Trouble bipolaire en premier recours selon la HAS 2015 : l’arbre décisionnel, du repérage à l’avis psychiatrique
Un parcours, deux entrées, tirés d’un seul document : la fiche mémo de la Haute Autorité de santé adoptée par le Collège le 3 juin 2015. La fiche publie déjà son propre arbre, page 2, composé en image. Celui-ci n’en est pas une reprise : chaque nœud porte la phrase de la source qui décide, ce que la source ne dit pas à cette étape, et ce que vaut la preuve. Chaque carte porte son numéro d’étape, et le survol allume à la fois le chemin déjà parcouru, en ambre, et les étapes qui peuvent suivre, en bleu pâle. Un bouton fait passer de ce qui est recommandé à ce sur quoi cela repose. L’arbre devient alors entièrement gris, et c’est précisément le message.
Cet arbre se lit du bas vers le haut. Les deux entrées du parcours sont tout en bas, les issues et la conduite à tenir sont en haut, et les numéros d’étape montent avec vous.
La couleur, le verbe employé
- Recommandé. Le texte dit « il est recommandé », « il est nécessaire », « indispensable ».
- Conseillé. Le texte dit « il est conseillé » ou « envisager ». Il ne le dit que trois fois sur toute la fiche.
- Trois refus, trois badges. Déconseillé quand le refus est motivé par un risque, faute de preuves quand il l’est par l’absence d’évaluation, pas en routine quand le texte assortit son refus d’une exception. Cette fiche ne déconseille rien.
- Situation. Un moment du parcours, pas une recommandation. Quand la situation est une issue binaire, elle porte un badge Oui ou Non.
La forme, la nature du geste
- Entretien, examen ou outil d’évaluation.
- Adressage ou hospitalisation.
- Médicament ou substance.
- Surveillance dans le temps.
- Losange. Situation clinique ou bifurcation.
Dans l’arbre, l’icône prend la couleur de son nœud. La nature du geste ne commande jamais la couleur.
Le trait, ce que la source ne dit pas
- Pointillés. Étape déduite, qu’aucune phrase ne formule. Nous la traçons ainsi plutôt que de faire semblant. Il y en a une seule sur cet arbre, et c’est un résultat : cette source chaîne elle-même ses étapes.
- Tronc. La chronologie, de l’entrée du parcours vers le haut. Cet arbre en a deux, un par entrée.
- Ramilles. Elles montent vers la canopée, qui vaut à toutes les étapes et ne dépend d’aucune.
- Le numéro d’étape, en pastille ambre au coin de chaque carte. Il donne le rang dans le parcours, de 1 en bas à 15 en haut. Le tronc principal porte les numéros nus. Une carte de même rang sur une autre branche se distingue par bis, ter, quater : l’entrée maniaque est ainsi 1 bis, puis 2 bis, puis 3 bis.
- Halo bleu pâle. Au survol ou au clic d’une carte, les étapes qui peuvent suivre s’allument en bleu pâle, et le chemin déjà parcouru jusqu’à l’entrée s’allume en ambre.
- Mention « relevé sur l’image ». Quatre nœuds portent un libellé qui ne figure que dans l’arbre dessiné par la HAS, page 2, et nulle part dans son texte.
Votre parcours
- Cliquez sur une carte de l’arbre : le chemin qui y mène depuis l’entrée s’inscrit ici.
Rien ne sort de votre navigateur. Ce que vous saisissez ici n’est ni envoyé ni enregistré, sur ce site ou ailleurs, et disparaît quand vous fermez ou rechargez la page. La fiche imprimée tient sur une page A4 et ne garde que l’essentiel de chaque étape. Identifiez le patient par ses initiales, jamais par son nom. La conservation de la fiche au dossier relève de votre responsabilité et du secret médical.
L’arbre en toutes lettres
Ce qui suit n’est pas une reprise du dessin, c’est sa source. Chaque nœud est écrit une seule fois, ici, avec ses coordonnées, son parent, sa couleur et son badge portés en attributs. Le script lit ce texte pour tracer l’arbre ; il ne le fabrique pas. Il n’existe donc aucun second exemplaire susceptible de diverger.
L’entrée maniaque, la plus courte des deux
Épisode maniaque inaugural
Première des deux entrées de l’arbre de la source
Entrée du parcours.
Ensuite : étape 2 bis, L’épisode maniaque inaugural pose le diagnostic.
La phrase qui décide
Il s’agit d’un trouble de l’humeur alternant épisode(s) maniaque(s) ou hypomaniaque(s) (exaltation de l’humeur, agitation psychomotrice) et épisode(s) dépressif(s) avec des intervalles de rémission.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Préambule, page 1 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que PEB résume de la description
Humeur élevée, agitation psychomotrice, idées de grandeur et insomnie, pendant plus d’une semaine, avec un retentissement fonctionnel majeur. Ces éléments sont donnés par la fiche sous forme de liste, ils sont reformulés ici et ne sont pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
L’arbre publié par la HAS, page 2, intitule cette entrée « épisodes maniaques ou hypomaniaques inauguraux ». Le chapitre qui la développe s’intitule « Face à un épisode maniaque inaugural » et ne traite que la manie. L’hypomanie inaugurale n’est traitée nulle part dans la fiche : ni ce qu’elle permet de conclure, ni ce qu’elle impose. L’arbre PEB porte la formulation du texte et non celle de l’image.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Le barème A, B, C et accord d’experts est imprimé en tête du rapport d’élaboration et n’est appliqué à aucun énoncé de ce référentiel.
L’épisode maniaque inaugural pose le diagnostic
Aucun examen, aucun questionnaire, aucun délai
Vient après l’étape 1 bis, Épisode maniaque inaugural.
Ensuite : étape 3 ter, Urgence psychiatrique nécessitant une hospitalisation, étape 3 bis, Adresser le patient à un psychiatre.
La phrase qui décide
Un épisode maniaque inaugural permet de poser le diagnostic de troubles bipolaires.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Face à un épisode maniaque inaugural, page 2 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas qui pose ce diagnostic, ni s’il doit être confirmé par un psychiatre avant d’être annoncé. Elle ne fixe aucune durée d’observation. Elle renvoie les critères de l’épisode maniaque à l’annexe 3 du rapport d’élaboration, qu’elle ne reproduit pas.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. La phrase est un énoncé diagnostique, pas un résultat d’étude, et le rapport ne l’adosse à aucune référence chiffrée.
Urgence psychiatrique nécessitant une hospitalisation
Le seul geste que la fiche qualifie d’urgent d’emblée
Vient après l’étape 2 bis, L’épisode maniaque inaugural pose le diagnostic.
La phrase qui décide
Il s’agit d’une urgence psychiatrique nécessitant une hospitalisation.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Face à un épisode maniaque inaugural, page 2 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun délai, aucun mode d’hospitalisation, aucun service. La fiche écrit ailleurs qu’il faut privilégier l’hospitalisation libre, mais elle ne relie pas cette phrase à celle-ci. Le mot « urgence » n’est défini nulle part dans le document.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Adresser le patient à un psychiatre
Même recommandation que le nœud c12, atteinte par l’autre entrée
Vient après l’étape 2 bis, L’épisode maniaque inaugural pose le diagnostic.
La phrase qui décide
Le patient pour lequel un diagnostic de trouble bipolaire est envisagé doit être adressé à un psychiatre pour confirmer le diagnostic, suivre le patient et/ou donner un avis spécialiséHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Conduite à tenir, coordination et parcours de soins, page 8 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Où ce parcours rejoint l’autre
L’arbre de la source fait converger ses deux entrées vers une seule case « avis psychiatrique », qu’il dessine deux fois. C’est la même recommandation que le nœud c12, atteinte ici par l’entrée maniaque et là par l’entrée dépressive. PEB la porte deux fois plutôt que de tirer un trait à travers tout le dessin.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun délai n’est fixé. La fiche n’écrit ni « en urgence », ni « dans la semaine », ni « avant toute prescription ». Le seul endroit du document où un avis psychiatrique est dit urgent est l’épisode mixte. Elle ne dit pas non plus ce que fait le médecin traitant pendant l’attente.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
L’entrée dépressive, celle que la fiche développe
Épisode dépressif actuel
Seconde entrée de l’arbre, chez l’adolescent ou l’adulte jeune
Entrée du parcours.
