Publié le 9 août 2026, mis à jour le 21 septembre 2026

Analyse · Dépression · Psychopharmacologie

Pramipexole et anhédonie dépressive : que démontre cet essai, et que ne démontre-t-il pas ?

◆ Collection
Nature Medicine · 2026 ; 32(7) : 2570-2578 · Ventorp et al.
DOI 10.1038/s41591-026-04465-9
PMID 42286321
Scientifique 72
Éditorial 88

L’essentiel

Un essai randomisé en double aveugle contre placebo, mené dans un seul centre à Lund, a testé le pramipexole en association chez des adultes présentant un trouble dépressif caractérisé, une dysthymie ou une dépression bipolaire, et une anhédonie définie non par un score total mais par au moins trois items cotés 3 ou 4 à l’échelle de plaisir de Snaith et Hamilton (SHAPS). Quatre-vingt-cinq patients ont été randomisés en 1:1, 82 ont été analysés en intention de traiter modifiée, sur neuf semaines. Le critère principal est atteint : la réduction du SHAPS est plus forte sous pramipexole que sous placebo, avec une différence moyenne de −4,04 points (IC 95 % : −6,89 à −1,18 ; p = 0,006 ; g de Hedges 0,62). Les analyses exploratoires vont dans le même sens : activité physique légère augmentée, préservation relative de l’activation striatale ventrale liée à la récompense. L’amélioration se maintient pendant une extension en ouvert de six mois. Les auteurs concluent à une amélioration significative de l’anhédonie et à un profil de tolérance favorable, et présentent le pramipexole comme une stratégie d’augmentation potentielle. Trois points cadrent la lecture, et les deux derniers ne figurent que dans le texte intégral. Le premier : en France, le pramipexole n’a d’autorisation de mise sur le marché que dans la maladie de Parkinson idiopathique et dans le syndrome des jambes sans repos, jamais en psychiatrie. Le deuxième : l’échelle de dépression auto-évaluée, la MADRS-S, ne sépare pas les groupes au terme prévu, alors que l’échelle d’anhédonie le fait. Le troisième : la tolérance est chiffrée dans le texte intégral, et elle est nettement moins bonne que sous placebo, avec des troubles du sommeil chez sept patients sur dix, des nausées chez six sur dix, et une difficulté à contrôler les achats rapportée par un patient sur quatre à la semaine 3.

Le contexte

L’anhédonie survit souvent au traitement. Le patient dort mieux, mange mieux, ne pleure plus, et ne ressent toujours rien. Les inhibiteurs de recapture de la sérotonine agissent mal sur cette dimension, et une partie de la littérature l’attribue à un circuit de la récompense qui reste hypoactif. D’où l’idée de viser directement la dopamine plutôt que la sérotonine. Le pramipexole, agoniste de la famille D2 à affinité préférentielle pour les récepteurs D3, est le candidat évident : molécule ancienne, générique, pharmacologie connue.

Connue, y compris pour ce qui pose problème. Le résumé des caractéristiques du produit consulté le 10 août 2026 sur la base de données publique des médicaments de l’ANSM indique deux indications, et deux seulement : le traitement des symptômes et signes de la maladie de Parkinson idiopathique chez l’adulte, en monothérapie ou en association à la lévodopa, jusqu’à 3,3 mg de base par jour ; et le traitement symptomatique du syndrome idiopathique des jambes sans repos modéré à sévère, jusqu’à 0,54 mg de base par jour. Aucune indication psychiatrique. Toute utilisation dans la dépression relève donc, en France, de la prescription hors autorisation de mise sur le marché, avec les obligations d’information et de traçabilité qui s’y attachent.

Le même résumé des caractéristiques du produit impose une surveillance qui compte ici. Les patients doivent être régulièrement surveillés à la recherche de troubles du contrôle des impulsions, et informés du risque, eux et leur entourage : jeu pathologique, augmentation de la libido, hypersexualité, achats compulsifs, compulsions alimentaires. Le tableau des effets indésirables les classe parmi les effets fréquents dans la maladie de Parkinson. La somnolence est très fréquente dans la maladie de Parkinson et fréquente dans le syndrome des jambes sans repos, et les accès de sommeil d’apparition soudaine, survenant au cours des activités quotidiennes parfois sans prodrome, sont peu fréquents mais documentés. Ces fréquences viennent de patients parkinsoniens, exposés au long cours et à des doses en règle supérieures à celles d’un essai psychiatrique, ou de patients traités pour un syndrome des jambes sans repos, exposés à des doses bien inférieures : elles ne se transposent pas telles quelles à une population dépressive. Le texte demande aussi une surveillance régulière de l’apparition de manie et de délire, et réserve les agonistes dopaminergiques chez les patients présentant des troubles psychotiques aux situations où le bénéfice attendu dépasse le risque. Enfin, l’arrêt doit être progressif : un arrêt brutal expose à un syndrome de sevrage aux agonistes dopaminergiques, et l’arrêt brutal d’un traitement dopaminergique peut entraîner un syndrome malin des neuroleptiques.

