Publié le 30 août 2026, mis à jour le 19 septembre 2026

Analyse · Dépression · Neuromodulation

Après une électroconvulsivothérapie efficace, quelles stratégies tiennent réellement contre la rechute ?

▬ Publication BJPsych Open · 2026 ; 12 : e37, 1 à 14 · Rovers JJE et al. DOI 10.1192/bjo.2025.10946 PMID 41530963 Scientifique 63 Éditorial 77
Collections éditoriales Tomorrow Psychiatry

L’essentiel

Vingt-huit études, 11 119 patients, et une question que tout le monde se pose sans disposer d’un essai qui y réponde entièrement : que met-on en place après une électroconvulsivothérapie qui a marché. Cette revue systématique recense les stratégies étudiées et les classe selon la solidité des données qui les soutiennent. Deux options ressortent avec les preuves les plus consistantes : le lithium, seul ou associé à un antidépresseur, et la poursuite de séances associée à une pharmacothérapie. La psychothérapie apparaît comme une piste émergente. Aucune étude répondant aux critères d’inclusion n’a évalué la stimulation magnétique transcrânienne répétitive ni la kétamine ou l’eskétamine dans cette indication : les auteurs ne retrouvent qu’une série de quatre cas et des essais enregistrés non encore publiés. Ils ne réalisent aucune mise en commun statistique, motivée d’abord par l’absence de données randomisées nouvelles depuis la revue de Youssef et McCall, puis par l’hétérogénéité des designs et des définitions de rechute : la revue cartographie un champ, elle ne chiffre pas un effet.

Le contexte

Une électroconvulsivothérapie réussie ne règle pas la question du suivi, elle la déplace. Le patient sort amélioré, souvent rapidement, et le risque de rechute dans les mois suivants reste la principale difficulté de cette prise en charge. Les auteurs rappellent qu’environ la moitié des patients rechutent dans les douze mois qui suivent une électroconvulsivothérapie efficace, le plus souvent dans les six premiers mois. La littérature sur le sujet est dispersée : quelques essais anciens, beaucoup de cohortes, des définitions de rechute qui varient d’une étude à l’autre, et des populations qui mélangent patients en rémission complète et patients seulement répondeurs.

L’intérêt de ce travail n’est donc pas de produire une estimation, mais de mettre de l’ordre. Il répond à une question de terrain : parmi tout ce qui a été essayé, qu’est-ce qui repose sur quelque chose.

L’étude en un coup d’œil

Population
Adultes de 18 ans et plus présentant un épisode dépressif caractérisé unipolaire, répondeurs ou en rémission après une électroconvulsivothérapie aiguë, avec un suivi d’au moins trois mois. Les patients bipolaires et les autres diagnostics principaux sont exclus, de même que les groupes diagnostiques mixtes dont le sous-groupe unipolaire n’est pas analysé séparément. Total de 11 119 patients répartis sur 28 études.
Interventions recensées
Toute stratégie de prévention de la rechute : pharmacothérapie, dont le lithium et les antidépresseurs, poursuite ou entretien de séances d’électroconvulsivothérapie, psychothérapie, et associations de ces approches.
Comparateurs
Placebo, soins usuels, ou comparaison directe entre deux stratégies, selon les études incluses.
Critères de jugement
Principal : taux de rechute après une électroconvulsivothérapie réussie. Secondaires : délai jusqu’à la rechute, risque de rechute exprimé par exemple en rapport de risque instantané, et données descriptives.
Design
Revue systématique de designs mixtes, avec synthèse narrative et sans méta-analyse. Protocole enregistré sur PROSPERO sous le numéro CRD42023392575 le 28 janvier 2023, rapport selon PRISMA. Risque de biais évalué par RoB 2 pour les essais randomisés et qualité méthodologique par l’outil MMAT version 2018 pour l’ensemble des designs, par deux évaluateurs indépendants.
Sélection
PubMed, Embase, PsychInfo et Cochrane Library interrogées jusqu’au 1er mars 2025, sans limite de date de publication. 17 115 références identifiées, 11 351 titres et résumés criblés après retrait des doublons, 117 textes intégraux évalués, 28 études retenues. Les essais randomisés, les cohortes prospectives et rétrospectives et les séries de plus de dix cas étaient éligibles ; aucune série de cas n’a finalement été retenue.