Ensuite : étape 2 ter, Les autres portes d’entrée, étape 2, Rechercher des arguments en faveur d’un trouble bipolaire, étape 2 quater, Épisode mixte, avis en urgence.
La phrase qui décide
Il faut donc l’évoquer chez un adolescent ou un adulte jeune devant tout épisode dépressif, certaines pathologies psychiatriques (addictions, trouble des conduites, troubles anxieux), tout passage à l’acte suicidaire.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Chez qui y penser, page 2 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne borne pas « adulte jeune ». Elle situe ailleurs le début de la maladie entre 15 et 25 ans, sans dire que l’entrée s’arrête à 25 ans. Rien n’est écrit sur l’épisode dépressif du sujet âgé, alors que le chapitre des diagnostics différentiels mentionne les démences après 40 ans.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Le rapport d’élaboration rappelle qu’il s’écoule en moyenne dix ans entre le début de la maladie et l’instauration d’un traitement adapté, ce qui est le motif de cette entrée large.
Les autres portes d’entrée
Addiction, conduites délictueuses, passage à l’acte suicidaire, post-partum
Vient après l’étape 1, Épisode dépressif actuel.
La phrase qui décide
Devant une addiction (alcool, toxicomanie, etc.), il est recommandé de rechercher un éventuel trouble bipolaire (de même devant des conduites délictueuses).Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Cas particuliers, devant une addiction, page 4 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Les trois autres circonstances, dans les mots de la fiche
« Devant une tentative de suicide chez un adolescent ou un adulte jeune, il est nécessaire de rechercher un trouble bipolaire » (messages clés, page 1). « Un épisode dépressif ou une psychose puerpérale peuvent être l’épisode inaugural d’un trouble bipolaire débutant dans le post-partum » (cas particuliers, page 4).
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune de ces quatre circonstances n’est chiffrée. La fiche ne dit pas quelle proportion des patients adressés pour addiction relève d’un trouble bipolaire, ni avec quel outil chercher, ni à quel moment du sevrage. Le chapitre des diagnostics différentiels dit d’ailleurs l’inverse du repérage : devant un abus, il convient d’être prudent avant d’infirmer ou de confirmer le diagnostic.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Rechercher des arguments en faveur d’un trouble bipolaire
La recommandation qui commande tout le parcours dépressif
Vient après l’étape 1, Épisode dépressif actuel.
Ensuite : étape 3, Un épisode de manie ou d’hypomanie a-t-il déjà été identifié ?.
La phrase qui décide
Devant tout épisode dépressif, il est recommandé de rechercher des arguments en faveur d’un trouble bipolaire.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Messages clés, page 1 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas combien de temps prend cette recherche, ni si elle se fait au premier entretien. Elle n’indique pas non plus ce que le médecin fait du traitement antidépresseur éventuellement en cours pendant qu’il cherche, alors qu’elle range le virage maniaque sous antidépresseur parmi ses indicateurs.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Le rapport adosse ce message à la revue de Ghaemi et al. de 2002 et aux référentiels étrangers analysés, sans leur attribuer de niveau de preuve dans le texte français.
Un épisode de manie ou d’hypomanie a-t-il déjà été identifié ?
Question posée au patient et, avec son accord, à ses proches
Vient après l’étape 2, Rechercher des arguments en faveur d’un trouble bipolaire.
Ensuite : étape 4 bis, Situation 1, le diagnostic est posé, étape 4, Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée.
La phrase qui décide
En l’absence d’un épisode maniaque ou hypomaniaque caractérisé, le diagnostic du trouble bipolaire est complexeHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Chez qui y penser, page 2 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Comment poser la question, en pratique
Mise en ordre PEB. La fiche ne donne aucune marche à suivre pour cette étape. Ce qui suit rassemble ses propres éléments, dispersés dans trois chapitres, et n’est écrit tel quel dans aucun texte officiel.
- Chercher une période passée, et non l’état du jour : humeur élevée ou irritable, agitation psychomotrice, idées de grandeur, sommeil réduit sans fatigue.
- Manie : plus d’une semaine, avec un retentissement fonctionnel majeur. Hypomanie : plus brève, moins intense, moins de répercussions, et le patient n’a généralement pas consulté pour cela.
- Le critère qui tranche est la rupture avec le fonctionnement psychique antérieur, et non l’intensité seule.
- Demander l’accord du patient adulte, puis interroger un proche : la fiche dit ce recours indispensable à l’étape suivante.
- Si rien n’est identifié, l’étape 4 prend le relais avec un outil dédié.
Les critères complets des épisodes maniaques et hypomaniaques ne sont pas dans la fiche : elle les renvoie à l’annexe 3 du rapport d’élaboration.
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas ce que « connu » veut dire : connu du patient, du dossier, de la famille. Elle ne fixe aucune source de l’information, ni aucun degré de certitude. C’est pourtant cette question qui sépare, dans son propre arbre, un diagnostic posé d’une recherche à mener.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Situation 1, le diagnostic est posé
Antécédent de manie, type I. Antécédent d’hypomanie, type II
Vient après l’étape 3, Un épisode de manie ou d’hypomanie a-t-il déjà été identifié ?
La phrase qui décide
L’association d’un épisode dépressif caractérisé avec un antécédent connu d’au moins un épisode de manie ou d’hypomanie permet de poser le diagnostic de trouble bipolaire.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 1, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Où ce parcours rejoint l’autre
L’arbre de la source envoie cette situation vers la même case « diagnostic des troubles bipolaires » que l’entrée maniaque, puis vers l’avis psychiatrique. La conduite qui suit est donc celle des nœuds a04 et c12.
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas ce qui vaut comme antécédent d’hypomanie : un épisode documenté, un souvenir du patient, un récit d’un proche. Elle n’exige aucune durée ni aucun retentissement, alors qu’elle décrit l’hypomanie comme brève et peu retentissante. Le mot « connu » fait ici tout le travail diagnostique.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée
Trois moyens, l’entourage, la rupture, le questionnaire
Vient après l’étape 3, Un épisode de manie ou d’hypomanie a-t-il déjà été identifié ?
Ensuite : étape 5 bis, La rupture avec le fonctionnement psychique antérieur, étape 5 quater, Interroger les proches, avec l’accord du patient, étape 5 ter, Questionnaire « Trouble de l’humeur », étape 5 quinquies, Recherche d’hypomanie positive, étape 5, Recherche d’hypomanie négative.
La phrase qui décide
En l’absence d’antécédent connu de manie ou d’hypomanie, le diagnostic est difficile.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 2, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce qui distingue cette étape de la précédente
À l’étape 3, on demande si un épisode a déjà été identifié, par le patient, un médecin ou un proche. Ici, personne n’a rien identifié, et il faut donc aller chercher activement un épisode qui est passé inaperçu. La fiche nomme trois moyens, ce sont les trois nœuds qui suivent : l’entourage, la notion de rupture, et le questionnaire « Trouble de l’humeur ».
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas combien d’entretiens cette recherche demande, ni sur quelle période remonter. Elle écrit qu’en général les patients ne consultent pas pour un épisode d’hypomanie, sans en tirer de conduite sur le délai d’observation.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
La rupture avec le fonctionnement psychique antérieur
La notion que la fiche répète trois fois sans jamais la définir
Vient après l’étape 4, Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée.
Ensuite : étape 6 bis, Chez l’adolescent, les modifications comportementales.
La phrase qui décide
La rupture avec le fonctionnement psychique antérieur est une notion importante pour le diagnostic.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 2, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune définition, aucun repère de durée, aucune échelle. La fiche répète cette notion dans ses messages clés, dans la situation 2 et dans le focus adolescent, et ne l’opérationnalise à aucun de ces trois endroits. C’est le critère le plus cité du document et le seul qui ne soit jamais explicité.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Interroger les proches, avec l’accord du patient
Le seul geste de cette situation que la fiche dit indispensable
Vient après l’étape 4, Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée.
