Crise suicidaire, du repérage à la décision d’orientation : l’arbre décisionnel de la conférence de consensus de 2000
Un parcours, deux entrées, tirés d’un seul document : la conférence de consensus La crise suicidaire, reconnaître et prendre en charge, tenue les 19 et 20 octobre 2000 par la Fédération Française de Psychiatrie avec le soutien de la Direction Générale de la Santé, selon les règles méthodologiques de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé, qui l’a publiée. Le texte est aujourd’hui accessible sur le site de la Haute Autorité de santé. Ce référentiel ne publie aucun arbre, alors que la méthode de l’agence prévoyait qu’il aurait pu en annexer un, et que le jury demande au contraire qu’on établisse des instruments d’aide à la décision pour les généralistes. Celui-ci est donc une construction : chaque nœud porte la phrase de la source qui décide, ce que la source ne dit pas à cette étape, et ce que vaut la preuve. Les quatre enchaînements que le texte ne formule pas sont tracés en pointillés et le disent. Chaque carte porte son numéro d’étape, et le survol allume à la fois le chemin déjà parcouru, en ambre, et les étapes qui peuvent suivre, en bleu pâle.
Cet arbre se lit du bas vers le haut. Les deux entrées du parcours sont tout en bas, les issues et la conduite à tenir sont en haut, et les numéros d’étape montent avec vous.
La couleur, le verbe employé
- Recommandé. Le texte dit « le jury recommande », 8 fois dans le texte long et 3 fois dans le texte court, et « il est recommandé », 2 fois et 6 fois. Il n’écrit jamais « il est conseillé », ni « proposez ». Décompte par script sur le texte intégral des deux documents.
- Conseillé. Le texte dit « il est conseillé » ou « envisager ». Il ne le dit que trois fois sur toute la fiche.
- Trois refus, trois badges. Déconseillé quand le refus est motivé par un risque, faute de preuves quand il l’est par l’absence d’évaluation, pas en routine quand le texte assortit son refus d’une exception. Cette fiche ne déconseille rien.
- Situation. Un moment du parcours, pas une recommandation. Quand la situation est une issue binaire, elle porte un badge Oui ou Non.
La forme, la nature du geste
- Entretien, examen ou outil d’évaluation.
- Adressage ou hospitalisation.
- Médicament ou substance.
- Surveillance dans le temps.
- Losange. Situation clinique ou bifurcation.
Dans l’arbre, l’icône prend la couleur de son nœud. La nature du geste ne commande jamais la couleur.
Le trait, ce que la source ne dit pas
- Pointillés. Étape déduite, qu’aucune phrase ne formule. Nous la traçons ainsi plutôt que de faire semblant. Il y en a une seule sur cet arbre, et c’est un résultat : cette source chaîne elle-même ses étapes.
- Tronc. La chronologie, de l’entrée du parcours vers le haut. Cet arbre en a deux, un par entrée.
- Ramilles. Elles montent vers la canopée, qui vaut à toutes les étapes et ne dépend d’aucune.
- Le numéro d’étape, en pastille ambre au coin de chaque carte. Il donne le rang dans le parcours, de 1 en bas à 15 en haut. Le tronc principal porte les numéros nus. Une carte de même rang sur une autre branche se distingue par bis, ter, quater : l’entrée maniaque est ainsi 1 bis, puis 2 bis, puis 3 bis.
- Halo bleu pâle. Au survol ou au clic d’une carte, les étapes qui peuvent suivre s’allument en bleu pâle, et le chemin déjà parcouru jusqu’à l’entrée s’allume en ambre.
- Mention « relevé sur l’image ». Quatre nœuds portent un libellé qui ne figure que dans l’arbre dessiné par la HAS, page 2, et nulle part dans son texte.
Votre parcours
- Cliquez sur une carte de l’arbre : le chemin qui y mène depuis l’entrée s’inscrit ici.
Rien ne sort de votre navigateur. Ce que vous saisissez ici n’est ni envoyé ni enregistré, sur ce site ou ailleurs, et disparaît quand vous fermez ou rechargez la page. La fiche imprimée tient sur une page A4 et ne garde que l’essentiel de chaque étape. Identifiez le patient par ses initiales, jamais par son nom. La conservation de la fiche au dossier relève de votre responsabilité et du secret médical.
L’arbre en toutes lettres
Ce qui suit n’est pas une reprise du dessin, c’est sa source. Chaque nœud est écrit une seule fois, ici, avec ses coordonnées, son parent, sa couleur et son badge portés en attributs. Le script lit ce texte pour tracer l’arbre ; il ne le fabrique pas. Il n’existe donc aucun second exemplaire susceptible de diverger.
Les deux entrées du parcours, et le point où elles se rejoignent
Chez un patient connu
Première des deux entrées du parcours
Entrée du parcours.
Ensuite : étape 2, Le patient a des troubles psychiatriques connus, et ils s’aggravent ; étape 2 bis, Le patient n’a pas de troubles psychiatriques préalables.
La phrase qui décide
Chez un patient connuConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que recouvre cette entrée
Le texte ouvre sa section « La reconnaissance de la crise » sur deux entrées parallèles. Celle-ci se subdivise selon que le patient a ou non des troubles psychiatriques déjà connus. C’est l’entrée du médecin traitant, de celui qui dispose d’un avant et d’un après.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le texte ne dit pas depuis combien de temps il faut connaître un patient pour être dans ce cas. Pas de durée de suivi, pas de nombre de consultations, aucun seuil. Il ne dit pas non plus ce qu’il advient d’un patient connu d’un confrère et vu en remplacement.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Chez un patient peu ou pas connu
Seconde entrée du parcours, quatre indices propres à la première rencontre
Entrée du parcours.
Ensuite : étape 3, Adopter une démarche active, et ouvrir la question des idées de suicide, où cette entrée rejoint les autres. La source ne trace pas ce lien, elle l’écrit : « à partir de ces différents indices ».
La phrase qui décide
Chez un patient peu ou pas connu, l’attention peut être attirée par :Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB de la liste
- Un changement récent de praticien.
- Un motif d’appel ou de consultation qui n’est pas clair.
- Un état d’agitation, ou de stress.
- Des allusions à un vécu problématique, directes ou non.
Ces quatre éléments sont donnés par la source sous forme de liste. Ils sont reformulés ici et ne sont pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le premier indice, le changement récent de praticien, est le seul du document qui demande une information que le médecin n’a pas devant lui : il faut que le patient le dise, ou qu’un dossier le montre. Le texte ne dit pas comment l’obtenir.
Il ne dit pas non plus ce que « peu connu » veut dire, ni où passe la frontière avec l’entrée précédente.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Le patient a des troubles psychiatriques connus, et ils s’aggravent
Troubles anxio-dépressifs, troubles de la personnalité, conduites addictives
Vient après l’étape 1, Chez un patient connu.
Ensuite : étape 3, Adopter une démarche active, et ouvrir la question des idées de suicide.
La phrase qui décide
Il peut s’agir d’une modification ou d’une aggravation récente des troubles, perçue par le patient ou son entourage.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun critère ne dit ce qui compte comme aggravation, ni sur quelle durée « récente » se mesure. Le texte s’en remet à la perception, celle du patient ou celle de l’entourage, et il ne dit pas quoi faire quand les deux divergent.
