Arrêter une benzodiazépine après 65 ans, de la proposition au suivi. L’arbre de la recommandation HAS de 2007

Un parcours, deux entrées, tirés d’un seul document : les recommandations de la Haute Autorité de santé sur l’arrêt des benzodiazépines chez le patient âgé, validées par le Collège en octobre 2007. La HAS publie déjà son propre logigramme. Celui-ci n’en est pas une reprise : chaque nœud porte la phrase de la source qui décide, ce que la source ne dit pas à cette étape, et ce que vaut la preuve. Chaque carte porte son numéro d’étape, et le survol allume le chemin déjà parcouru, en ambre, et les étapes qui peuvent suivre, en bleu pâle. Un bouton fait passer de ce qui est recommandé à ce sur quoi cela repose. L’arbre devient alors presque entièrement gris : vingt-trois nœuds sur vingt-sept reposent sur un accord professionnel.

Haute Autorité de santé, 2007 27 nœuds, 11 étapes numérotées un parcours, deux entrées 8 entrées de canopée 9 énoncés gradés, aucun de grade A 1 étape en pointillés Arbre PEB du 11 septembre 2026
À qui s’adresse cet arbre. Au médecin qui renouvelle une benzodiazépine ou un médicament apparenté chez un patient de plus de 65 ans, en ville ou à l’hôpital : le texte vise l’ensemble des médecins amenés à renouveler cette prescription. Il ne traite ni le choix d’une molécule, ni l’arrêt chez le patient plus jeune, et son algorithme a été actualisé et étendu à toutes les populations par une fiche mémo de la HAS le 3 juin 2015, que la canopée présente. Cet arbre ne remplace pas la lecture du document source et n’a aucune valeur prescriptive.

Cet arbre se lit du bas vers le haut. Les deux entrées du parcours sont tout en bas, les issues et la conduite à tenir sont en haut, et les numéros d’étape montent avec vous.

Survol pour lire. Clic pour épingler. Tabulation au clavier.

La couleur, le verbe employé

  • Recommandé. Le texte dit « il est recommandé », quinze fois dans son corps en comptant « fortement », « alors » et « donc », mais aussi « il convient », « doit », « nécessaire » ou « indispensable ». Il n’écrit jamais « proposez » ni « il est conseillé ».
  • À considérer. Le texte dit « peut » : « peut être proposée », « peut être conduit », « peuvent bénéficier », « peut concerner », « peuvent être réalisés ». Cinq nœuds.
  • Les refus. Déconseillé quand le refus est motivé par un risque, faute de preuves quand il l’est par l’absence d’évaluation, pas en routine quand le texte assortit son refus d’une exception. Ce texte n’emploie que le deuxième, une fois. Il refuse aussi une fois sans donner de motif : ce nœud porte le mot de la source, non souhaitable.
  • Situation, bifurcation, constat. Un moment du parcours, un point où la suite se divise, un état des connaissances. Aucun nœud de cet arbre ne pose de question explicite, donc aucun ne porte de badge Oui ou Non.

La forme, la nature du geste

  • Entretien, consultation ou outil d’évaluation.
  • Adressage ou hospitalisation.
  • Médicament ou dose.
  • Surveillance dans le temps.
  • Losange. Situation clinique ou bifurcation.

Dans l’arbre, l’icône prend la couleur de son nœud. La nature du geste ne commande jamais la couleur.

Le trait, ce que la source ne dit pas

  • Pointillés. Un enchaînement qu’aucune phrase ne formule. Il y en a un seul sur cet arbre, l’échec à l’étape 11, et c’est un résultat : ce texte chaîne lui-même ses étapes. À ne pas confondre avec le pointillé du logigramme de la HAS, qui marque une sortie du parcours.
  • Tronc. La chronologie, de l’entrée vers le haut. L’arbre en porte deux : le parcours de ville au centre, l’hôpital à droite.
  • Ramilles. Elles montent vers la canopée, qui vaut à toutes les étapes et ne dépend d’aucune.
  • Le numéro d’étape, en pastille ambre au coin de chaque carte, de 1 en bas à 11 en haut. Le tronc principal porte les numéros nus. Une carte de même rang sur une autre branche prend bis, ter, quater, quinquies : l’entrée hospitalière est ainsi 1 bis, puis 2 bis.
  • Halo bleu pâle. Au survol ou au clic d’une carte, les étapes qui peuvent suivre s’allument en bleu pâle, et le chemin déjà parcouru jusqu’à l’entrée s’allume en ambre.
  • Pas de trait entre les deux entrées. Le patient hospitalisé rejoint le parcours de ville à l’étape 4, puis retrouve l’hôpital à l’étape 7 bis. Les deux nœuds le disent en toutes lettres.

Votre parcours

  1. Cliquez sur une carte de l’arbre : le chemin qui y mène depuis l’entrée s’inscrit ici.

Rien ne sort de votre navigateur. Ce que vous saisissez ici n’est ni envoyé ni enregistré, sur ce site ou ailleurs, et disparaît quand vous fermez ou rechargez la page. La fiche imprimée tient sur une page A4 et ne garde que l’essentiel de chaque étape. Identifiez le patient par ses initiales, jamais par son nom. La conservation de la fiche au dossier relève de votre responsabilité et du secret médical.

L’arbre en toutes lettres

Ce qui suit n’est pas une reprise du dessin, c’est sa source. Chaque nœud est écrit une seule fois, ici, avec ses coordonnées, son parent, sa couleur et son badge portés en attributs. Le script lit ce texte pour tracer l’arbre ; il ne le fabrique pas. Il n’existe donc aucun second exemplaire susceptible de diverger.

Étapes 1 et 2, les deux entrées

Étape 1z01SituationNon gradué

Le patient âgé sous benzodiazépine au long cours, suivi en ville

Première entrée, la seule que dessine le logigramme de la HAS

Entrée du parcours.

Ensuite : étape 2, Proposer une stratégie d’arrêt ; étape 2 ter, L’indication reste valide, durée comprise : le traitement se poursuit.

La phrase qui décide

Les patients concernés sont les patients âgés de plus de 65 ans recevant depuis au moins 30 jours un traitement par BZD ou médicaments apparentés.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 1.4, page 3 imprimée, page 5 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Le seuil, écrit trois fois de trois façons

  • § 1.4 : « depuis au moins 30 jours », sans condition de prise quotidienne.
  • § 2, la phrase qui déclenche la proposition d’arrêt : « quotidiennement depuis plus de 30 jours ».
  • Logigramme, page 11 : « Prise quotidienne de BZD > 30 jours ».

Le texte justifie l’âge de 65 ans par le risque iatrogène des patients polypathologiques et des plus de 75 ans, et par leur forte consommation en France. Il a aussi borné sa recherche bibliographique à cette tranche d’âge.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas si « au moins 30 jours » et « quotidiennement depuis plus de 30 jours » désignent la même population, ni comment compter une prise intermittente. Il ne définit nulle part les « médicaments apparentés » et ne nomme aucune molécule. La canopée donne le périmètre de cette vérification.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 1 bisz02SituationNon gradué

Le patient hospitalisé pour un autre motif

Seconde entrée, que le logigramme ne dessine pas

Entrée du parcours.

Ensuite : étape 2 bis, L’arrêt ne se décide qu’avec le médecin traitant et l’accord du patient.

