescription seule, ni la prise effective ne sont observées. En pratique, la première délivrance est un stimulant dans 98 % des cas, le méthylphénidate à lui seul dans 97 %, l’atomoxétine dans 2,4 %.
ComparateurAucun bras témoin. Comparaisons entre sous-groupes prédéfinis.
PrécisionTrois tranches d’âge à l’initiation (5 à 11 ans, 12 à 14 ans, 15 à 17 ans), le sexe, la classe du premier médicament, le nombre de comorbidités psychiatriques et le niveau d’éducation parentale.
Critères de jugementTaux d’initiation, délai jusqu’à la première discontinuation, et adhérence longitudinale mesurée par le PDC sur neuf ans.
PrécisionLa discontinuation est définie par un intervalle d’au moins 90 jours sans couverture médicamenteuse estimée. Le PDC (proportion of days covered) est la part de jours couverts par une délivrance, calculée par intervalles successifs de 90 jours et plafonnée à 1,0 ; aucun seuil d’adhérence n’est appliqué, la valeur est analysée en continu. Le délai est résumé par le temps de survie moyen restreint (RMST) à un an, et par lui seul.
DesignCohorte rétrospective nationale sur registres, inclusions de 2010 à 2012, suivi jusqu’au 31 décembre 2021. Niveau de preuve CEBM 2b.
PrécisionAucune randomisation, aucune attribution de traitement par les investigateurs. Le design autorise des associations, il n’établit pas de lien de cause à effet.

Le contrôle de qualité

DomaineJugement
Effectif et représentativitéPoint fort
Constat8961 jeunes diagnostiqués à l’échelle d’un pays entier, dont 6661 traités et suivis pour la discontinuation, à partir de registres à visée exhaustive. Le biais de volontariat propre aux cohortes de recrutement est écarté.
Durée d’observationPoint fort
ConstatInclusions de 2010 à 2012 et suivi jusqu’à fin 2021, soit au moins neuf ans garantis pour chaque personne, alors que les données de long terme sont rares dans le TDAH pédiatrique.
Mesure de l’adhérenceIndicateur indirect
ConstatLe PDC est construit sur des boîtes délivrées, pas sur des comprimés pris. Une délivrance non consommée compte comme une couverture : l’adhérence réelle est vraisemblablement plus basse que celle qui est mesurée ici. Les auteurs relèvent eux-mêmes cette limite.
Motifs d’arrêtNon recueillis
ConstatUn effet indésirable, une rémission des symptômes, une décision partagée d’arrêt d’épreuve, un déménagement ou une perte de suivi produisent la même trace dans le registre : aucune délivrance. Ces situations sont indistinguables dans ces données.
Méthode d’analyseAdaptée
ConstatTrois approches complémentaires : courbes de Kaplan-Meier avec test du log-rank, RMST à un an avec intervalles de confiance obtenus par bootstrap sur 1000 rééchantillonnages, et modèle linéaire à effets mixtes pour la trajectoire du PDC sur neuf ans. Le RMST n’exige pas l’hypothèse des risques proportionnels, contrairement au rapport de risques instantanés, et s’exprime en jours, donc dans une unité interprétable en consultation. Le tableau récapitulatif du matériel supplémentaire confirme ce dispositif et précise que le modèle à effets mixtes intègre l’âge, le sexe, la classe de médicament, les comorbidités psychiatriques et l’éducation parentale ; les comparaisons de survie, elles, sont des comparaisons brutes entre strates, et aucune analyse de sensibilité n’est rapportée. Réserve de cohérence interne : la note de la figure supplémentaire 2 aligne cinq valeurs de p du log-rank pour quatre strates citées, et l’une d’elles, p=0,064, ne correspond pas à la valeur donnée par le texte principal pour l’âge. La différence d’âge retenue ici est celle du RMST, dont l’intervalle de confiance exclut zéro.
TransposabilitéLimitée
ConstatLe système norvégien combine un accès universel et un diagnostic posé dans les services spécialisés de pédopsychiatrie. Les conditions de prescription, de délivrance et de renouvellement diffèrent de celles qui s’appliquent en France.