Ensuite : étape 6 quater, Chez l’adolescent, élargir le recueil.
La phrase qui décide
Le recours aux informations auprès des proches avec l’accord du patient adulte est indispensable pour rechercher les antécédents d’hypomanie et caractériser les symptômes.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 2, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas ce qu’il advient si le patient refuse, alors qu’elle décrit ailleurs la non-reconnaissance du caractère pathologique des troubles comme une difficulté propre à la maladie. Elle ne dit pas non plus quels proches, ni quelles questions leur poser.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Questionnaire « Trouble de l’humeur »
Conseillé, et c’est le seul « il est conseillé » de toute la fiche
Vient après l’étape 4, Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée.
Ensuite : étape 6 ter, Chez l’adolescent, le questionnaire n’est pas recommandé.
La phrase qui décide
Il est conseillé d’utiliser le questionnaire « Trouble de l’humeur » (Mood Disorder Questionnaire), qui est un outil de repérage des hypomanies conçu dans le cadre du repérage en premier recours.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 2, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Où trouver le questionnaire, que la fiche ne publie pas
La fiche le conseille sans le reproduire et sans donner son seuil. Il figure en français, avec sa règle d’interprétation, en annexe 2 de la note de cadrage de juin 2014 : positif si sept symptômes ou plus sont cochés, survenus au cours de la même période, et ayant causé des problèmes modérés ou sévères. Le rapport d’élaboration renvoie par ailleurs à une adresse de l’université de Montpellier qui ne répond plus, vérifié le 2 septembre 2026.
Ouvrir le questionnaire « Trouble de l’humeur » en français, avec sa règle d’interprétation, annexe 2 de la note de cadrage, page 23 du PDF.
Ce que la recommandation ne dit pas
Ni seuil, ni sensibilité, ni spécificité, ni conduite à tenir selon le résultat. La fiche n’écrit pas ce qu’il faut faire d’un questionnaire négatif chez un patient par ailleurs suspect, alors que son propre arbre fait descendre ce cas vers la situation 3.
Ce que vaut la preuve
C’est le seul énoncé de la fiche dont le rapport d’élaboration discute la preuve, et il la discute contre lui. Le tableau 18 du rapport, page 30, donne au questionnaire une sensibilité de 0,72 et une spécificité de 0,90, la plus faible sensibilité des cinq échelles présentées après la Brief Psychiatric Rating Scale, et le rapport ajoute qu’aucune échelle n’a démontré sa supériorité par rapport à l’évaluation clinique. Deux des référentiels analysés écartent le dépistage par questionnaire en premier recours : le National Institute for Health and Care Excellence en 2014 indique de ne pas utiliser les questionnaires en premier recours chez les adultes, et le ministère de la santé de Singapour en 2011 écrit que leur utilisation en pratique quotidienne n’est pas recommandée. Deux autres le retiennent, l’Institute for Clinical Systems Improvement en 2013 avec un faible niveau de preuve, et les recommandations formalisées d’experts de Llorca et al. de 2010 dans les sous-populations à risque. La fiche tranche dans le sens du conseil sans écrire son motif. Ces niveaux de preuve appartiennent aux référentiels qui les portent, pas à la HAS, qui ne gradue rien.
Recherche d’hypomanie positive
Issue que seule l’image de l’arbre porte
Vient après l’étape 4, Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée.
Le libellé de l’arbre publié
Recherche positiveHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire, arbre décisionnel, page 2 du PDF. Libellé relevé sur l’image, cette branche n’est pas formulée dans le texte. Ouvrir la page
Cette branche ne vient pas du texte
Dans l’arbre publié page 2, « recherche positive » mène directement à l’avis psychiatrique. Le texte de la fiche, lui, n’écrit nulle part ce qu’une recherche positive permet de conclure ni ce qu’elle déclenche. Cette issue est portée par l’image seule.
Ce que la recommandation ne dit pas
Si l’hypomanie est retrouvée, la règle de la situation 1 est remplie et le diagnostic est posé. La fiche ne l’écrit pas, et son arbre ne renvoie pas cette branche vers la case du diagnostic mais vers l’avis psychiatrique. Les deux lectures ne mènent pas au même endroit, et le document ne tranche pas.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Aucune donnée sur la valeur d’un entretien de recherche d’hypomanie en premier recours.
Recherche d’hypomanie négative
Le tronc continue vers la situation 3
Vient après l’étape 4, Situation 2, rien d’identifié : chercher une hypomanie passée.
Ensuite : étape 6, Situation 3, rechercher les indicateurs de bipolarité.
La phrase qui décide
En général les patients ne consultent pas pour un épisode d’hypomanie qui passe facilement inaperçu.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 2, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas ce que vaut une recherche négative. Elle décrit l’hypomanie comme passant facilement inaperçue, ce qui devrait rendre le résultat négatif peu informatif, et n’en tire aucune conséquence explicite. C’est son arbre, et non son texte, qui fait descendre ce cas vers la situation 3.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Situation 3, rechercher les indicateurs de bipolarité
Deux listes, un premier et un deuxième lieu, aucun seuil
Vient après l’étape 5, Recherche d’hypomanie négative.
Ensuite : étape 7 bis, Les indicateurs de premier lieu, étape 7 quater, Les indicateurs de deuxième lieu, étape 7, Indicateurs présents, étape 7 ter, Indicateurs absents.
La phrase qui décide
Il est recommandé de rechercher les indicateurs permettant de suspecter une évolution possible vers une bipolarité.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 3, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun nombre d’indicateurs n’est requis. La fiche ne dit pas combien il en faut pour suspecter, ni si un indicateur de premier lieu vaut plus qu’un de deuxième lieu, ni ce que veut dire « en premier lieu ». Le lecteur reçoit onze items et aucune règle de décision.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Les items reprennent pour l’essentiel la revue de Ghaemi et al. de 2002 citée par le rapport d’élaboration, qui ne leur attribue aucun niveau de preuve.
Les indicateurs de premier lieu
Huit items, dont un qui n’est pas un indicateur mais une règle diagnostique
Vient après l’étape 6, Situation 3, rechercher les indicateurs de bipolarité.
Ensuite : étape 8 bis, Manie ou virage maniaque sous antidépresseur.
La phrase qui décide
Les indicateurs de bipolarité en premier lieu sontHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 3, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Résumé PEB de la liste
- Dépression survenue avant 25 ans.
- Trois épisodes dépressifs ou plus dans les antécédents.
- Antécédent familial connu de trouble bipolaire.
- Épisode dépressif du post-partum, avec ou sans caractéristiques psychotiques.
- Forme atypique : hyperphagie, hypersomnie.
- Caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur.
- Réponse atypique à un antidépresseur : non-réponse, aggravation, agitation, ou hypomanie même brève.
- Manie ou virage maniaque sous antidépresseur, qui suffit à lui seul au diagnostic, voir l’étape suivante.
Reformulation PEB de la liste de la fiche, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun de ces huit items n’est pondéré, et aucun n’est daté : la fiche ne dit pas sur quelle profondeur d’histoire chercher trois épisodes dépressifs, ni ce qu’est un antécédent familial « connu ». Le huitième item n’est pas un indicateur, c’est une règle de diagnostic, et il est rangé au milieu des autres.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Les indicateurs de deuxième lieu
Trois items, sans que « deuxième lieu » soit défini
Vient après l’étape 6, Situation 3, rechercher les indicateurs de bipolarité.
La phrase qui décide
Les indicateurs de bipolarité en deuxième lieu sontHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 3, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Résumé PEB de la liste
- Particularités de l’épisode dépressif : agitation, hyperréactivité émotionnelle, irritabilité, avec des débuts et des fins abrupts, sans facteur déclenchant identifié.
- Suicidalité, entendue comme un passage répété à l’acte par des moyens violents.