La phrase qui décide

En dehors des situations où la BZD reste indiquée, une hospitalisation est une opportunité pour proposer au patient un arrêt de la consommation de BZD sous surveillance rapprochée.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.2, page 10 imprimée, page 12 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas qui juge que la benzodiazépine « reste indiquée », ni ce que recouvre une « surveillance rapprochée ». Le § 7.2 ne rappelle pas le seuil de 30 jours du § 1.4, et il ne désigne aucun service : les essais qui fondent l’arrêt rapide ont été conduits en gériatrie, mais cette entrée ne s’y limite pas.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 2z03RecommandéNon gradué

Proposer une stratégie d’arrêt

À tout patient âgé traité chaque jour depuis plus de 30 jours

Vient après l’étape 1, Le patient âgé sous benzodiazépine au long cours, suivi en ville.

Ensuite : étape 3, Une intervention brève du médecin traitant, orale ou écrite.

La phrase qui décide

Chez tout patient âgé traité quotidiennement depuis plus de 30 jours, il est recommandé de proposer une stratégie d’arrêt de la consommation de BZD et médicaments apparentés.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 2, page 4 imprimée, page 6 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que la synthèse ajoute à cette phrase

La synthèse de 2008 écrit : « proposer une stratégie d’arrêt de la consommation si l’indication n’est plus valide. » Le logigramme dessine la même condition en sortie, à l’étape 2 ter. La phrase du chapitre 2, elle, n’en pose aucune. L’arbre cite le chapitre et montre l’écart.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas ce que contient une « stratégie d’arrêt » au moment où on la propose, ni dans quel délai après le 30e jour. Il ne dit pas non plus ce qu’il faut faire d’un patient qui dépasse ce seuil sans prise quotidienne.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 2 bisz04RecommandéNon gradué

L’arrêt ne se décide qu’avec le médecin traitant et l’accord du patient

Le médecin hospitalier n’engage rien seul

Vient après l’étape 1 bis, Le patient hospitalisé pour un autre motif.

Ensuite : le parcours rejoint l’étape 4, Évaluer les attentes et l’attachement, décider ensemble, sans trait dans le dessin.

La phrase qui décide

la décision d’entreprendre cette démarche ne doit se faire qu’après concertation avec le médecin traitant et en accord avec le patient.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.2, page 10 imprimée, page 12 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. La phrase commence par « Si le médecin hospitalier envisage un arrêt de BZD ou d’un médicament apparenté chez un patient hospitalisé, ». Ouvrir la page

La phrase suivante

Le pharmacien habituel du patient est informé de la démarche.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas comment se fait la concertation, ni ce qui se passe si le médecin traitant n’est pas joignable pendant le séjour ou s’il n’est pas d’accord. Il ne dit pas si l’évaluation de l’attachement, et l’échelle ECAB, valent aussi à l’hôpital.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 2 terz05RecommandéNon gradué

L’indication reste valide, durée comprise : le traitement se poursuit

La sortie du logigramme, que le chapitre 2 n’écrit pas

Vient après l’étape 1, Le patient âgé sous benzodiazépine au long cours, suivi en ville.

La phrase qui décide

Il est fortement recommandé de réserver la prescription des BZD et médicaments apparentés aux indications validées et de respecter les durées de prescription prévues par l’AMM (cf. annexe 1).Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 2, page 4 imprimée, page 6 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Pourquoi cette sortie est dans l’arbre

Le logigramme, page 11, et la synthèse la dessinent : « Maintien du traitement par BZD ou apparentés si indication encore valide y compris en termes de durée ». Le chapitre 2 ne pose pas cette condition à la proposition d’arrêt. L’arbre garde la sortie parce que la source la dessine, et il cite le chapitre plutôt que le dessin.

Attention aux deux pointillés. Sur le logigramme de la HAS, le pointillé marque cette sortie. Dans l’arbre PEB, le pointillé marque une étape que la source ne formule pas. Ici, la branche est pleine.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas qui juge l’indication encore valide, ni sur quels critères. Les durées « prévues par l’AMM » renvoient à l’annexe 1, qui reprend un schéma de l’Afssaps que le document ne date pas. PEB ne les reproduit pas ici : le résumé des caractéristiques du produit en vigueur en 2026 n’a pas été vérifié.

Ce que vaut la preuve

Non gradé, donc accord professionnel selon le § 1.6. « Fortement » n’est pas un grade : le texte gradue par les lettres A, B et C, et cette phrase n’en porte aucune. C’est pourquoi le badge reste « Recommandé ».

Étapes 3 à 5, de l’intervention brève à l’évaluation

Étape 3z06À considérerGrade B

Une intervention brève du médecin traitant, orale ou écrite

Si le patient décide d’arrêter, une consultation dédiée suit

Vient après l’étape 2, Proposer une stratégie d’arrêt.

Ensuite : étape 4, Évaluer les attentes et l’attachement, décider ensemble.

La phrase qui décide

Une intervention brève réalisée par le médecin traitant est efficace pour réduire la consommation de BZD chez le sujet âgé à court et à long terme (grade B).Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 8 imprimée, page 10 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Les deux formes de l’intervention

  • Une information orale, au cours d’une consultation.
  • Une information écrite, argumentée et personnalisée, remise par le médecin. L’annexe 3 en donne un modèle.

Le texte écrit que cette intervention « peut être proposée », d’où le badge. Le courrier type de l’annexe 3 contient la proposition elle-même, « je vous propose qu’ensemble nous diminuions petit à petit ce médicament » : c’est pourquoi le lien avec l’étape 2 est tracé plein.

Ce que la HAS a écrit en 2015, pour toutes les populations

La fiche mémo adoptée le 3 juin 2015 n’écrit plus que l’intervention « est efficace ». Elle écrit qu’une première intervention « peut être proposée, en particulier chez le patient dépendant à dose thérapeutique ou chez le sujet âgé », sans grade. C’est un autre texte, cité ici comme divergence datée et non comme source de l’étape.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit ni la durée de l’intervention, ni ce qu’elle contient à l’oral, ni quoi faire si le patient ne donne pas suite au courrier. « À long terme » n’est pas chiffré.

Ce que vaut la preuve

Grade B. Profil de preuve de l’argumentaire, figure 1, page 91, lu en image : 8 comparaisons issues de 5 essais randomisés et d’une étude non randomisée, 654 patients sur 2 991 contre 227 sur 2 381, rapport de cotes 2,64 (2,24 à 3,1), qualité ⊕⊕⊕○, suivi de 0,5 à 1,75 an.

La synthèse de l’argumentaire conclut pourtant : « La littérature ne permet pas de conclure quant à l’efficacité à long terme de tel protocole. » (page 96). Le « à long terme » de l’énoncé va au-delà de sa synthèse, comme l’a relevé la fiche AGREE II de PEB.

Étape 4z07RecommandéNon gradué

Évaluer les attentes et l’attachement, décider ensemble

Là où les deux entrées se rejoignent

Vient après l’étape 3, Une intervention brève du médecin traitant, orale ou écrite.

Ensuite : étape 5, Évaluer la difficulté de l’arrêt ; étape 5 bis, Le patient refuse : renouveler l’information plus tard.