Écart entre les deux textes. Le texte long écrit « une modification ou une aggravation récente ». Le texte court ne garde que « une aggravation récente ». La modification, plus fine et plus précoce, disparaît de la version que la notice officielle reproduit.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Le patient n’a pas de troubles psychiatriques préalables
Cinq indices, sur un terrain sans antécédent
Vient après l’étape 1, Chez un patient connu.
Ensuite : étape 3, Adopter une démarche active, et ouvrir la question des idées de suicide, où cette entrée rejoint les autres. La source ne trace pas ce lien, elle l’écrit : « à partir de ces différents indices ».
La phrase qui décide
Patient sans troubles psychiatriques préalablesConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB de la liste
- Une pathologie organique à retentissement vital, ou dont l’impact déstabilise.
- Une plainte physique inexpliquée, qui peut masquer un état dépressif.
- Un événement vécu comme stressant.
- Une conduite inhabituelle.
- Un changement de tonalité dans la relation, avec le médecin ou avec l’entourage.
Ces cinq éléments sont donnés par la source sous forme de liste. Ils sont reformulés ici et ne sont pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Rien ne dit combien de ces indices doivent être réunis, ni si l’un d’eux suffit. Aucune pondération, aucun score.
Écart entre les deux textes. Le texte long ouvre sa liste par la pathologie organique. Le texte court la déplace en fin de liste et la reformule en « le contexte peut être », ce qui l’affaiblit d’un cran.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Adopter une démarche active, et ouvrir la question des idées de suicide
Le point où les deux entrées se rejoignent
Vient après l’étape 2, Le patient a des troubles psychiatriques connus, et ils s’aggravent.
Ensuite : étape 4, Questionner directement sur les idées de suicide, à trois conditions.
La phrase qui décide
À partir de ces différents indices, le médecin doit se permettre d’adopter une démarche active et aborder la question du ressenti de la situation et des idées de suicideConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Où les deux entrées se rejoignent
Cette carte suit les trois situations d’entrée, pas une seule. Elle vient après l’étape 2, le patient a des troubles psychiatriques connus, mais aussi après l’étape 2 bis, le patient n’a pas de troubles psychiatriques préalables, et après l’étape 1 bis, chez un patient peu ou pas connu.
La phrase de la source le dit par son pluriel : « à partir de ces différents indices », qui renvoie à tout ce qui précède et non à l’une des entrées. Le dessin rattache la carte à une seule branche pour rester lisible ; le texte, lui, nomme les trois.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le verbe est remarquable et le texte ne l’explique pas : « le médecin doit se permettre ». Ce n’est ni « doit », ni « peut ». La formule reconnaît une inhibition du praticien sans jamais la nommer ni dire d’où elle vient.
Aucune formulation de question n’est proposée. Aucun temps de consultation n’est prévu.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Questionner directement sur les idées de suicide, à trois conditions
La consigne la plus reprise du référentiel, et la plus souvent amputée
Vient après l’étape 3, Adopter une démarche active, et ouvrir la question des idées de suicide.
Ensuite : étape 5, Utiliser un outil de repérage validé ; étape 5 bis, Chercher les événements de vie récents, et situer l’épisode dans son contexte.
La phrase qui décide
Cette attitude, loin de renforcer le risque suicidaire, ne peut que favoriser l’expression des troubles, si l’entretien est fait dans un climat de confiance, avec tact et sans émettre de jugement de valeurConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la condition recouvre
Trois conditions, et la source les pose ensemble : un climat de confiance, du tact, et l’absence de jugement de valeur. La phrase se termine sur leur finalité, « en sorte que le patient se sente reconnu dans sa souffrance ».
Ce que la recommandation ne dit pas
Écart entre les deux textes, et il change la portée de la consigne. Le texte court s’arrête à « favoriser l’expression des troubles » et laisse tomber les trois conditions. La notice officielle de la Haute Autorité de santé reproduit le texte court, vérifié le 3 septembre 2026 : ni « climat de confiance », ni « avec tact », ni « jugement de valeur » n’y figurent. Un lecteur qui n’ouvre que la notice reçoit donc une consigne plus dure que celle du texte des recommandations.
Le texte ne dit pas quoi faire si le patient nie, ni s’il faut reposer la question plus tard.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Du repérage au diagnostic de crise
Utiliser un outil de repérage validé
Le seul endroit du référentiel où des instruments sont nommés
Vient après l’étape 4, Questionner directement sur les idées de suicide, à trois conditions.
Ensuite : étape 6, Poser le diagnostic de crise sur quatre faisceaux.
La phrase qui décide
utiliser des outils de repérage adaptés : questionnaires simples tels que Prime-MD et T4 ou MINI-GDS, ces tests étant validés comme suffisamment sensibles quoique peu spécifiquesConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Pourquoi cette carte est bleue et non verte
La source écrit « le praticien pourra alors », pas « il est recommandé ». Le badge suit le verbe. Colorer cette carte en vert durcirait le texte à l’endroit précis où il est le plus prudent.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le sigle T4 n’est défini nulle part dans les deux textes. Aucun seuil n’est donné pour aucun des trois instruments, aucune sensibilité ni spécificité chiffrée, aucune référence à l’étude de validation. « Validés » est affirmé, pas montré.
Le texte court ne nomme aucun de ces trois instruments : il écrit seulement « utiliser des outils de repérage adaptés ». La notice officielle fait de même.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Chercher les événements de vie récents, et situer l’épisode dans son contexte
Les deux autres gestes de la même consigne
Vient après l’étape 4, Questionner directement sur les idées de suicide, à trois conditions.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
rechercher des événements de vie récents, éléments conjoncturels pouvant avoir déclenché le processusConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 12. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Le second geste, résumé PEB
La source demande aussi de situer l’épisode dans son contexte socio-environnemental, famille, profession, milieu de loisir, ce qui peut faire apparaître une instabilité, une désinsertion, une solitude, un entourage proche pathogène, voire une ambiance de contagiosité suicidaire. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune fenêtre de temps n’est fixée pour « récents ». Aucune liste d’événements n’est donnée à ce nœud, alors que le chapitre des constatations en propose une, ailleurs, empruntée à l’Organisation mondiale de la santé.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Poser le diagnostic de crise sur quatre faisceaux
Au-delà du syndrome dépressif franc et de la pathologie psychiatrique
Vient après l’étape 5, Utiliser un outil de repérage validé.
Ensuite : étape 7, Explorer les six éléments de la dangerosité et de l’urgence ; étape 7 bis, L’accalmie suspecte et le comportement de départ ; étape 7 ter, Recourir à la psychiatrie si une pathologie psychiatrique s’associe à la crise ; étape 7 quater, Les comportements passifs, équivalents suicidaires.
La phrase qui décide
Le diagnostic de crise suicidaire s’appuiera, au-delà de la présence éventuelle d’un syndrome dépressif franc ou d’une pathologie psychiatrique, sur :Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 13. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB des quatre faisceaux
- Le contexte suicidaire : présence d’idées et leur fréquence, intention livrée ou communiquée à des tiers, conduites de préparation de l’acte.
- Des signes de vulnérabilité psychique : troubles de l’image de soi, changements de comportement récents, anxiété physique et psychique dont les attaques de panique, sentiment de désespoir.
- Des signes d’impulsivité : agressivité, instabilité comportementale, conduites à risque.
- Le syndrome présuicidaire de Ringel : un calme apparent et un retrait qui cachent un développement des fantasmes suicidaires.