- Passages à l’acte délictueux et conduites sexuelles à risque.
Reformulation PEB de la liste de la fiche, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas ce que « deuxième lieu » change à la conduite. Ces trois items comptent-ils moins, ou seulement après les huit premiers ? Rien ne le précise. La version soumise aux parties prenantes, reproduite dans le rapport d’élaboration, rangeait d’ailleurs la réponse atypique aux antidépresseurs en deuxième lieu, quand la fiche publiée la range en premier lieu.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Manie ou virage maniaque sous antidépresseur
Un item de liste qui, seul, suffit au diagnostic
Vient après l’étape 7 bis, Les indicateurs de premier lieu.
La phrase qui décide
un épisode de manie ou un virage maniaque sous traitement par antidépresseur, qui suffisent pour diagnostiquer un trouble bipolaireHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Situation 3, huitième item des indicateurs de premier lieu, page 3 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas quel délai après l’introduction de l’antidépresseur, ni quelle durée d’élévation thymique, ni s’il faut arrêter le traitement pour conclure. Elle ne dit pas non plus ce qu’il advient de cet antidépresseur une fois le diagnostic posé, alors que c’est la question que le médecin se pose immédiatement.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. C’est le seul item de liste de la fiche qui soit repris ici comme citation, parce qu’il n’est pas un indicateur mais une règle de décision.
Indicateurs présents
Issue que seule l’image de l’arbre porte
Vient après l’étape 6, Situation 3, rechercher les indicateurs de bipolarité.
Ensuite : étape 8, Suspicion de trouble bipolaire.
Le libellé de l’arbre publié
« Situation 3 : Recherches d’indicateurs de bipolarité », puis « OUI »Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire, arbre décisionnel, page 2 du PDF. Libellé relevé sur l’image, cette branche n’est pas formulée dans le texte. Ouvrir la page
Cette branche ne vient pas du texte
Dans l’arbre publié page 2, la situation 3 se dédouble en « oui » et « non », et le « oui » mène à l’avis psychiatrique. Le texte ne formule ni le dédoublement ni son seuil.
Ce que la recommandation ne dit pas
Combien d’indicateurs font un « oui » ? La fiche ne le dit pas. Son arbre pose une question binaire là où son texte donne onze items sans règle d’agrégation.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Indicateurs absents
Issue que seule l’image de l’arbre porte
Vient après l’étape 6, Situation 3, rechercher les indicateurs de bipolarité.
Ensuite : étape 8 ter, « Surveillance attentive ».
Le libellé de l’arbre publié
« Situation 3 : Recherches d’indicateurs de bipolarité », puis « NON »Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire, arbre décisionnel, page 2 du PDF. Libellé relevé sur l’image, cette branche n’est pas formulée dans le texte. Ouvrir la page
Cette branche ne vient pas du texte
Le « non » de l’arbre publié page 2 mène à la seule issue du dessin qui ne soit ni un diagnostic ni un avis spécialisé.
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne dit pas ce que devient la prise en charge de l’épisode dépressif lui-même quand aucun indicateur n’est retrouvé. Le document s’arrête là, alors que le patient, lui, est toujours déprimé.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
« Surveillance attentive »
Issue de l’arbre de la source introuvable dans son texte
Vient après l’étape 7 ter, Indicateurs absents.
Ensuite : étape 9 bis, Chez l’adolescent, la surveillance accrue.
Le libellé de l’arbre publié
Surveillance attentiveHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire, arbre décisionnel, page 2 du PDF. Cette formule ne figure que dans l’image de l’arbre. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
Ni définition, ni contenu, ni rythme, ni durée, ni critère de sortie. Recherche faite le 2 septembre 2026 sur les huit documents du corpus, extraits en texte, motif « surveillance attentive » insensible à la casse, césures de fin de ligne recollées : zéro occurrence. La formule voisine « surveillance accrue » apparaît deux fois dans la fiche et une fois dans le rapport, et elle vise autre chose, l’adolescent déprimé ayant un antécédent familial. L’issue la plus fréquente en pratique de premier recours est donc celle que le document ne décrit pas.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation, et aucune donnée. Le rapport d’élaboration ne discute à aucun endroit ce que devient un patient déprimé chez qui la bipolarité a été cherchée sans être retrouvée.
Épisode mixte, avis en urgence
Le seul avis psychiatrique que la fiche qualifie d’urgent
Vient après l’étape 1, Épisode dépressif actuel.
La phrase qui décide
Ce diagnostic est difficile. Le risque suicidaire est majeur. Il requiert l’avis en urgence d’un psychiatre.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Cas particuliers, épisode mixte, page 4 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne donne aucun critère opérationnel de l’épisode mixte. Elle signale que les nouvelles classifications parlent de caractéristiques mixtes et renvoie à l’annexe 3 du rapport, qu’elle ne reproduit pas. « En urgence » n’est pas chiffré. Le risque est dit majeur sans qu’aucun chiffre ne l’étaye dans le document.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
De la suspicion à la conduite à tenir
Suspicion de trouble bipolaire
Étape déduite, le chapitre qui suit s’ouvre sur ce mot
Vient après l’étape 7, Indicateurs présents.
Ensuite : étape 9, Anamnèse, entretien clinique, examen clinique.
La phrase qui décide
Le diagnostic est avant tout clinique. Il est souvent nécessaire de proposer plusieurs évaluations successives afin de pouvoir poser le diagnostic d’un trouble bipolaire.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Que faire en cas de suspicion de trouble bipolaire, page 6 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Pourquoi cette étape est en pointillés
La fiche juxtapose son arbre, qui s’arrête à trois issues, et son chapitre « Que faire en cas de suspicion de trouble bipolaire », sans écrire que le second suit le premier. Le rattachement se lit dans le mot « suspicion », qui est exactement ce que produisent les situations 2 et 3. PEB le trace en pointillés plutôt que de faire semblant que la source l’écrit.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le mot « suspicion » n’est jamais défini. La fiche ne dit pas combien d’évaluations successives, ni à quel intervalle, ni qui les conduit. « Souvent nécessaire » est la seule indication de fréquence du chapitre.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Anamnèse, entretien clinique, examen clinique
Le recueil, en dix points que la fiche énumère
Vient après l’étape 8, Suspicion de trouble bipolaire.
Ensuite : étape 10 bis, Utiliser le DSM-IV, le DSM-V ou la CIM-10, étape 10 ter, Aucun examen biologique ou d’imagerie pour le diagnostic, étape 10, Établir les diagnostics différentiels.
La phrase qui décide
Il est recommandé de réaliser une anamnèse, un entretien clinique et un examen clinique.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Que faire en cas de suspicion de trouble bipolaire, page 6 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Résumé PEB de ce que la fiche demande à l’entretien
- Antécédents familiaux psychiatriques, troubles bipolaires et suicides.
- Antécédents personnels, dont les troubles de l’humeur pendant la grossesse, les tentatives de suicide, un deuil parental précoce, une maltraitance dans l’enfance.
- Revue de tous les épisodes antérieurs et des symptômes présents entre les épisodes.
- Alcool et substances psychoactives illicites.
- Comorbidités anxieuses.
- Symptômes psychotiques, généralement congruents à l’humeur.
- Risque suicidaire.
- Facteurs déclenchants et stress psychosociaux.
- Fonctionnement socioprofessionnel, scolaire, personnel et familial.
- Confirmation par un proche, avec le consentement du patient quand c’est possible.
Reformulation PEB de la liste de la fiche, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune durée, aucun ordre, aucun outil. La fiche demande dix recueils dans un même entretien de premier recours sans dire en combien de temps ni en combien de consultations. Elle ne dit pas non plus ce que recouvre l’examen clinique dans une maladie où elle écrit par ailleurs qu’aucun examen n’est utile au diagnostic.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Utiliser le DSM-IV, le DSM-V ou la CIM-10
Trois classifications, aucune préférence
Vient après l’étape 9, Anamnèse, entretien clinique, examen clinique.