La phrase qui décide

Au moment d’entreprendre un arrêt, il convient d’évaluer les attentes du patient et son degré « d’attachement » aux BZD pour aboutir à une décision partagée.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 2, page 4 imprimée, page 6 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Où les deux entrées se rejoignent

Le patient hospitalisé pour un autre motif, entré à l’étape 1 bis, arrive ici après l’étape 2 bis. Le § 7.2 subordonne sa décision d’arrêt à une concertation avec le médecin traitant et à son accord : c’est la même décision partagée, prise à trois. L’arbre ne trace pas de trait entre les deux entrées, il le dit ici. Le patient hospitalisé retrouve ensuite ses modalités propres à l’étape 7 bis.

L’échelle ECAB, que le texte propose comme appui

Le médecin « peut s’appuyer » sur les items de l’ECAB, en annexe 2 : dix items cotés 1 ou 0, et un score de 6 ou plus qui différencie patients dépendants et non dépendants, avec une sensibilité de 94 % et une spécificité de 81 %. L’argumentaire, page 19, rapporte sa validation sur 52 patients psychiatriques, hospitalisés ou ambulatoires, qui consommaient des benzodiazépines chaque jour depuis au moins 3 mois. Ce passage ne donne pas leur âge. L’échelle figure dans l’index des échelles de PEB.

Sur le logigramme, « Attentes du patient ? » et « Degré d’attachement aux BZD ? » sont deux libellés posés sur le trait, sans branches de réponse. L’arbre ne leur donne pas de badges Oui ou Non.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas comment évaluer les « attentes du patient ». Il ne relie aucune conduite au score de l’ECAB : le seuil de 6 sépare dépendants et non dépendants, et rien d’autre n’en découle dans le texte. « Décision partagée » n’est pas définie.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

L’échelle n’a pas de validation propre au sujet âgé dans le passage de l’argumentaire qui la présente.

Étape 5z08BifurcationNon gradué

Évaluer la difficulté de l’arrêt

Les facteurs pronostiques orientent la suite

Vient après l’étape 4, Évaluer les attentes et l’attachement, décider ensemble.

Ensuite : étape 6, Une consultation consacrée aux modalités de l’arrêt ; étape 6 bis, Précautions particulières : décroître plus lentement, suivre de plus près ; étape 6 ter, Prise en charge spécialisée, en lien avec le médecin traitant ; étape 6 quater, Patient en fin de vie : l’arrêt n’est pas souhaitable ; étape 6 quinquies, Hospitalisation spécifique, qui doit rester exceptionnelle.

La phrase qui décide

Au moment d’arrêter une BZD, il convient de rechercher des facteurs pronostiques importants pour optimiser la démarche et l’adapter à chaque patient.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 4, page 5 imprimée, page 7 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que les chapitres 4 et 5.2 rangent sous cette évaluation

  • Un traitement ancien à posologie élevée expose à un sevrage plus sévère, à plus d’échecs et à plus de reprises.
  • Plusieurs psychotropes associés rendent l’arrêt plus difficile. Une benzodiazépine prise pour l’anxiété, ou de l’alcool avant l’arrêt, augmentent le risque de reprise.
  • Une insomnie sévère ou une détresse psychologique sont des facteurs de reprise. Une bonne perception de sa santé protège.
  • Traiter une dépression avant l’arrêt permet de maintenir l’abstinence plus longtemps. Le § 5.2 recommande de rechercher une dépression ou des troubles anxieux caractérisés avant d’entreprendre l’arrêt.
  • Demi-vie courte, dose élevée et surconsommation d’alcool imposent une surveillance renforcée (§ 5.2).

Résumé PEB de listes de la source, ce n’est pas une citation.

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun seuil pour une « posologie élevée » ni pour « depuis longtemps ». Aucun outil pour la détresse psychologique. Et le texte ne dit pas combien de facteurs font passer aux précautions particulières, à la prise en charge spécialisée ou à l’hôpital : les étapes 6 bis à 6 quinquies ne sont reliées à l’évaluation par aucune règle de décision.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 5 bisz09RecommandéNon gradué

Le patient refuse : renouveler l’information plus tard

Le refus n’arrête pas la démarche

Vient après l’étape 4, Évaluer les attentes et l’attachement, décider ensemble.

La phrase qui décide

La proposition d’arrêt des BZD peut ne pas être acceptée par le patient. Il est alors recommandé de renouveler l’information lors d’une consultation ultérieure.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 2, page 4 imprimée, page 6 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun délai avant la consultation suivante, aucun nombre de tentatives. Le texte ne dit pas s’il faut réévaluer l’indication entre-temps.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étapes 6 et 7, le cadre de l’arrêt

Étape 6z10RecommandéNon gradué

Une consultation consacrée aux modalités de l’arrêt

Elle ouvre l’arrêt en ville

Vient après l’étape 5, Évaluer la difficulté de l’arrêt.

Ensuite : étape 7, Décroître en ville, habituellement en 4 à 10 semaines.

La phrase qui décide

Dans les deux cas, si le patient décide d’arrêter la BZD, il est recommandé de poursuivre cette intervention brève par une consultation spécifique centrée sur les modalités d’arrêt de la BZD.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 8 imprimée, page 10 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que la consultation doit couvrir

  • La benzodiazépine consommée, son nom et ses propriétés anxiolytiques et sédatives.
  • Les risques du traitement au long cours : mémoire, réflexes et concentration, dépendance, chutes.
  • Les bénéfices de l’arrêt, ou d’une simple réduction de dose.
  • Les signes qui peuvent apparaître : sevrage, rebond, rechute, et le danger d’un arrêt trop rapide.
  • Des conseils pour réduire puis arrêter, avec si nécessaire une réduction très progressive.

Le texte recommande aussi de proposer au patient, et à son entourage, un calendrier de décroissance où noter les symptômes inhabituels (annexe 4). Un agenda du sommeil peut être utile (annexe 5). Avec l’accord du patient, le médecin peut informer son pharmacien. Résumé PEB, pas une citation.

Pourquoi l’évaluation vient avant, dans cet arbre

Le § 7.1 fait suivre la décision du patient de cette consultation. Le logigramme place l’évaluation de la difficulté entre la décision et l’arrêt progressif. L’arbre suit l’ordre du dessin, puisque cette consultation ouvre l’arrêt en ville. Le texte, lui, n’ordonne pas explicitement les deux.

Ce que la recommandation ne dit pas

Ni délai après la décision, ni durée de consultation. Aucun schéma de paliers : l’exemple de 25 % de l’étape 7 est le seul repère chiffré de décroissance de tout le texte.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 6 bisz11RecommandéNon gradué

Précautions particulières : décroître plus lentement, suivre de plus près

Six situations

Vient après l’étape 5, Évaluer la difficulté de l’arrêt.

La phrase qui décide

Certaines situations nécessitent des précautions particulières, notamment une décroissance des posologies plus lente et un suivi renforcé :Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 6, page 7 imprimée, page 9 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Les six situations du § 6

  • Dépression caractérisée.
  • Insomnie chronique.
  • Troubles anxieux caractérisés : trouble panique, troubles obsessionnels compulsifs, troubles anxieux généralisés.
  • Troubles cognitifs, démence.
  • Échecs de tentatives antérieures d’arrêt.
  • Surconsommation régulière d’alcool, sans dépendance.