Les résultats

Aucune
Étude répondant aux critères d’inclusion sur la stimulation magnétique transcrânienne répétitive ou sur la kétamine et l’eskétamine en prévention de la rechute après une électroconvulsivothérapie. Les auteurs ne retrouvent qu’une série de quatre cas sous stimulation magnétique et des essais enregistrés non encore publiés. C’est un angle mort du champ, et non un résultat négatif.

Les auteurs présentent leurs conclusions sous forme d’une gradation explicite, des stratégies les mieux étayées aux plus expérimentales. Cette gradation est le produit principal de l’article, et c’est aussi ce qui le rend utilisable en consultation.

StratégieSolidité des données selon les auteurs
Antidépresseur associé au lithium, en première intentionBase la plus consistante
ConstatC’est l’option la plus documentée, avec des données issues à la fois d’essais anciens et de registres de grande taille. Le tableau de gradation des auteurs s’appuie sur dix-sept études de pharmacothérapie, dont deux essais randomisés et cinq cohortes portant spécifiquement sur le lithium. Le résumé de l’article annonce pour sa part dix études en faveur du lithium : les deux décomptes ne coïncident pas. La consistance ne signifie pas la certitude, une partie importante de ces données est observationnelle.
Poursuite de séances associée à une pharmacothérapieBase la plus consistante
ConstatQuatre essais randomisés et une cohorte prospective montrent des taux de rechute inférieurs à ceux de la pharmacothérapie seule. Les auteurs la placent en deuxième ligne, après échec de la première, ou d’emblée en cas de risque élevé ou de rechute sévère. Ils soulignent la lourdeur logistique et le coût en ressources.
Poursuite de séances sans pharmacothérapie structuréePiste émergente
ConstatUn essai randomisé la situe au niveau de la pharmacothérapie, une cohorte rétrospective ne retrouve aucun bénéfice. Le corpus est trop mince pour trancher.
Psychothérapie, en associationPiste émergente
ConstatDeux études seulement : un essai randomisé de 60 répondeurs et une cohorte prospective de 8 patients. Données encourageantes mais peu nombreuses. Le niveau de preuve ne permet pas de placer cette stratégie au même rang que les deux premières.
Séances d’entretien espacées au long coursDonnées limitées
ConstatDeux cohortes rétrospectives et une cohorte prospective suggèrent un bénéfice possible, que les auteurs jugent plus probable après 65 ans. La stratégie est pratiquée sans que la littérature en fixe les modalités.
Stimulation magnétique transcrânienne, kétamine et eskétaminePréliminaire et expérimentale
ConstatAucune étude répondant aux critères d’inclusion. Les auteurs ne citent qu’une série de quatre cas de stimulation magnétique en relais d’une électroconvulsivothérapie, avec réponse maintenue sur 6 à 13 mois sous antidépresseur associé, et trois essais enregistrés non publiés. Ce silence de la littérature ne dit rien de l’efficacité de ces approches en prévention de la rechute post-électroconvulsivothérapie : il dit que la question n’a pas encore été posée dans un dispositif exploitable.

Quelques résultats chiffrés sont repris par les auteurs à titre illustratif, et non regroupés. Dans les trois essais randomisés comportant un bras placebo, les taux de rechute sous placebo vont de 67 à 84 % sur des suivis de 18 à 24 semaines. L’essai historique de 2001, mené chez 84 patients en rémission et suivi 24 semaines, rapporte 39 % de rechute sous association d’un antidépresseur tricyclique et de lithium, 60 % sous cet antidépresseur seul et 84 % sous placebo. Un travail de registre portant sur 7 350 patients rapporte une réduction relative des réadmissions de l’ordre de 16 %, soit un rapport de risque instantané de 0,84, chez les patients ayant retiré du lithium, et aucun suicide dans ce groupe. Ces valeurs sont issues d’études individuelles aux méthodes et aux populations différentes : elles illustrent la direction du signal, elles ne s’additionnent pas.