Le plan expérimental, et pourquoi le texte intégral change la lecture

L’essai est en groupes parallèles : allocation 1:1, un bras pramipexole, un bras placebo, neuf semaines, sans permutation des séquences. Le protocole publié en 2023 dans BMJ Open annonce le même plan. Les questions d’effet de report d’une période sur la suivante et de durée du sevrage entre séquences sont propres aux plans où chaque patient reçoit successivement les deux traitements : elles ne se posent pas ici, puisque aucun patient ne change de bras pendant la phase comparative.

Le point décisif est ailleurs. L’article est publié en accès libre sous licence CC BY, et le texte intégral contient à peu près tout ce que le résumé tait : la répartition diagnostique, les scores d’inclusion, les critères d’éligibilité, les fréquences d’effets indésirables, une évaluation des troubles du contrôle des impulsions, deux virages de l’humeur, une vérification du maintien de l’aveugle et le résultat de l’échelle de dépression. Lire le résumé seul conduit à écrire qu’une donnée manque alors qu’elle est publiée, et c’est l’essentiel du travail de correction que cette analyse a demandé.

Une nuance subsiste. Après les neuf semaines contrôlées, tous les participants pouvaient entrer dans une extension en ouvert de six mois. Les patients initialement sous placebo passent alors au pramipexole. Ce basculement n’est pas un crossover randomisé et ne permet aucune comparaison entre traitements : c’est un suivi non contrôlé.

L’étude en un coup d’œil

Question (PICO)
Population
Adultes de 18 à 75 ans atteints d’un trouble dépressif caractérisé, d’une dysthymie ou d’une dépression bipolaire. Le critère d’anhédonie n’est pas un seuil de score total mais un critère par items : au moins trois items de la SHAPS cotés 3 ou 4. Traitement psychotrope en cours depuis au moins 4 semaines et au moins un essai antidépresseur adéquat sans rémission. 85 randomisés, 82 analysés. Répartition diagnostique : 59,8 % de trouble dépressif caractérisé, 37,8 % de dysthymie, 2,4 % de dépression bipolaire, soit deux patients sur 82. Âge moyen 47,2 ans (ET 13,7), 45,1 % de femmes. Centre unique, Lund, Suède. Inclusions du 16 février 2023 au 4 avril 2025
Intervention
Pramipexole par voie orale, une prise par jour, de préférence le soir, titration hebdomadaire selon la tolérance et l’efficacité, en ajout du traitement en cours, pendant 9 semaines. Les méthodes de l’essai fixent la dose maximale à 4,5 mg de sel par jour, soit 3,15 mg de base. La dose moyenne réellement atteinte en fin d’essai n’est pas rapportée dans le texte principal, ce qui empêche de situer l’exposition de cette population par rapport à celle des patients parkinsoniens
Comparateur
Placebo en ajout, allocation 1:1, double aveugle, groupes parallèles
Critère principal
Variation du score SHAPS entre l’inclusion et la semaine 9
Critère secondaire préspécifié
MADRS auto-évaluée (MADRS-S)
Analyses exploratoires
Activité physique légère mesurée par accéléromètre, activation striatale ventrale liée à la récompense en IRM fonctionnelle à 7 teslas, tâche simplifiée de délai d’incitation monétaire. 48 participants imagés, 25 sous pramipexole et 23 sous placebo, les exclusions tenant aux contre-indications, aux refus et aux difficultés techniques. Le protocole d’imagerie figure dans les méthodes de l’essai
Design
Essai randomisé, monocentrique, en double aveugle, contrôlé contre placebo, en groupes parallèles, suivi d’une extension en ouvert de 6 mois. Analyse en intention de traiter modifiée, modèle mixte à mesures répétées. Enregistrements NCT05355337 et NCT05825235, protocole publié dans BMJ Open en 2023 · Essai randomisé individuel, CEBM 1b

Sur le niveau de preuve, un essai randomisé individuel, préenregistré, avec protocole publié avant les résultats et analyse en intention de traiter modifiée relève de la catégorie 1b. Les réserves qui suivent portent sur la portée du résultat, pas sur la nature du dispositif.