La phrase qui décide
Pour poser le diagnostic des troubles bipolaires, il est recommandé d’utiliser les classifications DSM-IV, DSM-V ou ICD-10Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Que faire en cas de suspicion de trouble bipolaire, page 6 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche laisse le choix entre trois systèmes sans dire lequel préférer, alors qu’ils ne comptent pas les épisodes de la même façon : le rapport d’élaboration écrit que le DSM ne demande qu’un seul épisode maniaque ou mixte, quand la CIM-10 en demande au moins deux. Deux médecins appliquant la même recommandation peuvent donc conclure différemment. Les critères eux-mêmes ne sont pas dans la fiche, ils sont renvoyés à l’annexe 3 du rapport.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Aucun examen biologique ou d’imagerie pour le diagnostic
Refus assorti d’une exception dans sa propre phrase
Vient après l’étape 9, Anamnèse, entretien clinique, examen clinique.
La phrase qui décide
Aucun examen biologique ou d’imagerie, en l’absence de point d’appel clinique ou de test génétique, n’est, à l’heure actuelle, utile pour porter un diagnostic.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Que faire en cas de suspicion de trouble bipolaire, page 6 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La phrase porte son exception, « en l’absence de point d’appel clinique », sans dire ce qu’est un point d’appel. Elle est en tension avec le chapitre suivant, qui demande de rechercher systématiquement une pathologie somatique, ce qui suppose bien des examens. La fiche ne dit pas lesquels, et renvoie le bilan initial au guide de l’affection de longue durée de 2009, qui ne figure plus sur la page HAS de l’ALD n° 23, vérifié le 2 septembre 2026.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Le badge retenu est pas en routine et non déconseillé : le refus n’est pas motivé par un risque, et il porte son exception dans sa propre phrase. Ne pas avoir démontré d’utilité diagnostique n’est pas avoir démontré une inutilité.
Établir les diagnostics différentiels
Trois familles, chez l’adulte comme chez l’adolescent
Vient après l’étape 9, Anamnèse, entretien clinique, examen clinique.
Ensuite : étape 11 ter, Pathologies somatiques, étape 11 quater, Médicaments et substances psychoactives, étape 11 bis, Autres pathologies psychiatriques, dont le TDAH, étape 11, Évaluer la sévérité avec l’aide de l’entourage.
La phrase qui décide
Il convient de rechercher systématiquement une pathologie somatiqueHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Diagnostics différentiels, page 7 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
« Systématiquement » n’est assorti d’aucune liste d’examens, d’aucun ordre et d’aucun seuil d’âge, sauf la mention des démences notamment après 40 ans. Le mot est en tension directe avec la phrase du chapitre précédent qui dit qu’aucun examen n’est utile au diagnostic.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Pathologies somatiques
Endocriniennes, infectieuses, neurologiques, auto-immunes, démences
Vient après l’étape 10, Établir les diagnostics différentiels.
La phrase qui décide
maladies endocriniennes et métaboliques (hypothyroïdie ou hyperthyroïdie, hypoglycémie, etc.), infectieuses (méningoencéphalite, etc.), neurologiques (épilepsie), auto-immunes (lupus, etc.), démences, notamment chez les patients de plus de 40 ansHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Diagnostics différentiels, pathologies somatiques, page 7 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun examen n’est nommé pour chercher ces causes, alors que la fiche demande de les rechercher systématiquement. Le seuil de 40 ans n’est justifié nulle part et le mot « notamment » le rend indicatif.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Médicaments et substances psychoactives
Causes iatrogènes et toxiques d’un épisode thymique
Vient après l’étape 10, Établir les diagnostics différentiels.
La phrase qui décide
Certains médicaments […] peuvent induire un épisode thymique (état maniaque ou dépressif).Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Diagnostics différentiels, les médicaments, page 7 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la fiche nomme
Côté médicaments, elle cite les corticoïdes, les antidépresseurs, l’interféron alpha, certains antipaludéens et le méthylphénidate. Côté substances, elle écrit que l’abus, la dépendance et le sevrage de l’alcool, du cannabis et des psychostimulants peuvent induire des symptômes thymiques, et ajoute qu’il convient d’être prudent avant d’infirmer ou de confirmer le diagnostic dans ces situations.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun délai d’imputabilité, aucune durée de sevrage avant de conclure, aucune conduite sur le médicament en cause. La fiche demande par ailleurs de rechercher un trouble bipolaire devant une addiction, et de se méfier du diagnostic devant une addiction. Les deux consignes coexistent sans être articulées.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Autres pathologies psychiatriques, dont le TDAH
Ce qui aide à distinguer, dans les mots de la fiche
Vient après l’étape 10, Établir les diagnostics différentiels.
La phrase qui décide
Peuvent aider à différencier un trouble bipolaire d’un TDAH : la présence nette d’épisodes d’humeur exaltée, d’idées de grandeur, l’âge de survenue des troubles, la nature épisodique et la rupture avec le fonctionnement antérieur.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Diagnostics différentiels, les autres pathologies psychiatriques, page 7 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Les autres différentiels que la fiche nomme
Trouble unipolaire, trouble cyclothymique, troubles de la personnalité et notamment le trouble borderline, troubles schizophréniques dont la schizophrénie dysthymique et le trouble schizoaffectif, autres troubles délirants. Reformulation PEB.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le TDAH est le seul différentiel pour lequel la fiche donne des éléments de distinction. Le trouble borderline, qui est en pratique le plus disputé, n’en reçoit aucun. Rien n’est dit non plus sur la comorbidité, alors que le TDAH et le trouble bipolaire coexistent souvent.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Évaluer la sévérité avec l’aide de l’entourage
Signes propres à l’épisode dépressif, à l’épisode maniaque, et communs
Vient après l’étape 10, Établir les diagnostics différentiels.
Ensuite : étape 12, Évaluer le risque suicidaire.
La phrase qui décide
Il est recommandé de rechercher les signes de sévérité par un entretien clinique avec l’aide de l’entourage du patient.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Évaluer la sévérité du trouble bipolaire, page 7 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Résumé PEB des signes que la fiche demande de chercher
- Épisode dépressif : symptômes psychotiques, caractéristiques mélancoliques, idées et projets suicidaires.
- Épisode maniaque : symptômes psychotiques, sévérité de l’agitation et de l’hétéro-agressivité, sévérité des conduites à risque.
- Communs aux deux : intoxication ou sevrage, retentissement somatique (dénutrition, déshydratation, incurie), sévérité des troubles du sommeil, sévérité d’une éventuelle confusion, symptômes catatoniques.
Reformulation PEB des trois colonnes de la fiche, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune échelle, aucun seuil, aucun score. La fiche demande d’évaluer la sévérité d’une agitation, d’une confusion, d’un trouble du sommeil, sans donner un seul instrument. Elle demande aussi l’aide de l’entourage sans reprendre la réserve de consentement qu’elle pose ailleurs.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Évaluer le risque suicidaire
Le geste que la fiche qualifie trois fois de primordial
Vient après l’étape 11, Évaluer la sévérité avec l’aide de l’entourage.
Ensuite : étape 13, Adresser le patient à un psychiatre, étape 13 bis, Chez l’adolescent, les signes de crise suicidaire.
La phrase qui décide
L’évaluation du risque suicidaire est primordiale.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Évaluer le risque suicidaire dans les troubles bipolaires, page 8 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Résumé PEB de ce qu’il faut chercher
- Intentions, projets et planifications suicidaires.
- Moyens à disposition : médicaments, armes à feu.
- Antécédents personnels et familiaux de tentative.
- Antécédents de maltraitance, physique et psychologique.
- Désespoir intense, anxiété majeure.
- Traits de personnalité : impulsivité, agressivité.
- Comorbidités somatiques et psychiatriques : addiction, douleur chronique.
- Stress psychosociaux : isolement, précarité, rupture, échec scolaire, perte d’emploi.
- Absence de facteurs protecteurs : relations affectives, soutien familial, social, associatif.
- Propres au trouble bipolaire : survenue précoce, caractéristiques mixtes, cycles rapides, symptômes psychotiques, addiction.