Les résultats

31,9 j
de traitement en moins sur la première année chez les jeunes ayant débuté entre 15 et 17 ans, comparés à ceux ayant débuté entre 5 et 11 ans (différence de temps de survie moyen restreint à un an, IC 95 % de 23,1 à 40,8 jours de moins, p<0,001).
RésultatValeur rapportée
Mise sous traitement6661 des 8961 jeunes diagnostiqués, soit 74,3 %, reçoivent au moins une délivrance.
LectureUn quart environ de la cohorte n’apparaît jamais dans le registre des délivrances. Les raisons de cette absence, choix de ne pas traiter, refus, orientation vers des prises en charge non médicamenteuses, ne sont pas documentées.
Délai avant la première délivranceDélai médian de 106 jours (intervalle interquartile de 17 à 231) ; 55 % dans les 90 jours ; 12 % au delà d’un an.
LectureUn peu moins de la moitié des jeunes traités le sont plus de trois mois après le diagnostic retenu comme point de départ par les auteurs. Ce délai décrit un parcours de soins, il ne mesure pas une réticence.
Effet de l’âge au début du traitementPar rapport aux 5 à 11 ans (RMST à un an de 290,3 jours) : 17,6 jours de moins chez les 12 à 14 ans (IC 95 % de 9,9 à 25,3) et 31,9 jours de moins chez les 15 à 17 ans (IC 95 % de 23,1 à 40,8), p<0,001.
LectureC’est le résultat le plus net de l’étude, et il est gradué : plus l’initiation est tardive, plus la durée de traitement de la première année est courte. Il est cohérent avec ce que l’on observe pour d’autres traitements au long cours à l’adolescence, ce qui ne le démontre pas pour autant.
Différence entre filles et garçonsLes filles initient plus souvent le traitement dans chaque tranche d’âge (72,8 % contre 54,2 % chez les 15 à 17 ans) et restent traitées, tous âges confondus, 13,2 jours de moins sur la première année (IC 95 % de 6,5 à 19,8 ; p<0,001).
LectureLes deux chiffres ne portent pas sur le même périmètre : l’écart d’initiation est décrit tranche d’âge par tranche d’âge, l’écart de durée est une comparaison globale entre filles et garçons. Le constat est contre-intuitif seulement si l’on suppose qu’une mise sous traitement plus fréquente traduit une meilleure adhérence ultérieure : ces données montrent que les deux ne vont pas ensemble, sans dire pourquoi.
Trajectoires de discontinuationParmi les 6661 jeunes traités : 37 % interrompent dans la première année, 19 % entre un et deux ans, 16 % à trois ans ou plus, 29 % poursuivent jusqu’à la fin du suivi.
LectureMoins d’un tiers des jeunes traités sont encore couverts en fin de suivi. Rappel de méthode : la survenue d’une reprise après un arrêt n’est pas prise en compte par l’analyse de survie, qui traite la première discontinuation comme un événement terminal, ce qui peut surestimer les arrêts définitifs.
Niveau d’éducation parentaleAucune association significative avec la discontinuation (log-rank p=0,26 ; RMST non significatif). Décroissance du PDC plus lente en cas d’éducation parentale moyenne ou élevée (0,7 et 0,6 point de pourcentage par intervalle de 90 jours ; p<0,001).
LectureLe gradient social apparaît sur la couverture médicamenteuse dans le temps, pas sur le délai avant le premier arrêt. Écrire qu’un niveau d’éducation élevé s’accompagne d’une poursuite plus longue dépasserait ce que ces analyses montrent. Aucun mécanisme n’est testé ici.