Le contrôle de qualité

Critère Statut
Enregistrement et protocole Solide
ConstatDeux enregistrements sur ClinicalTrials.gov, NCT05355337 pour la phase contrôlée et NCT05825235 pour le suivi long, plus un protocole publié dans une revue à comité de lecture avant les résultats. C’est le standard attendu et il est respecté
Plan expérimental Solide
ConstatGroupes parallèles, randomisation 1:1, double aveugle, comparateur placebo, critère principal unique et préspécifié. Les questions de report entre périodes et de sevrage entre séquences ne s’appliquent pas à ce type de plan
Maintien de l’aveugle Réserve
ConstatUne évaluation a été conduite, et elle est instructive. Dans le bras pramipexole, 43,9 % des patients devinent correctement leur allocation, ce qui ne diffère pas du hasard. Dans le bras placebo, 66,7 % devinent correctement, avec un p à la limite de la signification (p = 0,053). L’aveugle fléchit donc du côté du placebo, pas du côté du traitement. Ce n’est pas rassurant pour autant : sur une auto-évaluation, un patient qui a compris qu’il ne reçoit rien peut se déclarer moins amélioré, et le biais pousse dans le même sens que celui d’un patient qui se sait traité
Population d’analyse Solide
ConstatIntention de traiter modifiée, 82 des 85 randomisés. Les trois exclusions sont documentées : deux sorties avant la semaine 3 sans donnée post-inclusion, et un participant éligible au dépistage mais non à l’inclusion, non-éligibilité confirmée par un contrôle externe. 80 participants ont terminé la phase contrôlée. Analyse principale par modèle mixte à mesures répétées ajusté sur le score d’inclusion, avec une analyse de sensibilité par report de la dernière valeur observée qui donne des résultats similaires
Caractère monocentrique Réserve
ConstatUn seul centre suédois. Sélection des patients, culture de prescription et suivi y sont homogènes, ce qui aide la validité interne et limite la transposition
Effectif et précision Réserve
Constat82 patients analysés. L’intervalle de confiance du critère principal va de −6,89 à −1,18 : les données restent compatibles avec un effet appréciable comme avec un effet très faible
Financement Solide
ConstatConseil suédois de la recherche, financements hospitalo-universitaires ALF, Région Skåne et plusieurs fondations suédoises. L’article écrit qu’il s’agit d’un essai académique et que les financeurs n’ont eu aucun rôle dans la conception ni dans la conduite de l’essai. C’est la source qui compte ici, davantage qu’un communiqué institutionnel
Liens d’intérêts des auteurs Solide
ConstatLa déclaration est publique et détaillée. Deux auteurs suédois déclarent des honoraires de conférencier, D. Lindqvist de H. Lundbeck AB et Janssen-Cilag AB, M. Asp de H. Lundbeck AB. Un coauteur américain, D. A. Pizzagalli, déclare des honoraires de consultant d’une dizaine d’industriels et des options d’achat d’actions dans cinq sociétés de neurosciences : Ceretype Neuromedicine, Compass Pathways, Engrail Therapeutics, Neumora Therapeutics et Neuroscience Software. Les autres auteurs ne déclarent aucun lien. Le fait qui compte est négatif et vérifiable : aucun de ces liens ne concerne un fabricant de pramipexole, et aucune des cinq participations n’est Alto Neuroscience, la société qui développe l’ALTO-207, association à dose fixe de pramipexole et d’ondansétron. Cette société indique elle-même que l’essai a été conduit et financé de façon indépendante par l’Université de Lund
Extension en ouvert Réserve
ConstatSix mois sans aveugle et sans comparateur. 54 des 65 participants éligibles y sont entrés, 37 l’ont terminée, soit 31 % d’attrition parmi les entrants. Le maintien de l’amélioration décrit donc la trajectoire des patients qui sont restés, ce qui suffit à en limiter la portée : parmi ces 37, 59,5 % présentent une réduction d’au moins 50 % du score SHAPS et 37,8 % atteignent la rémission
Documentation de la tolérance Réserve
ConstatLe résumé qualifie la tolérance de globalement bonne comparativement au placebo, sans aucun chiffre. Le texte intégral en donne, et ils ne disent pas la même chose : troubles du sommeil 72 % contre 33 %, nausées 60 % contre 14 %, vertiges 33 % contre 5 %, fatigue 47 % contre 31 %, anxiété 30 % contre 7 %. La formule d’une tolérance favorable repose sur un seul arrêt pour événement indésirable et sur l’absence d’événement indésirable grave pendant la phase contrôlée, pas sur la fréquence des effets, qui est nettement plus élevée que sous placebo