La même liste, écrite trois fois

Le logigramme écrit « dépression » sans « caractérisée », omet les troubles anxieux généralisés et perd « (sans dépendance) ». Au § 7.1, la liste des patients qui « nécessitent un plus faible taux de réduction » écrit « démence » sans « troubles cognitifs », et l’alcool sans « (sans dépendance) ». L’arbre porte la liste du § 6.

Ce que la recommandation ne dit pas

« Plus lente » n’a pas de taux, « renforcé » n’a pas de fréquence. Le seul repère chiffré sur l’alcool est au § 5.2, plus de 3 verres par jour pour un homme et 2 pour une femme, à propos de la sévérité du sevrage : le § 6 n’y renvoie pas.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 6 terz12À considérerNon gradué

Prise en charge spécialisée, en lien avec le médecin traitant

Cinq situations

Vient après l’étape 5, Évaluer la difficulté de l’arrêt.

La phrase qui décide

Par ailleurs, les situations suivantes peuvent bénéficier d’une prise en charge spécialisée, réalisée en lien avec le médecin traitant :Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 6, page 7 imprimée, page 9 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Les cinq situations du § 6

  • Consommation de benzodiazépine à dose très élevée.
  • Insomnie rebelle.
  • Dépendance à l’alcool ou autre dépendance.
  • Consommation associée d’autres psychotropes.
  • Troubles psychiatriques sévères.

Le logigramme parle de prise en charge « conjointe » et fait deux puces de la dépendance.

Ce que la fiche mémo de 2015 ajoute

La fiche mémo du 3 juin 2015 ajoute l’usage récréatif à ces situations, pour toutes les populations. Divergence datée, pas une source de l’étape.

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun seuil pour une « dose très élevée » : l’argumentaire la décrit seulement comme dépassant la dose recommandée (page 117). Le spécialiste n’est pas nommé dans le texte, alors que l’argumentaire cite, au même endroit, psychiatre ou gériatre, addictologue, spécialiste du sommeil. « Insomnie rebelle » n’est pas définie.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 6 quaterz14Non souhaitableNon gradué

Patient en fin de vie : l’arrêt n’est pas souhaitable

Le texte ne donne pas de raison

Vient après l’étape 5, Évaluer la difficulté de l’arrêt.

La phrase qui décide

Il n’est pas souhaitable d’arrêter les BZD chez des patients en fin de vie.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 6, page 7 imprimée, page 9 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Pourquoi ce badge

Aucun des trois badges de refus ne convient. « Déconseillé » prêterait au texte un risque qu’il n’écrit pas, « Faute de preuves » un motif qu’il n’écrit pas davantage. Le badge reprend le mot de la source. C’est une exception documentée, sur un seul nœud.

Ce que dit la fiche mémo de 2015

Rien. Motif « fin de vie », zéro occurrence dans le texte extrait de la fiche mémo et de son rapport d’élaboration, recherche du 11 septembre 2026. La page 3 de la fiche mémo, composée en image, a été lue sans y trouver la mention.

Ce que la recommandation ne dit pas

« Fin de vie » n’est pas définie. Le texte ne dit pas s’il faut aussi renoncer à réduire la dose, ni que faire quand le pronostic est incertain.

Ce que vaut la preuve

Non gradé, donc accord professionnel. La seule trace dans l’argumentaire : une phrase presque identique clôt la synthèse de l’analyse des critères d’inclusion et d’exclusion des études (page 117), et le tableau 19 (page 123, lu en image) range « Phase terminale d’une maladie » parmi les critères d’exclusion éthiques de deux groupes d’essais.

Déduction PEB. Les patients en fin de vie n’ont pas été étudiés, et le texte a fait de cette exclusion une non-indication. Ce n’est écrit dans aucun texte officiel.

Étape 6 quinquiesz13À considérerNon gradué

Hospitalisation spécifique, qui doit rester exceptionnelle

Décidée par le médecin traitant, après avis spécialisé

Vient après l’étape 5, Évaluer la difficulté de l’arrêt.

Ensuite : étape 7 bis, À l’hôpital, l’arrêt reste progressif et peut être rapide.

La phrase qui décide

Il peut concerner notamment les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque d’échec ou justifiant une prise en charge spécialisée.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.2, page 10 imprimée, page 12 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. « Il » désigne l’intertitre, « Arrêt de BZD au cours d’une hospitalisation spécifique ». Ouvrir la page

Les conditions posées par le § 7.2

  • Une situation qui doit rester exceptionnelle.
  • Une décision du médecin traitant, après avis spécialisé et avec l’accord du patient.
  • Une concertation indispensable avec le médecin hospitalier, sur le protocole d’arrêt et sur le suivi à la sortie.

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun critère de ce qui est « exceptionnel », aucune durée de séjour, aucun service désigné, et rien sur le contenu du suivi à la sortie.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 7z15À considérerGrade B

Décroître en ville, habituellement en 4 à 10 semaines

Plusieurs mois si le traitement est ancien ou la dose élevée

Vient après l’étape 6, Une consultation consacrée aux modalités de l’arrêt.

Ensuite : étape 8, Accompagner la décroissance par des consultations régulières ; étape 8 bis, Les thérapies cognitivo-comportementales associées à l’arrêt ; étape 8 ter, Pas de traitement médicamenteux substitutif.

La phrase qui décide

L’arrêt doit toujours être progressif. En ambulatoire, il peut être conduit : en 4 à 10 semaines habituellement (grade B) ;Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 8 imprimée, page 10 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Amorce et première puce d’une liste, seul endroit du texte où la durée porte son grade. Ouvrir la page

La seconde puce, et l’exemple chiffré

  • Sur plusieurs mois pour les utilisateurs de longue durée ou à posologie élevée. Une seule des deux conditions suffit.
  • Une baisse initiale de l’ordre de 25 % la première semaine est donnée comme exemple, dans un arrêt sur 4 à 10 semaines.
  • Les patients listés à l’étape 6 bis demandent un plus faible taux de réduction.

Ce que la fiche mémo de 2015 écrit, en deux phrases à lire ensemble

Sur la même page : « quelques semaines (4 à 10 semaines le plus souvent) à plusieurs mois (consommations de longue durée, posologies élevées) », et « L’arrêt peut prendre de 3 mois à un an, ou plus si nécessaire. » Citer l’une sans l’autre change ce que dit ce texte de 2015.

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun schéma de paliers au-delà de l’exemple de 25 %. Aucune table d’équivalence entre molécules : racine « équivalen », zéro occurrence dans le texte et dans la synthèse, recherche du 11 septembre 2026. « Plusieurs mois » n’a pas de borne.

Ce que vaut la preuve

Grade B, sur la seule durée. Aucune synthèse de l’argumentaire ne formule la fourchette de 4 à 10 semaines, qui n’apparaît que dans la proposition de recommandation : constat de la fiche AGREE II de PEB. La synthèse de 2008 écrit « sur 4 à 10 semaines le plus souvent », sans grade.

Étape 7 bisz16À considérerGrade C

À l’hôpital, l’arrêt reste progressif et peut être rapide

Dans une prise en charge pluridisciplinaire

Vient après l’étape 6 quinquies, Hospitalisation spécifique, qui doit rester exceptionnelle.