Ces quatre faisceaux sont donnés par la source sous forme de liste. Ils sont reformulés ici et ne sont pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun de ces faisceaux n’est requis, aucun n’est suffisant, et le texte ne dit pas combien il en faut. Il écrit lui-même, deux chapitres plus haut, qu’il n’existe pas dans la littérature de critères diagnostiques de la crise suicidaire. Ce nœud est donc un faisceau d’arguments, pas une définition.
Écart entre les deux textes. Le texte long isole l’impulsivité en troisième faisceau et cite le syndrome de Ringel. Le texte court fond l’impulsivité dans la vulnérabilité psychique et ne mentionne pas Ringel.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.L’appréciation de la dangerosité et de l’urgence
Explorer les six éléments de la dangerosité et de l’urgence
L’ossature de l’évaluation, telle que la source la pose
Vient après l’étape 6, Poser le diagnostic de crise sur quatre faisceaux.
Ensuite : étape 8, Situer le degré d’urgence ; étape 8 bis, Les échelles n’ont pas démontré leur utilité en clinique ; étape 8 quater, Tenir compte du cumul de facteurs de risque, notamment après 75 ans.
La phrase qui décide
Il est souhaitable d’explorer six éléments.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 14. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB des six éléments, dans l’ordre du document
- Le niveau de souffrance : désarroi ou désespoir, repli sur soi, isolement relationnel, sentiment de dévalorisation ou d’impuissance, sentiment de culpabilité.
- Le degré d’intentionnalité : idées envahissantes, rumination, recherche ou non d’aide, attitude devant une proposition de soins, dispositions envisagées ou prises, plan, scénario.
- Les éléments d’impulsivité : tension psychique, instabilité comportementale, agitation motrice, état de panique, antécédents de passage à l’acte, de fugue ou d’actes violents.
- Un éventuel élément précipitant : conflit, échec, rupture, perte.
- La présence de moyens létaux à disposition : armes, médicaments.
- La qualité du soutien de l’entourage proche : capacité de soutien, ou au contraire renforcement du risque dans les familles que le texte dit à transaction suicidaire ou mortifère.
Ces six éléments sont donnés par la source sous forme de liste. Ils sont reformulés ici et ne sont pas une citation. Les deux textes portent la même liste, dans le même ordre.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le verbe est « il est souhaitable », pas « il est recommandé ». Et la source le tempère aussitôt : « Un tel bilan exhaustif n’est pas toujours possible. »
Aucun de ces six éléments n’est coté, pondéré ni hiérarchisé. Il n’existe aucune règle qui relie l’état de ces six éléments au degré d’urgence de l’étape suivante. Le passage des six éléments aux trois degrés est laissé entier au clinicien.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.L’accalmie suspecte et le comportement de départ
Deux signes de très haut risque qui ne se déduisent d’aucune échelle
Vient après l’étape 6, Poser le diagnostic de crise sur quatre faisceaux.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Une accalmie suspecte, un comportement de départ sont des signes de très haut risque.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre II, page 7. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
Le texte ne définit ni l’un ni l’autre. Rien sur la durée d’une accalmie, rien sur ce qui la rend suspecte, rien sur ce qu’est un comportement de départ. Et aucun des deux ne figure dans la liste des six éléments de dangerosité de l’étape 7 : ce sont les deux signes les plus graves du référentiel, et ils sont hors de son outil d’évaluation.
Où la source les place. Au chapitre II, celui qui s’adresse aux non-professionnels, et non au chapitre sanitaire. Les remonter ici est un déplacement PEB, et c’est pourquoi le trait est en pointillés.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Recourir à la psychiatrie si une pathologie psychiatrique s’associe à la crise
La seule recommandation gradée de tout le référentiel
Vient après l’étape 6, Poser le diagnostic de crise sur quatre faisceaux.
Ensuite : étape 8 ter, Recourir à la psychothérapie quand cet abord est indiqué ; étape 8 quinquies, N’utiliser les psychotropes qu’en fonction des pathologies associées.
La phrase qui décide
Le jury recommande le recours à la psychiatrie dans tous les cas où l’existence d’une pathologie psychiatrique s’associe à la crise (grade A).Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 26. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
La source ne dit pas où cette recommandation s’applique dans le parcours. Elle l’énonce au chapitre IV, sans la rattacher à une étape. PEB la place après le diagnostic, parce que c’est là que la pathologie associée est établie, et le trait est en pointillés pour cette raison.
Elle ne dit pas non plus dans quel délai, ni sous quelle forme, avis ponctuel ou prise en charge, ni ce qu’il faut faire quand le délai d’accès au psychiatre dépasse ce que la crise permet. Le texte décrit pourtant lui-même, deux pages plus haut, la saturation des consultations psychiatriques et les listes d’attente.
Ce que vaut la preuve
Ce que la source affiche. Grade A, la seule fois du document. Le barème de l’agence, janvier 2000, réserve ce grade à « une preuve scientifique établie par des études de fort niveau de preuve », essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur, méta-analyses, analyses de décision bien menées.
Analyse PEB, qui n’est écrite dans aucun texte officiel. Aucun travail n’est cité à l’appui de cette recommandation. Aucun des deux textes ne comporte de liste de références. Et le document ne nomme jamais le barème qu’il applique : les mots grade B et grade C n’y figurent pas une seule fois. Le lecteur pressé retiendra le A. Ce n’est pas la faute habituelle, une recommandation forte affaiblie par une preuve faible ; c’est une preuve absente à laquelle on a prêté la couleur de la certitude.
Les comportements passifs, équivalents suicidaires
Refus alimentaire, refus de soin, syndrome de glissement
Vient après l’étape 6, Poser le diagnostic de crise sur quatre faisceaux.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
des comportements passifs (refus alimentaire, refus de soin, syndrome de glissement) qui peuvent être qualifiés d’équivalents suicidairesConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 13. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
Le texte ne dit pas si un équivalent suicidaire suit le même parcours d’évaluation que le reste, ni comment on situe son degré d’urgence : la grille des trois degrés suppose une personne qui parle, qui envisage, qui planifie. Elle est mal ajustée à un patient qui se laisse mourir sans rien dire.
Le terme n’apparaît pas dans le texte court.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Situer le degré d’urgence
Trois degrés décrits par l’état de la personne, jamais par un score
Vient après l’étape 7, Explorer les six éléments de la dangerosité et de l’urgence.
Ensuite : étape 9, Urgence élevée, sept critères ; étape 9 bis, Urgence moyenne, cinq critères au texte long, six au texte court ; étape 9 ter, Aux urgences, ajouter l’échelle de désespoir de Beck aux constatations cliniques ; étape 9 quater, Urgence faible, six critères.
La phrase qui décide
Le médecin généraliste confronté à la diversité des situations aura à évaluer au moins la crise et son degré d’urgence.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 15. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la source demande à chaque métier
Le généraliste évalue au moins la crise et son degré d’urgence. L’urgentiste, confronté à une crise d’angoisse, apprécie le potentiel de dangerosité suicidaire. Le médecin scolaire et le médecin du travail identifient les signes d’appel et orientent vers une structure de soins. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun score, aucun seuil, aucun algorithme ne relie les six éléments de l’étape 7 aux trois degrés. Les critères des trois degrés ne sont pas les six éléments : ce sont deux listes différentes, et la source ne dit nulle part comment on passe de l’une à l’autre.