Reformulation PEB des deux listes de la fiche, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune échelle n’est nommée, aucun seuil, aucune fréquence de réévaluation. La fiche donne une grille de degrés d’urgence de la crise suicidaire, page 9, sans dire quelle conduite attacher à chaque degré ni d’où cette grille provient.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Deux valeurs de ce chapitre ne coïncident pas : la fiche écrit qu’au moins un patient sur dix non traité décédera par suicide, et fait suivre cette proportion de la mention 15 %. Un sur dix et 15 % ne se recouvrent pas, et le rapport d’élaboration ne lève pas la contradiction. PEB rapporte les deux et n’en choisit aucune.
Adresser le patient à un psychiatre
L’issue commune aux deux entrées de l’arbre
Vient après l’étape 12, Évaluer le risque suicidaire.
Ensuite : étape 14, Envisager l’hospitalisation, étape 14 bis, Chez l’adolescent, psychiatre ou pédopsychiatre.
La phrase qui décide
Le patient pour lequel un diagnostic de trouble bipolaire est envisagé doit être adressé à un psychiatre pour confirmer le diagnostic, suivre le patient et/ou donner un avis spécialiséHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Conduite à tenir, coordination et parcours de soins, page 8 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Le même énoncé, atteint par l’autre entrée
C’est la recommandation portée aussi par le nœud a04, atteint par l’entrée maniaque et par la situation 1. L’arbre publié par la HAS dessine deux fois la case « avis psychiatrique », pour la même raison.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun délai n’est fixé. Recherche faite le 2 septembre 2026 sur le texte de la fiche, motif « délai » : zéro occurrence. Pas de « sous 48 heures », pas de « dans le mois ». La fiche ne dit pas non plus ce que fait le médecin traitant pendant l’attente, ni s’il peut instaurer un traitement, ni comment procéder là où le délai d’accès au psychiatre se compte en mois. Le seul avis dit urgent dans tout le document est celui de l’épisode mixte.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Envisager l’hospitalisation
Six situations, un verbe qui n’oblige pas
Vient après l’étape 13, Adresser le patient à un psychiatre.
Ensuite : étape 15, Privilégier l’hospitalisation libre.
La phrase qui décide
Envisager l’hospitalisation pour les patients présentant un épisode maniaque ou mixte ou pour tout épisode présentant des critères de sévérité.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Messages clés, page 1 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Résumé PEB des six situations de la page 9
- Risque suicidaire élevé.
- Épisode maniaque ou mixte.
- Agitation violente, troubles du comportement majeurs.
- Critères de sévérité de l’épisode dépressif : mélancolique, psychotique, mixte.
- Complications médico-légales d’un épisode thymique.
- Isolement social et familial, épuisement des proches.
Reformulation PEB de la liste de la page 9, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
« Envisager » n’est pas « hospitaliser ». La fiche n’écrit aucun critère qui rende l’hospitalisation obligatoire, sauf pour l’épisode maniaque inaugural, où elle parle d’urgence. Aucun de ces six items n’est opérationnalisé : ni le seuil du risque suicidaire élevé, ni ce qu’est un épuisement des proches.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Privilégier l’hospitalisation libre
Et le cas du patient mineur
Vient après l’étape 14, Envisager l’hospitalisation.
La phrase qui décide
Il faut privilégier l’hospitalisation libre en psychiatrie.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Conduite à tenir, critères d’hospitalisation, page 8 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la fiche ajoute pour le mineur
« Si nécessaire, le patient mineur est hospitalisé sur décision parentale ou sur décision du responsable légal ou par ordonnance de placement provisoire (sur décision du procureur de la République ou du juge des enfants). »
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche ne nomme aucun des régimes de soins sans consentement du droit français, ni leurs conditions. Elle écrit seulement que la non-reconnaissance des troubles peut amener à des soins sous contrainte. Rien sur le rôle du médecin traitant dans ces procédures.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. C’est une règle d’organisation, pas un résultat d’étude.
Les six énoncés de l’encadré « Focus sur les adolescents »
Chez l’adolescent, élargir le recueil
Proches, médecin traitant, santé scolaire
Vient après l’étape 5 quater, Interroger les proches, avec l’accord du patient.
La phrase qui décide
Le recueil d’information auprès des proches, du médecin traitant, des personnels de santé scolaire, est essentiel pour rechercher des symptômes évocateurs de troubles bipolaires et évaluer leur retentissementHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Focus sur les adolescents, page 4 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche range cette phrase dans son encadré « Focus sur les adolescents », séparé du parcours. PEB la rattache à l’étape qu’elle modifie. Ce rattachement est une mise en ordre PEB, la fiche ne l’écrit pas. Elle ne dit pas comment interroger la santé scolaire sans rompre le secret, ni si l’accord de l’adolescent est requis, alors qu’elle exige cet accord chez l’adulte. Rien non plus sur le désaccord entre les parents et l’adolescent.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Chez l’adolescent, les modifications comportementales
Substances, conduites à risque, repli, décrochage scolaire
Vient après l’étape 5 bis, La rupture avec le fonctionnement psychique antérieur.
La phrase qui décide
Il convient d’être attentif aux modifications comportementales de survenue inhabituelle et en rupture avec le fonctionnement antérieurHaute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Focus sur les adolescents, page 4 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche range cette phrase dans son encadré « Focus sur les adolescents », séparé du parcours. PEB la rattache à l’étape qu’elle modifie. Ce rattachement est une mise en ordre PEB, la fiche ne l’écrit pas. Elle ajoute qu’à l’adolescence il peut exister des variations de l’humeur non pathologiques, sans donner un seul critère pour séparer les deux. Le lecteur reçoit donc, sur la même page, un signal d’alerte et son propre démenti.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Chez l’adolescent, le questionnaire n’est pas recommandé
Faute de données, et non parce qu’il serait nuisible
Vient après l’étape 5 ter, Questionnaire « Trouble de l’humeur ».
La phrase qui décide
L’utilisation du questionnaire « Trouble de l’humeur » chez les adolescents n’est pas recommandée en l’absence de données disponibles à ce jour.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Focus sur les adolescents, épisode maniaque, page 5 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche range cette phrase dans son encadré « Focus sur les adolescents », séparé du parcours. PEB la rattache à l’étape qu’elle modifie. Ce rattachement est une mise en ordre PEB, la fiche ne l’écrit pas. Elle ne dit pas à partir de quel âge l’outil redevient utilisable, alors qu’elle situe le début de la maladie entre 15 et 25 ans, à cheval sur la frontière. Elle ne propose aucun outil de remplacement.
Ce que vaut la preuve
Le badge est faute de preuves et non déconseillé : le motif est écrit dans la phrase elle-même, « en l’absence de données disponibles à ce jour ». Ne pas disposer de données n’est pas avoir démontré une nocivité, et durcir cette formule en refus d’usage trahirait la source. À noter : la version soumise aux parties prenantes, reproduite page 51 du rapport d’élaboration, écrivait la même phrase sans son motif. Le motif a été ajouté avant publication.
Chez l’adolescent, la surveillance accrue
Épisode dépressif plus antécédent familial
Vient après l’étape 8 ter, « Surveillance attentive ».
La phrase qui décide
Les adolescents souffrant d’un épisode dépressif et présentant un antécédent familial de trouble bipolaire requièrent une surveillance accrue.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Messages clés, repris au focus adolescent, page 1 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche range cette phrase dans son encadré « Focus sur les adolescents », séparé du parcours. PEB la rattache à l’étape qu’elle modifie. Ce rattachement est une mise en ordre PEB, la fiche ne l’écrit pas. « Surveillance accrue » n’est pas plus définie que « surveillance attentive » : ni rythme, ni durée, ni contenu. La version soumise aux parties prenantes, page 51 du rapport, était plus opérationnelle, elle écrivait de les revoir en consultation pour suivre attentivement l’évolution. Le texte publié a remplacé cette consigne par un adjectif.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. Le rapport d’élaboration, chapitre sur les facteurs de risque, attache la surveillance accrue à un périmètre plus large que la fiche : il vise les adolescents ayant une histoire psychiatrique personnelle significative, et pas seulement un antécédent familial. La fiche a rétréci le périmètre sans le dire.