La phrase qui décide

L’arrêt doit toujours être progressif, mais des arrêts progressifs rapides peuvent être réalisés.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.2, page 10 imprimée, page 12 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Où les deux entrées se rejoignent

Cette étape vaut pour les deux situations du § 7.2 : l’hospitalisation spécifique de l’étape 6 quinquies, et l’hospitalisation pour un autre motif, entrée à l’étape 1 bis et passée par les étapes 4 et 5. Le texte écrit une seule section « Modalités d’arrêt » pour les deux. Aucun trait ne relie l’étape 5 à celle-ci.

Ce que le § 7.2 ajoute

La stratégie s’intègre dans une prise en charge pluridisciplinaire, avec des mesures d’accompagnement contre le sevrage. En service de gériatrie, des arrêts progressifs en 2 semaines se sont avérés efficaces pour réduire la posologie, avec une bonne tolérance à 1 mois et sans détériorer le sommeil (grade C).

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun protocole, aucune molécule. Le texte ne dit pas que les essais qui fondent cette phrase associaient un traitement de relais, alors qu’il écrit ailleurs qu’il n’y a pas d’argument pour un traitement substitutif (étape 8 ter). Il ne dit rien de la sortie du patient hospitalisé pour un autre motif.

Ce que vaut la preuve

Grade C. Deux essais d’une même équipe, en gériatrie : arrêt sur une semaine, avec un relais par lormétazépam 1 mg ou trazodone 50 mg pendant cette semaine (argumentaire, annexe 4, page 129). Profil de preuve, page 91, lu en image : 1 essai randomisé, 16 patients sur 20 contre 10 sur 20 à 1 mois, 8 sur 20 contre 4 sur 20 à 12 mois, qualité ⊕⊕○○, patients très âgés, généralité faible.

La synthèse, page 104, note des suivis courts, 1 mois et 6 semaines, et écrit : « Aucune donnée n’est disponible quant à l’applicabilité d’un tel protocole en ambulatoire. » La durée de 2 semaines n’apparaît que dans la proposition de recommandation, constat de la fiche AGREE II.

Étapes 8 et 9, pendant la décroissance et juste après

Étape 8z17RecommandéNon gradué

Accompagner la décroissance par des consultations régulières

Une semaine après la première baisse, puis à chaque palier

Vient après l’étape 7, Décroître en ville, habituellement en 4 à 10 semaines.

Ensuite : étape 9, Arrêt obtenu : une consultation dans les 3 à 7 jours ; étape 9 bis, Signes sans gravité pendant la décroissance : revenir au palier antérieur ; étape 9 ter, Signes plus sévères ou persistants : réévaluer le diagnostic ; étape 9 quater, Signes graves de sevrage : hospitaliser ; étape 9 quinquies, Un soutien psychologique pendant l’arrêt.

La phrase qui décide

Un accompagnement régulier par des consultations centrées sur l’arrêt des BZD est indispensable.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 9 imprimée, page 11 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Le rythme et le contenu, selon le § 7.1

  • Une consultation une semaine après la première diminution, puis à chaque diminution, soit toutes les 2 à 4 semaines si la réduction se fait sans difficulté. Le texte écrit « il est proposé ».
  • Un suivi renforcé et adapté si le patient cumule des facteurs de risque d’échec ou de sevrage, ou si l’arrêt s’avère difficile.
  • Un contact téléphonique possible avec le médecin ou le pharmacien.
  • À chaque consultation : les symptômes, l’adhésion, les questions du patient, l’alcool, le tabac et les autres substances, les comprimés non utilisés à rapporter, le renforcement positif.

Résumé PEB, pas une citation.

Ce que la recommandation ne dit pas

« Renforcer » n’est pas chiffré, et rien ne dit quand revenir au rythme ordinaire. Aucune échelle de sevrage n’est désignée : l’annexe 6 liste 31 signes, 18 d’intensité modérée et 13 d’intensité sévère, sans cotation.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

L’argumentaire, page 96, écrit qu’un suivi régulier, une consultation brève toutes les 2 semaines, « semble augmenter l’adhésion au protocole de sevrage ».

Étape 8 bisz18ConstatGrade C

Les thérapies cognitivo-comportementales associées à l’arrêt

Un intérêt reconnu, un accès difficile

Vient après l’étape 7, Décroître en ville, habituellement en 4 à 10 semaines.

La phrase qui décide

Les TCC associées à l’arrêt progressif des BZD ont montré leur intérêt pour l’arrêt ou la diminution de la consommation de BZD (grade C), mais elles posent le problème de leur accessibilité.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 9 imprimée, page 11 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit ni quelle thérapie, ni combien de séances, ni pour quels patients. Il ne recommande pas d’y adresser : il souhaite seulement développer la formation des médecins et des soignants.

Ce que vaut la preuve

Grade C. Profil de preuve, page 92, lu en image : 4 essais randomisés, 77 patients sur 174 contre 67 sur 165, rapport de cotes 5,5 (2,3 à 14,2) calculé sur 2 essais, qualité ⊕⊕○○, grande hétérogénéité.

La synthèse, page 113, écrit : « Les échantillons sont trop hétérogènes pour pouvoir conclure en un effet de la TCC dans la réussite de l’arrêt progressif de BZD. » L’énoncé va au-delà, constat de la fiche AGREE II.

Étape 8 terz19Faute de preuvesNon gradué

Pas de traitement médicamenteux substitutif

L’accent sur l’accompagnement non médicamenteux

Vient après l’étape 7, Décroître en ville, habituellement en 4 à 10 semaines.

La phrase qui décide

Il n’y a pas d’argument pour proposer un traitement médicamenteux substitutif lors de l’arrêt des BZD.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7, page 7 imprimée, page 9 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que le texte met à la place

Des mesures d’accompagnement non médicamenteuses, aussi prolongées que nécessaire. La phrase est au § 7, qui vaut quelle que soit la stratégie, en ville comme à l’hôpital.

Ce que la HAS a écrit en 2015, et ce que cet écart ne signifie pas

La fiche mémo du 3 juin 2015, pour toutes les populations, admet « l’arrêt avec substitution par le diazépam » après vérification de la fonction hépatique, dans certains cas : forte dépendance, abandons antérieurs de sevrage, molécules à action brève ou puissantes, plusieurs benzodiazépines.

Ce n’est pas le renversement d’une preuve. Dans l’argumentaire de 2007, ce message est étiqueté accord professionnel (page 109) et clôt le chapitre sur l’ajout d’un antidépresseur pendant la décroissance. En 2015, la commission de la HAS a relevé « La confusion possible à la lecture du message clé de l’absence d’argument pour la substitution médicamenteuse à l’arrêt des BZD. » (rapport d’élaboration, page 43). La fiche AGREE II de PEB développe ce point.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas ce qu’il entend par « substitutif » : relais par une autre benzodiazépine, ajout d’un autre psychotrope, ou les deux. Et les essais qui fondent l’arrêt rapide à l’hôpital, étape 7 bis, utilisaient justement un relais pendant la semaine d’arrêt.

Ce que vaut la preuve

Non gradé dans le texte, « accord professionnel » dans l’argumentaire. Le profil de preuve de l’ajout d’un psychotrope à la réduction progressive (page 92, lu en image) porte sur 3 essais randomisés, 80 patients sur 144 contre 60 sur 176, effet non calculable en raison d’une hétérogénéité importante, qualité ⊕⊕○○, chez des patients plus jeunes, 54 ans en moyenne.