Le contrôle de qualité

Point contrôléVerdict
Protocole enregistré avant l’analyseOui
ConstatEnregistrement PROSPERO CRD42023392575 le 28 janvier 2023, rapport selon PRISMA, extraction des données commencée le 29 avril 2025. La stratégie de recherche, la liste des études incluses et les tableaux d’extraction sont fournis en annexe.
Évaluation du risque de biaisDouble outil
ConstatRoB 2 pour les essais randomisés et MMAT pour l’ensemble des designs, ce qui est adapté à un corpus mixte. Recomptage des grilles fournies : sur les 13 essais randomisés, 6 sont à faible risque de biais, 5 soulèvent quelques réserves et 2 sont à risque élevé. Sur les 28 études, les scores MMAT se répartissent en 6 études à 5 sur 5, 12 à 4 sur 5, 5 à 3 sur 5 et 5 à 2 sur 5.
Mise en commun statistiqueAbsente
ConstatAucune méta-analyse. Les auteurs avancent deux justifications successives : aucune donnée randomisée nouvelle depuis la revue de Youssef et McCall, puis l’hétérogénéité des designs et des définitions de rechute. Le résultat est le même, l’article ne produit aucune estimation groupée ni aucun intervalle de confiance de synthèse.
Nature du corpus inclusMoitié observationnel
ConstatDécompte des tableaux d’extraction : 13 essais randomisés, 8 cohortes prospectives non randomisées et 7 cohortes rétrospectives. Aucune série de cas n’a été retenue, bien que le protocole les autorisât au delà de dix cas. Le classement des stratégies reflète donc autant le volume de littérature disponible que la qualité des dispositifs.
Définition de la rechuteHétérogène
ConstatLes études incluses ne définissent pas la rechute de la même façon : seuils sur échelle de dépression, jugement clinique, réhospitalisation, suicide ou reprise des séances, selon les travaux. Elles mélangent en outre patients en rémission complète et patients seulement répondeurs. Deux situations cliniques dont le risque de base n’est pas le même, et chez le répondeur la rechute au sens strict ne peut pas survenir puisque la rémission n’a pas été atteinte.
Biais de publicationNon testé
ConstatAucun test formel, ni graphique en entonnoir ni test d’Egger, ce qui découle logiquement de l’absence de mise en commun. Les auteurs ont en revanche interrogé les registres d’essais et la littérature grise, et concluent eux-mêmes à un risque de biais de publication du fait de résultats enregistrés jamais publiés, en particulier sur les interventions nouvelles. Il ne s’agit donc pas d’un constat d’absence de biais.
Cohérence interne des chiffresÉcarts internes
ConstatPlusieurs écarts subsistent entre le texte, les tableaux et les annexes de la publication. Les effectifs par base de données du diagramme de flux totalisent 17 505 références pour 17 115 annoncées. La somme des effectifs des 28 études donne 11 120 patients pour 11 119 annoncés. Le texte narratif cite 15 % de rechute sous imipramine là où le tableau et l’annexe d’extraction indiquent 18 %, et 35 % de rechute dans un essai d’association là où ces mêmes sources indiquent 47,1 %. La section neuromodulation annonce quatre études quand le tableau n’en liste que trois. Aucun de ces écarts ne modifie le classement des stratégies, mais ils invitent à ne reprendre aucun chiffre de cet article sans retour à l’étude primaire.
Financement et liens d’intérêtsAucun déclaré
ConstatLa publication indique qu’aucun financement n’a été reçu pour ce travail et ne déclare aucun lien d’intérêts. Déclarations vérifiées sur le texte publié.

Lecture critique

DomaineJugement
Exhaustivité et gradationSolide
ConstatToutes les stratégies annoncées sont couvertes, et la gradation est honnête : les auteurs distinguent explicitement ce qui est consistant, ce qui émerge, ce qui est limité et ce qui reste expérimental, au lieu de tout présenter au même niveau.
Absence d’estimation groupéeLimite majeure
ConstatSans mise en commun, il n’y a ni taille d’effet de synthèse, ni intervalle de confiance de synthèse, ni nombre de sujets à traiter. Les seules estimations disponibles sont celles des études individuelles reprises telles quelles, par exemple un rapport de risque instantané de 0,21, intervalle de confiance à 95 % de 0,05 à 0,84, p égal à 0,027 pour le lithium dans une cohorte prospective de 47 patients en rémission. Le lecteur reçoit un classement, pas une magnitude. C’est ce qui situe le niveau de preuve de ce travail en dessous de celui d’une méta-analyse d’essais.
Effectif affichéTrompeur si isolé
ConstatTrois études de registre pèsent 9 710 des 11 119 patients, soit 87 %. Un effectif de cette taille n’améliore pas la protection contre les biais de confusion et de sélection propres aux données observationnelles, et les registres ne renseignent ni la posologie, ni l’observance, ni les rechutes qui ne conduisent pas à une hospitalisation.
Identification des lacunesUtile
ConstatL’absence d’étude éligible sur la stimulation magnétique transcrânienne et sur la kétamine dans cette indication est un résultat en soi, et elle est correctement présentée comme une lacune et non comme un signal défavorable. Les auteurs signalent d’ailleurs les essais enregistrés en cours, ce qui distingue clairement le champ non exploré du champ exploré sans résultat.