Aucun degré n’est décrit comme exclusif, et rien ne dit ce qu’on fait d’une personne qui porte des critères de deux degrés à la fois.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Les échelles n’ont pas démontré leur utilité en clinique
La note que la source pose au bas de son propre outil
Vient après l’étape 7, Explorer les six éléments de la dangerosité et de l’urgence.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
des échelles ont été proposées pour évaluer le risque de suicide mais elles n’ont pas encore démontré leur utilité en clinique (elles sont surtout destinées à la recherche)Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 15. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la source retient malgré tout
Elle ajoute que pour la pratique, les échelles de Beck sont probablement les plus appropriées en situation de crise : l’échelle de désespoir dans toutes les situations, l’échelle d’idéation suicidaire, et l’échelle d’intention suicidaire dans sa forme abrégée. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le mot est « probablement », et aucune donnée ne le soutient. Aucun seuil n’est donné pour aucune de ces échelles, aucune étude n’est citée, et la contradiction avec le chapitre des urgences n’est jamais levée : là, la même source demande d’utiliser l’échelle de désespoir de Beck.
Le texte court ne porte pas cette note. Il nomme l’échelle de Beck sans dire que les échelles ne sont pas validées en clinique.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Recourir à la psychothérapie quand cet abord est indiqué
La recommandation qui suit immédiatement celle du recours au psychiatre
Vient après l’étape 7 ter, Recourir à la psychiatrie si une pathologie psychiatrique s’associe à la crise.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Le jury recommande le recours à la psychothérapie dans tous les cas où cet abord est indiqué pour traiter les facteurs psychopathologiques de vulnérabilité ou diminuer les effets critiques.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 27. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
La phrase est circulaire : la psychothérapie est recommandée quand elle est indiquée, et le texte ne dit jamais quand elle l’est. Aucune orientation psychothérapique n’est nommée, aucune durée, aucun rythme.
Le texte écrit par ailleurs qu’il n’existe aucune étude prospective contrôlée sur l’approche psychothérapeutique analytique, et il rapporte une méta-analyse selon laquelle la plupart des études prospectives contrôlées n’ont retrouvé aucune différence significative de taux de suicide ou de récidive entre traitements structurés, accompagnement et absence d’accompagnement. Cette recommandation n’est pas gradée.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Tenir compte du cumul de facteurs de risque, notamment après 75 ans
Le seul chiffre d’âge du chapitre d’évaluation
Vient après l’étape 7, Explorer les six éléments de la dangerosité et de l’urgence.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Il faudra également tenir compte de l’élément de dangerosité lié à l’accumulation de facteurs de risque, notamment l’âge (> 75 ans).Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 15. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
C’est le seul seuil chiffré de tout le chapitre d’évaluation, et il n’est adossé à aucune donnée dans le texte. Le chapitre des situations particulières écrit ailleurs que le taux de suicide augmente à partir de 65 ans et qu’il est le plus élevé au-delà de 85 ans : ni 65 ni 85 ne sont repris ici.
« Accumulation » n’est pas défini. Aucun nombre de facteurs, aucune pondération. Et la source a écrit dans le même chapitre que le modèle des facteurs de risque n’est pas additif, ce qui rend l’idée d’accumulation difficile à manier.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.N’utiliser les psychotropes qu’en fonction des pathologies associées
Un refus qui porte son exception dans sa propre phrase
Vient après l’étape 7 ter, Recourir à la psychiatrie si une pathologie psychiatrique s’associe à la crise.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Le jury recommande de n’utiliser les psychotropes, dans la crise suicidaire, qu’en fonction des pathologies psychiatriques éventuellement associées.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 27. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la source ajoute, et qui n’est pas une recommandation
Elle écrit, dans la phrase suivante, que les benzodiazépines, « prescrites le plus souvent à l’instigation des patients, sont encore trop ou trop longtemps utilisées ». C’est un constat d’usage, pas une consigne de prescription.
Ce que la recommandation ne dit pas
La crise suicidaire elle-même n’a donc aucun traitement médicamenteux dans ce référentiel. Aucune molécule n’est recommandée pour la crise, aucune posologie n’est donnée nulle part, et le seul repère temporel de tout le chapitre des médicaments est l’année de traitement mentionnée pour le lithium dans le trouble bipolaire.
Le texte ne dit pas quoi faire de l’angoisse aiguë en pratique, alors que le chapitre des urgences demande, lui, de soulager une souffrance intolérable par des traitements symptomatiques, sans nommer aucune classe.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Urgence élevée, sept critères
Le seul degré auquel la source attache une conduite
Vient après l’étape 8, Situer le degré d’urgence.
Ensuite : étape 10, Hospitaliser.
La phrase qui décide
On considère comme en urgence élevée une personne qui :Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 15. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB des sept critères
- Elle est décidée, la planification est claire, le passage à l’acte est prévu pour les jours qui viennent.
- Elle est coupée de ses émotions et rationalise sa décision, ou au contraire très émotive, agitée, troublée.
- Elle est complètement immobilisée par la dépression, ou dans un état de grande agitation.
- Sa douleur et l’expression de sa souffrance sont omniprésentes, ou complètement tues.
- Elle a un accès direct et immédiat à un moyen de se suicider.
- Elle a le sentiment d’avoir tout fait et tout essayé.
- Elle est très isolée.
Sept critères dans les deux textes. Reformulés, ce n’est pas une citation. Décompte fait par script sur le texte intégral des deux documents.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le texte ne dit pas combien de ces sept critères il faut réunir. Un seul suffit-il ? Le document ne le dit nulle part, et c’est le nœud où la question pèse le plus, puisque c’est celui qui déclenche une hospitalisation.
« Les jours qui viennent » n’est pas chiffré.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Urgence moyenne, cinq critères au texte long, six au texte court
Le seul écart de contenu entre les deux textes officiels
Vient après l’étape 8, Situer le degré d’urgence.
Ensuite : étape 10 bis, Toute autre situation, au cas par cas.
La phrase qui décide
On considère comme en urgence moyenne une personne qui :Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 15. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB, et l’écart entre les deux textes
- Son équilibre émotionnel est fragile.
- Elle envisage le suicide et son intention est claire.
- Un scénario est envisagé, mais son exécution est reportée.
- Elle ne voit pas d’autre recours que le suicide pour cesser de souffrir.
- Elle a besoin d’aide et exprime son désarroi, directement ou non.
- Elle est isolée. Ce sixième critère figure dans le texte court et pas dans le texte long.
Cinq critères dans le texte long, six dans le texte court. Décompte fait par script sur le texte intégral des deux documents, le 3 septembre 2026. La notice officielle de la Haute Autorité de santé reproduit la version à six critères. Reformulés, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le document ne signale nulle part cette différence, et rien dans les deux textes ne dit lequel prévaut. Devant une personne isolée qui n’a pas de scénario précis, les deux textes ne conduisent donc pas au même degré. Ni l’un ni l’autre ne pose toutefois ses listes comme des grilles exclusives, et le texte long range le repli sur soi et l’isolement relationnel parmi les éléments du niveau de souffrance, à l’étape 7.
Aucune conduite n’est attachée à ce degré. La source renvoie à une appréciation au cas par cas.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Aux urgences, ajouter l’échelle de désespoir de Beck aux constatations cliniques
Le seul instrument que la source impose, et dans un seul lieu
Vient après l’étape 8, Situer le degré d’urgence.
Ensuite : étape 10 ter, Trois situations où l’hospitalisation reste indiquée depuis les urgences.