Appréciation PEB, écrite dans aucun texte officiel. Chez le plus de 65 ans, le relais par le diazépam de 2015 se lit avec prudence. Les guides résumés dans le rapport de 2015, pages 11 et 17, rappellent que le diazépam a une demi-vie plus longue, et l’un d’eux indique qu’en cas d’insuffisance hépatique, une molécule sans métabolite actif comme l’oxazépam peut être préférée. La fiche mémo ne dit rien de propre au sujet âgé sur ce relais.

Étape 9z20RecommandéNon gradué

Arrêt obtenu : une consultation dans les 3 à 7 jours

Pour évaluer les symptômes et expliquer le rebond

Vient après l’étape 8, Accompagner la décroissance par des consultations régulières.

Ensuite : étape 10, Un suivi régulier, surtout pendant les six premiers mois ; étape 10 bis, Signes sans gravité après l’arrêt complet : ne surtout pas reprendre.

La phrase qui décide

À court terme, pour les patients qui ont réussi à arrêter la BZD, il est recommandé une consultation au cours des 3 à 7 jours après la dernière priseHaute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 9 imprimée, page 11 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. La phrase continue : « afin d’évaluer les symptômes liés à l’arrêt ». Ouvrir la page

La suite de la phrase, et la suivante

La consultation sert à évaluer les symptômes liés à l’arrêt et à donner une information claire sur le rebond d’insomnie ou d’anxiété : sa nature, son origine, sa durée possible. Le texte recommande aussi de proposer au patient de rapporter ses autres boîtes au pharmacien.

Ce que le logigramme en fait

« Consultations rapprochées jusqu’à 1 semaine après l’arrêt ». Le dessin élargit la fenêtre et met le mot au pluriel. L’arbre porte celle du texte.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas comment distinguer à ce moment un rebond d’un sevrage ou d’une rechute. Il écrit même que « seule l’évolution des signes permettra, a posteriori », de le savoir (§ 5.1).

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 9 bisz21RecommandéNon gradué

Signes sans gravité pendant la décroissance : revenir au palier antérieur

Puis décroître plus lentement

Vient après l’étape 8, Accompagner la décroissance par des consultations régulières.

La phrase qui décide

Si des signes sans gravité surviennent lors de la phase de décroissance des BZD ou médicaments apparentés, il est recommandé de revenir au palier posologique antérieur, puis de décroître ensuite plus progressivement.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 5.1, page 6 imprimée, page 8 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Une puce du § 5.1, phrase complète. Ouvrir la page

Le même texte, au § 7.1, dit autre chose

Si le patient trouve la diminution trop rapide ou s’il a des symptômes liés à l’arrêt, « il est recommandé de ralentir la vitesse de réduction ou d’allonger la durée des paliers posologiques ; si les signes sont importants, il faut revenir à la posologie précédente. » Un paragraphe fait revenir en arrière dès des signes sans gravité, l’autre ralentit d’abord. Aucun ne dit lequel prévaut, et l’arbre ne tranche pas.

Ce que la recommandation ne dit pas

« Sans gravité » ne se définit que par contraste avec les signes graves de l’étape 9 quater. Le texte ne fixe pas la durée du palier de retour.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 9 terz22RecommandéNon gradué

Signes plus sévères ou persistants : réévaluer le diagnostic

Dépression, troubles anxieux, insomnie avérée

Vient après l’étape 8, Accompagner la décroissance par des consultations régulières.

La phrase qui décide

Si les signes sont plus sévères ou persistent, une réévaluation diagnostique s’impose pour une prise en charge spécifique dans le cadre d’un diagnostic précis (dépression, troubles anxieux, insomnie avérée, etc.).Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 5.1, page 6 imprimée, page 8 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Une puce du § 5.1, phrase complète. Ouvrir la page

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun délai pour dire que des signes « persistent », aucune définition de « plus sévères ». Le texte ne situe pas cette conduite dans le temps : elle vaut pendant la décroissance comme après l’arrêt complet.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 9 quaterz23RecommandéNon gradué

Signes graves de sevrage : hospitaliser

Pour un traitement symptomatique

Vient après l’étape 8, Accompagner la décroissance par des consultations régulières.

La phrase qui décide

Si le patient a des signes graves de syndrome de sevrage aux BZD (confusion, hallucinations, troubles de vigilance, convulsions, coma), il doit être hospitalisé pour traitement symptomatique.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 5.1, page 6 imprimée, page 8 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Une puce du § 5.1, phrase complète. Ouvrir la page

Ce que la recommandation ne dit pas

Le traitement symptomatique n’est pas décrit, et le texte ne dit pas s’il faut réintroduire la benzodiazépine. L’argumentaire, page 73, écrit que lorsque les signes sont insupportables pour le patient, « la réintroduction de la BZD permet de réduire le symptôme » ; la recommandation ne reprend pas cette phrase. La conduite vaut aussi après l’arrêt complet.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 9 quinquiesz24RecommandéNon gradué

Un soutien psychologique pendant l’arrêt

Par le médecin traitant ou un autre professionnel

Vient après l’étape 8, Accompagner la décroissance par des consultations régulières.

La phrase qui décide

Un accompagnement psychologique de soutien par le médecin traitant (ou un autre professionnel) est nécessaire, en particulier chez les patients ayant des troubles anxieux, dépressifs ou des facteurs de stress importantsHaute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 9 imprimée, page 11 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. La phrase continue : « ainsi qu’en cas d’arrêt réalisé sur une longue période ». Ouvrir la page

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit ni ce que recouvre ce soutien, ni sa fréquence, ni qui est « un autre professionnel ». Aucun psychologue ni infirmier ne figurait dans les groupes qui l’ont rédigé, constat de la fiche AGREE II.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étapes 10 et 11, le suivi et l’échec

Étape 10z25RecommandéNon gradué

Un suivi régulier, surtout pendant les six premiers mois

La période la plus à risque de reprise

Vient après l’étape 9, Arrêt obtenu : une consultation dans les 3 à 7 jours.

Ensuite : étape 11, L’arrêt échoue : encourager à recommencer plus tard.

La phrase qui décide

À moyen terme, un suivi régulier en consultation doit être proposé, tout particulièrement durant les 6 premiers mois qui suivent l’arrêt, période la plus à risque pour la reprise de médicament.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7.1, page 9 imprimée, page 11 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Ce que le logigramme en fait

« Suivi jusqu’à 6 mois après l’arrêt ». Le dessin fait des six mois une borne, le texte en fait un accent, « tout particulièrement durant ».

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucun rythme de consultation après l’arrêt, aucune fin de suivi. Le contact téléphonique est seulement « utile ».

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 10 bisz26RecommandéNon gradué

Signes sans gravité après l’arrêt complet : ne surtout pas reprendre

Informer, soutenir, attendre

Vient après l’étape 9, Arrêt obtenu : une consultation dans les 3 à 7 jours.

La phrase qui décide

Si des signes sans gravité surviennent après l’arrêt complet des BZD ou médicaments apparentés, il est recommandé de ne surtout pas reprendre le traitement.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 5.1, page 6 imprimée, page 8 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Une puce du § 5.1, phrase complète. Ouvrir la page

La phrase suivante

L’information et le soutien psychologique permettent le plus souvent d’attendre la disparition des signes, fin d’effet rebond ou fin de sevrage.