Chez l’adolescent, les signes de crise suicidaire
Une grille en quatre registres, page 5
Vient après l’étape 12, Évaluer le risque suicidaire.
La phrase qui décide
Il est recommandé de rechercher des signes de crise suicidaire.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Focus sur les adolescents, page 4 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Les quatre registres de la grille, résumés par PEB
- Intentionnalité suicidaire : antécédent personnel ou dans l’entourage, communication directe ou indirecte d’une idéation, désespoir, sentiment d’impasse et de culpabilité.
- Autres signes de crise : retrait et désinvestissement des liens, anxiété, agitation, insomnie ou hypersomnie, cauchemars, colère, prise de risque incontrôlée, labilité de l’humeur.
- Pathologie psychiatrique actuelle : dépression caractérisée, alcoolisation aiguë, consommation à risque, impulsivité, trouble des conduites.
- Contexte relationnel favorisant la perte, l’injustice, le rejet ou l’humiliation : séparation, exclusion, tensions familiales chroniques, maltraitance, abus sexuels.
Reformulation PEB de la grille de la page 5, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche range cette phrase dans son encadré « Focus sur les adolescents », séparé du parcours. PEB la rattache à l’étape qu’elle modifie. Ce rattachement est une mise en ordre PEB, la fiche ne l’écrit pas. La grille n’est adossée à aucune source dans la fiche, et le rapport d’élaboration n’en discute pas la validation. Aucun seuil, aucune conduite attachée à un registre plutôt qu’à un autre.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation. L’origine de la grille n’est pas donnée par le document.
Chez l’adolescent, psychiatre ou pédopsychiatre
Et l’alliance avec les parents
Vient après l’étape 13, Adresser le patient à un psychiatre.
La phrase qui décide
Tout adolescent présentant un épisode dépressif chez qui un trouble bipolaire est évoqué doit être adressé à un médecin psychiatre ou à un pédopsychiatre.Haute Autorité de santé, Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, Focus sur les adolescents, épisode dépressif, page 5 du PDF. Fiche mémo de juin 2015, adoptée par le Collège le 3 juin 2015. Ouvrir la page
Ce que la recommandation ne dit pas
La fiche range cette phrase dans son encadré « Focus sur les adolescents », séparé du parcours. PEB la rattache à l’étape qu’elle modifie. Ce rattachement est une mise en ordre PEB, la fiche ne l’écrit pas. Ici encore, aucun délai. La fiche ajoute que l’alliance thérapeutique avec les parents est primordiale, sans dire ce qu’il advient quand l’adolescent refuse que ses parents soient informés.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation.
Ce qui vaut à toutes les étapes, et ce que PEB a vérifié
L’âge de début
Les troubles bipolaires débutent entre 15 et 19 ans, et sont très rares avant la puberté
Résumé PEB
La fiche situe le début de la maladie majoritairement dans les dernières années de l’adolescence, entre 15 et 19 ans, et écrit que les troubles bipolaires chez les enfants prépubères sont très rares. Elle ajoute que la notion de rupture du comportement psychique antérieur est nécessaire au diagnostic, que les épisodes mixtes et les symptômes psychotiques sont fréquents, et que le risque suicidaire est majeur pour un épisode mixte. Ces énoncés qualifient tout l’arbre quand le patient est un adolescent. Ils ne sont chiffrés nulle part, sauf l’intervalle d’âge.
Où c’est écrit
Focus sur les adolescents, page 4 du PDF. Ouvrir la source
Le risque suicidaire
L’évaluation du risque suicidaire est primordiale, à chaque étape
Résumé PEB
La fiche pose cette évaluation comme primordiale dans ses messages clés, la reprend comme un chapitre entier et l’intègre à l’évaluation de la sévérité. Elle demande aussi, devant une tentative de suicide chez un adolescent ou un adulte jeune, de rechercher un trouble bipolaire : le risque suicidaire est donc à la fois une porte d’entrée du parcours et une évaluation permanente. Aucune échelle n’est nommée, à aucun endroit.
Où c’est écrit
Messages clés, page 1, et chapitre Évaluer le risque suicidaire, page 8 du PDF. Ouvrir la source
La collaboration
Une collaboration étroite entre le psychiatre et le médecin traitant est indispensable
Résumé PEB
C’est le seul dispositif d’organisation que la fiche qualifie d’indispensable, et elle le répète dans ses messages clés et dans sa conduite à tenir. Elle y associe la famille et les proches, avec échange d’informations écrites et orales, et demande de rechercher l’accord et l’adhésion du patient dans la mesure du possible. Elle ne décrit ni le contenu, ni la fréquence, ni le support de ces échanges.
Où c’est écrit
Messages clés, page 1, et Conduite à tenir, page 8 du PDF. Ouvrir la source
Deux valeurs qui ne coïncident pas
Un patient sur dix, et 15 %, dans la même phrase
Résumé PEB
Le chapitre sur le risque suicidaire écrit qu’au moins un patient sur dix non traité décédera par suicide, et fait suivre cette proportion de la mention 15 %. Un sur dix et 15 % ne se recouvrent pas. Le rapport d’élaboration ne lève pas la contradiction. PEB rapporte les deux valeurs et n’en choisit aucune : aucun chiffre ne se fabrique, et une divergence interne au dossier est une information, pas un défaut de rédaction à corriger en silence.
Où c’est écrit
Évaluer le risque suicidaire dans les troubles bipolaires, page 8 du PDF. Ouvrir la source
Aucune recommandation n’est graduée
Le barème est imprimé en tête du rapport et n’est appliqué à rien
Résumé PEB
Le rapport d’élaboration présente l’échelle A, B, C et accord d’experts. Recomptage fait le 2 septembre 2026 sur le texte extrait, césures de fin de ligne recollées : le mot « grade » apparaît une seule fois sur les 92 pages du rapport, dans ce tableau de présentation, et zéro fois sur les 9 pages de la fiche. Aucun énoncé ne porte de force ni de certitude. C’est pourquoi la vue « Sur quoi ça repose » est entièrement grise sur cet arbre : ce n’est pas une lacune de fabrication, c’est un résultat de vérification. Les niveaux de preuve que le rapport rapporte appartiennent aux référentiels étrangers qui les portent, jamais à la HAS.
Où c’est écrit
Rapport d’élaboration, présentation de la méthode, et fiche mémo, 9 pages. Ouvrir la source
Ce qui a changé depuis la publication
La liste des actes et prestations citée par la fiche a été remplacée deux fois
Résumé PEB
La fiche renvoie, dans son « En savoir plus », à la liste des actes et prestations de l’affection de longue durée « Troubles bipolaires » de mars 2014. Cette liste a été remplacée en décembre 2017, puis en janvier 2025 par une version validée par le Collège le 23 janvier 2025. Celle de 2025 énonce elle-même ce qu’elle a modifié : suppression des tests neuropsychologiques, des bilans psychométriques et des imageries, suppression de nombreux dosages biologiques, ajout du pédopsychiatre, du pédiatre, de l’infirmier en pratique avancée et de la sage-femme. Le renvoi de la fiche pointe donc, depuis huit ans, un document qui n’existe plus dans cette version. La fiche mémo, elle, n’a fait l’objet d’aucun amendement.
Où c’est écrit
Fiche mémo, En savoir plus, page 9 du PDF, et APALD ALD 23 de janvier 2025. Ouvrir la source
Le questionnaire absent de son propre document
Conseillé par la fiche, publié dans la note de cadrage, hébergé nulle part
Résumé PEB
La fiche conseille le questionnaire « Trouble de l’humeur » sans le reproduire et sans donner son seuil. Le questionnaire figure en français, avec sa règle d’interprétation, en annexe 2 de la note de cadrage de juin 2014 : positif si sept symptômes ou plus sont cochés, survenus au cours de la même période, et ayant causé des problèmes modérés ou sévères. Le rapport d’élaboration écrit par ailleurs, dans sa réponse aux parties prenantes, que le questionnaire sera placé dans un document à part sur le site de la HAS à côté de la fiche mémo, et renvoie à une adresse de l’université de Montpellier. Cette adresse ne répond plus, vérifié le 2 septembre 2026. Un praticien qui suit la fiche à la lettre ne trouve donc pas l’outil qu’elle lui conseille.