La phrase qui décide
L’évaluation du risque suicidaire associera les constatations cliniques et l’utilisation de l’échelle de désespoir de Beck (voir chap. III).Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 24. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Les autres principes que la source pose au même endroit
Une souffrance tolérable doit être écoutée, une souffrance intolérable, grande perplexité anxieuse, agitation, doit être soulagée par des traitements symptomatiques. L’examen médical reste indispensable et permet d’apaiser et d’entrer en relation. La recherche d’antécédents de tentative de suicide fait partie de l’interrogatoire. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucun seuil de l’échelle de désespoir n’est donné, aucune version n’est précisée, aucune conduite n’est attachée à un résultat. L’échelle est imposée, son maniement n’est pas décrit.
Et la source se contredit d’un chapitre à l’autre : le chapitre III écrit que les échelles n’ont pas démontré leur utilité en clinique, le chapitre IV en impose une aux urgences. Le renvoi « voir chap. III » ne lève pas la contradiction, il la rend visible.
Pourquoi le trait est en pointillés. Le renvoi au chapitre III est écrit, mais le passage du cadre général au cadre des urgences est un rattachement PEB : la source n’enchaîne pas le degré d’urgence à l’évaluation aux urgences.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Urgence faible, six critères
Une personne en lien, qui cherche encore des solutions
Vient après l’étape 8, Situer le degré d’urgence.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Le jury recommande de considérer comme en urgence faible une personne qui :Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre III, page 14. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB des six critères
- Une relation de confiance est établie avec un praticien.
- Elle veut parler, elle cherche à communiquer.
- Elle cherche des solutions à ses problèmes.
- Elle pense au suicide, sans scénario précis.
- Elle envisage encore des moyens et des stratégies pour faire face à la crise.
- Elle souffre psychologiquement sans être anormalement troublée.
Six critères dans les deux textes. Le texte long place la relation de confiance en dernier, le texte court la place en premier : l’ordre change, le contenu non. Reformulés, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune conduite n’est attachée à ce degré non plus. Le texte ne dit pas si une urgence faible justifie un suivi, ni à quel rythme, ni qui le porte.
Le premier critère est le seul des dix-neuf qui ne décrive pas la personne mais la relation : il dépend donc de qui évalue. Un même patient sera en urgence faible pour son médecin traitant et pas pour un praticien qu’il voit pour la première fois. Le texte ne le relève pas.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.La conduite, et ce que la source n’attache qu’à un seul degré
Hospitaliser
La seule conduite que le référentiel attache à un degré
Vient après l’étape 9, Urgence élevée, sept critères.
Ensuite : étape 11, Le suivi est essentiel dans tous les cas ; étape 11 bis, En cas de refus, les dispositions de la loi de 1990 ; étape 11 quater, Expliquer les raisons, les conditions et le caractère transitoire.
La phrase qui décide
Nous recommandons l’hospitalisation si la crise suicidaire est d’urgence élevée (voir chap. III).Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 27. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Les trois buts que la source lui assigne
- La protection du sujet.
- L’établissement d’une relation de confiance avec le patient.
- Se centrer sur sa souffrance en facilitant sa mise en mots, avec le souci constant de définir et de favoriser les soins ultérieurs.
Reformulés, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Aucune durée d’hospitalisation. Aucun type de service. Aucun critère de sortie. Le texte écrit d’ailleurs lui-même, dans ses constatations, qu’il n’a jamais été démontré que l’hospitalisation en psychiatrie exerçait un effet préventif sur le risque suicidaire, position qu’il attribue à certains experts, et il recommande malgré tout. Cette tension n’est pas résolue.
Le texte court écrit « L’hospitalisation est recommandée », à la voix passive. Le texte long écrit « Nous recommandons ». Le jury s’engage dans l’un et pas dans l’autre.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Toute autre situation, au cas par cas
Ce que le référentiel fait des urgences moyenne et faible
Vient après l’étape 9 bis, Urgence moyenne, cinq critères au texte long, six au texte court.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Toute autre situation devra être évaluée au cas par cas.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 27. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Où mène cette carte
Elle suit l’étape 9 bis, urgence moyenne, et l’étape 9 quater, urgence faible. Le dessin rattache la carte à la première et trace un pointillé fin depuis la seconde.
Ce que la recommandation ne dit pas
C’est le nœud le plus vide du référentiel, et c’est le plus fréquent en pratique. Dix mots pour couvrir deux degrés d’urgence sur trois. Aucun critère n’est donné pour l’appréciation, aucune option n’est énumérée, aucun délai n’est fixé, personne n’est désigné pour la conduire.
La grille des trois degrés est l’apport le plus repris de ce texte, et elle ne débouche sur une conduite que dans un cas sur trois. Un praticien qui vient y chercher quoi faire d’une urgence moyenne repart avec la phrase ci-dessus.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Trois situations où l’hospitalisation reste indiquée depuis les urgences
Une seconde porte vers l’hospitalisation, indépendante du degré
Vient après l’étape 9 ter, Aux urgences, ajouter l’échelle de désespoir de Beck aux constatations cliniques.
Ensuite : étape 11 ter, Temporiser la sortie quand le patient n’a aucun projet personnel immédiat.
La phrase qui décide
L’hospitalisation du patient reste indiquée à partir des urgences en cas de risque suicidaire imminent, en cas de situation d’insécurité sévère dans les perspectives de sortieConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 24. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Résumé PEB des trois situations
- Un risque suicidaire imminent.
- Une situation d’insécurité sévère dans les perspectives de sortie.
- Une perplexité anxieuse sans distanciation vis-à-vis de la souffrance psychique.
La source ajoute qu’à l’issue de l’évaluation, un avis spécialisé ou une hospitalisation brève est recommandé en principe de référence. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Ces trois situations ne sont reliées à aucun des trois degrés d’urgence. Le référentiel ouvre donc deux chemins vers l’hospitalisation, l’un par le degré élevé, l’autre par ces trois situations, et il ne dit jamais comment ils s’articulent.
« Imminent » n’est pas défini, ni en heures ni en jours. « Insécurité sévère » non plus.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Le suivi est essentiel dans tous les cas
Le point où toutes les branches se rejoignent
Vient après l’étape 10, Hospitaliser.
Ensuite : étape 12, Facteurs de risque primaires ou cumul, un suivi spécialisé ; étape 12 bis, Sans facteur primaire, un suivi pas systématiquement médicalisé ; étape 12 ter, Orienter vers un nom, pas vers une adresse, et vite.
La phrase qui décide
Le suivi est essentiel dans tous les cas.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre V, page 30. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la source demande avant l’orientation
Elle écrit : « Dans tous les cas le jury recommande d’envisager et d’organiser la continuité des soins dès le début de la prise en charge de la crise. » Deux gestes en découlent, évaluer les recours à disposition et les intervenants déjà impliqués, le patient est-il déjà suivi, comment et par qui ; puis établir un lien entre ces intervenants, le patient et son entourage. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Cette carte suit l’étape 10, hospitaliser, et l’étape 10 bis, toute autre situation, au cas par cas. Le lien depuis l’hospitalisation est écrit dans la source ; celui depuis le cas par cas ne l’est pas, et il est tracé en pointillé fin.