Ce que la recommandation ne dit pas

Le texte ne dit pas combien de temps attendre. Le seul repère est son tableau 1 : le rebond apparaît quelques heures à quelques jours après la dernière prise et s’atténue en 1 à 3 semaines, la rechute apparaît plusieurs jours à plusieurs semaines après.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Étape 11z27RecommandéNon gradué

L’arrêt échoue : encourager à recommencer plus tard

Après avoir compris pourquoi

Vient après l’étape 10, Un suivi régulier, surtout pendant les six premiers mois.

La phrase qui décide

Si la stratégie d’arrêt échoue, il est recommandé d’encourager le patient à recommencer ultérieurement après évaluation des raisons de l’échec.Haute Autorité de santé, Modalités d’arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé, texte des recommandations, § 7, page 7 imprimée, page 9 du PDF. Validé par le Collège de la HAS en octobre 2007. Ouvrir la page

Pourquoi ce lien est en pointillés

Le § 7 ne dit pas à quel moment l’échec se constate. PEB rattache l’étape au suivi des six mois, que le texte désigne comme la période la plus à risque de reprise. C’est un choix de l’arbre, pas une phrase de la source. L’étape elle-même est écrite, d’où son badge.

Le même paragraphe ajoute qu’une réduction de dose « serait d’ailleurs un facteur pronostique favorable » pour une tentative ultérieure, au conditionnel.

Ce que la recommandation ne dit pas

Aucune définition de l’échec, reprise ou absence de baisse. Aucun délai avant la nouvelle tentative, et rien ne dit si elle doit changer de cadre : prise en charge spécialisée ou hôpital.

Ce que vaut la preuve

Non gradé. Le § 1.6 du texte l’écrit : « Dans ce texte, les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel. »

Ce qui vaut à toutes les étapes, et ce que PEB a vérifié

k1Avant le parcours

Avant les 30 jours

Résumé PEB

Le chapitre 2 place deux rendez-vous avant l’entrée de l’arbre. Dès l’instauration, tout médecin doit expliquer au patient la durée du traitement et ses modalités d’arrêt, à cause du risque de dépendance. Chaque demande de renouvellement doit être l’occasion de s’interroger sur un arrêt. Il recommande aussi, fortement, de réserver ces médicaments aux indications validées et aux durées prévues par l’autorisation de mise sur le marché.

Où c’est écrit

§ 2, page 4 imprimée. Ouvrir la source

k2Vaut à toutes les étapes

Toujours progressif

Résumé PEB

Quelle que soit la stratégie, en ville ou à l’hôpital, avec ou sans prise en charge spécialisée, l’arrêt est toujours progressif, sur quelques semaines à plusieurs mois. Le taux de réduction dépend des capacités du patient et du risque de sevrage ou de rebond. L’objectif est l’arrêt complet, mais une diminution de dose est déjà un résultat favorable. La conduite de l’arrêt relève du médecin traitant.

Où c’est écrit

§ 6 et § 7, page 7 imprimée. Ouvrir la source

k3Vaut à toutes les étapes

Risques et bénéfices

Résumé PEB

  • Les chutes et leurs conséquences, grade B. L’argumentaire s’appuie sur une méta-analyse de 5 653 patients, rapport de cotes 1,48, IC 95 % 1,23 à 1,77 (page 28).
  • Les altérations cognitives, grade C.
  • Les accidents de la voie publique, notamment chez le conducteur, grade C.
  • Un arrêt progressif et encadré n’altère pas la qualité de vie, grade C. L’argumentaire écrit que l’interprétation des études « ne permet donc que de générer des hypothèses » (page 38).
  • Il peut améliorer certaines fonctions cognitives, grade C.

Le texte recommande d’analyser avec chaque patient les avantages et les risques de la consommation et de son interruption. Résumé PEB, pas une citation.

Où c’est écrit

§ 3, pages 4 et 5 imprimées. Ouvrir la source

k4Vaut à toutes les étapes

Sevrage, rebond, rechute

Résumé PEB

  • Sevrage : des signes nouveaux, dus à l’arrêt ou à la baisse. Anxiété, insomnie, céphalées ; plus spécifiquement confusion, hallucinations ; plus rarement troubles de vigilance, convulsions, coma. Possible dès la réduction, jusqu’à quelques jours après la dernière prise.
  • Rebond : les signes d’avant le traitement, plus intenses, le plus souvent anxiété et insomnie. Quelques heures à quelques jours après la dernière prise, atténuation en 1 à 3 semaines.
  • Rechute : les signes d’avant le traitement. Plusieurs jours à plusieurs semaines après la dernière prise.

Le texte reconnaît que les délais se chevauchent et que souvent seule l’évolution permet de trancher. Chez le patient âgé dont l’arrêt n’est ni programmé ni suivi, le sevrage est sous-diagnostiqué. La diminution rapide, la posologie élevée, la demi-vie courte, une anxiété importante, une dépression et la surconsommation d’alcool aggravent le sevrage. L’annexe 6 liste 31 signes rapportés à l’arrêt. Résumé PEB du tableau 1 et des § 5.1 et 5.2.

Où c’est écrit

§ 5.1 et 5.2, pages 5 à 7 imprimées. Ouvrir la source

k5Analyse PEB

Ce que le texte ne nomme pas

Analyse PEB

Le texte ne nomme aucune molécule : 23 dénominations cherchées, avec ou sans accent, sans tenir compte de la casse, zéro occurrence dans le texte des recommandations et dans la synthèse. L’argumentaire en nomme 14. Racine « équivalen », zéro occurrence dans le texte et la synthèse. Recherche du 11 septembre 2026, sur les extractions en texte des deux PDF, césures recollées.

Le texte ne définit pas les « médicaments apparentés » et ne chiffre ni la « dose très élevée », ni la « posologie élevée ». Il ne donne aucun schéma de paliers au-delà de l’exemple de 25 % la première semaine.

Où c’est écrit

Pièces 01 et 02 du corpus, extraction du 11 septembre 2026.

k6Analyse PEB

Neuf grades, aucun A

Analyse PEB

Dans le corps du texte : « (grade B) » 3 fois, « (grade C) » 6 fois, « (grade A) » aucune. Quatre de ces énoncés portent un nœud de l’arbre, aux étapes 3, 7, 7 bis et 8 bis. Les cinq autres sont en canopée. Tout le reste, c’est-à-dire vingt-trois nœuds sur vingt-sept, est non gradé, donc fondé sur un accord professionnel selon le § 1.6. La synthèse de 2008 ne porte aucun grade. C’est pourquoi la vue « Sur quoi ça repose » est presque entièrement grise.

La fiche PEB du même référentiel l’a évalué avec la grille AGREE II : 78, 61, 48, 72, 42 et 8 % selon les six domaines, qualité globale 3 sur 7, recommandée pour la pratique avec modifications. Lire la fiche AGREE II.