Lecture critique

DomaineJugement
Mesure du critère de jugementRisque modéré
ConstatLa discontinuation est définie par un intervalle d’au moins 90 jours sans couverture estimée, donc par l’absence de délivrance, ce qui est un événement administratif. Elle ne se confond ni avec un arrêt décidé, ni avec une non-observance. Les auteurs discutent explicitement cette limite.
Facteurs de confusion résiduelsRisque modéré
ConstatSévérité du trouble, tolérance, prise en charge non médicamenteuse associée : autant de déterminants d’un arrêt qui ne figurent pas, ou pas complètement, dans des registres administratifs. Les auteurs le reconnaissent, et signalent aussi que la comorbidité psychiatrique n’est saisie que comme un simple décompte de diagnostics du chapitre F. Les différences entre sous-groupes restent des comparaisons brutes, non ajustées, et non des effets.
Interprétation de la différence entre sexesHypothèses non testées
ConstatAucune donnée de ce jeu ne permet de trancher entre les explications possibles : différence de tolérance, de profil symptomatique, d’âge au diagnostic, d’attentes familiales ou de rapport au traitement. Les auteurs avancent ces pistes à titre d’hypothèse. Ce qui n’est pas analysé ne doit pas être lu comme un résultat négatif.
Validité externeTransposition prudente
ConstatLes proportions et les délais mesurés en Norvège ne sont pas des repères pour la France. Les auteurs ajoutent que leur cohorte a été diagnostiquée entre 2010 et 2012 et que les pratiques diagnostiques ont changé depuis. Le profil des sous-groupes qui arrêtent tôt est plus plausiblement généralisable que les chiffres eux-mêmes, et cela reste une hypothèse.
Puissance et exhaustivitéPoint fort
ConstatL’effectif national et la longueur du suivi donnent aux analyses en sous-groupes une précision inhabituelle dans ce champ. La comparaison entre classes de médicaments fait exception : seuls 2,4 % des jeunes ont débuté par un non-stimulant, et les auteurs qualifient eux-mêmes cette comparaison de sous-dimensionnée.

Niveau de preuve

Scientifique78
Éditorial88

La confiance est élevée sur la description : à cette échelle et sur cette durée, le calendrier des délivrances est décrit avec une précision que peu de travaux atteignent, et le sens des différences entre tranches d’âge est peu discutable. La confiance est plus basse sur ce que ces différences signifient. Un registre de délivrance décrit un comportement de dispensation, pas une décision clinique et pas une prise de traitement.

Sur la différence entre filles et garçons, le constat statistique et son explication ne relèvent pas du même niveau de preuve. Le premier est documenté ; le second est ouvert, et toute interprétation causale, biologique ou sociale, sort de ce que ces données peuvent soutenir. Niveau CEBM 2b : cohorte, donc association.

Le test du confrère

Ce que dirait un confrère expérimenté à qui l’on présente cette étude en deux minutes, entre deux consultations.

« Que les ados arrêtent plus vite, je le vois tous les jours, mais là au moins j’ai un ordre de grandeur. Ce qui m’intéresse, c’est le truc sur les filles : elles sont plus souvent traitées et elles s’arrêtent avant. Bon, attention, on parle d’ordonnances qui ne sont pas retirées à la pharmacie, pas de gamines qu’on aurait interrogées. Je ne sais pas si elles arrêtent parce que ça ne va pas, parce que ça va mieux, ou parce que personne n’a relancé le suivi. Et c’est la Norvège, chez nous la délivrance ne se passe pas du tout pareil. Concrètement, ça me dit surtout de reprendre rendez-vous plus tôt avec mes patientes de seize ans, pas de leur prescrire autre chose. »

Traduction pour la pratique : cette étude identifie des moments et des profils où le suivi se relâche. Elle ne dit pas quel traitement choisir, ni si un arrêt est une mauvaise nouvelle.