Les résultats

−4,04Différence moyenne sur le score SHAPS à neuf semaines, en faveur du pramipexole (IC 95 % : −6,89 à −1,18 ; p = 0,006 ; g de Hedges 0,62). Critère principal, atteint. La SHAPS compte 14 items cotés de 1 à 4, soit une plage de 14 à 56. Les scores d’inclusion sont de 41,5 sous pramipexole et de 39,5 sous placebo. Ces 4,04 points représentent donc environ 10 % du score de départ. Ce qui manque n’est pas le repère d’échelle mais la différence minimale cliniquement importante, qui n’est pas validée pour la SHAPS.
Critère Résultat publié
SHAPS à 9 semaines (principal) Différence moyenne −4,04 (IC 95 % : −6,89 à −1,18) ; p = 0,006 ; g de Hedges 0,62 ; 82 participants analysés
Lecture PEBDémontré le critère principal préspécifié est atteint, avec une taille d’effet modérée. C’est le seul critère principal de cet essai : tout le reste est soit un critère secondaire préspécifié, soit une analyse exploratoire
Ampleur clinique de ces 4 points Scores d’inclusion 41,5 sous pramipexole et 39,5 sous placebo, sur une échelle de 14 items cotés de 1 à 4, plage 14 à 56
Lecture PEBSituable en ordre de grandeur les 4,04 points représentent environ 10 % du score de départ. Ce n’est ni négligeable ni transformateur. Ce qui manque pour trancher est une différence minimale cliniquement importante validée pour la SHAPS, qui n’existe pas
MADRS-S à 9 semaines (secondaire) Pas de différence significative entre groupes à la semaine 9, taille d’effet faible. Effet principal significatif sur l’ensemble des temps de mesure post-inclusion (p = 0,012)
Lecture PEBDiscordant c’est le point critique le plus fort du dossier. L’échelle d’anhédonie sépare les groupes au terme prévu, l’échelle de dépression non. Un effet principal sur l’ensemble des mesures ne remplace pas une différence au temps préspécifié. Deux lectures restent ouvertes : soit l’effet est réellement circonscrit à la dimension anhédonique, ce qui est l’hypothèse des auteurs, soit l’essai manque de puissance sur un critère plus large
Activité physique légère Augmentée sous pramipexole, analyse exploratoire
Lecture PEBSuggéré résultat cohérent avec l’hypothèse motivationnelle, mais exploratoire, donc générateur d’hypothèses et non démonstratif
Activation striatale ventrale liée à la récompense Différence entre groupes significative : p = 0,030 ; g de Hedges 0,64. Activité liée à la récompense préservée sous pramipexole, diminuée sous placebo. IRM fonctionnelle à 7 teslas, 48 participants imagés
Lecture PEBSuggéré le résultat est chiffré et va dans le sens de l’hypothèse, mais son statut reste exploratoire, et l’effet tient autant à la baisse observée sous placebo qu’à une augmentation sous traitement. Il s’agit d’une activation préservée, pas d’une connectivité augmentée : les deux notions ne se substituent pas l’une à l’autre
Troubles du contrôle des impulsions Recherchés par un questionnaire dédié, administré à plusieurs temps. À la semaine 3, difficultés à contrôler les achats chez 25,6 % des patients sous pramipexole contre 4,8 % sous placebo, différence significative, non retrouvée aux semaines 6 et 9. Aucune différence entre groupes sur l’échelle de jeu
Lecture PEBSignal de sécurité c’est le résultat le plus important pour un lecteur psychiatre, et il est mesuré, pas déduit. Un patient sur quatre à la semaine 3, au moment de la titration. La disparition aux semaines 6 et 9 se lit avec prudence : elle peut refléter une adaptation, une stabilisation de la dose, ou une moindre déclaration après la première alerte
Virage de l’humeur Deux patients du groupe pramipexole ont développé des symptômes maniaques légers : diminution du besoin de sommeil, énergie augmentée, fuite des idées
Lecture PEBSignal de sécurité ces deux patients étaient dysthymiques, pas bipolaires. La vigilance ne se limite donc pas aux patients ayant un trouble bipolaire connu, elle porte sur toute la population traitée. Chez l’un, les symptômes ont cédé après diminution de la dose
Tolérance générale Troubles du sommeil 72 % contre 33 %, nausées 60 % contre 14 %, vertiges 33 % contre 5 %, fatigue 47 % contre 31 %, anxiété 30 % contre 7 %. Un seul arrêt pour événement indésirable. Aucun événement indésirable grave pendant la phase contrôlée
Lecture PEBDocumenté, et moins bon que sous placebo la tolérance est documentée, elle est simplement moins favorable que ne le laisse entendre le résumé. Ce qui est bon, c’est l’acceptabilité : les patients supportent ces effets sans arrêter. Avec 82 patients sur neuf semaines, l’essai n’a de toute façon pas la puissance de détecter un événement rare
Extension en ouvert, 6 mois 54 entrants sur 65 éligibles, 37 ayant terminé. Amélioration de l’anhédonie maintenue chez les participants restants
Lecture PEBNon contrôlé sans aveugle ni comparateur, cette phase documente une trajectoire, pas un effet attribuable. Et 31 % d’attrition parmi les entrants suffisent à expliquer qu’un résultat moyen s’améliore, sans qu’il soit besoin d’invoquer autre chose

Un mot sur la façon dont ce résultat sera cité. Le g de Hedges à 0,62 correspond à un effet modéré par les conventions usuelles. La tentation sera de le comparer à ce qu’obtiennent les antidépresseurs contre placebo : la comparaison flatte le pramipexole, puisque les méta-analyses situent ces différences standardisées autour de 0,30, davantage dans les formes sévères mais sans atteindre 0,62. Elle est surtout bancale, parce que ni l’échelle, ni la population, ni le comparateur ne sont les mêmes : ici le placebo s’ajoute à un traitement déjà en place. Ce n’est pas un effet spectaculaire, et ce n’est pas rien.