Niveau de preuve

Scientifique63/100
Éditorial77/100

La confiance est élevée sur la description du champ : la recherche est enregistrée, systématique, documentée, et le classement des stratégies rejoint celui des revues antérieures que les auteurs citent eux-mêmes, celle de Jelovac et collaborateurs en 2013, celle de Youssef et McCall en 2014, celle de Brown et collaborateurs la même année et celle de Lambrichts et collaborateurs en 2021. Elle est faible sur toute traduction quantitative. Un article qui ne met rien en commun ne peut pas soutenir une phrase du type telle stratégie réduit le risque de tant.

Ce qui est démontré : que la littérature éligible se concentre sur le lithium et sur la poursuite des séances, et qu’elle ne comporte aucune étude exploitable sur la stimulation magnétique transcrânienne ni sur la kétamine dans cette indication. Ce qui est suggéré : que ces deux premières options soient effectivement les plus efficaces, hypothèse renforcée par la convergence avec les revues antérieures et avec les essais randomisés inclus. Ce qui relève de l’opinion d’expert : l’ordre proposé entre les stratégies, qui repose sur un jugement de synthèse et non sur une comparaison statistique, ainsi que la place de première intention accordée à l’association antidépresseur et lithium, que les auteurs justifient autant par la faisabilité que par les données.

Le test du confrère

Ce que dirait un confrère expérimenté à qui l’on présente cette étude en deux minutes, entre deux consultations.

« C’est une bonne carte du terrain. Le lithium et la poursuite des séances avec un traitement, ce sont les deux piliers, la psychothérapie arrive. Ce qui me frappe, c’est ce qui manque : ni stimulation magnétique, ni kétamine, personne n’a encore publié l’étude. Mais je n’ai aucun chiffre de synthèse à sortir de cet article. »

Traduction pour la pratique : cet article sert à construire l’ordre des options et à ne pas en oublier une, pas à quantifier un bénéfice devant un patient. Pour un chiffre sur la poursuite des séances, il faut aller chercher les essais randomisés eux-mêmes.

Ce que vous pouvez en faire

  • Se donner un ordre de passage explicite après une électroconvulsivothérapie efficace, plutôt que de reconduire par défaut le traitement en cours.
  • Reconsidérer le lithium chez un patient qui vient de répondre à l’électroconvulsivothérapie, en tenant compte de la fonction rénale, de la thyroïde et de la faisabilité de la surveillance biologique. Les auteurs eux-mêmes conditionnent leur recommandation de première intention à cette surveillance et à la tolérance.
  • Ne pas conclure que la stimulation magnétique transcrânienne ou la kétamine sont inefficaces dans cette situation : la littérature ne les a pas évaluées, ce qui est différent.
  • Retenir que les études incluses mélangent rémission complète et réponse partielle. Un patient encore symptomatique à la sortie n’est pas dans la même situation de risque que celui qui va bien.
  • Garder en tête le poids des effets cognitifs dans la décision de poursuivre des séances : les auteurs signalent que les revues disponibles ne retrouvent pas de déclin cognitif consistant, mais que la qualité des données est faible et que la plupart des études se sont contentées d’un test de dépistage aujourd’hui jugé insuffisamment sensible.
  • Vérifier la disponibilité en France des molécules citées dans la littérature de référence avant de transposer un protocole publié.
  • La surveillance pratique est outillée par le simulateur du risque QT des associations de psychotropes.

Questions fréquentes

Pourquoi les auteurs n’ont-ils pas fait de méta-analyse ?

Ils donnent deux raisons. La première, énoncée dans la méthode, est qu’aucune donnée randomisée nouvelle n’a été identifiée depuis la revue systématique de Youssef et McCall. La seconde, énoncée dans la discussion, est l’hétérogénéité des designs et des définitions de rechute. Les études incluses ne mesurent effectivement pas la même chose de la même façon : les designs vont de l’essai randomisé au registre national, et les populations mélangent réponse et rémission. Mettre ces données en commun aurait produit un chiffre unique dont personne n’aurait su ce qu’il mesure.