Ce que la recommandation ne dit pas
« Essentiel » n’est pas une modalité. Le texte ne dit ici ni durée, ni rythme, ni forme. Les deux cartes au-dessus donnent la seule bifurcation qu’il propose.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.En cas de refus, les dispositions de la loi de 1990
Le point de péremption principal de ce référentiel
Vient après l’étape 10, Hospitaliser.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
En cas de refus d’hospitalisation et si la dangerosité de la situation l’impose, il pourra être nécessaire de recourir aux dispositions de la loi de 1990.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 27. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la source nomme, et ce que les deux textes ne disent pas pareil
Le texte long ajoute que « l’HDT (hospitalisation à la demande d’un tiers) ou l’HO (hospitalisation d’office) sont des mesures d’assistance, dont le patient doit être informé sans délai ». Le texte court écrit « la loi du 27 juin 1990 » et ne mentionne jamais l’hospitalisation d’office : une seule occurrence de HDT, zéro de HO, décompte par script sur le texte intégral. La notice officielle reproduit le texte court.
Ce que la recommandation ne dit pas
Ce cadre n’est plus en vigueur. Voir en canopée, « Ce que ce texte dit du cadre légal a cessé de valoir le 1er août 2011 ».
Le verbe reste prudent, « il pourra être nécessaire », et le texte ne dit ni qui décide, ni dans quel délai, ni ce qu’on fait quand aucun tiers n’est disponible.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Temporiser la sortie quand le patient n’a aucun projet personnel immédiat
Une consigne fine, que le texte court ne reprend pas
Vient après l’étape 10 ter, Trois situations où l’hospitalisation reste indiquée depuis les urgences.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
La sortie est à temporiser lorsque le patient est dénué de tout projet personnel immédiat, aussi ténu soit-il.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 24. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que la recommandation ne dit pas
« Temporiser » n’est pas chiffré. Pas d’heures, pas de nuit d’observation, pas de seuil.
Cette phrase ne figure que dans le texte long. Ni le texte court, ni la notice officielle ne la portent, vérifié par script le 3 septembre 2026 : zéro occurrence de « temporiser » dans les deux. Le lecteur du texte court perd le seul critère de sortie du référentiel.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Expliquer les raisons, les conditions et le caractère transitoire
Ce que la source demande même quand l’alliance paraît rompue
Vient après l’étape 10, Hospitaliser.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
il convient d’expliquer systématiquement au patient les raisons de cette démarche de soins et notre impossibilité d’y dérogerConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre IV, page 27. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Ce que l’explication doit couvrir, résumé PEB
Les raisons de la démarche et l’impossibilité d’y déroger, les conditions de la prise en charge, lieu, délai, équipe, et le caractère transitoire de l’hospitalisation. La source conclut : « il faut travailler une alliance thérapeutique même lorsqu’elle paraît rompue ». Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le texte ne dit pas quoi faire quand le patient ne peut pas recevoir cette information, ni comment tracer qu’elle a été donnée. Il ne prévoit rien pour l’entourage, alors que c’est un tiers qui signe la demande.
Un mot mérite d’être relevé : la source écrit « notre impossibilité d’y déroger ». C’est la seule fois du chapitre où le jury parle à la première personne du pluriel en s’adressant au patient.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Le suivi, et sa seule durée explicite
Facteurs de risque primaires ou cumul, un suivi spécialisé
La bifurcation du suivi, commandée par la hiérarchie des facteurs
Vient après l’étape 11, Le suivi est essentiel dans tous les cas.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
un suivi spécialisé, qu’il s’agisse d’une hospitalisation ou d’un suivi ambulatoire.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre V, page 31. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Qui est concerné, selon la source
Les sujets qui présentent des facteurs de risque primaires, ou un cumul de plusieurs facteurs : troubles psychiatriques patents, suicidants, addictions. La hiérarchie des facteurs primaires, secondaires et tertiaires est posée au chapitre III et figure en canopée. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Ni durée, ni rythme, ni terme. Le texte dit vers quoi orienter, pas pour combien de temps.
Et il ne dit pas ce qu’on fait quand le suivi spécialisé n’est pas disponible, alors qu’il décrit lui-même la saturation des consultations psychiatriques. Il constate par ailleurs que dix à cinquante pour cent seulement des personnes suivent l’orientation proposée après un passage aux urgences ou une hospitalisation courte, sans en tirer de conduite.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Sans facteur primaire, un suivi pas systématiquement médicalisé
L’autre branche de la bifurcation
Vient après l’étape 11, Le suivi est essentiel dans tous les cas.
Ensuite : étape 13, Une attention soutenue durant l’année qui suit.
La phrase qui décide
Le suivi ne sera pas systématiquement médicalisé mais doit également s’inscrire dans le réseau déjà sollicité.Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre V, page 31. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Sur quoi le choix se règle, selon la source
Sur la situation clinique et sur les conséquences potentielles de la crise, c’est-à-dire les facteurs de risque secondaires et tertiaires. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
« Pas systématiquement médicalisé » ne dit pas qui porte alors le suivi. Aucun métier n’est nommé à ce nœud, aucun dispositif, aucun relais.
« Le réseau déjà sollicité » suppose qu’il en existe un. Le texte ne dit rien du cas où il n’y en a aucun.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Orienter vers un nom, pas vers une adresse, et vite
Les trois consignes d’orientation, les plus concrètes du référentiel
Vient après l’étape 11, Le suivi est essentiel dans tous les cas.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
l’orientation devra être personnalisée (nom du thérapeute plutôt qu’adresse de structure)Conférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre V, page 31. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
Les trois consignes, résumé PEB
- Le suivi est assuré par une personne déjà impliquée dans la prise en charge, ou connue du patient, le médecin traitant par exemple.
- S’il s’agit d’une première prise en charge, l’orientation est personnalisée, le nom du thérapeute plutôt que l’adresse d’une structure.
- Le rendez-vous est obtenu rapidement après le traitement de la crise.
Reformulées, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
« Rapidement » n’est pas chiffré, et c’est le seul délai du chapitre. Aucune limite en jours, aucun repère.
La source constate pourtant, dans le même chapitre, que la compliance augmente quand les équipes mettent en place une relance systématique par téléphone ou par courrier, voire un suivi à domicile pour ceux qui ne se présentent pas. Elle ne transforme ce constat en aucune recommandation.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Une attention soutenue durant l’année qui suit
La seule durée explicite du référentiel, et elle n’est pas où on l’attend
Vient après l’étape 12 bis, Sans facteur primaire, un suivi pas systématiquement médicalisé.
Cette carte termine sa branche.
La phrase qui décide
Le jury s’accorde à recommander une attention et une mobilisation soutenues durant l’année qui suit le début de la criseConférence de consensus, La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge, texte long, chapitre V, page 31. Conférence des 19 et 20 octobre 2000 ; la notice officielle porte une date de validation au 22 novembre 2000. Ouvrir le texte long
La condition que la source ajoute
Elle précise « en particulier lorsque les difficultés repérées lors de la crise ne sont pas résolues à l’issue de celle-ci », et assigne à ce suivi un but : permettre un recours facile et rapide à des soins plus intensifs si la situation redevient critique. Reformulé, ce n’est pas une citation.
Ce que la recommandation ne dit pas
Le point le plus contre-intuitif du référentiel. Cette phrase est écrite dans le paragraphe consacré aux sujets sans facteur de risque primaire, et pas dans celui des sujets qui en portent. Vérifié par index sur le texte intégral, le 3 septembre 2026 : elle tombe à l’intérieur du bloc « sans facteur de risque primaire » et hors du bloc précédent.