Lecture critique

Domaine Jugement
Nature du dispositif Solide
ConstatEssai randomisé, préenregistré, protocole publié, critère principal unique, analyse en intention de traiter modifiée. Rien à redire sur la construction
Hétérogénéité de la population Réserve
ConstatTrouble dépressif caractérisé (59,8 %), dysthymie (37,8 %) et dépression bipolaire (2,4 %) ont été regroupés. L’enjeu n’est pas la bipolarité, qui pèse deux patients sur 82 et ne permet aucune inférence, mais le poids de la dysthymie : près de quatre patients sur dix ont un trouble chronique de faible intensité, dont l’anhédonie, la trajectoire spontanée et la réponse attendue au traitement diffèrent de celles d’un épisode caractérisé. Aucun résultat par sous-groupe n’est rapporté, et l’essai n’a pas la taille pour en produire d’interprétable. Le regroupement se justifie si l’anhédonie est bien un endophénotype transdiagnostique, ce qui est une hypothèse de travail et non un fait établi
Signal de virage de l’humeur Réserve
ConstatDeux patients sous pramipexole ont développé des symptômes maniaques légers, et tous deux étaient dysthymiques. Le réflexe consistant à réserver cette surveillance aux patients bipolaires est donc pris en défaut par les données mêmes de l’essai. Le résumé des caractéristiques du produit demande de son côté une surveillance régulière de l’apparition de manie et de délire, sans restriction diagnostique
Statut de résistance thérapeutique Réserve
ConstatLes critères d’éligibilité exigent un traitement en cours depuis au moins quatre semaines et au moins un essai antidépresseur adéquat sans rémission. La population est donc caractérisée, et il est inexact d’écrire qu’aucun critère n’est défini. La réserve porte ailleurs : un seul échec documenté reste en deçà de la définition usuelle de la résistance, qui en demande deux. Les reprises médiatiques qui parlent de dépression résistante emploient donc un terme plus fort que ce que l’essai a exigé de ses participants
Critère principal auto-évalué Réserve
ConstatLa SHAPS est remplie par le patient. Un aveugle imparfait pèse davantage sur une auto-évaluation subjective que sur une mesure instrumentale. Ici la faille se situe dans le bras placebo, où deux patients sur trois devinent leur allocation : le biais attendu est une déception qui creuse l’écart, et il pousse dans le même sens que celui du bras traité
Statut des analyses mécanistes Réserve
ConstatLe titre annonce un engagement de la cible, l’article classe ces analyses en exploratoires. Trois statuts doivent rester distincts dans toute citation de cet essai : le critère principal, la variation du SHAPS à la semaine 9 ; le critère secondaire préspécifié, la MADRS-S ; les analyses exploratoires, activité physique et imagerie. Une analyse exploratoire concordante et chiffrée renforce la plausibilité, elle ne la démontre pas. La confirmation demanderait un critère mécaniste préspécifié et une correction pour comparaisons multiples
Horizon temporel Réserve
ConstatNeuf semaines sous comparateur. Les effets indésirables qui inquiètent le plus avec cette classe, en particulier les troubles du contrôle des impulsions, apparaissent souvent après plusieurs mois d’exposition et à doses croissantes. Un seul arrêt pour effet indésirable sur neuf semaines contraste d’ailleurs avec les 20 % rapportés sur douze semaines dans l’essai britannique de 2025, écart qui tient sans doute autant aux populations et aux schémas de titration qu’à la durée
Reproductibilité Réserve
ConstatUn centre, un investigateur principal, une population nordique. Mais la question de la réplication ne se pose plus dans les mêmes termes qu’il y a deux ans : un essai multicentrique britannique publié en 2025, 151 participants randomisés dans neuf établissements, a montré la supériorité du pramipexole en ajout sur un critère d’humeur, avec une différence moyenne de −3,91 sur le QIDS-SR16 (IC 95 % −5,37 à −2,45 ; p < 0,0001). Ce qui reste à répliquer hors d’un centre unique, c’est l’effet spécifique sur l’anhédonie et son substrat cérébral

Deux erreurs symétriques guettent la lecture de ce dossier. La première consiste à durcir le résultat : dire qu’un traitement de l’anhédonie existe désormais. Ce n’est pas ce que les auteurs écrivent, eux parlent d’une stratégie d’augmentation potentielle, et ce n’est pas ce que le dispositif autorise. La seconde consiste à évacuer le résultat au motif que l’essai est petit et monocentrique : le critère principal était unique, préspécifié, et il est atteint avec une taille d’effet modérée sur une dimension que nos traitements habituels traitent mal.

Ce qui est démontré : sur neuf semaines, chez 82 patients d’un centre unique, l’ajout de pramipexole réduit davantage le score d’anhédonie que l’ajout d’un placebo, sans que l’échelle de dépression sépare les groupes au terme prévu. Ce qui est suggéré : cet effet passerait par le circuit dopaminergique de la récompense, et s’accompagnerait d’un regain d’activité physique. Ce qui relève de l’opinion d’expert, y compris la nôtre : que l’anhédonie mérite d’être traitée comme une cible pharmacologique en soi plutôt que comme un symptôme parmi d’autres de l’épisode dépressif. Et ce qui est mesuré du côté du risque, sans être quantifiable au-delà de cet échantillon : une difficulté à contrôler les achats chez un patient sur quatre en phase de titration, et deux virages de l’humeur chez des patients qui n’étaient pas bipolaires.

