Publié le 30 août 2026, mis à jour le 21 septembre 2026
Après une électroconvulsivothérapie réussie, faut-il poursuivre les séances en plus du traitement ?
L’essentiel
Quatre essais randomisés, 254 patients randomisés, 243 dans l’analyse principale. Chez des adultes en rémission ou en réponse après une électroconvulsivothérapie aiguë, poursuivre des séances d’entretien correctement dosées en plus du traitement médicamenteux réduit le risque de rechute à six mois, avec un risque relatif de 0,57 (IC 95 % 0,37 à 0,88), soit une réduction relative de 43 % et sept patients à traiter pour éviter une rechute. Aucune hétérogénéité statistique n’est détectée et le résultat résiste à toutes les analyses de sensibilité, y compris au scénario le plus défavorable sur les données manquantes. La limite tient au corpus : quatre essais, aucun insu des participants, deux essais sur quatre à risque de biais élevé et aucun à faible risque, et un intervalle de prédiction qui franchit la valeur 1. L’effet est cohérent, il n’est pas encore certain.
Le contexte
La question se pose à la sortie d’hospitalisation, et elle se pose vite. Une électroconvulsivothérapie qui a fonctionné laisse un patient amélioré mais fragile : environ la moitié des patients placés sous pharmacothérapie de continuation rechutent dans l’année, et la majorité de ces rechutes survient dans les six premiers mois. Le relais est habituellement confié au traitement médicamenteux seul.
Poursuivre des séances espacées, en entretien, est une option connue dont l’application varie beaucoup d’un pays à l’autre. Les auteurs rapportent moins de 5 % des séries aiguës suivies d’un entretien au Royaume-Uni et en Irlande en 2022, 11 % en Suède en 2013 et 27 % dans une enquête finlandaise, mais 97 % des centres interrogés en 2022, principalement nord-américains, déclarent proposer l’entretien, avec une médiane de 50 % des patients concernés. Les synthèses antérieures, elles, donnaient des résultats mitigés et non concluants.
C’est ce point que la méta-analyse rouvre. Elle ne change pas la nature des données disponibles : elle change les critères qui décident lesquelles entrent.
Ce qui change par rapport aux synthèses antérieures
Le bénéfice apparaît quand on retient les essais qui reflètent la pratique
| Choix des auteurs | Ce que cela écarte ou fait entrer |
|---|---|
| Séances d’entretien correctement dosées | Bitemporale ou bifrontale à toute dose relative au seuil convulsivant, unilatérale droite seulement à haute dose, définie ici comme au moins cinq fois le seuil |
| EffetUn essai est écarté pour usage d’une unilatérale droite à faible dose. Dans les deux essais retenus qui emploient cette électrode, la dose délivrée était de six fois le seuil convulsivant, avec une impulsion ultrabrève. Le plancher de cinq fois le seuil n’est pas une donnée mesurée : c’est une hypothèse explicite des auteurs, transposée de la phase aiguë à la phase d’entretien. | |
| Entretien en plus du traitement médicamenteux | Les deux bras reçoivent une pharmacothérapie de continuation active, l’entretien en monothérapie est exclu |
| EffetLa question posée devient celle du clinicien : ajouter des séances change-t-il quelque chose à ce que je fais déjà. C’est un contraste plus exigeant qu’une comparaison entre séances seules et médicament seul. | |
| Critère principal fixé à six mois | Rechute cumulée à six mois, période de vulnérabilité maximale |
| EffetHorizon homogène entre essais. Le suivi des essais inclus s’étend de six mois à deux ans, mais cette synthèse n’analyse rien au delà de six mois. La durabilité à un an n’est donc pas documentée ici, faute d’analyse et non faute de données. | |
Ce point mérite d’être dit clairement, parce qu’il est le cœur de l’article : ce n’est pas la quantité de données qui a changé, c’est la question posée. La méta-analyse du National Institute for Health and Care Excellence de 2022, qui fonde la recommandation britannique actuelle, ne retenait que deux essais, dont un utilisant une unilatérale droite à faible dose, et en écartait deux autres pourtant disponibles, l’un parce que plus de 20 % des participants présentaient des symptômes psychotiques, l’autre pour le moment de la randomisation. Un critère d’inclusion déplacé peut faire apparaître ou disparaître un effet sans qu’aucun patient supplémentaire n’ait été inclus. C’est un argument pour lire les critères d’inclusion d’une méta-analyse avant d’en lire les résultats, et non l’inverse.