La seule durée que le document fixe est donc attachée aux patients les moins à risque, tandis que le paragraphe des patients à facteurs primaires n’en porte aucune. L’étendre à tous serait une déduction, et PEB ne la fait pas. Le texte ne dit ni rythme, ni terme au-delà d’un an, ni qui compte les mois.
Ce que vaut la preuve
Aucune gradation sur cet énoncé. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » C’est donc un accord professionnel, et les deux textes ne citent aucun travail à son appui : ils ne comportent aucune liste de références.Ce qui vaut à toutes les étapes, et ce que PEB a vérifié
La source demande un arbre, et n’en publie aucun
La source demande un arbre, et n’en publie aucun
Résumé PEB
Ce référentiel ne comporte ni arbre décisionnel, ni algorithme, ni fiche de synthèse. Zéro occurrence des mots « arbre » et « algorithme » dans les deux textes, décompte par script sur le texte intégral, le 3 septembre 2026.
Sa propre méthode le prévoyait pourtant. La base méthodologique de l’agence, janvier 1999, écrit à propos du texte des recommandations : « Un arbre décisionnel, un schéma ou une classification internationale pourront être annexés. » Aucun ne l’a été.
Et le jury demande le contraire. Après avoir constaté que les généralistes « ne disposent pas de guides de décision validés », il recommande « L’établissement d’instruments d’aide à la décision spécifiquement destinés aux généralistes ».
Cet arbre est donc une construction, pas une reprise. Quatre enchaînements que la source ne formule pas sont tracés en pointillés et le disent. Sur un référentiel qui publie son propre algorithme, il y en a un ou deux.
Ce que ce texte dit du cadre légal a cessé de valoir le 1er août 2011
Ce que ce texte dit du cadre légal a cessé de valoir le 1er août 2011
Résumé PEB
Ce que les deux textes écrivent. Le texte long renvoie aux « dispositions de la loi de 1990 » et nomme « l’HDT (hospitalisation à la demande d’un tiers) ou l’HO (hospitalisation d’office) ». Le texte court écrit « la loi du 27 juin 1990 » et ne mentionne jamais l’hospitalisation d’office : une occurrence de HDT, zéro de HO. La notice officielle de la Haute Autorité de santé reproduit le texte court.
Ce qui s’applique aujourd’hui. La loi n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, publiée au Journal officiel n° 0155 du 6 juillet 2011. Son article 18 : « La présente loi entre en vigueur au 1er août 2011. » Son article 18, V, nomme lui-même le régime remplacé, les personnes « hospitalisées sur demande de tiers » et « hospitalisées d’office », désormais prises en charge au titre de l’article L. 3211-2-1 du code de la santé publique.
Une précision qui compte, et qu’on lit rarement. La loi du 27 juin 1990 n’est pas abrogée : Légifrance l’affiche en vigueur au 3 septembre 2026. C’est une loi modificatrice, et sa substance vivait dans le code de la santé publique. Ce sont les articles du code qu’elle avait écrits qui sont abrogés : sa page renvoie à 49 articles du code, dont 45 portent la mention « abrogé », décompte par script le 3 septembre 2026.
Vingt-deux ans après la conférence, le rapport de la Haute Autorité de santé de juillet 2022 écrit : « Le recours aux soins sans consentement en cas de crise suicidaire peut être envisagé à titre exceptionnel. » Le vocabulaire a changé, et la prudence aussi.
Le chapitre que ce parcours ne couvre pas
Le chapitre que ce parcours ne couvre pas
Résumé PEB
Le référentiel comporte un chapitre entier destiné aux non-professionnels, qui n’est pas un parcours mais une liste de signes, déclinée par âge et par milieu : l’enfant, l’adolescent, l’adulte, la personne âgée, les personnes atteintes de troubles psychiques avérés, l’alcoolisme, l’armée, la prison. Il n’entre donc pas dans l’arbre, qui suit le parcours en milieu sanitaire.
Ce que ce chapitre pose, et qui vaut à toutes les étapes : les premiers signes ne sont, pour la plupart, ni spécifiques ni exceptionnels pris isolément, et ils peuvent être labiles. C’est leur regroupement, leur association, ou leur survenue comme une rupture par rapport au comportement habituel, qui doit alerter.
Le texte court ne traite ni l’alcoolisme, ni l’armée, ni les prisons, ni les addictions : il renvoie deux fois le lecteur au texte long.
Primaires, secondaires, tertiaires, et un modèle que le texte dit non additif
Primaires, secondaires, tertiaires, et un modèle que le texte dit non additif
Résumé PEB
Facteurs primaires : troubles psychiatriques, antécédents personnels et familiaux de suicide, communication d’une intention suicidaire, impulsivité. Le texte écrit qu’ils ont une valeur d’alerte importante au niveau individuel, et surtout qu’ils peuvent être influencés par les traitements.
Facteurs secondaires : pertes parentales précoces, isolement social, chômage, difficultés financières et professionnelles, événements de vie négatifs. Ils « n’ont qu’une faible valeur prédictive en l’absence de facteurs primaires ».
Facteurs tertiaires : sexe masculin, âge, période de vulnérabilité. Ils « n’ont de valeur prédictive qu’en présence de facteurs primaires et secondaires ».
C’est ce qui commande la bifurcation du suivi, aux étapes 12 et 12 bis. Et c’est un embranchement, pas une liste : le texte écrit qu’il ne s’agit pas d’un modèle additif mesurant le risque à partir d’une somme, mais d’un modèle intégratif où l’impact de chaque facteur dépend de la présence ou de l’absence des autres. Reformulé, hors les passages entre guillemets.
Ce que la source ne cite pas, et le périmètre de cette affirmation
Ce que la source ne cite pas, et le périmètre de cette affirmation
Résumé PEB
Aucun des deux textes ne comporte de liste de références bibliographiques. Ni stratégie documentaire, ni base de données nommée, ni critère de sélection. Les travaux invoqués le sont sans appel de citation, sous des formes telles que « une étude française », « une méta-analyse », « les contributions des experts ».
Périmètre de cette affirmation. Recherche automatique le 3 septembre 2026 sur les deux extractions en texte des PDF officiels, césures de fin de ligne recollées : zéro occurrence de Medline, PubMed, Embase, stratégie de recherche, et aucune section de références. Les rares occurrences du mot « références » désignent autre chose.
Ce qui n’a pas pu être vérifié. Les textes des experts, invoqués onze fois par le texte long, ne figurent pas parmi les documents mis à disposition avec la recommandation. Aucun nœud de cet arbre ne peut donc dire sur quel travail repose la phrase qu’il cite. Les documents de synthèse du groupe bibliographique ne sont pas publiés non plus.
Une seule recommandation gradée, et ce que vaut l’absence de grade ailleurs
Une seule recommandation gradée, et ce que vaut l’absence de grade ailleurs
Résumé PEB
Le mot grade apparaît quatre fois dans les deux textes, toujours sous la forme grade A, jamais grade B ni grade C. Trois fois dans le texte long, une dans le texte court. Deux de ces mentions portent sur des constatations épidémiologiques, corrélations et événements de vie ; les deux autres portent sur la seule recommandation gradée du document, le recours à la psychiatrie, à l’étape 7 ter.
Le document ne nomme jamais le barème qu’il applique. Celui de l’agence, publié en janvier 2000, réserve le grade A à une preuve scientifique établie par des études de fort niveau de preuve.