Niveau de preuve

Scientifique72/100
Éditorial88/100

Appréciation PEB : confiance modérée sur l’existence d’un effet du pramipexole sur l’anhédonie à neuf semaines chez des patients sélectionnés, confiance faible sur son ampleur clinique réelle, confiance faible sur le mécanisme proposé, confiance très faible sur la tolérance à moyen terme dans cette population. Le score scientifique de 72 tient à la qualité du dispositif, tempérée par le caractère monocentrique, l’effectif, la durée courte, la discordance entre l’échelle d’anhédonie et l’échelle de dépression, et deux signaux de sécurité qui méritent mieux qu’une mention. Le score éditorial de 88 tient à ce que l’anhédonie résiduelle est un problème quotidien de consultation, et à ce que ce dossier enseigne autant par ses résultats que par la distance entre son résumé et son texte intégral.

Le test du confrère

Ce que dirait un confrère expérimenté à qui l’on présente cette étude en trente secondes, dans un couloir.

« Premier essai randomisé propre qui vise l’anhédonie et pas l’humeur, et il est positif, avec une taille d’effet modérée. Mais c’est un seul centre, 82 patients, neuf semaines, la MADRS ne sépare pas les groupes à la fin, et la partie IRM est exploratoire. Le multicentrique, on l’a déjà : l’essai britannique de 2025, positif lui aussi mais sur un critère d’humeur, avec 20 % d’arrêts pour intolérance. Et un quart des patients qui n’arrivent plus à contrôler leurs achats à la semaine 3, ça, il faut le dire. Chez nous la molécule n’est autorisée que dans le Parkinson et les jambes sans repos, donc la question de la prescrire ne se pose pas encore. »

Retenez aussi la leçon de méthode : le résumé d’un essai n’est pas l’essai. Ici le texte intégral est en accès libre, et il contient les fréquences d’effets indésirables, une mesure des troubles du contrôle des impulsions, deux virages de l’humeur, les scores d’inclusion et le résultat de l’échelle de dépression. Rien de tout cela ne figure dans le résumé. Conclure d’un résumé silencieux qu’une donnée n’existe pas est une erreur qui se répète, et elle se corrige en ouvrant l’article.

Ce que vous pouvez en faire dès lundi matin. Rien à prescrire, et pourtant plusieurs choses à faire. Le pramipexole n’a aucune indication psychiatrique en France, et cet essai ne le rend pas disponible dans la dépression. Ce qui change, c’est ce que vous pouvez expliquer, repérer et documenter.

  • Nommer l’anhédonie et la mesurer. Beaucoup de patients décrivent leur état comme un échec du traitement alors qu’il s’agit d’un symptôme résiduel identifiable. La SHAPS s’administre en quelques minutes et rend visible une dimension que les échelles d’humeur captent mal. Suivre un score dans le temps vaut mieux que de conclure à une résistance globale.
  • Répondre à un patient qui a lu l’information dans la presse, avec des mots exacts. Un essai suédois, 82 patients analysés, neuf semaines, une amélioration réelle de l’anhédonie par rapport au placebo, une taille d’effet modérée, mais pas de différence sur l’échelle de dépression au terme prévu. Et une molécule dont l’autorisation française couvre la maladie de Parkinson et le syndrome des jambes sans repos, pas la dépression. Une donnée prometteuse n’est pas un traitement disponible.
  • Retenir le chiffre qui compte pour un psychiatre. Dans cet essai, à la semaine 3, un quart des patients sous pramipexole rapportent une difficulté à contrôler leurs achats, contre un sur vingt sous placebo. La différence disparaît ensuite, ce qui n’autorise pas à l’oublier. Et les deux patients ayant présenté des symptômes maniaques légers étaient dysthymiques, pas bipolaires : la surveillance du virage ne se réserve pas aux troubles bipolaires connus.
  • Savoir reconnaître le tableau chez vos patients déjà exposés, en neurologie. Si vous suivez un patient parkinsonien ou traité pour un syndrome des jambes sans repos, la surveillance des troubles du contrôle des impulsions fait partie du résumé des caractéristiques du produit : jeu, achats, alimentation, sexualité. Ces comportements se déclarent rarement spontanément. Interroger l’entourage, avec l’accord du patient, change le rendement de la question.
  • Documenter systématiquement la somnolence chez ces mêmes patients. La somnolence est un effet très fréquent dans la maladie de Parkinson et fréquent dans le syndrome des jambes sans repos, et les accès de sommeil d’apparition soudaine pendant les activités courantes sont peu fréquents mais rapportés, parfois sans prodrome. La question de la conduite automobile se pose alors explicitement, et la réponse se consigne dans le dossier.
  • Ne jamais arrêter brutalement un agoniste dopaminergique. Le résumé des caractéristiques du produit demande une décroissance progressive : un arrêt brutal expose à un syndrome de sevrage aux agonistes dopaminergiques, et l’arrêt brutal d’un traitement dopaminergique peut entraîner un syndrome malin des neuroleptiques.
  • Garder la grille de lecture. Critère principal préspécifié, critère secondaire préspécifié et analyse exploratoire ne se citent pas de la même façon ; la taille d’effet dit autre chose que la valeur de p ; et un article en accès libre se lit en entier plutôt que dans son résumé. Trois réflexes qui serviront bien au-delà de ce dossier.