Où c’est écrit
Note de cadrage, annexe 2, page 23 du PDF, et rapport d’élaboration, avis des parties prenantes. Ouvrir la source
Comment lire cet arbre
La couleur porte le verbe, jamais la nature du geste. Le lecteur ne se demande pas s’il a devant lui un entretien, un questionnaire ou un adressage : il le voit au libellé. Il se demande s’il doit le faire ou non, et avec quelle force la source le lui demande. C’est à cette question que la couleur répond.
Sur ce document, la distinction se lit sur un seul mot. La fiche écrit neuf fois il est recommandé et une seule fois il est conseillé. Cette unique occurrence est le questionnaire « Trouble de l’humeur ». C’est pourquoi ce nœud est bleu quand tous ses voisins sont verts : ce n’est pas une appréciation de PEB, c’est le verbe de la source.
Ce que cet arbre ajoute à celui de la HAS
La fiche publie son propre arbre décisionnel, page 2, sept nœuds et trois issues, composé en image. Le recopier n’aurait rien produit. Cet arbre en fait trois choses de plus.
Il sépare ce qui vient du texte de ce qui vient de l’image. Quatre branches du dessin de la HAS ne sont formulées nulle part dans son texte : « recherche positive », les deux issues « oui » et « non » de la situation 3, et surtout « surveillance attentive ». Cette dernière formule n’apparaît dans aucun des huit documents du dossier : recherche faite le 2 septembre 2026 sur les extractions en texte, motif insensible à la casse, césures de fin de ligne recollées, zéro occurrence. L’issue la plus fréquente en pratique de premier recours, celle du patient déprimé chez qui rien n’a été retrouvé, est donc celle que le document ne décrit pas. Ces quatre nœuds portent la mention « libellé relevé sur l’image ».
Il signale les écarts internes au dossier. Le chapitre sur le risque suicidaire porte deux valeurs qui ne se recouvrent pas, un patient sur dix et 15 %, dans la même phrase. L’entrée gauche du dessin annonce des épisodes « maniaques ou hypomaniaques inauguraux », quand le chapitre correspondant ne traite que la manie et ne dit rien de l’hypomanie inaugurale. Le rapport d’élaboration attache la surveillance accrue de l’adolescent à un périmètre plus large que la fiche. Dans chaque cas, l’arbre porte la valeur du texte des recommandations et montre la divergence dans le nœud concerné.
Il dit, à chaque étape, ce que la source ne dit pas. C’est la partie la plus utile, et c’est celle qu’un résumé fait toujours disparaître. Aucun délai n’est fixé pour l’avis psychiatrique. Aucun seuil n’est donné au questionnaire conseillé, qui n’est d’ailleurs pas publié dans la fiche. Aucun nombre d’indicateurs n’est requis pour suspecter une bipolarité. Ni « surveillance attentive », ni « surveillance accrue », ni « rupture avec le fonctionnement psychique antérieur » ne sont définies.
Les trois refus ne sont pas le même refus
C’est la distinction qui disparaît la première quand on résume un texte, et elle compte ici deux fois.
Pas en routine, pour le nœud c05 : aucun examen biologique ou d’imagerie n’est utile au diagnostic, mais la phrase porte son exception dans ses propres mots, « en l’absence de point d’appel clinique ». Le refus n’est pas motivé par un risque.
Faute de preuves, pour le nœud e04 : le questionnaire n’est pas recommandé chez l’adolescent, et la fiche écrit pourquoi, « en l’absence de données disponibles à ce jour ». Ne pas disposer de données n’est pas avoir démontré une nocivité. Durcir cette phrase en interdiction trahirait la source, et le détail vaut d’être relevé : la version soumise aux parties prenantes écrivait la même phrase sans son motif, qui a été ajouté avant publication.
Aucun nœud de cet arbre ne porte le badge déconseillé. La fiche ne déconseille rien.
Pourquoi la vue « Sur quoi ça repose » est entièrement grise
Le rapport d’élaboration imprime en tête l’échelle A, B, C et accord d’experts. Il ne l’applique à aucun énoncé. Recomptage du 2 septembre 2026 sur le texte extrait, césures recollées : le mot « grade » apparaît une seule fois sur les 92 pages du rapport, dans le tableau qui présente le barème, et zéro fois sur les 9 pages de la fiche. Les quarante-deux nœuds portent donc la même mention, non gradué.
Le rapport rapporte bien des niveaux de preuve, mais ce sont ceux que des référentiels étrangers attribuent à leurs propres énoncés : faible niveau de preuve pour le questionnaire selon l’Institute for Clinical Systems Improvement en 2013, niveau de preuve très faible selon le ministère de la santé de Singapour en 2011 et selon le Scottish Intercollegiate Guidelines Network en 2005. Les porter sur un nœud reviendrait à prêter à la HAS une gradation qu’elle n’a pas faite. Ils sont donc écrits en toutes lettres dans « Ce que vaut la preuve », avec le nom du référentiel qui les porte.
Une seule étape est tracée en pointillés
Le nœud c02, le passage des issues de l’arbre au chapitre « Que faire en cas de suspicion de trouble bipolaire ». La fiche juxtapose les deux sans écrire que le second suit le premier. Il n’y en a qu’une, et c’est un résultat : cette source chaîne elle-même ses étapes. En fabriquer d’autres pour faire nombre serait la même faute que remplir une case avec un chiffre plausible.
Une mise en ordre a en revanche été faite, et elle est dite dans chaque nœud concerné : les six énoncés de l’encadré « Focus sur les adolescents » sont rattachés à l’étape adulte qu’ils modifient, alors que la fiche les range à part. Le rattachement est de PEB, les phrases sont de la source.
Comment ce contenu a été vérifié
Les citations viennent du document validé du 3 juin 2015, une phrase par nœud, trente-cinq mots au maximum, chacune retrouvée mot pour mot dans le texte source par un contrôle automatique. Les listes de la fiche ne sont jamais reproduites : elles sont reformulées et annoncées comme des résumés PEB. Les chiffres ont été recomptés. Les deux pages que l’extraction ne rend pas, l’arbre de la page 2 et le tableau 18 du rapport, ont été lues en image. Les affirmations d’absence portent ce qui a été fouillé, avec quel motif et à quelle date. Comment nous vérifions ce que nous publions.
Ce qui n’a pas pu être vérifié
Trois choses, au 2 septembre 2026. Le guide médecin de l’affection de longue durée de mai 2009, auquel le périmètre de 2015 renvoie pour le bilan initial, ne figure plus sur la page de la HAS consacrée à l’affection de longue durée n° 23 : rien n’est affirmé ici sur son contenu. La version 2017 de la liste des actes et prestations n’a pas été consultée, si bien que ce qui a changé entre 2017 et 2025 n’est connu que par la liste que la version de 2025 dresse d’elle-même. Les déclarations publiques d’intérêts des membres du groupe de travail ne sont reproduites dans aucun document publié.
Sur le même référentiel. La fiche PEB de cette recommandation, avec son évaluation méthodologique AGREE II domaine par domaine, est publiée à part : Patient avec un trouble bipolaire, repérage et prise en charge initiale en premier recours, HAS 2015.
Sur le traitement, que cette recommandation ne couvre pas. Lithium, valproate et antipsychotiques face au risque suicidaire · Sept molécules dans la dépression bipolaire · Lamotrigine, maintenance et phase aiguë · Pramipexole dans la dépression bipolaire résistante.
📚 Analyse issue de Psychiatry Evidence Base — La psychiatrie fondée sur les preuves, expliquée avec rigueur.