Ce que vous pouvez en faire

  • Anticiper le calendrier plutôt que le constater. Dans ces données, 37 % des jeunes traités interrompent au cours de la première année, et la durée de traitement de cette première année diminue régulièrement quand l’âge d’initiation augmente. Prévoir un point de réévaluation rapproché la première année, et davantage encore lorsque le traitement débute à l’adolescence, coûte peu et se justifie sans invoquer un risque qui n’est pas démontré ici.
  • Ne pas déduire l’adhérence de l’adhésion initiale. Une famille qui accepte facilement le traitement n’est pas, de ce seul fait, une famille qui le poursuivra. C’est le message le plus transférable de ce travail, et il vaut au delà de la question du sexe.
  • Documenter le motif quand un arrêt survient. Ce que ces registres ne peuvent pas distinguer, le dossier d’un patient le peut : effet indésirable, amélioration jugée suffisante, arrêt d’épreuve décidé ensemble, ou rupture de suivi. Noter lequel change la conduite à tenir au rendez-vous suivant.
  • Répondre à un parent qui demande combien de temps cela dure. On peut dire honnêtement que beaucoup d’enfants et d’adolescents interrompent tôt, que cela ne veut pas dire échec, et que la durée utile se rediscute à chaque étape du développement plutôt que se décide au départ.
  • Rappeler le cadre français avant toute transposition. Le méthylphénidate relève en France de la réglementation des stupéfiants, avec une ordonnance sécurisée et des règles propres de prescription, de délivrance et de renouvellement. Ces conditions ne sont pas celles de la cohorte norvégienne et conditionnent le rythme réel des renouvellements : elles se vérifient dans leur version en vigueur avant d’être opposées à un patient ou à une famille.
  • La conduite à tenir est détaillée dans l’arbre décisionnel du TDAH de l’enfant.

Questions fréquentes

Cette étude montre-t-elle que les adolescentes tolèrent moins bien les traitements du TDAH ?

Non. Elle montre que, dans cette cohorte, les filles de 15 à 17 ans commencent plus souvent un traitement que les garçons du même âge (72,8 % contre 54,2 %) et que, toutes tranches d’âge confondues, les filles restent traitées en moyenne 13,2 jours de moins au cours de la première année. La tolérance n’est pas mesurée dans ce travail, et aucune analyse ne compare les effets indésirables entre filles et garçons. Une explication par la tolérance reste une hypothèse.

Une discontinuation, est-ce la même chose qu’une mauvaise observance ?

Non, et la distinction est centrale ici. L’étude observe l’absence de délivrance en pharmacie pendant au moins 90 jours. Un traitement arrêté d’un commun accord, une amélioration qui rend la poursuite inutile aux yeux de la famille et un abandon silencieux produisent le même signal. Le registre ne permet pas de les séparer.

Le délai médian de 106 jours est-il un délai anormal ?

Ce délai décrit le temps écoulé entre le diagnostic et la première délivrance dans un système de soins donné, avec ses files d’attente et ses circuits d’initiation. Il n’est comparable ni à un standard français, ni à une norme de qualité. Cinquante-cinq pour cent des jeunes traités le sont dans les 90 jours, douze pour cent plus d’un an après.

Ces chiffres sont-ils applicables à une patientèle française ?

Les proportions et les durées, non : l’accès aux soins, les modalités d’initiation et les règles de délivrance diffèrent. Ce qui est plus raisonnablement transposable est la forme du phénomène, c’est à dire l’existence de sous-groupes qui interrompent plus tôt. Même cela demande confirmation sur des données françaises.

Faut-il renforcer le suivi des filles en particulier ?

Cette étude ne teste aucune intervention, donc elle ne peut pas répondre. Elle indique où regarder. Un renforcement du suivi à l’adolescence, quel que soit le sexe, est une décision clinique raisonnable, mais son bénéfice reste à démontrer.