Questions fréquentes

Peut-on prescrire du pramipexole dans une dépression en France ?

Le résumé des caractéristiques du produit consulté sur la base de données publique des médicaments de l’ANSM le 10 août 2026 ne mentionne que deux indications : la maladie de Parkinson idiopathique chez l’adulte et le syndrome idiopathique des jambes sans repos modéré à sévère. Il n’existe aucune indication psychiatrique. Un usage dans la dépression serait donc hors autorisation de mise sur le marché, et un essai unique, monocentrique, de neuf semaines, ne constitue pas la base d’une telle décision.

Cet essai était-il en crossover ?

Non. Groupes parallèles, allocation 1:1, neuf semaines, sans permutation des séquences, dans l’article comme dans le protocole publié en 2023. Les questions d’effet de report entre périodes et de durée de sevrage entre séquences, qui sont propres aux plans en crossover, ne se posent donc pas ici. L’extension en ouvert de six mois n’est pas un crossover non plus : tous les participants y reçoivent du pramipexole, sans aveugle ni comparateur.

L’IRM fonctionnelle prouve-t-elle le mécanisme ?

Non, même si le résultat est chiffré. L’imagerie, réalisée à 7 teslas chez 48 participants, montre une différence significative entre groupes (p = 0,030 ; g de Hedges 0,64), avec une activation striatale ventrale liée à la récompense préservée sous pramipexole et diminuée sous placebo. L’analyse reste classée exploratoire par les auteurs eux-mêmes. Une analyse exploratoire concordante augmente la plausibilité d’un mécanisme, elle ne l’établit pas : la démonstration supposerait un critère mécaniste préspécifié, avec correction des comparaisons multiples.

Quatre points de SHAPS, est-ce beaucoup ?

C’est environ 10 % du score de départ. La SHAPS compte 14 items cotés de 1 à 4, soit une plage de 14 à 56, et les patients entraient avec des scores moyens de 41,5 et 39,5. Le second repère est la taille d’effet, un g de Hedges à 0,62, qui correspond conventionnellement à un effet modéré. Ce qui manque pour trancher est une différence minimale cliniquement importante validée pour cette échelle, qui n’existe pas. L’intervalle de confiance de la différence, de −6,89 à −1,18, reste large.

Les troubles du contrôle des impulsions ont-ils été observés dans cet essai ?

Oui, et ils ont été mesurés par un instrument dédié, pas seulement recueillis spontanément. À la semaine 3, 25,6 % des patients sous pramipexole rapportent des difficultés à contrôler leurs achats, contre 4,8 % sous placebo, différence significative. Elle n’est plus retrouvée aux semaines 6 et 9, et aucune différence n’apparaît sur l’échelle de jeu. C’est le résultat de sécurité le plus directement utile en consultation. Il faut y ajouter que 82 patients suivis neuf semaines ne permettent pas de détecter un effet indésirable rare, et que ces troubles apparaissent souvent après plusieurs mois d’exposition.

Des virages de l’humeur sont-ils survenus ?

Oui. Deux patients du groupe pramipexole ont développé des symptômes maniaques légers : diminution du besoin de sommeil, énergie augmentée, fuite des idées. Le point clinique est qu’ils étaient tous deux dysthymiques, et non bipolaires. Chez l’un, les symptômes ont cédé après diminution de la dose. La vigilance ne se limite donc pas aux patients ayant un trouble bipolaire connu, d’autant que l’essai n’en comptait que deux sur 82. Le résumé des caractéristiques du produit demande de son côté une surveillance régulière de l’apparition de manie et de délire chez les patients traités par pramipexole.

L’essai a-t-il été financé par un laboratoire, et les auteurs ont-ils des liens d’intérêts ?

Le financement provient du Conseil suédois de la recherche, de financements hospitalo-universitaires ALF, de la Région Skåne et de plusieurs fondations suédoises, et l’article précise que les financeurs n’ont eu aucun rôle dans la conception ni dans la conduite de l’essai. La déclaration de liens d’intérêts est publique : deux auteurs suédois déclarent des honoraires de conférencier de H. Lundbeck AB et Janssen-Cilag AB, et un coauteur américain déclare des honoraires de consultant d’une dizaine d’industriels ainsi que des options d’achat d’actions dans cinq sociétés de neurosciences. Aucun de ces liens ne concerne un fabricant de pramipexole. Aucune de ces cinq sociétés n’est Alto Neuroscience, qui développe une association à dose fixe de pramipexole et d’ondansétron et a communiqué sur cette publication : cette société indique elle-même que l’essai a été conduit et financé de façon indépendante par l’Université de Lund.