L’étude en un coup d’œil
| Population | |
| Adultes de 18 ans et plus présentant un épisode dépressif caractérisé, unipolaire ou bipolaire, en rémission dans trois essais ou en réponse dans un essai, après une électroconvulsivothérapie aiguë. Trois essais sur quatre n’ont inclus que des formes unipolaires. Population décrite par les auteurs comme prototypique de l’indication : âge moyen d’environ 70 ans dans trois essais sur quatre, proportions importantes de formes psychotiques, prédominance féminine partout. Effectifs par essai de 33 à 128 participants randomisés. Total de 254 randomisés, 127 par bras. | |
| Intervention | |
| Électroconvulsivothérapie de continuation correctement dosée, associée à une pharmacothérapie de continuation. Deux essais ont utilisé une électrode bitemporale à impulsion brève, les deux autres une unilatérale droite à impulsion ultrabrève délivrée à six fois le seuil convulsivant, l’un d’eux autorisant un changement de placement en cours de traitement pour une minorité de patients. | |
| Comparateur | |
| Pharmacothérapie de continuation seule : régimes individualisés dans deux essais, nortriptyline seule ou associée à la rispéridone dans un essai, association venlafaxine et lithium dans le quatrième. | |
| Critères de jugement | |
| Principal : rechute cumulée à six mois, selon la définition propre à chaque essai, toutes reposant sur une échelle de dépression validée. Secondaire : acceptabilité, mesurée par les arrêts toutes causes confondues. La tolérance cognitive n’a pas été examinée dans cette synthèse. | |
| Design | |
| Revue systématique et méta-analyse de quatre essais contrôlés randomisés, trois européens et un nord-américain. Recherche du 11 mars 2025 sur PubMed, Embase, Web of Science et CENTRAL, sans restriction de date ni de langue : 770 références identifiées, 423 après dédoublonnage, huit textes intégraux examinés, quatre essais retenus. Enregistrement PROSPERO CRD420251000113, rapport conforme à PRISMA 2020, risque de biais évalué par RoB 2. Modèle à effets aléatoires avec estimation par maximum de vraisemblance restreint, intervalles de prédiction, imputation du scénario le plus défavorable. L’ajustement de Hartung, Knapp, Sidik et Jonkman n’est employé qu’en analyse de sensibilité : les auteurs ne le retiennent pas pour l’inférence principale, parce qu’il resserre paradoxalement les intervalles quand l’hétérogénéité est très basse. |
Le contrôle de qualité
| Point contrôlé | Verdict |
|---|---|
| Protocole enregistré avant l’analyse | Oui |
| ConstatEnregistrement PROSPERO CRD420251000113 et rapport conforme à PRISMA 2020. Sélection et extraction faites en double, à deux relecteurs indépendants, avec relance des investigateurs des essais pour les données manquantes. | |
| Évaluation du risque de biais | RoB 2 |
| ConstatOutil approprié pour des essais randomisés, appliqué essai par essai. Deux essais sont classés à risque élevé pour déviations par rapport aux interventions prévues, données manquantes ou mesure du critère. Les deux autres suscitent des réserves faute d’information sur la dissimulation de l’attribution. Aucun essai n’est à faible risque de biais. | |
| Insu des participants | Absent |
| ConstatAucun essai ne maintient l’insu des participants, ce qui supposerait des séances simulées répétées sous anesthésie générale. Trois essais sur quatre disposent en revanche d’évaluateurs en insu. Une attention médicale plus soutenue envers le groupe qui continue les séances ne peut pas être écartée : les auteurs le reconnaissent explicitement. | |
| Hétérogénéité entre essais | Non détectée |
| ConstatI² à 0 % dans toutes les analyses. Les quatre essais pointent dans la même direction avec des amplitudes comparables, malgré des paramètres de stimulation, des rythmes de séances et des régimes médicamenteux très différents. | |
| Analyses de sensibilité | Concordantes |
| ConstatRésultat significatif en analyse en intention de traiter (254 participants) comme en intention de traiter modifiée (243 participants), avec report de la dernière observation comme sous imputation du scénario le plus défavorable, avec et sans ajustement de Hartung et Knapp. Le détail chiffré de ces analyses figure dans un tableau supplémentaire que nous n’avons pas pu consulter. | |