Bibliographie commentée

Étude source. Garcia-Argibay M, Hofstad T, Bjelland I, Cortese S, Mykletun A. ADHD medication discontinuation and non-adherence: a Norwegian population-based register study. BMJ Mental Health, 2026 ; 29(1) : e302649. Cohorte nationale norvégienne de 8961 enfants et adolescents de 5 à 17 ans, registres de soins et de délivrances, diagnostics incidents de 2010 à 2012, suivi jusqu’au 31 décembre 2021. Apport : une description à l’échelle d’un pays du calendrier d’initiation et d’interruption des médicaments du TDAH, avec des analyses en sous-groupes que peu d’échantillons permettent. Limites : mesure indirecte de l’adhérence par les délivrances, motifs d’arrêt non recueillis, comparaisons entre sous-groupes non ajustées, transposabilité restreinte à des systèmes de soins comparables. Financement : Norwegian Centre of Expertise for Neurodevelopmental Disorders and Hypersomnias (NEVSOM), sans rôle dans la conduite de l’étude ni dans la décision de publier.
DOI 10.1136/bmjment-2026-302649
PMID 42331561

Brikell I, Yao H, Li L, et al. ADHD medication discontinuation and persistence across the lifespan: a retrospective observational study using population-based databases. Lancet Psychiatry, 2024 ; 11 : 16 à 26. DOI 10.1016/S2215-0366(23)00332-2. Apport : c’est le travail multinational auquel les auteurs comparent leurs résultats, avec un pic de discontinuation autour de 18 à 19 ans qui prolonge la tendance observée ici. Limite, telle que la formulent les auteurs de l’étude source : les différences entre sexes n’y ont pas fait l’objet d’un test statistique formel.

Zhang L, Zhu N, Sjölander A, et al. ADHD drug treatment and risk of suicidal behaviours, substance misuse, accidental injuries, transport accidents, and criminality: emulation of target trials. BMJ, 2025 ; 390 : e083658. DOI 10.1136/bmj-2024-083658. Apport : référence citée par l’étude source à l’appui de l’idée qu’un traitement poursuivi est associé à moins d’événements indésirables graves. Limite : il s’agit d’émulations d’essais sur données observationnelles, et cette étude norvégienne ne mesure aucun de ces événements.

Cortese S. Pharmacologic treatment of attention deficit-hyperactivity disorder. N Engl J Med, 2020 ; 383 : 1050 à 1056. DOI 10.1056/NEJMra1917069. Apport : mise au point de référence sur le traitement médicamenteux du TDAH, utile pour situer le cadre thérapeutique que cette cohorte observe sans l’évaluer. Limite : revue narrative, antérieure aux données présentées ici.

Les identifiants de ces références de contexte ont été relevés sur la bibliographie de la publication source. Leur contenu n’a pas été analysé dans le cadre de cette vérification : elles sont citées pour ce que la publication source leur fait dire.

Ce qui a été consulté. Références vérifiées le 12 août 2026 sur la version publiée et sur son matériel supplémentaire. Ce matériel se limite à un tableau récapitulatif des cinq analyses (objectif, critère de jugement, horizon temporel, covariables) et aux légendes de trois figures : organigramme de sélection de la population, courbes d’incidence cumulée de la discontinuation, trajectoires d’adhérence. Les figures elles mêmes sont des images sans valeurs lisibles, si bien qu’aucun de leurs chiffres n’a pu être contrôlé ; les valeurs citées ici proviennent toutes du texte publié et de ses tableaux. Financement rapporté : Norwegian Centre of Expertise for Neurodevelopmental Disorders and Hypersomnias (NEVSOM). Liens d’intérêts, tels que déclarés dans la publication : un auteur (SC) déclare le remboursement de frais de déplacement et d’hébergement pour des activités d’enseignement sur le TDAH et des honoraires de Medice ; les autres auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts. Article soumis à une double lecture indépendante.

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Vérification effectuée le 12 août 2026 sur le texte intégral de la publication et sur son matériel supplémentaire lorsque celui-ci est disponible. Cette analyse a fait l’objet d’une double lecture indépendante. Comment nous vérifions ce que nous publions.

Cette analyse est destinée aux professionnels de santé. Elle ne remplace ni la lecture de la publication originale, ni le jugement clinique, ni une consultation médicale. Les données présentées ne constituent pas une recommandation de prescription.

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