Le lithium est-il la meilleure option ?

C’est celle qui dispose des données les plus consistantes, ce qui n’est pas la même chose. Une partie de ces données est observationnelle, et aucune comparaison directe avec les autres stratégies n’est mise en commun ici. Les auteurs le placent en première intention en association avec un antidépresseur, en invoquant aussi sa faisabilité par rapport à la poursuite des séances. La décision reste individuelle.

Que faire chez un patient bipolaire ?

Cette revue les exclut, au motif que l’évolution, la physiopathologie et les recommandations de prévention diffèrent de la dépression unipolaire. Ses conclusions ne s’appliquent pas à eux, et il serait incorrect de les y étendre. La question de la prévention de la rechute post-électroconvulsivothérapie dans le trouble bipolaire reste ouverte dans ce travail.

Peut-on proposer une psychothérapie en relais ?

Les auteurs la classent comme piste émergente, sur la base d’un seul essai randomisé de 60 répondeurs et d’une cohorte prospective de 8 patients. C’est peu. Rien n’interdit de la proposer en association, à condition de ne pas la présenter comme équivalente aux options les mieux documentées. Les auteurs notent que la thérapie cognitivo-comportementale a dû y être adaptée, avec davantage de structure, de répétition et de supports écrits, pour tenir compte des difficultés cognitives qui suivent l’électroconvulsivothérapie.

Que signifie l’absence d’étude sur la kétamine ici ?

Uniquement qu’aucune étude répondant aux critères d’inclusion n’a été trouvée sur cette indication précise. Des essais sont enregistrés et non encore publiés, ce que les auteurs signalent. Ce n’est ni un résultat négatif, ni une contre-indication, ni un argument pour ou contre son usage dans d’autres situations.

Bibliographie commentée

Étude source. Rovers JJE, van Zeijl NT, Tendolkar I, Dols A, van Eijndhoven PFP. Systematic review on relapse-prevention strategies following successful electroconvulsive therapy for major depressive disorder. BJPsych Open 2026 ; 12 : e37, pages 1 à 14. DOI 10.1192/bjo.2025.10946. Reçu le 28 octobre 2025, révisé le 4 décembre 2025, accepté le 5 décembre 2025. Article en libre accès sous licence Creative Commons Attribution 4.0.

Les revues antérieures citées par les auteurs. Jelovac A, Kolshus E, McLoughlin DM. Relapse following successful electroconvulsive therapy for major depression: a meta-analysis. Neuropsychopharmacology 2013 ; 38 : 2467 à 2474. Youssef NA, McCall WV. Relapse prevention after index electroconvulsive therapy in treatment-resistant depression. Annals of Clinical Psychiatry 2014 ; 26 : 288 à 296. Brown ED, Lee H, Scott D, Cummings GG. Efficacy of continuation/maintenance electroconvulsive therapy for the prevention of recurrence of a major depressive episode in adults with unipolar depression: a systematic review. Journal of ECT 2014 ; 30 : 195 à 202. Lambrichts S, Detraux J, Vansteelandt K, Nordenskjöld A, Obbels J, Schrijvers D, et al. Does lithium prevent relapse following successful electroconvulsive therapy for major depression? A systematic review and meta-analysis. Acta Psychiatrica Scandinavica 2021 ; 143 : 294 à 306. Ce sont ces travaux qui fournissent les estimations chiffrées que la présente revue ne produit pas : l’une classe, les autres mesurent.

Les deux études individuelles citées ci-dessus. Sackeim HA, Haskett RF, Mulsant BH, Thase ME, Mann JJ, Pettinati HM, et al. Continuation pharmacotherapy in the prevention of relapse following electroconvulsive therapy: a randomized controlled trial. JAMA 2001 ; 285 : 1299 à 1307. Brus O, Cao Y, Hammar Å, Landén M, Lundberg J, Nordanskog P, et al. Lithium for suicide and readmission prevention after electroconvulsive therapy for unipolar depression: population-based register study. BJPsych Open 2019 ; 5 : e46. Les valeurs reprises ici proviennent de la revue et de son tableau d’extraction, et gagnent à être confrontées aux publications originales.

Contexte réglementaire français. La revue est néerlandaise et ne traite pas du statut en France des molécules mentionnées. Autorisation de mise sur le marché, commercialisation effective et remboursement sont trois questions distinctes, et une molécule courante dans la littérature anglophone peut n’être disponible par aucune de ces voies.

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