| Analyses en sous-groupes | Non réalisées |
| ConstatNi sous-groupes ni méta-régression, le nombre d’essais étant trop faible. Rien n’est donc documenté sur l’influence de la modalité de stimulation, de la stratégie de dose ou des caractéristiques des patients. Les auteurs jugent que ces analyses auraient peu apporté puisque l’hétérogénéité est nulle : l’argument est fragile, car le I² a une puissance très faible avec quatre essais. | |
| Biais de publication | Non évaluable |
| ConstatQuatre essais ne permettent aucun test formel d’asymétrie. Il ne s’agit pas d’une absence de biais de publication, mais d’une impossibilité de le rechercher. | |
| Financement de la revue | Aucun |
| ConstatLes auteurs déclarent n’avoir reçu aucun financement spécifique, ni public, ni commercial, ni associatif, pour ce travail de synthèse. | |
| Liens d’intérêts des auteurs | Deux auteurs sur quatre |
| ConstatUn auteur déclare des honoraires d’UpToDate pour la rédaction de chapitres consacrés à l’électroconvulsivothérapie, des honoraires d’un groupe hospitalier pour un enseignement sur la technique, et des droits d’auteur de Cambridge University Press pour un manuel qui lui est consacré. Le dernier auteur, également auteur correspondant, déclare des honoraires d’orateur de MECTA, fabricant d’appareils d’électroconvulsivothérapie, ainsi que d’Otsuka et de Janssen, et un honoraire de Janssen pour un comité consultatif sur l’eskétamine. Les deux autres auteurs ne déclarent aucun lien. Ces liens portent sur l’intervention évaluée. | |
Les résultats
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Rechute cumulée à six mois | RR 0,57 (IC 95 % 0,37 à 0,88) |
| LectureCritère principal, analyse en intention de traiter modifiée sur 243 participants. L’intervalle de confiance exclut la valeur 1, le résultat est donc statistiquement significatif au seuil habituel. | |
| Nombre de patients à traiter | 7 (IC 95 % 5 à 24) |
| LectureSept patients recevant l’entretien pour éviter une rechute de plus. La borne haute à 24 rappelle que la précision reste modeste. | |
| Hétérogénéité | I² = 0 % |
| LectureAucune variabilité détectée entre essais au delà du hasard. Avec quatre essais, cette valeur est cohérente mais peu informative : elle ne prouve pas l’homogénéité, elle échoue à démontrer l’hétérogénéité. | |
| Intervalle de prédiction | 0,28 à 1,16 |
| LectureC’est le chiffre le plus important de l’article après le premier. Il estime l’effet attendu dans un futur essai, et il franchit la valeur 1 : un prochain essai pourrait ne pas atteindre la significativité. | |
| Acceptabilité, arrêts toutes causes | RR 1,12 (IC 95 % 0,48 à 2,62), intervalle de prédiction 0,15 à 8,38 |
| LectureAucune différence significative détectée. L’intervalle de confiance est large et l’intervalle de prédiction l’est bien davantage : cette analyse ne démontre pas l’absence de surcoût en abandons, elle ne le met simplement pas en évidence. | |
Lecture critique
| Domaine | Jugement |
|---|---|
| Conduite de la revue | Solide |
| ConstatEnregistrement préalable, double sélection et double extraction, RoB 2, intervalles de prédiction, scénario le plus défavorable testé, données non publiées obtenues auprès des investigateurs. Le travail de synthèse est fait dans les règles, et il expose ses propres fragilités plutôt que de les masquer. | |
| Question posée | Pertinente |
| ConstatDose adéquate et usage en association, c’est-à-dire la situation clinique réelle. Ce recentrage est aussi ce qui rend la comparaison avec les synthèses antérieures délicate : elles ne répondaient pas à la même question. Le plancher de dose retenu reste toutefois une hypothèse des auteurs, non une donnée d’essai. | |
| Taille et qualité du corpus | Fragile |
| ConstatQuatre essais, 254 randomisés, deux essais à risque de biais élevé et aucun à faible risque, aucun insu des participants, intervalle de prédiction franchissant 1. Un cinquième essai de taille moyenne pourrait déplacer sensiblement l’estimation. | |