Ce qui fonde la vue « Sur quoi ça repose », et ce n’est pas une déduction PEB. Le même guide écrit : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » Toutes les cartes de cet arbre sauf une sont donc des accords professionnels, par la règle de l’agence elle-même. C’est pourquoi l’arbre devient presque entièrement gris quand on bascule sur la seconde vue.
Le jury l’écrit d’ailleurs en introduction : ses niveaux de preuve « sont rarement de niveau A », les études portant sur des populations ciblées sans groupe témoin, ou relevant du sondage descriptif.
Ce que la conférence ne pouvait pas connaître, et ce qu’on lui attribue à tort
Ce que la conférence ne pouvait pas connaître, et ce qu’on lui attribue à tort
Résumé PEB
Ce qui n’existait pas en 2000. Le dispositif de recontact VigilanS, créé en 2015, qui organise une veille après une hospitalisation pour tentative de suicide. Et le numéro national de prévention du suicide. Le texte de 2000 demande que la continuité des soins soit prévue dès l’entrée dans le parcours ; l’outil qui la porte aujourd’hui en France lui est postérieur de quinze ans.
Ce qu’on lui attribue et qui n’y figure pas. Le rapport de la Haute Autorité de santé de juillet 2022 cite la conférence sous sa référence 15, avec l’adresse de la notice officielle, et l’appelle quatre fois. Deux de ces appels lui rattachent une progression de la crise en quatre étapes, les idées, les intentions, la programmation et la mise en œuvre, et l’échelle Risque Urgence Dangerosité, dite RUD.
Ni le sigle RUD, ni son intitulé développé, ni la progression en quatre étapes ne figurent dans les deux textes de 2000, ni sur la notice officielle. Vérification par recherche automatique sur les trois, le 3 septembre 2026. Un lecteur qui remonte à la référence 15 pour les y retrouver ne les y trouvera pas. C’est la meilleure illustration de ce que coûte l’absence d’actualisation.
Comment lire cet arbre
La couleur porte le verbe, jamais la nature du geste. Vert pour ce que le jury recommande, bleu pour ce qu’il donne comme possible, rouge pour ce qu’il restreint, ambre pour une situation ou un constat. L’icône porte la nature du geste et prend la couleur de son nœud. Le trait porte le statut de l’étape, la pastille porte le rang, le bouton porte le registre affiché. Une information, un support.
Cet arbre n’existe pas dans la source
C’est ce qui le distingue des autres arbres PEB. La conférence de 2000 ne publie ni arbre décisionnel, ni algorithme, ni fiche de synthèse : zéro occurrence des mots « arbre » et « algorithme » dans les deux textes, compté par script. Sa propre méthode le prévoyait pourtant, la base méthodologique de l’agence de janvier 1999 écrivant qu’« un arbre décisionnel, un schéma ou une classification internationale pourront être annexés ». Et le jury demande le contraire de ce qu’il fait : après avoir constaté que les généralistes « ne disposent pas de guides de décision validés », il recommande d’établir des instruments d’aide à la décision qui leur soient destinés.
Cet arbre est donc une reconstruction, à partir des dix enchaînements que le texte formule lui-même, du type « si l’urgence est élevée, alors on hospitalise ». Là où il ne formule rien, le trait est en pointillés.
Quatre étapes sont tracées en pointillés, et c’est beaucoup
Sur un référentiel qui publie son propre algorithme, il y en a une ou deux. Ici, quatre. Le recours à la psychiatrie, que la source énonce sans dire à quel moment du parcours il s’applique. L’échelle de désespoir de Beck, dont le passage du cadre général au cadre des urgences est un rattachement PEB. L’accalmie suspecte et le comportement de départ, que la source place dans le chapitre destiné à l’entourage et non dans le chapitre sanitaire. Et le lien qui va de l’appréciation au cas par cas jusqu’au suivi, que le texte n’écrit que depuis l’hospitalisation.
Les trois refus ne sont pas le même refus
Cet arbre n’en porte qu’un, pas en routine, sur les psychotropes : la source ne les écarte pas, elle les réserve aux pathologies associées à la crise, et l’exception est dans sa propre phrase. Aucun énoncé de ce référentiel n’est un interdit franc, et aucun n’est un refus motivé par l’absence de preuve. Le dire est un résultat, pas une omission.
Deux cartes portent à considérer plutôt que recommandé, parce que la source y écrit « le praticien pourra alors » et non « il est recommandé ». Les colorer en vert aurait durci le texte à l’endroit précis où il est le plus prudent, celui où il nomme ses seuls instruments de repérage.
Pourquoi la vue « Sur quoi ça repose » est presque entièrement grise
Une seule recommandation de tout le document porte un grade, et c’est un grade A : le recours à la psychiatrie quand une pathologie psychiatrique s’associe à la crise. Aucun travail n’est cité à son appui, et les deux textes ne comportent aucune liste de références.
Pour toutes les autres, ce n’est pas PEB qui décide de les laisser grises. Le guide de gradation de l’agence, janvier 2000, pose la règle par défaut : « En l’absence de précision, les recommandations proposées ne correspondent qu’à un accord professionnel. » Un accord professionnel peut être juste, utile, et suivi. Il n’est pas une preuve, et le document lui-même l’écrit en introduction, ses niveaux de preuve « sont rarement de niveau A ».
Les deux textes officiels ne disent pas tout à fait la même chose
Le texte long et le texte court divergent sur cinq points relevés dans cet arbre, et le document ne signale aucun d’eux. Le plus lourd tombe sur l’outil le plus utilisé du référentiel : l’urgence moyenne compte cinq critères dans le texte long et six dans le texte court, le sixième étant l’isolement. La notice officielle de la Haute Autorité de santé reproduit la version à six. Les autres écarts portent sur la condition posée à l’interrogatoire des idées de suicide, absente du texte court ; sur la consigne de temporiser la sortie, absente elle aussi ; sur l’hospitalisation d’office, que seul le texte long nomme ; et sur la modification récente des troubles, que le texte court réduit à une aggravation.
Chaque nœud concerné le dit, et nomme lequel des deux textes il cite.
Comment ce contenu a été vérifié
Les citations viennent des deux documents validés, récupérés en texte depuis les PDF officiels, et chacune a été retrouvée dans le fichier par comparaison automatique avant d’être portée dans une carte. Les nombres affichés ont été recomptés par script sur le texte intégral, jamais lus à l’œil. Deux pages ont été ouvertes comme images pour lever un doute de mise en page. Le cadre légal a été relevé sur le site officiel du droit français. Comment nous vérifions ce que nous publions
Ce qui n’a pas pu être vérifié
Les textes des experts de la conférence, que le texte long invoque onze fois, ne figurent pas parmi les documents mis à disposition avec la recommandation et ne sont pas en accès libre. Aucun nœud de cet arbre ne peut donc dire sur quel travail repose la phrase qu’il cite. Les documents de synthèse du groupe bibliographique ne sont pas publiés non plus, et aucune déclaration d’intérêts n’existe pour les soixante personnes nommées. La notice officielle porte une mise à jour au 19 juillet 2006 dont aucune pièce publiée ne dit l’objet. État arrêté au 3 septembre 2026.
À lire à côté. La fiche de cette recommandation, avec son scoring AGREE II : 50, 44, 19, 56, 25 et 8 pour cent sur les six domaines, appréciation globale 3 sur 7, recommandée pour la pratique avec modifications.
📚 Analyse issue de Psychiatry Evidence Base — La psychiatrie fondée sur les preuves, expliquée avec rigueur.