Bibliographie commentée

Ventorp F, Asp M, Olsson S, Lindahl J, Möller S, Svensson M, Ängeby F, Pravdinske A, Tjernberg J, Schrey S, Ståhl D, Magnusson V, Eliasson E, Agelii-Weber A, Stålhammar E, van Westen D, Deierborg T, Månsson KNT, Pizzagalli DA, Hammar Å, Tornberg ÅB, Björkstrand J, Lindqvist D (2026). Efficacy and target engagement of dopamine agonist pramipexole for anhedonic depression: a randomized placebo-controlled trial. Nature Medicine, 32(7), 2570-2578. DOI 10.1038/s41591-026-04465-9 · PMID 42286321. Étude source analysée ici, lue dans son texte intégral, en accès libre sous licence CC BY. Essai monocentrique en groupes parallèles, publié en ligne le 12 juin 2026. Enregistrements NCT05355337 et NCT05825235. Le manuscrit déposé (Research Square rs-7887410 v1, essai PRIME-PRAXOL) donne les mêmes résultats. La déclaration de liens d’intérêts y figure : honoraires de conférencier de H. Lundbeck AB et Janssen-Cilag AB pour deux auteurs suédois, honoraires de consultant d’une dizaine d’industriels et options d’achat d’actions dans cinq sociétés de neurosciences pour un coauteur américain, aucun de ces liens ne concernant un fabricant de pramipexole ni Alto Neuroscience.
Browning M, Cowen PJ, Galal U, et al. (2025). Pramipexole augmentation for the acute phase of treatment-resistant, unipolar depression: a placebo-controlled, double-blind, randomised trial in the UK. Lancet Psychiatry, 12(8), 579-589. DOI 10.1016/S2215-0366(25)00194-4. Essai multicentrique britannique, 151 participants randomisés dans neuf établissements du NHS, douze semaines. Différence moyenne sur le QIDS-SR16 de −3,91 (IC 95 % −5,37 à −2,45 ; p < 0,0001) en faveur du pramipexole en ajout. Arrêts pour effet indésirable : 20 % sous pramipexole contre 5 % sous placebo. Référence indispensable ici pour deux raisons : la réplication multicentrique du bénéfice existe déjà, sur un critère d’humeur et non d’anhédonie, et cet essai fournit un ordre de grandeur du taux d’arrêt pour intolérance que l’essai de Lund, avec un seul arrêt, ne permet pas d’estimer.
Lindahl J, Asp M, Ståhl D, et coll. (2023). Add-on pramipexole for anhedonic depression: study protocol for a randomised controlled trial and open-label follow-up in Lund, Sweden. BMJ Open, 13(11), e076900. DOI 10.1136/bmjopen-2023-076900. Protocole publié avant les résultats. Confirme le plan en groupes parallèles, l’effectif prévu de 80 patients et la population associant dépression unipolaire, dépression bipolaire et dysthymie. Les critères d’éligibilité définitifs, le critère d’anhédonie par items et la dose maximale de 4,5 mg de sel par jour, soit 3,15 mg de base, sont repris ici des méthodes de l’essai publié, non du protocole.
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Résumé des caractéristiques du produit, PRAMIPEXOLE BIOGARAN 0,18 mg, comprimé. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr, consulté le 10 août 2026. Source réglementaire de référence pour cet article : indications limitées à la maladie de Parkinson idiopathique et au syndrome idiopathique des jambes sans repos modéré à sévère, doses maximales, surveillance des troubles du contrôle des impulsions, somnolence et accès de sommeil d’apparition soudaine, surveillance de la manie et du délire, arrêt progressif. Un second résumé des caractéristiques du produit, celui de PRAMIPEXOLE ZENTIVA 0,18 mg, a été consulté le même jour et concorde sur les indications et les mises en garde.
Université de Lund. Parkinson’s medication shows promise in treating treatment-resistant depression. lunduniversity.lu.se, consulté le 10 août 2026. Communiqué institutionnel, source secondaire, cité uniquement pour documenter la façon dont l’essai a été présenté au public. Son titre qualifie la population de résistante au traitement, alors que l’éligibilité n’exigeait qu’un seul essai antidépresseur adéquat sans rémission, en deçà de la définition usuelle de la résistance. Ni le financement, ni le caractère académique de l’essai, ni le protocole d’imagerie à 7 teslas ne sont repris de ce communiqué : ils figurent dans l’article lui-même.
Alto Neuroscience. Alto Neuroscience highlights Nature Medicine publication demonstrating significant effects of pramipexole on anhedonia. investors.altoneuroscience.com, consulté le 10 août 2026. Communiqué d’entreprise, cité uniquement pour documenter l’existence d’un intérêt commercial autour de l’ALTO-207, association à dose fixe de pramipexole et d’ondansétron. La société y indique que l’essai a été conduit et financé de façon indépendante par des investigateurs de l’Université de Lund. À lire comme une communication financière, non comme une source scientifique.

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