| Validité externe | Étroite |
| ConstatSujets âgés, formes souvent psychotiques, très majoritairement unipolaires. Or l’âge élevé et les caractéristiques psychotiques sont associés à une meilleure réponse et à un risque de rechute plus bas après électroconvulsivothérapie. Les auteurs eux-mêmes écrivent que la transposition à des patients plus jeunes, chroniques, résistants ou aux présentations complexes peut être limitée, et que rien ne se transpose au delà de la dépression unipolaire et bipolaire. | |
| Liens d’intérêts | À signaler |
| ConstatLes liens déclarés concernent directement la technique évaluée, y compris un fabricant d’appareils. Ils sont déclarés et aucun financement n’a été reçu pour cette revue, ce qui est le minimum attendu, mais ils justifient d’attendre une réplication par une équipe sans lien avec le matériel. | |
Niveau de preuve
La confiance est élevée sur la conduite de la revue et sur la cohérence interne du résultat : la direction de l’effet est la même dans les quatre essais, et elle survit à des hypothèses volontairement pessimistes sur les données manquantes. Elle est faible sur la transposabilité du chiffre lui-même. Quatre essais sans insu des participants, dont deux à risque de biais élevé et aucun à faible risque, ne fixent pas une valeur : ils indiquent une direction. L’intervalle de prédiction le dit sans détour, et les auteurs ne cherchent pas à le contourner.
Ce qui est démontré : dans ces quatre essais, l’ajout de séances d’entretien correctement dosées s’accompagne de moins de rechutes à six mois. Ce qui est suggéré : que ce bénéfice se retrouve en pratique courante, chez des patients comparables. Ce qui relève de l’opinion d’expert : le plancher de dose retenu comme adéquat, cinq fois le seuil convulsivant pour l’unilatérale droite, que les auteurs déduisent explicitement par analogie avec la phase aiguë et qui structure toute la sélection des essais.
Le test du confrère
Ce que dirait un confrère expérimenté à qui l’on présente cette étude en deux minutes, entre deux consultations.
« Une synthèse soignée sur un corpus mince. Moins 43 % de risque relatif de rechute à six mois, sept patients à traiter, pas d’hétérogénéité détectée, ça se tient. Mais quatre essais, personne en aveugle, aucun essai à faible risque de biais, et un intervalle de prédiction qui repasse au dessus de 1. Je le propose au patient, je ne le lui promets pas. »
Traduction pour la pratique : l’électroconvulsivothérapie de continuation redevient une option à discuter explicitement à la sortie, et non une modalité réservée aux échecs répétés. La discussion se tient avec le patient et l’équipe qui a réalisé les séances aiguës, et elle se pose au moment de la sortie, pas trois mois plus tard.
Ce que vous pouvez en faire
- Poser la question du relais dès la fin de la série aiguë, avant la sortie, plutôt qu’au premier signe de réapparition des symptômes.
- Retenir l’ordre de grandeur plutôt que la valeur : environ un patient sur sept épargné d’une rechute à six mois, avec une incertitude réelle sur ce chiffre.
- Vérifier auprès de l’équipe qui a réalisé la série que les paramètres d’entretien envisagés correspondent bien à ceux évalués ici, en particulier pour l’unilatérale droite, retenue seulement à haute dose. Une séance d’entretien sous-dosée n’a pas été montrée efficace.
- Ne pas présenter l’absence de différence sur les abandons comme une preuve de tolérance équivalente : l’analyse est trop imprécise pour cela, et la tolérance cognitive n’a pas été examinée dans cette synthèse.
- Garder en tête que la population évaluée est âgée, souvent psychotique et presque exclusivement unipolaire : le chiffre ne se transpose pas mécaniquement à un patient jeune, chronique ou aux comorbidités multiples.
- Savoir répondre au patient qui demande pourquoi on lui propose de continuer alors qu’il va mieux : c’est précisément parce qu’il va mieux, et que la période qui suit est celle du risque.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il poursuivre les séances, et à quel rythme ?