Où c’est écrit

§ 1.6, page 4 imprimée ; fiche PEB du 11 septembre 2026. Ouvrir la source

k7Analyse PEB

Le logigramme de la HAS

Analyse PEB

La HAS publie son propre logigramme, identique page 11 du texte et page 2 de la synthèse. L’arbre PEB n’en est pas une reprise. Il suit les chapitres, prend au dessin son ordre, et signale les écarts dans les nœuds concernés : liste des précautions (étape 6 bis), prise en charge spécialisée (6 ter), fenêtre de consultation après l’arrêt (9), durée du suivi (10), durée de décroissance sans grade (7), sortie du maintien (2 ter). Là où le dessin et le texte diffèrent, l’arbre porte le texte.

Les deux pointillés ne veulent pas dire la même chose. Sur le logigramme, le pointillé marque la sortie du parcours, le maintien du traitement. Dans l’arbre PEB, il marque une étape que la source ne formule pas, et il n’y en a qu’une.

Où c’est écrit

Page 11 imprimée du texte, page 2 de la synthèse, lues en image. Ouvrir la source

k8Péremption

Actualisé en 2015

Ce que la HAS a publié depuis

La fiche mémo « Arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés : démarche du médecin traitant en ambulatoire » a été adoptée par la décision du Collège n°2015.0143/DC/SBPP du 3 juin 2015. Son rapport d’élaboration, page 43, résume la stratégie : « actualiser et d’élargir à la population générale » la recommandation de 2007. Elle ne l’abroge pas. Sur quatre points, les deux textes divergent, et l’arbre le signale aux étapes 3, 6 ter, 7 et 8 ter. Le texte de 2015 ne fournit ni nœud ni citation de nœud.

Côté réglementaire, rien n’est vérifié ici. L’annexe 1 reprend un schéma de résumé des caractéristiques du produit de l’Afssaps que le document ne date pas : l’arbre n’affiche aucune durée de prescription.

Où c’est écrit

Fiche mémo, décision et rapport d’élaboration de juin 2015.

Comment lire cet arbre

La couleur porte le verbe, jamais la nature du geste. Le lecteur voit au libellé s’il a devant lui une consultation, une dose ou un adressage. Ce qu’il se demande, c’est s’il doit le faire, et avec quelle force le texte le lui demande. C’est à cette question que la couleur répond.

Sur ce document, la frontière passe par un seul mot, « peut ». Le texte écrit que l’intervention brève « peut être proposée » et que l’arrêt en ville « peut être conduit » en 4 à 10 semaines. Ces deux étapes sont bleues alors qu’elles portent toutes deux un grade B : le grade dit la solidité de la preuve, pas la force de la consigne.

Ce que cet arbre ajoute au logigramme de la HAS

Le logigramme tient sur une page et ne montre qu’une entrée, le patient suivi en ville. Cet arbre ajoute trois choses.

La seconde entrée. Le chapitre 7.2 fait entrer le patient hospitalisé pour un autre motif, que le dessin ignore. Il rejoint la décision partagée, puis retrouve des modalités hospitalières propres, avec l’hospitalisation spécifique qui doit rester exceptionnelle.

Les écarts entre le dessin et le texte. Le dessin écrit « dépression » là où le texte écrit « dépression caractérisée », oublie les troubles anxieux généralisés, élargit la consultation qui suit l’arrêt à « jusqu’à 1 semaine », fait des six mois de suivi une borne, et retire le grade de la durée de décroissance. Le texte se contredit aussi lui-même une fois, sur la conduite à tenir devant des signes sans gravité pendant la décroissance. Dans chaque cas, l’arbre porte le texte et montre l’écart dans le nœud concerné.

Ce que le texte ne dit pas, à chaque étape. C’est la partie la plus utile. Aucune molécule n’est nommée, aucune table d’équivalence n’est donnée, aucun schéma de paliers au-delà d’une baisse d’environ 25 % la première semaine. La « dose très élevée » n’est pas chiffrée, l’échec n’est pas défini, et aucun rythme de consultation n’est fixé après l’arrêt.

Un refus motivé, un refus sans motif

Faute de preuves, pour l’étape 8 ter : « Il n’y a pas d’argument pour proposer un traitement médicamenteux substitutif ». Le refus porte sur l’absence d’argument, pas sur un risque démontré, et la HAS a d’ailleurs admis en 2015 un relais par le diazépam dans certains cas.

Non souhaitable, pour l’étape 6 quater, le patient en fin de vie. Le texte ne donne aucune raison, et chacun des trois badges de refus lui en aurait prêté une. Le nœud porte donc le mot de la source. C’est une exception documentée, la deuxième après le « Conseillé » de l’arbre du trouble bipolaire.

Aucun nœud ne porte les badges déconseillé ou pas en routine.

Pourquoi la vue « Sur quoi ça repose » est presque grise

Le texte gradue neuf énoncés, trois B et six C, et aucun A. Quatre d’entre eux portent un nœud : l’intervention brève, la durée de 4 à 10 semaines, l’arrêt rapide à l’hôpital, les thérapies cognitivo-comportementales. Les vingt-trois autres nœuds sont non gradés, ce que le texte définit lui-même comme un accord professionnel.

Et ces quatre grades ne tiennent pas tous ce qu’ils annoncent. Pour chacun, la fiche AGREE II de PEB a constaté que l’énoncé allait au-delà de ce qu’écrit la synthèse de l’argumentaire : l’effet à long terme de l’intervention brève, la fourchette de 4 à 10 semaines, les 2 semaines d’arrêt hospitalier fondées sur des essais d’une semaine avec relais, l’intérêt des thérapies. Chaque nœud le dit dans « Ce que vaut la preuve ».

Une seule étape en pointillés

L’étape 11, l’échec. La phrase existe, mais le texte ne dit pas quand l’échec se constate. PEB la rattache au suivi des six mois, que le texte désigne comme la période la plus à risque de reprise, et la trace en pointillés plutôt que de faire croire que la source l’écrit.

Deux mises en ordre ont en revanche été faites, et chacune est dite dans son nœud : l’intervention brève placée entre la proposition et la décision (étape 3), et l’évaluation de la difficulté placée avant la consultation dédiée (étape 6), dans l’ordre du logigramme.

Comment ce contenu a été vérifié

Les citations viennent du texte validé en octobre 2007, une phrase par nœud, trente-cinq mots au maximum, chacune retrouvée mot pour mot dans le document par un contrôle automatique. Les listes du texte sont reformulées et annoncées comme des résumés PEB, sauf cinq phrases complètes prises chacune dans une puce, qui le signalent. Les chiffres ont été recomptés. Le logigramme et les profils de preuve de l’argumentaire, que l’extraction ne rend pas, ont été lus en image. Les fichiers publiés sur le site de la HAS ont été contrôlés le 11 septembre 2026 : ce sont bien ceux qui ont servi à la lecture. Comment nous vérifions ce que nous publions.

Ce qui n’a pas pu être vérifié

Au 11 septembre 2026. Les déclarations d’intérêts des membres des groupes de travail et de lecture, qui ne sont pas publiées avec le texte. L’identité entre les fichiers publiés en 2008 et la mise en ligne annoncée du 7 novembre 2007. Les durées de prescription en vigueur, que l’annexe 1 reprend d’un schéma de l’Afssaps non daté : l’arbre n’en affiche aucune. Les pages 25 à 29 du rapport d’élaboration de 2015, composées en image, qui reproduisent une version de travail de la fiche mémo.

Analyse issue de Psychiatry Evidence Base, la psychiatrie fondée sur les preuves, expliquée avec rigueur.