Cette synthèse ne répond pas à la question. Son critère principal est fixé à six mois et elle ne compare pas différentes durées ni différents rythmes entre eux. Les auteurs écrivent explicitement que le schéma de fréquence optimal n’est pas établi : les essais inclus ont utilisé des protocoles très différents, de l’espacement progressif jusqu’au mensuel à un rythme jamais inférieur à la quinzaine. La décision reste individuelle, discutée avec l’équipe qui suit le patient.
Le bénéfice est-il le même chez les patients bipolaires ?
Cette synthèse ne permet pas de le dire. Trois des quatre essais n’ont inclus que des formes unipolaires, et aucune analyse par polarité n’a été conduite, le nombre d’essais étant trop faible pour autoriser des sous-groupes. L’absence d’analyse n’est pas une absence de différence.
Faut-il maintenir le traitement médicamenteux en parallèle ?
Oui, c’est la condition même de l’inclusion. L’entretien a été évalué en association, jamais seul, et les deux bras recevaient une pharmacothérapie de continuation active. Ce que cette synthèse compare, c’est traitement plus séances contre traitement seul, et non séances contre traitement.
Pourquoi les recommandations existantes sont-elles plus réservées ?
Parce qu’elles s’appuient sur un ensemble d’essais retenu selon d’autres critères. La méta-analyse britannique de 2022 ne retenait que deux essais, dont un utilisant une unilatérale droite à faible dose, et en écartait deux autres pour des motifs liés à la proportion de formes psychotiques et au moment de la randomisation. Le désaccord porte sur la sélection des données, pas sur leur analyse.
Que retenir de l’intervalle de prédiction ?
Qu’il faut se garder d’annoncer un chiffre au patient. L’intervalle de prédiction estime ce que donnerait un prochain essai, et il inclut la possibilité qu’aucun bénéfice significatif n’y soit retrouvé. La direction de l’effet est plus solide que sa taille.
Bibliographie commentée
Étude source. Jelovac A, Braithwaite R, Kellner CH, McLoughlin DM. Continuation electroconvulsive therapy combined with pharmacotherapy for depression relapse prevention: A systematic review and meta-analysis. Psychological Medicine, 2025, volume 55, article e251. DOI 10.1017/S0033291725101608. PMID 40874256. Aucun financement spécifique. Liens d’intérêts déclarés par deux des quatre auteurs, portant sur la technique évaluée. Aucun matériel supplémentaire n’accompagnait le document consulté : les figures et les tableaux supplémentaires de cette publication n’ont pas été consultés, et aucune donnée qui n’y figure que là n’est reprise ici.
Cohorte de comparaison, citée par les auteurs. Jørgensen A, Gronemann FH, Rozing MP, Jørgensen MB, Osler M. Clinical outcomes of continuation and maintenance electroconvulsive therapy. JAMA Psychiatry, 2024, volume 81, numéro 12, pages 1207 à 1214. DOI 10.1001/jamapsychiatry.2024.2360. Cohorte nationale danoise de 19 944 patients ayant reçu une série d’électroconvulsivothérapie sur vingt ans, toutes indications psychiatriques confondues. Dans des analyses appariées sur score de propension, l’entretien était associé à moins de réhospitalisations psychiatriques (rapport de risque instantané 0,69, IC 95 % 0,56 à 0,84) et à moins de conduites suicidaires (0,47, IC 95 % 0,27 à 0,82) dans les six mois. Sa nature observationnelle interdit d’en tirer une relation causale : elle rend l’hypothèse plus plausible, elle ne la démontre pas. Le chiffre propre à la dépression unipolaire cité par les auteurs provient d’une communication personnelle et non de la publication.
Référentiel de comparaison, cité par les auteurs. National Institute for Health and Care Excellence. Depression in adults: treatment and management. NICE Guideline NG222, 29 juin 2022. C’est la synthèse à deux essais qui fonde la position britannique actuelle sur l’entretien, et le point de désaccord principal de la présente méta-analyse.
Contexte réglementaire et organisationnel français, à établir et à dater. Encadrement de l’électroconvulsivothérapie en France, conditions de réalisation des séances d’entretien en ambulatoire, et disponibilité effective des molécules employées comme pharmacothérapie de continuation dans les essais inclus, à savoir la nortriptyline seule ou associée à la rispéridone, l’association venlafaxine et lithium, et des régimes individualisés. Ce dernier point mérite vérification avant toute transposition : les documents consultés ici ne renseignent pas la disponibilité de ces molécules en France.
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